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Conflit étudiant: une solution innovatrice et gagnante des deux bords!

Jacques Robert
 

Jacques Robert

Retraité de l'éducation

Madame Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, madame Martine Desjardins (FEUQ), monsieur Léo Bureau-Blouin (FECQ) et monsieur Gabriel Nadeau-Dubois (CLASSE), représentants des associations étudiantes!Bonjour mesdames et messieurs!

Dans quelques jours, vous vous rencontrerez pour, nous l'espérons tous et toutes, NÉGOCIER! Aujourd'hui, je ne m'identifierai à aucune couleur car, plus nous en parlons, plus nous sommes divisés, face à ce conflit étudiant.

Alors, si vous le voulez bien, disons que vous avez tous raison ou, si vous préférez, que vous avez tous tort. Comme ça, vous partez tous du même pied!

C'est ce qui m'amène à vous proposer une stratégie innovatrice et gagnante, en deux volets, pour résoudre ce conflit étudiant et, notez-le bien, une solution gagnante des deux bords!

Je propose, en premier lieu, l'abolition pure et simple des droits de scolarité (non pas des frais afférents) des étudiants, pour la durée complète de leurs études universitaires. En contrepartie, l'étudiant universitaire s'engagera, dans un contrat de reconnaissance sociale, envers son Alma mater et la société, qui, elle, lui a permis d'entreprendre de telles études, à donner 5 % de son salaire annuel, et ce, pour le nombre d'années équivalent au nombre d'années d'études
universitaires faites.

Exemple pour un étudiant ayant fait un Baccalauréat en enseignement, à l'UQAM : le nouvel enseignant remettra donc, lors de sa première année de travail, un montant équivalant à 5 % de son salaire, à son université, selon les modalités à établir. Donc, pour un salaire annuel approximatif de 38 000 $, la première année, l'ex-étudiant remettra un montant de 38 000 $ X 5 % = 1 900 $, à l'UQAM; la deuxième année, vu que le salaire augmente à 40 147 $, le nouvel enseignant remettra, alors, un montant de 2 007,35 $, ainsi de suite, pour les quatre premières années de son travail, correspondant aux quatre années de ses études universitaires.

Autre exemple : soit une finissante en pharmacie de l'Université Laval, qui, la première année, aurait un salaire approximatif, disons, de 70 000 $, celle-ci devra donc remettre, à son Alma mater, un montant de 70 000 $ X 5 % = 3 500 $, ainsi de suite, pour le nombre d'années équivalant au nombre d'années pour l'obtention de son diplôme universitaire.

Trois avantages majeurs à cette solution :

1. Elle fera en sorte que le financement des universités soit automatiquement assuré et même indexé, chaque année, étant donné que les salaires sont toujours ou presque en progression, d'année en année.
2. Elle fera en sorte, également, que les étudiants universitaires s'endetteront beaucoup moins, pendant leurs études, et, lorsqu'elles ou ils intégreront le marché du travail, elles ou ils pourront ainsi mieux contribuer à la reconnaissance de leur université et de la société.
3. Finalement, cette solution fera en sorte que, plus la personne gagnera un salaire élevé, plus celle-ci remettra, à son Alma mater, un montant plus élevé, qu'une personne gagnant un salaire inférieur.

Je vous souhaite donc, sincèrement, de vous entendre sur cette proposition ou toute autre qui ferait l'affaire des deux parties et, ne l'oubliez surtout pas, de toute la société, qui vous regarde avec espoir.

Bonne chance!

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Commentaires (8)

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  • Suggestion qui tient la route, c,est dans son application que le tout se complique surtout lorque l'étudiant va travailler a l'extérieur du pays, deplus il faut prévoir un systême pour les québecois un autre pour les canadiens et un troisième pour les étrtangers, c'est toujours très faisable, mais peut-être une solution mitoyenne soit 50/50 après avoir établi les coûts réels en se basant sur le coût actuel plus l'augmentation divisés par deux tout en conservant un systême de prêt et bourse concordant, en débutant le tout avec la prochaine session tant à l'universitaire qu'au CEGEP.

  • Quelle utopie comme plusieurs, ici, en ont fait la démonstration.

  • Bel effort monsieur Robert mais difficile a budgeter pour les institutions. De toute facon ce que veut la CLASSE c'est un gel pur et simple ou de préférence la gratuité sans condition et si la FEUQ et la FECQ ne se dissocie pas d'elle, les négociations iront nulle part.

  • C'est encore une proposition qui encourage les gens a aller étudier dans des domaines sans débouchés, ou, comme tounico le mentionne, a quitter la province après études. Et encore, qu'est-ce qu'on fait avec les abandons et les changements de programme.

  • Pas une mauvaise idée en principe. En tant qu'actuaire j'ai beaucoup de craintes quand vous percevez les frais bien après avoir rendu le service. Comment les contraindre à payer même avec un contrat moral. tounico a parfaitement raison.
    Le fond du problême actuel est le niveau de la dette des étudiants. Avec votre suggestion, changeons-nous quelque chose? Absolument pas. Le coût de leurs études à payer après leurs études est une dette plus leur dette pour (sur)vivre pendant leurs études. Donc ils se retrouvent dans l'exacte même position. C'est tout simplement quatre trente sous pour une piastre. Imaginez maintenant le système administratif pour gérer tout celà. Je prévois un autre gouffre.
    Les deux exemples que vous donnez sont bien commodes mais représentent-ils une honnête moyenne? Je ne sais pas. Prenons deux exemples plus extrèmes. Qu'en sera-t-il des décrocheurs universitaires et des disciplines soi-disant molles comme les arts où les revenus sont très faibles en début de carrière? Qu'en sera-t-il du médecin spécialiste qui aura à payer quelques $20 000 pendant 10 ans?
    Votre suggestion bien qu'en apparence raisonnable est remplie de pièges et me semble quelque peu utopiste.

  • Mon alma mater est l’UQAM. Considérant que mon bac ne m’a pas servi, je serais plutôt choqué de leur verser une partie de mon salaire directement…
    Mais bon, sérieusement.
    La lacune principale de cette approche est la variabilité de la courbe démographique. Par exemple, au moment ou un groupe dense (comme les baby-boomers) quitterait le marché du travail, le financement des Universités se verrait pénalisé de façon drastique. Si ceci coïncide avec l’arrivée d’un grand nombre d’étudiants au niveau supérieur, le résultat serait catastrophique.
    B.Guérard

  • Et qu'arrive-t-il selon votre plan à ces étudiants qui pour une raison ou une autre ne terminent pas leur programme universitaire ? ce qui constitue une grosse proportion... Une perte sèche ? et tous ceux qui ne travaillent pas dans un domaine connexe à leurs études, comme j'en connais un grand nombre ?
    Nina de Villeneuve

  • c'est un peu ce qui se fait en angleterre...le probleme es tde savoir comment vous allez recuperer l'argent. surtout si la personne part dans une autre province ou a l etranger

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