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Le maire Tremblay doit-il partir?

Gérald Tremblay a-t-il encore l'autorité morale pour rester... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Gérald Tremblay a-t-il encore l'autorité morale pour rester en poste?

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

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La Presse

À la suite des troublantes révélations devant la commission Charbonneau qui éclaboussent son parti Union Montréal et son ex-bras droit Frank Zampino, le maire Gérald Tremblay a-t-il encore l'autorité morale pour rester en poste? Nuit-il aux intérêts de la Ville de Montréal en refusant de partir? Devrait-il démissionner immédiatement même si son mandat ne se termine que dans un an?

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Adrien Pouliot

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital.

À LUI DE DÉCIDER

Il n'y a pas d'accusés à la commission Charbonneau. Les témoins qui défilent,  jusqu'à maintenant tous des gens foncièrement malhonnêtes et dont la crédibilité mérite un questionnement, lancent des allégations contre lesquelles les personnes visées ne peuvent pas se défendre.  Ce n'est pas un tribunal criminel soumis aux règles de preuve beaucoup plus sévères dans ce genre de forum.  Et donc, compte tenu de la présomption d'innocence, il faut se garder de tomber dans le piège de la chasse aux sorcières et de tirer des conclusions hâtives sur l'implication du maire. Cela étant dit, il est difficile d'imaginer que le maire puisse exercer le leadership requis pour faire avancer les dossiers qui requièrent son attention au milieu du capharnaüm que doivent susciter à l'hôtel de ville les allégations entendues à la commission.  Un leader efficace doit susciter l'admiration de son équipe et le respect des multiples détenteurs d'intérêts qui transigent avec la Ville pour pouvoir canaliser les énergies et les amener à se dépasser pour atteindre les objectifs fixés.  Le maire a-t-il encore cet ascendant?  Si, à la suite d'un examen de conscience, le maire répond par la négative, alors mieux vaut, pour l'intérêt de la Ville qu'il aime tant, faire de la place à un nouveau leader.

Francine Laplante

Femme d'affaires.

MANQUE DE RESPECT

Dans un point de presse donné pas plus tard que lundi, le maire de Montréal a encore mentionné qu'il avait pleinement confiance en son équipe et que tous ses membres partageaient les mêmes valeurs, soit l'honnêteté et l'intégrité. Ben voyons donc! Comment cet homme peut-il prendre à ce point ses citoyens pour des innocents? C'est un manque flagrant de respect pour les contribuables. Comble de l'absurdité, il s'apprête à déposer son budget et à annoncer une augmentation moyenne de 3,3% des comptes de taxes. Ça n'a aucun bon sens! C'est rire de l'intelligence des gens.... Si le maire ne veut pas se retirer, ses contribuables devraient agir et refuser de cautionner les vols à main armée dont ils sont victimes. Si aucun citoyen ne signe son chèque de taxes foncières, que pourront faire les élus contre la volonté de la majorité? Cette solution est utopique, car nous n'avons pas suffisamment de fierté pour exiger ce genre de respect, mais pendant que nous avons encore le droit de rêver, rêvons!

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec.

FAIRE MAISON NETTE

Autorité morale ou pas, le maire de Montréal a, non seulement le devoir, mais aussi l'obligation de procéder à un changement majeur dans les habitudes de fonctionnement de certains élus et fonctionnaires, qui ne se sont pas gênés pour s'en mettre plein les poches. M. Tremblay a été élu par ses concitoyens montréalais et, comme on ne peut le destituer, les règles à cet effet étant inexistantes, il appartient au maire de Montréal de clarifier auprès de ses commettants ce qu'il entend faire l'an prochain. Les Montréalais ont été trompés sur toute la ligne et, pour faire amende honorable, M. Tremblay devrait s'employer, pour le reste de son terme, à faire maison nette en attendant de mettre un terme à sa carrière de maire l'an prochain, tel qu'il l'a déjà laissé entendre. Ce faisant, il rendrait un immense service à la prochaine administration, qui pourrait se concentrer à redorer le blason de la Ville de Montréal, qui vit dans l'ombre de la Ville de Québec et de son coloré maire. La présente administration a vécu à l'heure du copinage et des enveloppes brunes. Si démission il y avait, ce n'est pas uniquement le maire Tremblay qui devrait quitter, mais son administration entière. Mais, pouvons-nous nous le permettre à 12 mois des prochaines élections municipales?

