Concernant les brouilleurs d'ondes, comment ceux-ci feront-ils la différence entre ceux des jeunes, des adultes, des policiers, etc., présents à l'école? On a déjà de la difficulté à avoir un réseau sans fil dans certains écoles qu'on voudrait installer des brouilleurs d'ondes! Ce débat est surréaliste.
Il existe des écoles avec des règles de vie concernant le cellulaire. Les profs les appliquent. Le reste appartient au civisme enseigné par les parents. C. Robert
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Devrait-on interdire le cellulaire à l'école?
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Je viens de raccrocher avec Beethoven sur son iPhone. Il m'a dit que ça lui dérangeait pas, mais pas quand il joue une symphonie, la, il a comparé le iPhone et ses chums à un ak-47, un boeing 747.
http://www.boeing.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_van_Beethoven
Alors c'est pareil à l'école je crois.. oui au iPhone mais pas en classe, sous peine d'expulsion.
Charles D'Amboise -
Dans sa réaction au texte d'opinion de Mme Chantale Potvin «Sortons les cellulaires de nos écoles», Mme Karyne Gamelin s'insurge des carences des enseignants en matière d'innovations pédagogiques et va même jusqu'à les taxer d'être déconnectés. Pour ma part, vingt-cinq années d'expérience en tant qu'enseignant me portent à croire que ce sont plutôt les commentaires de Mme Gamache qui font fi de la réalité; des commentaires qui ne tiennent ni compte des procédés de la communication, ni des caractéristiques propres aux adolescents. En ce sens, pour qu'il y ait communication efficace, il doit y avoir une écoute authentique. Même le plus néophyte en éducation saurait vous le dire. Malheureusement, le fait d'être continuellement préoccupé par les «textos» ne permet pas cette souhaitable concentration à la base d'une saine écoute. Quant aux caractéristiques inhérentes aux adolescents, encore là, bien tristement, la réalité nous rappelle que ces derniers ont tendance à faire une utilisation déraisonnable et abusive de ces téléphones dits «intelligents». Pour bien saisir un message, encore faut-il l'écouter convenablement. Pour bien conduire, encore faut-il regarder la route. Tiens tiens! Pourtant je ne pense pas qu'il se passe une seule journée sans que je croise un jeune conducteur ayant les yeux rivés sur ses cuisses....à moins qu'il s'agisse d'un nouveau modèle de voiture hautement technologique avec lap-camera?
Jocelyn Bordeleau -
Étant enseignant moi-même, et père de famille de trois enfants, le cellulaire est devevu une plaie dans notre société. On se souvient des frères Dalton en prison avec leur boulet attaché au pied, combien de personnes connaissons-nous avec leur téléphone attaché au cou..., Le cellulaire à l'école? Devrait-être interdit, une loi? non les écoles devraient avoir l'interdiction dans le code de vie, et c'est à l'équipe école d'appliquer ce code de vie. Et souvent en discutant avec des élèves, ils nous disent régulièrement; ''c'est au cas ou mes parents veulent me rejoindre.'' Les écoles ont tous des systêmes de communication dans les locaux. C'est d'éduquer les parents pour leur dire que les jeunes n'en ont pas besoin, et de règlementer les compagnies de cellulaires qui font de la publicité pour attirer cette clientèle. Mes 2 ados en ont pas, et s'il en veulent, c'est eu qui ce les paieront. Alain Boyer
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Une première question qui me vient à l'esprit lorsque je lis quelques-uns des commentaires écrits au sujet de ce débat est la suivante: Chers professeurs et/ou professionnels du milieu scolaire qui estime les téléphones «intelligents» comme un outil à fort potentiel dans la contribution de l'apprentissage scolaire - comment prévoyez-vous financer l'ajout de cet outil sur la liste du matériel scolaire? Sans avoir de chiffres à l'appui, j'estime qu'encore un pourcentage significatif d'élèves, tant aux niveaux primaire, secondaire que collégial ne possèdent toujours pas de téléphones intelligents. Pour diverses raisons telles que les moyens financiers de la famille, ou encore par respect des valeurs familiales telles que la communication et le temps de qualité passer en famille, certains parents doivent juger que cet outil/loisir/privilège n'est qu'un instrument superflu et un luxe pouvant tout au plus menacer la réussite scolaire de leurs enfants. Ceci étant dit, pourquoi ne pas admettre que d'autres débats beaucoup plus actuels tels que l'intimidation, l'enseignement de l'anglais, ou encore les classes qui débordent, qui tous réunis démontrent de façon assez concrète le manque de ressources ou plutôt les failles du système en ce qui a trait à répartition de ces ressources au sein de nos institutions. Notre relève étudiante est actuellement en train de faire valoir le droit à l'éducation pour toutes classes sociales réunies, en manifestant contre les hausses des frais scolaires. Sincèrement, devons-nous attendre que les parents à leur tour s'indignent et viennent manifester contre l'utilisation de cet outil pour en venir à la conclusion que ce débat est totalement dépourvue de logique, et que toutes les familles québécoises n'arriveront jamais, avec certitude, à offrir à leurs enfants ces téléphones intelligents.
