Réseau électrique métropolitain : la couleuvre, l'oiseau et le train

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« Le projet de 5,5 milliards, piloté par la filiale CDPQ Infra, est d'une ampleur inégalée depuis longtemps au Québec », rappelle Pascale Breton.

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La Caisse de dépôt et placement en est en mode solution pour s'assurer que son projet de Réseau électrique métropolitain (REM) est bien sur les rails. C'est de bon augure.

Le projet de 5,5 milliards, piloté par la filiale CDPQ Infra, est d'une ampleur inégalée depuis longtemps au Québec. Il révolutionnera le transport dans la grande région métropolitaine en la dotant d'infrastructures modernes.

Parce qu'il est mobilisateur, ambitieux et qu'il fera de Montréal une cité contemporaine, le REM doit voir le jour. Pour cela, l'adhésion de la communauté est essentielle. Les responsables du projet ont impérativement le devoir de se montrer conciliants pour trouver des solutions acceptables aux objections qui pourraient se faire entendre.

Et tout indique, si on en croit les changements apportés au projet et présentés cette semaine, que c'est bien l'intention de CDPQ Infra. À l'aube des audiences publiques du BAPE qui commencent lundi, le tracé de 67 kilomètres a été revu pour réduire notamment les impacts négatifs sur l'environnement et les milieux bâtis.

Ces modifications répondent à plusieurs des critiques entendues à ce jour et démontrent que les responsables mènent jusqu'à présent des consultations sérieuses et sont à l'écoute du milieu.

La publication des études d'impact environnementales, le mois dernier, avait en effet suscité bien des inquiétudes, à commencer par celles du ministère de l'Environnement, qui jugeait « inacceptables » les conséquences sur les milieux humides qui abritent des espèces menacées comme la couleuvre brune et le petit blongios, un petit héron. Le projet prévoit maintenant un tunnel qui passera sous ces milieux humides, pour les préserver.

L'acquisition du viaduc ferroviaire du CN, longeant l'ancienne autoroute Bonaventure et donnant accès à la Gare Centrale, sauvera aussi l'édifice Rodier, un bâtiment patrimonial, en plus de limiter les fermetures de rues, ce qui réduira l'impact négatif pour Griffintown.

Le défi sera maintenant de répondre aux autres interrogations qui demeurent en suspens. Radio-Canada rapportait récemment que la Communauté métropolitaine de Montréal s'inquiète de l'affluence et de l'impact sur le reste des transports en commun.

Bien des éléments restent à préciser - et c'est un peu normal, le projet est en évolution -, mais il faudra à terme en savoir plus sur le tarif, le nombre de passagers escomptés, les liens avec le métro, la fluidité de la circulation autour des gares, etc. L'affluence du REM et son intégration à l'ensemble du réseau de transport sont des facteurs incontournables de sa réussite.

Malgré tous les efforts faits pour atténuer les impacts négatifs, il est évident qu'il sera impossible de plaire à tous.

Reste que faire preuve d'écoute et d'ouverture est la meilleure attitude pour susciter une adhésion.

C'est dans l'intérêt de tous. Du Québec qui ne doit pas passer à côté d'un projet de cette envergure, et de la Caisse de dépôt et placement, dont la réalisation du REM deviendra - ou pas - la carte de visite.

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