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Les immigrants doivent-ils apprendre le français?

Le gouvernement doit-il obliger les nouveaux arrivants à... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Le gouvernement doit-il obliger les nouveaux arrivants à se soumettre à un programme de francisation?

Photo: Alain Roberge, La Presse

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La Presse

Dans sa plateforme électorale, le Parti québécois s'était engagé à ce que tous les nouveaux immigrants aient l'obligation de suivre des cours de français. Toutefois, cette promesse ne semble plus faire partie des priorités du gouvernement Marois. À votre avis, le gouvernement devrait-il obliger les nouveaux arrivants à se soumettre à un programme de francisation?

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Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue.

OBLIGATION DE PARLER FRANÇAIS

Le français étant la langue commune des Québécois, il est évident que les immigrants arrivant au Québec doivent parler français ou l'apprendre. Pour que cela advienne, il faut d'abord cesser de présenter l'apprentissage du français comme une corvée ingrate et une quasi-punition. La maîtrise d'une langue aussi belle et importante que le français devrait constituer un avantage et être proposé comme tel. L'aptitude à s'exprimer en français devrait être évaluée à l'arrivée de l'immigrant. Puis, le cours de français devrait être offert à ceux dont le niveau ne permet pas un fonctionnement normal dans la société. Toutefois, il faudrait éviter de vouloir servir la même recette d'apprentissage à tous. Ainsi, un nouveau venu pourrait suivre des cours particuliers, par exemple. L'obligation réside dans les résultats : l'immigrant devrait démontrer qu'il parle un français convenable disons trois ans après son arrivée au Québec. Si ce n'est pas le cas, les cours devraient lui être imposés. Vous objectez que les sanctions seront difficiles à appliquer? C'est ignorer la fierté de la plupart des immigrés, ces gens qui ont eu le courage de quitter leur pays d'origine et qui veulent en général s'intégrer dans leur société d'accueil. Et y réussir, ce qui inclut la maîtrise de la langue commune.

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Raymond Gravel

Raymond Gravel

Prêtre dans le diocèse de Joliette.

LE FRANÇAIS, UNE PRIORITÉ

Tous les immigrants qui arrivent au Québec doivent apprendre le français. C'est non seulement nécessaire, mais obligatoire. Car comment peut-on vivre autrement dans une société dont la langue d'usage est le français? Par ailleurs, il faut que tous les immigrants aient la possibilité de suivre un programme en français. J'ai un bon ami à moi qui a immigré de la Turquie, au début des années 2000, qui ne parlait ni anglais, ni français. Lorsqu'il a voulu s'inscrire à un cours de français, on lui a dit qu'il n'y avait pas de place. Il lui a fallu attendre deux ans avant de pouvoir s'inscrire à un cours de francisation. Entre temps, mon ami a vécu dans une famille francophone et par lui-même, il a appris la langue de Molière. Le gouvernement Marois devrait faire du français sa priorité pour tous ceux qui viennent d'ailleurs et qui veulent vivre ici. Il faut que ce programme de francisation soit gratuit pour tous. L'immigration, c'est un plus pour notre société; on s'enrichit au contact d'autres cultures... mais pour pouvoir en profiter, il faut être capable de communiquer. Au Québec, c'est en français que ça doit se faire. De plus, des cours d'histoire du Québec doivent être offert aux immigrants. Quand on entend à Radio Canada, une animatrice comme Catherine Perrin qui demande à son interlocuteur, concernant le parc Émélie-Gamelin, qui est cette femme? Il me semble qu'il y a là une lacune dans l'enseignement de l'histoire, non seulement aux immigrants, mais aussi aux petits Québécois pure laine!

Jean Gouin... - image 4.0

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec.

CE N'EST PLUS UNE PRIORITÉ

Surprenante cette décision du gouvernement Marois de placer dans la boîte aux oubliettes la promesse d'astreindre les nouveaux immigrants à un programme de francisation. Que l'on ne vienne pas se plaindre plus tard, sur la place publique, que l'usage de la langue française perd du terrain, ce gouvernement n'aura que lui à blâmer. C'aurait été la moindre des choses d'obliger les nouveaux arrivants à des cours de français de façon à les intégrer à notre culture. En refusant de le faire, le Parti québécois avantage l'assimilation de la langue de Shakespeare et je serais des plus surpris qu'une fois enracinés, ces immigrants se bousculent aux portillons de l'apprentissage de la langue française. Tout nouvel arrivant, moindrement sensé, comprendra rapidement que s'il veut bien s'intégrer sur le continent nord-américain, la connaissance approfondie de la langue anglaise est une valeur sûre qui a largement préséance sur la langue de Molière. Par ailleurs, le gouvernement Marois a choisi de présenter un budget automnal faisant de l'économie sa priorité. Il devenait évident que des choix devaient être faits et ces choix se sont portés sur les dossiers à saveur économique. Le Québec vit sur la corde raide sur le plan économique et actuellement, l'apprentissage du français ne semble plus être une priorité.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

