Emplois d'hier et de demain

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Plus de chômage, moins d'emplois: le bilan du mois de mars publiées hier n'a rien de réjouissant. D'autres données publiées par Statistique Canada cette semaine donnent cependant une perspective beaucoup plus large des transformations du marché du travail.

Le taux de chômage du Québec est maintenant de 7,7%, en hausse de 0,3 points de pourcentage, contre 7,2% (+?0,2 points) pour l'ensemble du pays. Le Canada a perdu 55 000 emplois en mars, dont 17 000 au Québec.

Ce n'est jamais agréable à entendre, ni pour les chômeurs et les travailleurs qui se cherchent un nouveau boulot, ni pour les entreprises qui dépendent de la consommation.

Ces données mensuelles ne doivent toutefois pas nous faire perdre de vue la réalité de la dernière année. Malgré le recul de mars, l'emploi a progressé de 1,6% au Québec depuis 12 mois, soit davantage que la moyenne canadienne (1,2%) et à peine moins que l'Alberta (1,7%).

De même, la contre-performance du domaine de l'hébergement et de la restauration n'est pas représentative de sa tenue des dernières années. Oui, c'est le secteur qui accuse le pire recul en mars (-25 000). Mais c'est aussi celui qui a créé le plus d'emplois depuis la reprise, apprend-on dans une étude de Statistique Canada publiée jeudi. Le document, qui compare la période de janvier 2011 à février 2013 aux deux reprises précédentes, nous montre à quel point le marché de l'emploi se transforme.

Même si le niveau de l'eau remonte, tous n'en profitent pas également. On le voit dans les ressources naturelles, et encore plus dans la fabrication. À chaque reprise, ces secteurs n'ont retrouvé qu'une partie des emplois perdus durant la récession.

Où en sommes nous aujourd'hui? En février, la construction et le domaine du transport et de l'entreposage avaient récupéré pratiquement tous les emplois qu'ils avaient perdus durant la crise. Mais d'autres industries ont fait encore mieux, et sont sorties grandies de la récession. C'est le cas des services professionnels, scientifiques et techniques, qui ont créé plus d'emplois qu'ils n'en avaient perdu. C'est aussi le cas, plus frappant encore, des secteurs qui ont continué à se développer malgré la crise, et qui ont poursuivi sur leur lancée après (enseignement, santé et assistance sociale, culture et loisir). Ce sont eux qui changent la face du marché du travail.

Le recul de mars n'est pas à prendre à la légère, d'autant qu'avec la croissance anémique, la création totale d'emplois risque d'être décevante durant plusieurs mois encore. Mais ça ne changera pas la nouvelle donne du marché du travail.

Les professions où l'emploi a le plus progressé depuis deux ans sont celles exigeant des études collégiales ou une formation en apprentissage, suivi de celles requérant des études universitaires, souligne Statistique Canada. Les emplois auxquels on peut accéder avec des études secondaires ou moins, eux, ont beaucoup moins profité la reprise...

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