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OUI aux politiciens 2.0

Philippe St-Jean
 

Philippe St-Jean

Les médias sociaux ne gagnent pas seulement en popularité auprès des moins de trente ans avares de s'exprimer, mais deviennent d'incontournables outils de communication pour les politiciens. Comme n'importe quel autre média, il faut bien savoir maîtriser la bête pour s'assurer de son efficacité.

Ces derniers jours, et même ces dernières semaines, les déclarations des élus sur Twitter, Facebook et autres réseaux de ce monde virtuel, furent particulièrement savoureuses. Pourquoi? Parce que ces messages laissés par nos politiciens sont le fruit de leur propre réflexion, le fruit pur, sans agent de conservation. Par agent de conservation, j'entends la révision d'un conseiller aux communications ou l'influence d'une relationniste publique qui modifierait ceci ou la tournure de cette phrase ou cela ou cette expression en la remplaçant par une autre.

Ces déclarations sont rédigées sur le vif, « en temps réel », comme diraient certains, à même leur téléphone intelligent. Elles représentent donc bien leur état d'esprit, leur humeur, leurs préoccupations, leur opinion sur un sujet ou une piste de solution à un problème. Tantôt ordinaires, parfois fades, puis impertinents, tantôt promotionnels, parfois accusateurs, puis percutants, leurs messages restent collés à leur profil personnel. Ils dépeignent les traits de personnalité de nos élus qui ont le choix de rendre publique ou non une information, en éloignant ainsi la fameuse langue de bois.

Personnellement, j'ai l'impression de mieux connaître un politicien lorsqu'il est actif sur les réseaux sociaux. En consultant son ou ses profils, je peux me faire une idée générale de sa ligne de pensée, de ses valeurs, de ses préoccupations, de ses intérêts et de ses objectifs.

Je suis donc d'avis que nos élus devraient continuer de «tweeter» et de «facebooker» à leur guise, en restant conscients que ces écrits restent et influencent forcément l'opinion publique... influencent parfois positivement, parfois négativement.

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Commentaires (2)

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  • Suis vraiment pas certain qu\'ils sont prêts à affronter la bête ! Il y a bien des Denis Coderre ici et là mais en ce qui concerne les principaux interressés et surtout les leaders je ne suis pas certain que ca va être une expérience heureuse.
    On a déja vu Legault faire deux bourdes en une semaine et on voit déja dans quels pieges ils risquent de tomber.
    De formation les politiciens sont habitués à y aller de grandes expressions vides de tout sens. Or j\'y vois là trois pieges évidents.
    1- 140 caracteres pour un politicien c\'est beaucoup trop peu,incapables qu\'ils sont d\'exprimer clairement leurs idées en une seule phrase.
    2- Tu ne peux pas lancer des phrases qui laissent place à l\'interprétation sur Twitter. Or, c\'est une stratégie courante de la part des politiciens de laisser beaucoup de place à au flou afin de corriger éventuellement le tir.
    3- Et puis il y a le tragique re-tweet qui risque de faire trainée de poudre sur des propos maladroits .
    Pas certain qu\'ils vont trouver cela facile de se faire dire leurs 4 vérités sur les réseaux sociaux eux qui sont si habitués de la complaisance amicale.
    Reste qu\'on va bien s\'amuser puisque Legault et Marois n\'ont pas le choix de prendre cette avenue s\'ils veulent courtiser les jeunes.Charest ayant fait son nid contre les jeunes, il laisse tout le champ libre à un électorat qui pourrait faire toute la différence dans le résultat des prochaines élections. Il est à prévoir que le taux de participation des étudiants sera élevé comme jamais au scrutin et qu\'il sera déterminant.

  • Malheureusement, Tweeter n'est pas une plate-forme propice aux débats.
    Quand une idée se limite à 140 caractères, cela ne fait pas des idées fortes.
    Pire, beaucoup de gens se servent de cette limitation pour attaquer les gens basés sur un seul 'tweet', alors que le débats en question peut se dérouler sur 10-20 tweets. Essayer de suivre alors le débats...
    Avec les dérapages de ces derniers temps et la non responsabilité des tweeters, je suis d'avis que cette plate-forme n'est pas propice à la communication de débats ou d'idée sérieuses.

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