La route tue moins

Le Québec est l'une des provinces qui a... (Photo Mathieu Waddell, archives La Presse)

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Le Québec est l'une des provinces qui a le plus progressé en matière de sécurité routière. Son taux d'accidents mortels sur les routes est le plus faible au pays, après celui de l'Ontario.

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Les nombreuses mesures mises en place dans l'espoir de réduire les accidents de la route continuent de porter fruit au Québec. Selon le bilan préliminaire publié jeudi par la Sûreté du Québec, le nombre de collisions mortelles sur le territoire desservi par les policiers provinciaux a atteint 217 en 2014, 60 de moins qu'en 2013. Par rapport à 2006, le nombre d'accidents mortels a chuté de plus de 50%.

Comme la police provinciale est responsable des trois quarts des routes du Québec, cette tendance à la baisse sera certainement confirmée par le bilan annuel de la Société d'assurance automobile du Québec, habituellement publié en juin. L'amélioration du bilan routier n'est pas exclusive au Québec. Le même phénomène est observé dans la plupart des provinces canadiennes, aux États-Unis et dans de nombreux pays industrialisés.

N'empêche, le Québec est l'une des provinces qui a le plus progressé en matière de sécurité routière. Son taux d'accidents mortels sur les routes est le plus faible au pays (5,2 décès par 100 000 habitants) après celui de l'Ontario (4,2). Il est beaucoup plus bas qu'aux États-Unis et soutient la comparaison avec la situation prévalant en Europe. Bref, les efforts de sensibilisation, de surveillance et de sanction consentis par les administrations publiques ont donné de très bons résultats.

Cette réussite ne doit pas nous faire perdre de vue le chemin qu'il reste à parcourir. Lorsque toutes les données auront été compilées, on déplorera probablement plus de 350 décès sur les routes de la province en 2014. C'est 7 fois la tragédie de Lac-Mégantic.

Ce n'est pas parce que les décès s'égrènent un à un tout au long de l'année, sans explosions et couverture en direct, que la douleur des proches est moins vive. D'autant qu'encore aujourd'hui, les conducteurs de 15 à 24 ans sont surreprésentés parmi les victimes. Les campagnes visant les jeunes ont eu un impact: l'amélioration du bilan est particulièrement importante au sein de ce groupe d'âge. Toutefois, il faut faire plus. Il en est de même pour les comportements à l'origine d'un grand nombre d'accidents graves: les excès de vitesse, les facultés affaiblies et les distractions.

Dans son plus récent rapport sur la question, l'Organisation mondiale de la santé souligne que «la sécurité routière est une responsabilité partagée». Outre les gouvernements, les policiers et l'industrie automobile, la population a un rôle à jouer. Notamment, il faudrait faire en sorte que la vitesse devienne aussi mal vue socialement, aussi vieux jeu que l'alcool au volant. Ce virage culturel est essentiel, mais il sera sans doute difficile à négocier.

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