Après Spock...

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Les astronautes Barry Wilmore et Terry Virts ont travaillé hier à l'extérieur de la Station spatiale internationale, avec la Terre comme décor.

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André Pratte
La Presse

«To boldly go where no man has gone before.»

- Star Trek

La sortie dans l'espace de deux membres d'équipage de la Station spatiale internationale n'avait certes rien du romantisme et du mystère de la mission de l'Enterprise, le vaisseau de la mythique série Star Trek. Hier, les astronautes Barry Wilmore et Terry Virts ont passé plus de cinq heures à installer des câbles et des antennes nécessaires à l'amarrage de la prochaine génération de cargos de l'espace. Ce travail fastidieux, ils s'y livraient avec la Terre comme décor. Des images sublimes qui, malheureusement, ne nous émeuvent plus.

Samedi, Virts avait rendu hommage à Leonard Nimoy (M. Spock), décédé la veille, en faisant le salut «vulcain» devant un hublot alors que la station survolait la ville natale de l'acteur (Boston).

Enfantin? Non, car le personnage «fut une inspiration pour plusieurs générations d'ingénieurs, de chercheurs, d'astronautes et d'autres explorateurs de l'espace», a souligné le patron de la NASA, Charles Bolden.

L'exploration de l'«ultime frontière» se fait beaucoup plus lentement que ne l'imaginait le concepteur de Star Trek, Gene Roddenberry, mais elle se fait tout de même. S'ils n'ont pas le panache du capitaine Kirk, les explorateurs du XXIe siècle feront tout de même cette année des pas de géant dans la connaissance de notre système solaire.

Vendredi prochain, la sonde Dawn se placera en orbite autour de Cérès, une planète naine qui se trouve dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, à 265 millions de kilomètres de nous. À mesure que Dawn se rapproche, nous en saurons de plus en plus sur cet astre composé en bonne partie de glace. Il y a quelques jours, la caméra de Dawn a révélé deux points brillants à la surface de Cérès. «De quoi s'agit-il? Pour l'instant, la réponse la plus claire est que nous ne le savons pas», a dit le directeur de la mission, Marc Rayman.

En juillet, la sonde New Horizons frôlera Pluton. Il lui aura fallu neuf ans et demi pour franchir les 4,8 milliards de kilomètres qui séparent cette planète naine de la Terre. Une fois Pluton photographiée, la sonde poursuivra son périple, probablement pendant plusieurs années, afin d'étudier d'autres astéroïdes de la ceinture de Kuiper.

Cette soif de connaître, d'«aller avec audace là où aucun humain ne s'est rendu», est la plus belle caractéristique de l'homo sapiens. Autrefois propulsée par le nationalisme des grandes puissances, cette quête est de plus en plus menée par des équipes internationales. Luca Parmitano, astronaute de l'Agence spatiale européenne, a souligné que «la coopération et l'intégration, c'est le message de Star Trek».

Pour que cette odyssée puisse se poursuivre au cours des prochains siècles, l'Homme devra surmonter ce qui lui reste de barbare, cet instinct qui le pousse à faire la guerre et à détruire son environnement. À cette condition seulement, notre espèce pourra avoir «une vie longue et prospère».

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