Trump doit se refaire une santé

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On sait maintenant qu'une partie non négligeable des républicains au Congrès américain ne se gênera pas pour voter contre les initiatives de Donald Trump.

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L'une des plus retentissantes promesses de campagne de Donald Trump est tombée à l'eau. Le président républicain n'a pas réussi à démanteler la réforme du système de santé de Barack Obama ni à la remplacer.

Voici quatre leçons à tirer de cet échec.

1. Trump n'est pas un négociateur d'exception

Il a beau avoir écrit le livre The Art of the Deal, plusieurs se demandent maintenant s'il est vraiment un si redoutable négociateur. Donald Trump a personnellement tenté de convaincre les membres républicains de la Chambre des représentants des États-Unis (l'une des deux chambres du Congrès américain) d'approuver sa réforme du système de santé. En vain. Plusieurs dizaines de parlementaires n'ont rien voulu entendre. Et le président n'a pas été en mesure de les faire changer d'idée. Il a été humilié. On peut légitimement se poser la question : lorsqu'il aura à mener d'importantes négociations sur la scène internationale, comment s'en tirera-t-il?

2. Critiquer est plus simple que gouverner

À la décharge de Donald Trump, les républicains au Congrès américain se sont radicalisés au cours des dernières décennies. Les plus conservateurs sont actuellement regroupés au sein du Freedom Caucus de la Chambre des représentants. Ils refusent, en général, tout compromis. Leur intransigeance notoire faisait le bonheur de nombreux républicains lorsque Barack Obama était au pouvoir. Aujourd'hui, les ténors du Parti républicain ne rient plus. Car ce sont ces ultraconservateurs - ainsi qu'une poignée de républicains modérés - qui ont torpillé la réforme du système de santé. « Passer du parti d'opposition au parti qui gouverne présente des difficultés », a déclaré le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

En somme : critiquer est plus simple que gouverner.

3. Le legs d'Obama est préservé

Donald Trump a nommé à des postes clés au sein de son administration de nombreux responsables dont l'une des priorités est de mettre en pièces l'héritage de Barack Obama. De l'environnement à l'économie en passant par la... santé. Or, dans ce domaine, le président américain semble avoir jeté l'éponge à la suite de l'échec de sa réforme. Tant mieux pour les Américains moins nantis, qui auraient écopé si le projet de loi avait été adopté par le Congrès américain. Selon le Bureau du budget du Congrès, le nombre d'Américains assurés aurait chuté de 14 millions l'an prochain et de 24 millions d'ici à 2026.

4. Les choses se compliquent pour le président

On sait maintenant qu'une partie non négligeable des républicains au Congrès américain ne se gênera pas pour voter contre les initiatives de Donald Trump. Il devra probablement tendre la main aux démocrates dans le but d'en convaincre certains de soutenir ses promesses (son programme d'infrastructures, par exemple). On sait aussi que le président américain avait prévu financer sa réforme fiscale en utilisant une partie des sommes récupérées lors du démantèlement d'Obamacare. Pour lui, la suite des choses s'annonce donc soudainement plus compliquée. À défaut d'avoir pu réformer la santé, il doit maintenant se refaire une santé sur le plan politique. Rapidement, puisque le 29 avril, il célébrera ses 100 jours au pouvoir, date à laquelle son bilan sera analysé sous toutes les coutures.




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