DANS LES SIX PREMIERS MOIS

Malgré le fait que le PQ soit à l'origine de la loi 101 et que ce parti se targue d'être un ardent défenseur de la langue française, il semble que sa promesse électorale de franciser les immigrants soit chose du passé. Je suis fils d'immigrants italiens qui, j'en suis très fier, parlent français. Je parle quatre langues, en grande partie grâce à eux. Par contre je suis conscient du fait que la langue française revêt une grande importance pour notre société et je m'efforce de la défendre, de l'écrire et de la parler. Je crois que le gouvernement du PQ devrait tout faire en son pouvoir afin de franciser les nouveaux arrivants dès les six premiers mois de leur arrivée en sol québécois. Je suis totalement d'accord avec le fait que l'État défraie les coûts de cette formation aux immigrants. En contrepartie, les immigrants devraient s'engager à apprendre la langue de Molière durant les six premiers mois. Sans quoi le gouvernement, via une loi votée en ce sens, appliquerait diverses sanctions de façon graduelle, pouvant mener jusqu'à l'expulsion. Drastique comme solution? Peut-être, mais rien d'autre ne semble fonctionner.

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    • Il y a obligation d'apprendre le français dans une province unilingue francophone. L'Amériques du nord est surement assez grande pour recevoir ceux a qui cela ne plairait pas. Bravo a AbominationZ pour sa façon plutôt minimaliste de voir l'intégration et de mettre ainsi le feu au poudre de ce que devrait-être l'inclusion des différente culture de ce pays.

    • @yosemite85
      "En passant ''AbominationZ'' sans l'argent volé au québecois pour financer le camps du non au dernier référendum nous serions ''LIBRE'' aujourd'hui. Le Canada est loin d'être bilingue alors le Québec au Français..."
      On la connais la chanson, il y a toujours une excuse quand on parle de la défaite du Oui C'est la faute au ROC, c'est la fautes aux ethnies, ect...) . Par contre rien, nulle part ne prouve que le résultats aurais été différent, "It's purely speculations" comme on devrais dire au Quebec. Ne croyez vous pas que certaines personnes ont voté oui parce justement ils trouvaient innaceptable ce que le Canada à fait? Libre? Libre de quoi? De faire faillite, de se refermer sur soi et tout le monde dans le même bain francophone avec Raoul Duguay et Fred Pellerin comme héros Nationaux? On veux un Québec Libre, mais avec l'armée canadienne, la monnaie canadienne, les échanges commerciaux avantageux avec le Canada...
      Regardez bien les dernier sondages sur la question et réalisez qu'aujourd'hui, beaucoup plus de gens considèrent votre "liberté au Français" comme une prison, un replis sur soi, et une fermeture façe au monde.
      Que vous vouliez rehaussez le français? Aucun problèmes, mais ne le faites pas en écrasant les autres langues qui sont toutes autant une richesse que n'importe quelle autre dans notre pays qu'on appel Canada. Bienvenue chez vous ;)

    • Le Québec est une nation; francaise! avec une religion catholique! , avec une histoire Fraçaise! il n'y a rien qui peut changer se fait ''ni PERSONNE'' N'en déplaise à quelques libéraux corrompu... toute personne restant au Québec doit parler obligatoirement le francais. Celà dit personne ne peut obliger les gens à parler dans leurs langues à la maison ou l'anglais au travail si cette langue est requise... En passant ''AbominationZ'' sans l'argent volé au québecois pour financer le camps du non au dernier référendum nous serions ''LIBRE'' aujourd'hui. Le Canada est loin d'être bilingue alors le Québec au Français...

    • Encore un recul...

    • Le Québec est une partie intégrante du Canada, on a refusé deux fois de le quitter.
      Il n'y as pas douze solutions, soit on quitte, soit on s'intègre. Mais on ne peux pas faire comme si nous étions séparé du pays tout en refusant de le quitter, et comme j'ai dit, le peuple Québecois a refusé de le quitter (N'est déplaise au séparatiste le peuple Québecois ne comporte pas seulement ceux qui parlent français et votent oui au referendum), donc on s'intègre... en anglais!

    • Je crois qu'il est primordial et existentiel que les nouveaux immigrants doivent être évalués sur la qualité de leur français et francisés dès leur arrivée au Québec... De mentalité très différente à prime abord, au moins qu'ils apprennent à communiquer dans la langue officielle au Québec serait une base qui permettrait d'assurer la pérennité de la langue française... Encore faut-il que les québécois d'origine ne se laissent pas assimiler par l'anglais et arrêtent de massacrer eux-mêmes leur langue natale: le français est une très belle langue, dont on peut être fier, lorsque bien parlé et bien écrit, et non pas mâchonné, ânonné ou parlé vulgairement... le Québec étant un adepte du nivellement vers le bas, le plus gros problème de la langue française provient de cette mentalité et n'incite pas les immigrants à parler une langue aussi ridicule...
      Il n'y a qu'à regarder les cotes d'écoute des émissions télévisées pour se rendre compte des émissions recherchées et écoutées fidèlement, hebdomadairement et combien certains artistes bazookotant le français vulgaire ont une cote AAA d'amour des québécois... tellement désolant!
      Les immigrants doivent apprendre le français mais donnons leur une image d'une langue distinguée dont nous sommes fiers!
      F Vézina

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