Ces commentaires sont peut-être loin du débat initial à savoir si oui ou non nous devrions interdire l'utilisation des téléphones à l'intérieur des murs de nos écoles. Je crois que la lutte des professeurs à l'endroit de leurs élèves ne cessera malheureusement jamais. Tant et aussi longtemps que notre ministère n'imposera pas de réglementation à ce sujet, les élèves continueront d'être obnubilés par ces instruments de communication et autres avancements technologiques, donnant ainsi trop peu de pouvoir aux enseignants afin que règne la discipline en classe. July Giachetti -
Je suis du même avis que thowdede. Pourquoi ne pas avoir de brouilleur d'onde à l'intérieur des murs de l'école ? Plus simple, pas d'interdiction à gérer. Seul un réseau interne devrait fonctionner et quelques accès internet au sein de la bibliothèque. Les professeurs en ont beaucoup à gérer et leur imposer une règle à faire respecter, je trouve que c'est trop et surtout que c'est n'est pas leur rôle. Je suis aussi pour l'apprentissage du respect d'autrui par les parents ... À mon avis, c'est de là que ça part :)
N. Demers -
Pour ce qui des écoles, je suis d'accord d'interdirel'utilisation du cellulaire en classe. Il est vrai qu'une loi pourrait aider, mais qui ferait appliquer la dite loi...
Je propose une loi qui rendrait légale l'utilisation des brouilleurs d'ondes dans certains endroits tel que les salles de classe, les cinémas, les hopitaux. Ce type d'équipement devrait être à portée limitée et n'être activé qu'au besoin (pendant les cours, la projection du film, la représentation, ou encore dans certains endroits des hopitaux).
Donc, oui à la légifération, mais pas sur l'interdiction des cellulaires, mais la légalisation de l'utilisation sous certaine condition.
Il faudra évidemment aviser les gens en présence de l'utilisation d'un tel système...
André Chartrand -
Dans la version papier de La Presse de ce matin (6 mars 2012), une lectrice avance que certains étudiants apprécieraient de pouvoir «texter» leurs dictées plutôt que les rédiger «à la mitaine».
Est-il vraiment plus simple de rédiger un «texto» si l'on doit inclure les accents et les cédilles ? Ou bien doit-on corriger les «textos» sans en tenir compte ?
Si je rédige :
«maitre corbeau sur un arbre perche tenait en son bec un fromage.
maitre renard par l odeur alleche lui tint a peu pres ce langage...»
Et que vous constatez :
« OMG ya pa daccent pi on peu lire pareil LOL »...
Les textos deviendront bientôt la norme...
Sinon, il y a encore de la place pour les dictées «à la mitaine».
Gilles Martineau
Laval -
À mon avis c'est une question de civisme.
On apprend les mathématiques et le français à l'école, mais on doit apprendre aussi à se comporter en citoyen respectueux des autres.
Le cellulaire en classe peut distraire non seulement son propriétaire, mais aussi ses confrères de classe et l'enseignant. C'est un effet contagieux et nocif.
Si le cellulaire dérange au restaurant, au cinéma, en conduisant et même au travail, alors autant montrer aux jeunes un peu de savoir vivre.
La dépendance au célullaire est aussi un problème. Autant chez les adultes que chez les jeunes, la dépendance aux médias sociaux est un phénomène d'actualité et c'est cette dépendance même qui a un effet pervers dans les salles de classe. Léger Salazar -
Les fameux Iphones...
des produits faits pour des enfants... par des enfants... Étienne Daoust -
Une loi? Non. Des règlements internes, propres à l'école. Oui.