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

GÉRALD TREMBLAY DOIT SE RETIRER

Que Gérald Tremblay le veuille ou non, un chef d'entreprise, un patron ou encore un maire doit impérativement connaître les personnes à qui il confie les plus hauts postes au sein de son administration. M. Tremblay s'est entouré de personnes en qui, j'imagine, il avait une grande confiance, tant au comité exécutif de la ville qu'à la direction de son parti politique dont il est aussi le chef. J'ai du mal à croire que M. Tremblay semble être parmi une minorité de hauts gradés de son administration à ne pas savoir ce qui s y passait. Naturellement, s'il admettait publiquement avoir été partie prenante de l'une de ces «magouilles», il serait  inapte à diriger les destinées de Montréal et serait contraint de démissionner. Avec toutes les révélations directes et indirectes le concernant, il est évident qu'il n'a plus l'autorité morale pour diriger Montréal et aucune crédibilité aux yeux de l'électorat. M. Tremblay devrait donc, s'il ne veut pas remettre sa démission, démontrer le respect qu'il a pour l'institution et pour ses commettants en se retirant de façon temporaire afin que les autorités puissent faire la lumière sur la panoplie d'allégations le concernant. Sans quoi la ville de Montréal, qui est déjà devenue l'une des stars mondiales de la corruption, ne s'en remettra jamais et ce sont les citoyens qui paieront le prix ultime de cet entêtement si M. Tremblay s'entête à vouloir rester en poste contre vents et marées.

François Bonnardel

Député caquiste de Granby.

EXAMEN DE CONSCIENCE

La semaine dernière, le chef de la Coalition avenir Québec, M. François Legault, a invité le maire Gérald Tremblay à faire un sérieux examen de conscience sur son avenir politique, à la lumière des révélations troublantes qui s'accumulent aux audiences de la commission Charbonneau. Aujourd'hui, cet examen de conscience est plus que jamais pertinent. Ce qui s'est dit à la commission Charbonneau est très choquant pour les Montréalais et pour tout le Québec. Gérald Tremblay doit en prendre acte et en répondre comme le commande la fonction qu'il occupe. De telles allégations de corruption visant l'administration de la plus grande ville du Québec ont une fois de plus ébranlé la confiance du public envers leurs institutions démocratiques. Cela dure depuis déjà des années et le temps est venu de ramener l'intégrité de la vie publique au coeur de l'action politique partout au Québec. C'est pourquoi le gouvernement du Parti québécois ne doit pas rester les bras croisés. Si le maire de Montréal ne pose pas un geste fort pour rétablir la confiance des citoyens, le gouvernement ne doit exclure aucune solution pour le faire.

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Joelle Dupont

Joëlle Dupont

Étudiante en sciences humaines au cégep de Lanaudière.

LIMITER LES DÉGÂTS

Est-ce que Gérald Tremblay a encore la légitimité d'être maire? Je ne crois pas. Est-ce qu'il doit se retirer à un an des prochaines élections municipales? Je ne pense pas non plus. Au point où on en est, les dégâts sont déjà faits et un retrait du maire n'entraînerait pas de réparation avant qu'un nouveau gouvernement municipal ne soit élu. Dans l'intermède, la situation ne risquerait que de se dégrader davantage dans un contexte de désorganisation et de suspicion de la part d'élus et de citoyens. Pour le moment, j'estime que le maire Tremblay est mis «hors d'état de nuire» alors que l'épée de Damoclès de la commission Charbonneau pèse sur sa tête et que toutes ses décisions et mesures, aussi minimes soient-elles, seront probablement scrutées à la loupe par l'ensemble des médias et l'opposition. Son départ serait un gaspillage d'argent, de ressources humaines, de temps et d'énergie que la ville ne peut pas se permettre. Un an, c'est peu. Les citoyens montréalais sauront certainement attendre le meilleur moment, les élections, pour mettre leur maire dehors de façon plus harmonieuse.

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Denis Boucher

Denis Boucher

Associé au sein d'un cabinet de relations publiques.

IL NE PEUT PLUS NUIRE

De l'aveu même de Gérald Tremblay, il y a de la collusion et de la corruption à la ville de Montréal depuis des décennies! Ainsi il savait, mais il n'a rien fait depuis qu'il est au pouvoir pour endiguer ce cancer qui gruge Montréal. Toute personne étant présumée innocente jusqu'à preuve du contraire, j'entends ici au sens légal, je ne commencerai pas à condamner à tort et à travers. Je ne crois d'ailleurs pas que le départ de M. Tremblay réglerait quoi que ce soit, du moins pour l'instant, puisqu'un de ses sbires hériteraient probablement des rênes de la ville. Donc rien de bien rassurant. M. Tremblay ne peut plus rien faire dans les circonstances actuelles, ce qui est, en fin de compte, une excellente nouvelle! Il ne peut plus nuire! Il est à souhaiter que les citoyens finiront par retenir cette leçon et à s'intéresser à la politique municipale. Espérons aussi qu'ils se rappelleront de ceux qui nous ont fait avaler la couleuvre des fusions municipales en nous promettant de régler tous les maux de la métropole. Quel désastre.




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