Un début de progrès

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«Nous sommes rendus à un bien meilleur moment dans cette négociation. Des progrès ont été accomplis dans plusieurs secteurs, particulièrement dans les chapitres qui visent  à moderniser l'ALENA.» - Ildefonso Guajardo Villarreal, secrétaire à l'Économie, Mexique

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Ariane Krol

Éditorialiste

La Presse

La ronde de Montréal n'a pas fait de miracles, mais elle a accompli l'essentiel : assurer la poursuite des négociations. Si l'issue ne s'annonce pas plus facile à atteindre, elle semble au moins plus envisageable.

«Il s'agit de préserver près de neuf millions... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE) - image 1.0

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«Il s'agit de préserver près de neuf millions d'emplois américains qui dépendent du commerce et des investissements avec le Canada, et cinq millions d'emplois américains qui dépendent du commerce avec le Mexique, et deux millions d'emplois canadiens liés à notre commerce transfrontalier.» - Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, Canada

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«Nous avons enfin commencé à discuter de certains enjeux fondamentaux, donc cette ronde est un pas dans la bonne direction, mais nous progressons très lentement. Nos citoyens sont dans l'incertitude, nous leur devons  d'avancer beaucoup plus vite.» - Robert Lighthizer, représentant au Commerce, États-Unis

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Ça peut paraître mince, mais comparativement au climat de tension et d'incertitude qui régnait avant cette sixième ronde, c'est loin d'être négligeable. Un chapitre de conclu, plusieurs autres bien avancés : la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland et ses deux homologues du Sud ont tous insisté sur le terme « progrès » dans leur discours de clôture, lundi. « Plus important encore, nous avons enfin commencé à discuter d'enjeux fondamentaux », a souligné le secrétaire américain au Commerce, Robert Lighthizer - lui qui, l'automne dernier, s'était montré si frustré de la « résistance au changement » de ses interlocuteurs.

Le Canada et le Mexique, de toute évidence, n'ont pas le monopole de la résistance au changement. Même si, dans le secteur de l'automobile, c'est seulement un changement de perspective, et non un recul, qui est demandé aux Américains, l'émissaire du président Trump a freiné sec.

Le Canada, on l'a entendu, propose que le calcul du contenu nord-américain d'un véhicule tienne compte de nouveaux éléments, comme les logiciels et les brevets, en plus des pièces. « C'est le contraire de ce que nous essayons de faire », a décrété le secrétaire Lighthizer en affirmant que le contenu régional et l'emploi pourraient s'en trouver réduits dans les trois pays.

Que ça lui plaise ou non, il n'en a sans doute pas fini avec ce scénario. D'abord parce qu'il est incontournable. On ne peut pas prétendre moderniser l'ALENA et encadrer les véhicules comme on les concevait en 1994, sans tenir compte du fait qu'ils seront de plus en plus propulsés à l'électricité et assistés de fonctions électroniques, et qu'il y aura là beaucoup d'emplois de qualité à protéger. Ensuite parce que l'idée plaît au secteur. Le grand patron de Fiat Chrysler, Sergio Marchionne, et plusieurs associations américaines de l'automobile ont salué l'initiative canadienne.

«Les négociateurs du département américain du Commerce devraient passer autant de temps avec leur industrie que les Canadiens avec la leur. Je pense qu'ils arriveraient à des conclusions similaires au Canada et au Mexique.»

Flavio Volpe
président de l’Association canadienne des manufacturiers de pièces automobiles, en point de presse



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