Je suis enseignante au secteur adulte et je peux affirmer que, même adultes (plutôt jeunes), il est difficile pour plusieurs de délaisser l'appareil le temps de 60 minutes (période), même si l'objet en question est interdit en classe (mais pas dans l'école). Bien sûr, les élèves ne parlent pas au téléphone en classe: c'est interdit et, évidemment, ça manque de subtilité. Malheureusement, les appareils multi-tâches (texto, jeux, internet, etc.) sont tellement plus intéressants que le livre ouvert devant eux. Pour un élève démotivé, dans un contexte d'apprentissage individualisé, le cellulaire intelligent devient une évasion. C'est un combat quotidien pour le prof et pour l'élève.
Pour le prof: répéter les règlements, exiger une table de travail sans sac et sacoche (tellement plus facile de se cacher pour texter ou jouer!), avertir les récalcitrants, au pire confisquer l'appareil (avec la discussion animée, voire explosive qui accompagne cela)...
Pour l'élève: délaisser, le temps de 60 minutes, un appareil qui le déconcentre, qui ralentit son cheminement, qui provoque des malentendus, se faire avertir maintes fois par le prof, trouver le prof fatigant et insistant...
Bref, je crois que l'école doit gérer cela, même si le combat n'est pas évident. De plus, je crois que les parents doivent montrer la voie à leurs enfants, même si, à la fin, chacun de nous doit se responsabiliser face à la situation du cellulaire omniprésent, car nous sommes tous, soit des "victimes", soit des utilisateurs, soit les deux.
P.S. J'ai utilisé le cellulaire intelligent et autre appareil de style Itouch en classe dans un contexte d'apprentissage d'une langue seconde (le français). Utiliser de façons intelligente, la technologie peut être une alliée intéressante, je l'admets. Mais elle demande justement un encadrement adéquat.
C.Ouellette, prof de français, utilisatrice et "victime" des cellulaires
Cantons-de-l'Est
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Est-ce grave, je n'ai pas de cellulaire?!? Je viens tout juste de prendre ma retraite de l'enseignement. Je connais ce problème, je l'ai vécu. Je faisais parti de l'infime minorité des exclus du pool téléphonique mondial. Les déconnectés, les hors circuit, les repliés sur eux-même ... Il était plus que temps que je m'évade de cet endroit où j'aurai passé 40 ans de ma vie. Je me sentais gentiment poussé vers l'extérieur, le vieux prof de l'ancien temps dont on comprenait de moins en moins le discours (linéaire/causal=dépassé.)
Élèves, profs, directeurs et directrices tous ainsi pantois, très souvent le visage ventousé sur l'écran de leur micro ordinateur chéri, absent de leur entourage tout en communiquant avec on ne sait trop qui, mais c'est surement important! Leur fascination n'avait d'égale que la mienne voyant des enseignants échanger durant la classe des textos rigolos avec des élèves, faisant même des blagues dans un français n'ayant rien de littéraire. Des enseignants vraiment au niveau de leurs élèves ... Je vois bien que ceux qui parlent de l'interdire à l'école sont complètement "déconnectés" de la réalité.
J'essaie tant bien que mal de comprendre l'importance et l'utilité de ce bidule plus commun qu'intelligent auquel sont vissées la plupart des personnes de mon entourage. Suis-je asocial de me soustraire ainsi à l'expression d'une dépendance entretenue par les grandes corporations et institutions financières afin de mettre bien en laisse leurs commettants débiteurs. Ça, c'est pas mal tout le monde, n'est-ce pas? En faisant croire à cette fausse sécurité qu'on obtient en étant continuellement accessible. Ridicule. C'est plutôt l'insécurité qui est cultivée ainsi, insécurité maladive entretenue par la propagande ambiante qui s'assure d'un approvisionnement massif et continu en argent neuf.
Apple prévoit que d'ici 2015, ses ventes de iPhone vont exploser alors qu'elle ne peut déjà pas répondre à la demande malgré la cadence d'enfer que vit les plus ou moins 700 000 personnes qui les assemblent jour et nuit à Shenzhen. Il paraît qu'il n'y a pas assez de chinois pour les fabriquer! C'est certain qu'avec les quelque 5 milliards d'utilisateurs prévus pour 2012 qui changeront leur bidule une fois par an afin pour rester à la mode, Apple devra acheter d'autres fabricants si elle ne veut pas perdre trop de profits anticipés.
