Vakyx, vous faites plusieurs erreurs.
Il y a toujours des non-dits dans le droit; c'est le cas entre autres du système parlementaire britannique, qui fonctionne selon certaines règles non-écrites mais traditionnellement respectées. En 2012, pour la première fois depuis les années 60 je crois, la police a tenté de forcer les piquets étudiants. En ce sens, oui, le gouvernement Charest a remis en cause un acquis social «semi-officiel», au péril de la paix publique.
Je ne sais pas pourquoi vous m'accusez d'être hors-sujet, puisque je ne faisais que répondre à votre argument qui disait: «les étudiants ne respectent pas les règles». Au contraire, je suis entré dans le vif du sujet.
Et je ne vois pas du tout en quoi je n'affronte pas l'argument. Vous avez dit que les sociologues ne sont pas comptables; je vous ai répondu qu'ils peuvent bien participer tant qu'ils veulent au débat public, surtout lorsqu'ils évitent les questions pointues de comptabilité et s'en tiennent à des additions et des soustractions.
Quant à votre dernier point, je voudrais y répondre, mais la plateforme ici rend difficile les véritables discussions. Mais je crains que si vous ne voyez pas en quoi le milieu universitaire offre une meilleure plateforme pour apprendre les sciences sociales que la bibliothèque municipale, c'est que vous ne connaissez pas grand chose à leur fonctionnement.
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@Phillipe Cloutier
Vous justifier mes propos en restant hors sujet.
Les gens peuvent manifester. Mais si il rentre dans ma bulle personnelle. Désolé, ca termine la. J'ai mes droits aussi. J'ai aussi le droit de manifester mon mécontentement envers eux, alors je relance votre balle. Vous admettez que le droit de grève n'est pas stipulé dans la loi verbatim, mais vous vous pensez avocats en disant que cest implicitement reconnu. Avez vous déjà lu des article de lois?
Vous appelez des clichés pour ne pas affronter l'argument. Un débat ce n'est pas des propos vide de contenu. L'argument est quil faut avoir une connaissance technique crédible pour prendre position sur un problème technique.
Je suis ingénieur de formation oeuvrant dans le monde financier. Les banques sont les points tournant de la province et parmi les plus grand employeurs aux québec. Cependant la mentalité de vouloir cracher les problèmes sur autrui les ont fait fuir dans les années 70-80.
Alors non, je ne suis pas d'accord avec votre analyse qui s'apparente a prendre de l'argent du voisin pour financer une formation que tu pourrais avoir à la bibliothèque municipale ( good will hunting).@Vakyx
Vous ne le saviez peut-être pas, mais le droit de manifester existe. Le droit des étudiants à la grève n'est pas officiellement enchâssé dans la loi, mais il est implicitement reconnu depuis les années '70.
Quant à vos vociférations contre les «philosophes» et les «anthropologues», elles sont aussi insignifiantes que celles que nous entendons tous les jours. Des clichés inutiles.
Êtes-vous comptable? Croyez-vous que le débat public doive leur être réservé? Vous savez, pas besoin d'être comptable pour voir que les baisses d'impôts consenties aux banques dépassent le coût potentiel de la gratuité.Il fait beau dehors!!!Allez prendre l air !!!!!
Si cela n'était pas pour la police qui démarque la frontière entre les citoyens qui respectent le code civil québécoise et ceux qui font leur loi sur la rue, cela aurait dégénéré depuis très longtemps.
La logique des manifestants s'apparentent aux étudiants de LaSalle qui ont voté pour voir le vidéo de Luka, soit leur nombre représente raison simple malgré le bon sens erroné.
Au fin fonds du débat se trouve un problème de financement. Le fait que des étudiants en sociologie et philosophie se prétendent comptable est simplement insultant. Étant donné leur manque de crédibilité, le débat est détourné sur des jeux de mots pour masquer leur incompétence.
La violence disparaîtra lorsque les étudiants de la rue réalisera que leur expérience en société n'est pas fait en l'affrontant mais en jouant selon les règles et en y respectant le processus, soit la loi. Bref, en devenant des adultes.Ce qui me frappe dans ce genre de discours, et plusieurs ont paru récemment sur le même sujet, disant tous à peu près la même chose, c'est qu’ils semblent ne mener nulle part. On fait des constats savants, mais on ne dit pas un mot sur ce que l’on propose pour régler la situation.
