Les voeux de nos éditorialistes

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Le tournant de la nouvelle année est l'occasion d'échanger des voeux. Voici quatre souhaits formulés par l'équipe éditoriale. Réalistes, nous savons que les défis ne seront pas tous atteints au cours des 12 prochains mois ; ce que nous souhaitons, ce sont des progrès.

DE L'AIDE (VRAIMENT) POUR LES PETITS

Les parents vous le diront : obtenir un diagnostic et des services pour un enfant qui souffre d'un handicap ou d'un trouble d'apprentissage est source de tourments.

L'importance du dépistage précoce pour prévenir les retards scolaires et favoriser l'intégration n'est pourtant plus à démontrer. Malheureusement, l'attente se compte en mois, voire en années, dans le réseau de la santé. Dans les écoles, seuls les cas lourds peuvent espérer quelques heures de services professionnels par semaine.

Il faut repenser les pratiques pour favoriser une meilleure concertation entre la santé et l'éducation ; faire du dépistage dès la petite enfance ; offrir un soutien aux parents qui, désemparés, doivent trop souvent se tourner vers le privé pour obtenir des soins. En 2016, l'aide aux enfants doit être une priorité.

- Pascale Breton, La Presse

DES PRINCIPES, MÊME EN ARABIE SAOUDITE

C'est quand les dollars sont en jeu qu'on mesure les principes. Ceux du Canada sont plutôt élastiques, comme le prouve son contrat militaire de 15 milliards de dollars avec l'Arabie saoudite pour des véhicules blindés. Il est peut-être trop tard pour annuler ce contrat signé sous le gouvernement Harper. Mais à l'avenir, le Canada et les autres grandes démocraties devraient reconnaître que leur « allié » saoudien nourrit le terrorisme avec ses écoles religieuses et déstabilise la région en attaquant ses citoyens et voisins chiites. L'Allemagne a fait un premier pas en refusant de vendre certaines armes d'assaut au régime saoudien. Si on veut sérieusement combattre le terrorisme islamiste, il faudra aller plus loin.

- Paul Journet, La Presse

FAIRE LEVER LE PARTY

Souhaiter bonne fête à Montréal, là, tout de suite ? À un an du début de l'année officielle de son 375e anniversaire ? Oui, absolument ! Parce que c'est au cours des douze prochains mois qu'on travaillera d'arrache-pied pour que la fête soit un succès. De la réfection de la rue Sainte-Catherine à la rénovation du Biodôme (il était temps), en passant par l'illumination du pont Jacques-Cartier, de nombreux projets sont sur les rails. Il faut tout mettre en oeuvre pour s'assurer qu'ils donnent un nouvel élan tant à la qualité de vie des Montréalais qu'à la renommée de la ville sur le plan international. On espère encore, d'ailleurs, une initiative originale qui permettra à la ville de se démarquer. En 2017, Montréal doit faire tourner les têtes.

- Alexandre Sirois, La Presse

LA FIN DES FRAIS ACCESSOIRES

Sous couvert de les encadrer, Québec les a légalisés. Ça ne change rien à l'affaire : que des patients doivent payer de dizaines, voire des centaines de dollars supplémentaires lorsqu'ils reçoivent des soins payés par l'État demeure inacceptable.

Pour les moins nantis, c'est une barrière à l'accès. Pour tous les autres, c'est absurde et vexatoire. Le traitement dont vous avez besoin est seulement offert en clinique ? Tant pis pour vous !

On ne sait pas si la solution viendra du gouvernement fédéral, d'un recours collectif ou d'ailleurs, mais une chose est sûre : même si la loi 20 en a légitimé le principe, ces frais sont injustes et injustifiables. Facturer la RAMQ et rançonner les patients en même temps ? Cette pratique doit cesser.

- Ariane Krol, La Presse

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