L'après-Carney

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Pour remplacer Mark Carney (photo) à la Banque du Canada, le gouvernement Harper a l'embarras du choix.

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Le départ du gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, pour le poste équivalent à la Banque d'Angleterre constitue évidemment une lourde perte pour notre pays.

Il suffisait d'entendre le chancelier de l'Échiquier faire l'éloge de M. Carney à la Chambre des communes britannique pour prendre la mesure de sa réputation. «Il est tout simplement la personne la plus expérimentée et la plus qualifiée dans le monde pour être le prochain gouverneur de la Banque d'Angleterre», a affirmé George Osborne.

Le porte-parole de l'opposition travailliste, Ed Balls, a applaudi le choix du gouvernement: «M. Carney a une longue et impressionnante feuille de route dans le service public, une grande expertise financière et un bilan solide dans la gestion de défis difficiles.»

Nommé à la tête de la banque centrale canadienne au beau milieu de la crise de 2008-2009, Mark Carney a été plongé au coeur des manoeuvres nationales et internationales pour réparer les dégâts et prévenir de nouvelles crises. En raison de son jeune âge - 47 ans -, de sa connaissance approfondie des secteurs public et privé et de son entregent, il s'est vite imposé parmi ses pairs. De sorte que lorsque les pays du G20 ont eu à choisir quel banquier central devrait piloter la réforme de l'industrie financière mondiale, personne n'a été surpris de la nomination du Canadien à la tête du Conseil de stabilité financière (CSF).

Outre sa compétence, M. Carney a profité de la solide performance de l'économie canadienne, notamment de son secteur bancaire, pendant et depuis la crise. Comme il l'a lui-même souligné, cette performance, dont l'origine est très antérieure à sa nomination à la Banque du Canada, a rejailli sur lui.

Au moment où l'horizon économique du Canada s'assombrit, le départ d'un homme aussi qualifié suscitera certaines inquiétudes. Dans les minutes qui ont suivi l'annonce, le dollar canadien a connu une petite baisse. Le terrain perdu a toutefois vite été repris et l'on évoquait déjà les noms de successeurs potentiels, aussi qualifiés les uns que les autres. Le premier sous-gouverneur Tiff Macklem part favori, mais le gouvernement Harper a l'embarras du choix: l'économiste québécois Jean Boivin, récemment nommé sous-ministre délégué au ministère des Finances, l'ancien économiste en chef de la Banque TD, Don Drummond, l'ancien haut fonctionnaire Kevin Lynch, aujourd'hui à BMO, etc.

Le Canada a tout à gagner à ce que le système financier international soit solide. Cela passe, notamment, par le renforcement de la réglementation financière amorcé par le CSB et par la remise sur pied de l'économie mondiale. Dans ses nouvelles fonctions au coeur de la plus grande place financière de la planète, Mark Carney sera en position de contribuer davantage aux deux évolutions qu'il ne le pouvait d'Ottawa.

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