La violence s'exprime directement sur les corps. Mais oui. C'est le propre de nos sociétés patriarcales de défendre ses institutions de cette façon.
Depuis l'avènement du patriarcat il y a maintenant plus ou moins 3 millénaires, l’économie mondiale repose sur la cellule familiale traditionnelle, qui est la pierre angulaire de l'appropriation et du contrôle des femmes par les hommes. Ultimement, c’est de là que vient le concept originel de la propriété privée. Le mâle s’est ainsi approprié le contrôle de l’avenir de sa propre progéniture, afin d'assurer sa main mise perpétuelle sur "sa" propriété et sur la conduite de « ses » affaires sociales. Le maintien de ce contrôle s’exerce par l’entremise de multiples autres institutions sociales, comme les religions, les systèmes d’éducation, etc. Ce contrôle s'exerce aussi par une violence corporelle, qui est la mère de toutes celles que nous connaissons. Les sociétés occidentales se sont récemment donné un air d'émancipation par rapport à cette exploitation, mais en fait, il n'en est rien car les structures demeurent. Ce contrôle, qui s’exprime physiquement comme le mentionne M. Pelletier dans son texte, prend maintenant de multiples formes plus subtiles dans les sociétés occidentales, mais il n’est pas disparu pour autant.
La femme est une monnaie d'échange et devient une propriété privée ou collective, selon les idéologies véhiculées à l'intérieur de ce système patriarcal (on les qualifie de droite ou de gauche...). Sur des continents tels que l’Afrique et l’Asie, cette violence s’exprime encore de nos jours de façon très crue et de façon très corporelle… Aucun artifice politique ici…
Toutes les idéologies politiques que nous avons connues depuis reposent toutes sur ce fondement (le concept de la propriété; de ce qui m’appartient) et inévitablement, bien sûr, elles conduisent toutes à la violence, car elles canalisent toute les forces dans une direction unique. Elles empêchent les autres forces qui désirent emprunter des chemins différents de s’exprimer.
Je sais que je vais chercher tout ça très loin pour faire le lien avec notre situation politique actuelle au Québec, au point même que ça semble ne pas avoir de bon sens! Mais ce que je veux indiquer, c’est que le phénomène de la répression n'est pas le propre de tel ou tel gouvernement. Un gouvernement Charest, Marois ou Khadir, de droite ou de gauche, ne viendra nullement changer la donne ici.
Le texte de M. Pelletier se veut une analyse du phénomène de la répression. Le réflexe de la répression, qui finit invariablement par accabler toute société, en est un qui est conditionné par des forces qui sont à l’œuvre depuis tellement longtemps dans l’histoire humaine qu’il est maintenant très difficile de les cerner.
Sans vraiment comprendre pourquoi, c’est la raison pour laquelle plein de gens ont profité de la situation actuelle (la hausse des frais de scolarité) pour dénoncer le grand prix comme un événement phallocrate… Pourtant, les deux situations ne semblent pas liées du tout. Et pourtant, ultimement, elles le sont…
Ce qu'on voit dans la rue actuellement, c'est en fait l'expression de l'être humain qui cherche à s'émanciper et à se libérer de ses chaînes, mais qui ne comprend pas jusqu'où peut en fait s'étendre la profondeur de son malaise, et surtout, où se trouve réellement sa provenance.
Comment proposer un vrai bouleversement de civilisation, en abandonnant totalement des droits usurpés depuis tellement longtemps qu'on a maintenant la certitude qu'ils sont l'expression même de la nature (et qu’à tout prix, nous défendons comme tels…)?
On entend plein de commentaires à l'effet qu'un malaise profond s'exprime présentement au Québec. Si ce malaise est vraiment aussi profond qu'on le dit, le simple échange de considérations sur nos systèmes politiques modernes et un paquet d’analyses sans fin sur le phénomène de la répression ne viendra en rien changer quoi que ce soit.
Si l'on veut vraiment changer quelque chose, nous allons devoir nous attaquer à bien plus grand que tout ce que nous avons connu jusqu'ici... Je suis d’avis que le monde en est rendu à cette croisée des chemins, et il faudra passer à l’action, sinon, on se condamne au scénario d’un film désormais célèbre qui s’intitule « Le jour de la marmotte », où le protagoniste principal est condamné sans cesse à revivre la même journée…
Comme disait Einstein : « nous ne pouvons régler un problème en utilisant le même raisonnement que celui dont on s’est servi pour le créer… ».
Jacques Allard
Montréal
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