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Faire de nos enfants une priorité

Francine Laplante
 

Francine Laplante

Femme d'affaires et mère de cinq enfants

M. Jean Charest, premier ministre

Aujourd'hui, à l'aube d'une nouvelle campagne électorale, je vous interpelle directement, car je suis dépassée par les évènements. Je vous demande de bien vouloir me confirmer que vous comptez intervenir contre cette violence inacceptable commise à l'endroit de nos enfants. Il ne se passe pas une seule journée sans que l'actualité nous dévoile un nouveau cas atroce, et toutes les fois, les histoires sont aussi insoutenables les unes que les autres.

M. le premier ministre, vous nous avez présenté votre stratégie pour l'implantation du Plan Nord, un projet qui vous tient hautement à coeur puisque vous annoncez presque quotidiennement de nouveaux investissements dans diverses sphères de l'économie. Même s'il est louable et souhaitable que vous consacriez des efforts au développement économique du Québec, il est plus que temps que vous nous présentiez une stratégie d'envergure pour protéger nos enfants.

Nous devons être réalistes: pour chaque cas dévoilé, il y en a des centaines et peut-être des milliers qui restent inconnus. Imaginez un instant qu'au moment où j'écris ces lignes, au moment où vous lisez cet appel à l'aide, il y a des enfants battus, maltraités, abusés et affamés qui ne demandent qu'à être sauvés... Quel rôle devons-nous jouer en tant que société? Sommes-nous certains d'avoir tous les outils nécessaires pour enlever ces enfants des mains de leurs agresseurs?

J'ai besoin de savoir, M. le premier ministre, j'ai besoin de comprendre pourquoi nos enfants ne sont pas votre priorité numéro 1.

J'aimerais que toutes les plaintes rapportées soient analysées dans les heures qui suivent. J'aimerais que ces enfants que l'on retire de leur milieu familial soient confiés à des experts capables de les reconstruire. J'aimerais que ces parents irresponsables perdent leurs droits parentaux pour être certains que plus jamais ils ne maltraiteront un enfant. J'aimerais que nous donnions aux parents qui en font la demande l'aide dont ils ont besoin, et ce, à l'instant même où ils en font la demande pour les empêcher de passer à l'acte. J'aimerais que notre gouvernement véhicule un message clair : « On ne touche pas à nos enfants ». J'aimerais que les gens qui sont témoins de maltraitance et qui n'interviennent pas soient poursuivis devant la Loi et soient imputables de leur silence odieux. J'aimerais que ces mêmes gens soient passibles de peines sévères. J'aimerais que tous les enfants puissent avoir droit à trois repas par jour, à des vêtements propres, à un lit pour dormir et au moins un bain par jour.

Le premier ministre doit gérer sa province comme un bon père de famille, et pour moi un bon père de famille protège ses enfants et les met à l'avant-plan de toute autre priorité...

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Commentaires (6)

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  • Louable, mais utopique.
    N'est-ce pas le rôle de la mère et du père de s'occuper de ses enfants?
    Ne devrions nous pas plutôt s'attaquer à la source et empêcher les futures mauvais parents de ne pas mettre au monde des enfants qu'ils vont abandonner par la suite?
    Ne devrions-nous pas limiter le nombre d'enfant par famille pour éviter que la qualité ne soit diminué par la qualité?
    Ce n'est pas au gouvernement à s'occuper de tout les enfants de la province. Et ce n'est pas au gouvernement à se plier en quatre pour répondre aux caprices de tout les enfants et 'grands' enfants.
    Plutôt que d'avoir 5 enfants, certaines familles ne devraient-elles pas adopter un ou deux enfants maltraités?

  • Madame Laplante, la PREMIÈRE cellule sociale de l'enfant qui naît, c'est sa mère qui la met au monde avec la père, ensuite, en lien direct, la famille dans laquelle elle grandi, suivi de l'école suivi du travail, etc..etc.. mais si les premières cellules ne fonctionnent pas, comment voulez-vous que ce même enfant apprenne à vivre en cette société mercantile.
    Mettre les enfants au service de fonctionnaires ou de garde privée ne fait qu'engendrer une déresponsabilisation des parents et de pelleter le problème sur le dos d'un autre, qu'il soit gouvernemental (garderies ou école) ou privé.
    Il y a un monde de différence entre réussir dans la vie et réussir sa vie!

  • @Antoine 23 - Je ne pensais pas que j'étais obligé d'ajouter QUE NON ON NE TOUCHE PAS AUX ENFANTS. Ca va de soi. Votre haine pour Jean Charest vous aveugle.