Tiens, n'ayant rien à faire aujourd'hui, je vais aller en magasiner un. Comme ça je serai "original" comme tout le monde!
Cordialement.
F. Heroux.
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L'utilisation des cellulaires est déjà réglementée dans la très grande majorité des écoles du Québec et ce, pour toutes les raisons déjà énumérées par les autres intervenants. Il n'y a pas de débat ici.
Les directeurs et le personnel des écoles sont parfaitement capables de gérer cette question, tout comme ils en gèrent beaucoup d'autres. Est-ce que la société pourrait cesser de jouer au gérant d'estrade? Pourrait-on laisser le personnel des écoles s'occuper de nos jeunes sans toujours penser que nous savons mieux qu'eux ce qu'il convient de faire?
C. Favreau -
Pour ceux qui ne le saurait pas, la majorité des écoles du Québec se sont DÉJÀ dotées de règlements qui interdisent le cellulaire en classe durant les périodes de cours. Un jeune utilisant un cellulaire se le voit confisqué ou envoyé au bureau de la direction. Ce que Mme Potvin propose, c'est de l'interdire dans tous les locaux de l'école: corridor, cafétéria, bibliothèque. Au lieu de gérer seulement sa classe, un enseignant va aussi devoir gérer le cellulaire dans tous ces lieux supplémentaires.
Je crois avoir autre chose à faire de plus constructif. C. Robert -
En tant qu'enseignante au secondaire, je crois que l'on pourrait tout simplement donner la permission aux écoles de se doter de brouilleurs d'ondes en classe. On règlerait ainsi la partie principale du problème.
Le rôle de l'enseignant est de gérer ce qui se passe à l'intérieur de la salle de classe et non ce qui provient de l'extérieur sur des objets minuscules difficiles à détecter. La tâche est déjà suffisamment lourde avec ses classes surchargées d'élèves en difficulté d'apprentissage ou de comportement pour que l'on ne permette pas cette mesure.
Pour ceux qui pensent à confisquer les cellulaires, c'est qu'il n'en n'ont jamais fait l'expérience. Voici un court exemple du cas de l'élève, les deux mains sous le bureau. On se demande : est-t-il en train de jouer avec ses mains? Est-il en train de calculer au moyen de sa calculatrice? Joue-t-il avec sa boucle de ceinture? Le temps d'approcher, l'objet est déjà au fond de sa poche de pantalon. Bonne chance pour le confisquer, si c'était bien de cela qu'il s'agissait. C. Pallascio -
Chantale Potvin est enseignante de français. Et romancière. Ça parait dans sa lettre où elle demande à la ministre de l'Éducation de bannir les téléphones cellulaires de nos écoles. À la lire, cette nouvelle technologie est ni plus ni moins le grand Satan responsable de tous les maux, notamment en matière d'orthographe. Enseignant depuis 20 ans, tout comme elle, je ne peux souscrire à sa vision apocalyptique en matière de maitrise de la langue.
En effet, de nombreuses études scientifiques démontrent que le texto ne nuit pas à la qualité du français. Certaines vont même jusqu'à démontrer tout le contraire! David Crystal, un linguiste de réputation internationale, abonde dans le même sens. Jusqu'au président du Conseil supérieur de la langue française, Conrad Ouellon, qui affirme que ce nouveau langage n'est pas une menace pour le français.
Le texto est un code qu'emploient les jeunes ET les adultes, faut-il le souligner, afin d'écrire plus rapidement sur un cellulaire. En 20 ans de pratique, je n'ai jamais trouvé de texto sur les copies de mes élèves. Jamais. Ces derniers savent quand employer ce registre de langue et quand ne pas l'employer. D'expérience, j'ai remarqué que les élèves forts et moyens sont en quelque sorte bilingues puisqu'ils maitrisent à la fois le texto et le français. Les élèves faibles, quant à eux, restent faibles.
Quand Mme Potvin affirme que «cette technologie insidieuse [...] ravage tout en grugeant lentement le taux de diplomation», on comprend qu'elle ne vit définitivement pas dans notre monde puisque celui-ci, au contraire, est en progression depuis quelques années.
