Voici ces 10 points:
1) La stratégie de la distraction:
En considérant le porte-parole de l'association étudiante "la CLASSE" comme un élément responsable des violences des manifestations et en fustigeant cette association, la ministre distrait l'attention des gens en mettant le doigt sur un faux problème.
2) Créer des problèmes, puis offrir des solutions
C'est, en fait, annoncer une hausse des frais en prétextant ne pas vouloir négocier et ensuite accepter de négocier tout en refusant de parler de la hausse des frais; mais en offrant d'autres possibilités, dans l'espoir que les négociants repartent contents du peu qu'ils ont réussi à obtenir.
3) La stratégie de la dégradation:
Cette hausse avait été abordée en 2010 et, après avoir augmenté les frais de scolarité progressivement, voilà que le gouvernement veut augmenter, à l'automne 2012, les frais de plus de 325$ par année.
On applique donc une mesure progressivement afin qu'elle passe mieux que si elle était appliquée de façon brutale.
4) Stratégie du différé:
On présente la hausse comme douloureuse mais indispensable, en ne l'appliquant pas de suite, mais à l'automne 2012, en se disant que les gens vont s'habituer et espérer que la situation s'arrangera d'ici là.
5) S'adresser au public comme à des enfants en bas âge:
On trouve les mauvaises blagues du premier ministre, le ton paternaliste de la ministre de l'Éducation et l'attitude du gouvernement et de certains médias, à considérer les étudiants comme des enfants gâtés et pourris, ce qui a pour effet de décrédibiliser leurs actions.
6) Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion:
Insister sur le fait que les étudiants vont rater leur session et qu'ils gâchent aussi les sessions des autres étudiants, a pour effet de faire oublier le vrai problème en jouant sur la peur de chacun des étudiants et en semant la discorde dans le mouvement.
7) Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise:
On pourrait dire qu'on contrôle le temps et l'environnement des personnes afin de ne donner aucun temps pour la réflexion.
On demande aux étudiants de revenir très vite en classe, sous peine de rater leur session; donc, on ne leur laisse pas le temps d'évaluer ce qui est proposé par le gouvernement et cela permet de mieux imposer ce que l'on veut imposer.
8) Encourager le public à se complaire dans la médiocrité:
L'exemple serait pour l'association étudiante la CLASSE, qui a répondu positivement à toutes les exigences de la ministre de l'Éducation, et que la ministre a exclue de la table de négociation, non pas pour un problème de négociation mais pour un prétexte futile. Cela a pour conséquence que, quoique cette association fasse, elle ne le fera jamais bien et prouvera donc sa mauvaise foi.
9) Remplacer la révolte par la culpabilité:
Le gouvernement fait croire que les étudiants sont responsables des violences et des débordements et ne fait pas de distinction entre casseurs et étudiants lors des manifestations. C'est donc de la faute des étudiants, qui sont responsables de tout ce qui arrive.
10) Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes:
On y arrive en jouant sur tous ces points sachant qu'à un moment, par la peur, la culpabilité et des menaces d'amende, les étudiants vont céder et se laisser faire.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Voilà la liste avec les différentes définitions: http://bit.ly/Igp77s
L'auteur travaille dans le domaine de l'informatique, après avoir travaillé plus de 10 ans dans l'éducation spécialisée. Il se dit féru de médias sociaux, de cinéma et des nouvelles technologies.
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