La réalité, c’est aussi que l’économie doit être au service de la société, et non l’inverse. Un environnement sain est essentiel pour le bien-être de l’humain. La croissance qu’on connaît depuis près d’un siècle est avant tout basée sur la production de biens de luxe. Mettre en danger la production de « bébelles », c’est mettre en danger la sacro-sainte règle de la croissance continue (un des plus puissants dogmes de notre époque). J’ai personnellement assez confiance en l’humanité pour croire qu’on sera capable de vivre aussi bien et d’être aussi heureux tout en protégeant notre environnement. Vous savez, plusieurs personnes étaient convaincues que l’abolition de l’esclavage allait faire plonger l’occident dans la pauvreté. C’était un raisonnement logique, mais faux.
Suis-je hérétique ?
PS. Vous trouvez vraiment que de connaitre le nom d’un inconnu sur un blog donne du sérieux à ses propos ? Moi non.
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A titre d'information, que fait la Coalition Objectif 22? Curieuse de savoir.
@ petit-jean
Vous êtes dans un piège manichéen cher ami.
Toutes les conséquences doivent être prises en considération. Je ne fais pas de catastrophisme économique, je prends en considération la réalité.
En situation de décroissance économique, la population souffre et l'environnement ne s'améliore pas pour autant.
Je dis simplement que l'économie est essentielle à l'amélioration des conditions de vie.
Est-ce vraiment une aberration de penser ainsi?
Le problème de l'écologie politique est que certains rêvent irrationnellement d'un effondrement de l'économie pour régler les problèmes de l'environnement.
Faites-vous partie de ces rêveurs?
PS Vous pouvez signer de votre vrai nom, ça fait plus sérieux.
Au plaisir
Michel Pruneaumichel.pruneau
Au catastrophisme écologique, vous répondez par le catastrophisme économique. Beau dialogue de sourd.
J’espère au moins qu’avant de prendre la peine de demander aux écolos de réfléchir aux conséquences économiques de leurs visions écologistes, vous avez bien réfléchis aux conséquences écologiques de votre vision économique.
Et à la défense des verts, eux ne nient pas les impacts économiques de leur prise de position.Cher Monsieur Boisvert
Il me fera également plaisir de poursuivre l'échange avec vous. Je vous ferai parvenir un courriel à partir de votre site Internet (qui parle beaucoup de décroissance... :-)
Je considère simplement qu'un imaginaire de fin du monde est (involontairement?) valorisé par l'écologie politique et que cet imaginaire est dommageable pour la pensée rationnelle te la santé démocratique.
Il y a dans ce courant inspiré de science, un relan de religiosité qui favorise le dogmatisme et l'adhésion émotive, en rupture avec des action concrètes, comme les suggère Lomborg.
Au plaisir de vous reparler.
Michel PruneauBonjour M. Pruneau
Je vous ferai remarquer que je ne parle pas de décroissance dans ce texte, mais seulement du fait que nous ne pouvons plus ignorer l'impact environnemental de nos activités économiques. À défaut de quoi, nos sociétés pourraient devenir invivables avant la fin du présent siècle. Des « ajustements » devront alors inévitablement se produire (comme c'est toujours le cas dans la nature), ils risquent cependant alors d'être fort pénibles...
Le temps ne manque pour poursuivre maintenant cette discussion mais c'est avec plaisir que je la reprendrai, car votre intervention est très pertinente.Bonjour M. Boisvert
Au-delà du fait que je reconnais la valeur de vos motivation pour améliorer l'environnement, je vous soumets respectueusement l'idée qu'à bien des égards vous vous trompez de cible.
Dans mon plus récent texte à ce sujet, je propose un lien vers une courte présentation de Bjorn Lomborg qui a l'avantage d'être véritablement ancrée dans la réalité politique et économique. Connaissez-vous ses travaux?
http://www.lapresse.ca/debats/le-cercle-la-presse/actualites/201206/20/48-564-crise-ideologique-la-part-de-la-panique-climatique.php
Le catastrophisme écologique conduit manifestement à un culture de l'échec politique et économique qui culmine avec les théories de décroissance. Pourriez-vous nous présenter un exemple concret de pays à l'économie décroissante où les citoyens sont heureux?
Au plaisir de poursuivre le débat avec vous.
Michel Pruneau
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