  • Céline, il n'y a pas d'utopie dans ce qu'elle demande. Elle demande d'agir, ce que nous ne faisons jamais. Nous sommes un peuple de lâches qui excuse tout, même d'être lâches quand il faut être fier et courageux. Cela dit, l'utopie est de penser que l'action va tout régler... Elle ne le fera pas, mais elle améliorera cela. Comme homme, je suis en accord avec la prémisse de ce billet : ON NE TOUCHE PAS À NOS ENFANTS, sous aucun prétexte. Personne n'a de droit sur l'innocence, la vulnérabilité, la gentillesse incarnée des enfants. Qu'on leur donne à manger, qu'on les instruise, qu'on les protège surtout. Quand je vois un parent décider du sort de la vie de ses propres enfants par détresse, je n'ai qu'une chose à dire à ce parent : TU ES UNE CHAROGNE, alors pourris seul. Personne ne te demande de décider pour eux, sauf si tu es responsable et tu élèves intelligemment ta progéniture. Pour le reste, demande de l'aide ou sauve-toi en courant avant de faire une imbécilité irréparable. Bon billet, Madame. N'oubliez pas de ne pas voter pour Jean Charest, c'est un moins que rien. Il ne règle rien, il ne pense à rien, il gère pour ses amis.

  • Si je comprends bien vous demandez à Jean Charest de s\'occupper d\'enjeux de société ? Le même qui investit dans l\'amiante ? Le même qui traite avec condescendance les jeunes étudiants?
    La problématique que vous dénoncez est bien au dessus de la compréhension d\'un si petit politicien.
    La politique souhaitée de ¨on ne touche pas à nos enfants ¨ne ferait qu\'exacerber des frustrations déja enfouies et explosives que le systeme actuel déclenche.
    En fait, c\'est plus que le systeme c\'est une mentalité. Sans prétendre que les autres systemes sont plus évolués ailleurs ,force est d\'admettre que la société québécoise préfere ignorer le mal d\'être car il se situe au niveau du déséquilibre mental une maladie invisible et honteuse. Ainsi, le systeme en place est là pour aider les individus à se séparer car c\'est une forte tendance mais ne se soucie pas de la sécurité et du bien -être de tous les partis en cause pas seulement des enfants.
    Les vraies questions devront être affrontées un jour sans quoi ces tragédies vont se répéter.
    Est il faux de prétendre que c\'est naturellement à l\'homme de prouver sa compétence parentale ?
    Est ce faux de prétendre qu\'il existe encore le concept de l\'homme fort,t\'es pas une moumoune,fais un homme de toé ?
    Est il faux de prétendre qu\'un homme est bien trop fier pour demander au secours ?
    Est ce faux de prétendre que le systeme judiciaire s\'occuppe plus de sécurité financiere de la séparation que de la viabilité de l\'entente pour le bien de tous ?
    Est- il faux de prétendre que le systeme judiciaire de par les délais imposés ne fait qu\'empirer certaines situations ?
    Est- il faux de prétendre que la DPJ en a probablement échappé une couple ?
    Est- il faux de prétendre que les parents sont déresponsabilisés par un paquet d\'initiatives gouvernementales et par leur train de vie ?
    Est- il faux de prétendre que notre train de vie fait en sorte qu\'on en demande trop à nos enfants?
    Avant de vouloir imposer des peines aux fautifs , il faudrait qu\'en tant que société nous nous donnions les moyens d\'aider et de prévenir. Le gouvernement n\'est pas (encore) au sein de la cellule familiale lieu gardé secret entre parents ,enfants,freres,soeurs,beaux-freres,belles-soeurs,oncles,tantes.... Un gros vase clos pourtant habité d\'un paquet d\'individus pas vraiment à l\'écoute...

  • Votre intervention est plus que louable mais malheureusement utopique. C'est a l'etre humain que vous devriez vous adresser. Le gouvernement ne peut pas corriger ce genre de probleme, ce n'est pas son role. Regardez quand il le fait, les gens disent que le gouvernement ne devrait pas se meler de ca. Par contre, je suis entierement d'accord avec vous quand vous parlez des proches. Eux, ils peuvent agir, ils peuvent faire la différence car ils sont des témoins privilégiés. Comme on doit obtenir une licence ou un permis pour faire a peu pres toute chose dans la société, on devrait instaurer un test pour l'obtention d'un permis pour devenir parent. Pourquoi pas, il en faut un pour aller pecher.

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