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Plusieurs des choix difficiles du ministre Marceau se défendent.

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Des hausses de taxes, de coûts et d'impôts, des crédits abolis ou réduits: le premier budget Marceau obligera les Québécois à fouiller dans leurs poches.

Ça commence dès l'apéro ce soir, avec l'augmentation de la taxe sur l'alcool. Les fumeurs sont aussi mis à contribution, la taxe ayant bondi de 50 cents le paquet aujourd'hui.

Les vices légaux ne sont pas les seuls visés. À partir d'avril 2014, l'électricité aussi coûtera plus cher. Après cinq ans, la facture annuelle d'une maison de taille moyenne aura augmenté de 120$. Ou plus si l'indice des prix à la consommation (IPC) s'emballe.

On savait déjà que les revenus supérieurs à 100 000$ seraient imposés à un taux supplémentaire de 1,75% pour aider à réduire ou abolir la contribution santé d'une partie des contribuables. On a appris hier que les familles gagnant plus de 130 000$ sont aussi considérées comme riches. Assez, du moins, pour ne pas avoir droit au nouveau crédit d'impôt pour les enfants inscrits à des activités sportives, artistiques et culturelles. Les familles admissibles, elles, devront attendre cinq ans avant que ce crédit promis en campagne se fasse pleinement sentir sur leur remboursement d'impôt.

La condition des travailleurs de plus de 65 ans, par contre, cesse de s'améliorer. Les revenus de travail exemptés d'impôt (après les premiers 5000$ gagnés) devaient augmenter progressivement jusqu'à 10 000$. Ils resteront à 3000$.

Le régime d'assurance médicaments économisera 336 millions en optant pour des génériques plus rapidement. Mais contrairement au précédent gouvernement, qui avait réduit les cotisations des citoyens assurés au régime public l'an dernier parce que le coût des médicaments avait diminué, celui-ci garde les gains pour lui.

Le ministre Marceau devait faire des choix difficiles, et plusieurs de ces choix se défendent du point de vue des finances publiques. La taxe sur l'alcool, par exemple, n'avait pas augmenté depuis 15 ans. Et à 3 cents de plus la bouteille de bière, et 17 cents de plus la bouteille de vin, il faut vraiment boire beaucoup pour faire un trou dans ses finances personnelles.

Idem pour le crédit pour les activités des enfants, dont nous avons déjà dénoncé l'inutilité. L'étaler réduit au moins un peu ce gaspillage.

D'autres mesures risquent toutefois d'avoir des effets indésirables.

Une hausse de taxe sur le tabac est toujours susceptible de faire augmenter la contrebande. Le plafonnement du crédit aux travailleurs plus âgés (et l'annulation de la baisse de taxe sur la masse salariale pour leurs employeurs) risque de précipiter des retraites, privant la Régie des rentes d'une capitalisation intéressante.

Et s'il est vrai que les retombées attendues de l'industrie pharmaceutique ne sont plus au rendez-vous depuis longtemps, la fin du traitement privilégié accordé aux médicaments brevetés pourrait entraîner la disparition d'encore plus d'emplois dans ce secteur.

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