Pas simple, l'intelligence

Le QI d'un individu ne permet pas de... (Photos Martin Chamberland, La Presse)

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Le QI d'un individu ne permet pas de prédire sa performance à certains tests d'intelligence.

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Le quotient intellectuel a-t-il un avenir? Cette mesure maintes fois critiquée est de nouveau mise en doute par une importante recherche ontarienne. Les jeux vidéo, par contre, gagnent du galon...

L'intelligence humaine n'est pas centralisée, mais est plutôt formée de multiples composantes, résument les auteurs d'un article qui vient d'être publié dans la revue Neuron. Une évidence? Oui, nous avons tous rencontré des gens brillants mais distraits, ou très éloquents mais désemparés devant des situations de la vie courante.

Les chercheurs du Brain and Mind Institute de l'Université Western Ontario vont cependant beaucoup plus loin. Leur étude montre l'existence d'au moins trois composantes de l'intelligence, fonctionnant selon des circuits distincts.

Pour ce faire, ils ont créé un test mobilisant autant de zones du cerveau que possible. Ils l'ont fait passer à près de 46 000 personnes, certaines à l'intérieur d'un appareil d'imagerie par résonnance magnétique.

Ils ont ainsi vu que chaque tâche activait l'un des trois réseaux suivants dans le cerveau: la mémoire à court terme, le raisonnement et les capacités verbales.

Ils ont noté que certains facteurs, comme l'âge ou la pratique des jeux vidéo, semblent influencer la performance. Ils ont toutefois constaté que le quotient intellectuel (QI) d'un individu ne permet pas de prédire sa performance pour chacun de ces trois aspects de l'intelligence.

On a souvent reproché aux tests de QI d'être biaisés, de sous-estimer certaines catégories de répondants ou certains types d'intelligence. Cette nouvelle recherche montre à quel point ce sont des instruments incomplets, capables de mesurer seulement une partie des capacités cognitives.

Il est possible que le test utilisé par l'institut ontarien ait lui aussi ignoré certaines habiletés du cerveau humain. L'étude ouvre néanmoins des pistes intéressantes, en identifiant des éléments qui pourraient avoir un impact sur les fonctions cognitives.

C'est l'âge, hélas, qui semble le plus affecter la performance générale, quoique les capacités verbales soient beaucoup moins touchées que les autres aspects. À l'inverse, la performance générale, le raisonnement et la mémoire à court terme augmentent avec la pratique des jeux vidéo, mais pas les aptitudes verbales.

On n'est pas surpris de voir l'anxiété associée à un score général plus faible et à une moins bonne mémoire à court terme. Il est par contre étonnant que la même relation se manifeste avec le tabagisme, alors que la consommation d'alcool et de caféine, elle, ne se reflète pas dans les résultats.

Ces constats sont intéressants, mais la question la plus importante demeure: comment contrecarrer les facteurs qui affectent les capacités intellectuelles, comme le vieillissement? Il faut souhaiter que l'intelligence collective de l'humanité soit suffisante pour trouver rapidement des réponses.

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