Mme Potvin veut une loi nationale contre les cellulaires dans les écoles. Or, il existe ce qu'on appelle les conseils d'établissement qui déterminent les règles de vie d'une école. L'utilisation des cellulaires y est encadrée. Des parents y siègent. C'est le cas de mon école. Il y a des règles concernant l'utilisation du cellulaire et elles sont appliquées avec succès dans ma classe. Pourquoi une loi nationale alors? En quoi une loi nationale va-t-elle faciliter la discipline en classe de cette dame quand il existe déjà des règlements à ce propos dans les écoles? Qu'on les applique et c'est tout. Comme je le fais. Comme bien des enseignants le font.
Enfin, le seul endroit où je rejoins le point de vue de Mme Potvin est quant à l'usage abusif que certains jeunes font de leur téléphone cellulaire (on pourrait en dire autant des adultes - en passant). À cet égard, c'est aux écoles de prévoir dans leur code de vie des sanctions quant à des comportements inacceptables et au personnel scolaire de les appliquer. Plus encore, c'est aux parents d'apprendre aux jeunes à utiliser sainement ces appareils, ce qui est malheureusement rarement le cas. Claude Robert -
Chaque fois qu'on tente d'aller à l'encontre du progrès technologique on perd; de nombreux exemples en font foi. De plus à trop légiférer on perd le sens profond de notre choix politique, qui est la démocratie. Les lois sont nécessaires à leur échelle. Dans la classe, c'est le professeur qui devrait choisir. S'il est bon pédagogue, il saura soit tourner à son avantage cet outil académique formidable, soit faire respecter sa non utilisation en étant plus intéressant que la machine. La technologie n'est pas une fin, elle est un moyen. Elle n'est pas un obstacle, mais un défi.R.F. Sébastien
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Pas question de loi. Inutile. Chaque fois qu'une situation de ce type apparait, il y a toujours un groupe qui dit "il faut une loi!"
Eh bien non! Il ne faut pas de loi. Voulons-nous vraiment que chaque facette de notre vie soit légiféré? À un moment donné, il faut cesser de dire qu'il nous faut des lois et plutôt dire qu'il nous faut du cran! C'est à nous de dire que l'utilisation d'un cellulaire dans une école, un restaurant, ou autre lieu dérangeant est indésirable.
C'est plus fort qu'eux (et j'inclus les adultes et les jeunes dans ce groupe) d'être connecté constamment. Mais ils doivent être éduqué (eh oui!) autant comment s'en servir que quand s'en servir. Et cela, c'est le travail des parents pour les jeunes et de nous, la société pour les plus vieux.
Ça commence jeune les cellulaires maintenant. Comme beaucoup qui vont commenter sur ce sujet aujourd'hui, j'en avais pas quand j'étais au secondaire et au Cégep mais il en avait pas non plus.
Mais...
S'ils avaient été disponibles, en aurais-je eu un? Presque certainement, oui. Aurais-je fais pareil qu'eux? Très possiblement. Est-ce que ma mère me l'aurait dit? Oh que oui!
Maintenant, cela revient donc à nous tous de leurs dire. C'est une nouvelle forme d'étiquette qui naît.
Y. Mercure -
Je suis étudiant de secondaire 5 à l'École Secondaire des Compagnons-de-Cartier dans le programme PROTIC, où chaque élève a accès à son ordinateur portable en tout temps pour suivre le professeur et réaliser ses travaux. C'est un programme novateur à l'avant-garde de la réforme de l'éducation québécoise ainsi qu'un lieu où l'influence des nouvelles technologies sur les étudiants peut réellement être évaluée. Nous avons accès à Facebook, Twitter, Google+, textos, courriers et plus durant nos cours, et ce, depuis le début du secondaire. Comment donc un tel environnement peut être propice à l'éducation? À entendre la majorité des commentaires, c'est impossible. Pourtant, la réalité est bien différente. Non seulement ce programme est un milieu stimulant où est prônée l'autonomie, le travail d'équipe et le dépassement de soi, mais les problématiques reliées à la technologie y sont aussi grandement réduites. Les cas de cyber-intimidation sont repérés et réglés beaucoup plus tôt, l'élève apprend par lui-même à ne pas perdre son temps et la technologie passe d'une distraction à un outil puissant. Comment est-ce réalisé? C'est tout simple: la sensibilisation, l'éducation et l'apprentissage par soi-même. Les dangers et problématiques sont discutés en classe et l'étudiant a la pression de ses camarades pour bien travailler lors des travaux d'équipe. Nous apprenons les dangers des technologies et leurs possibilités sur une période de cinq ans, après quoi nous avons une longueur d'avance sur les autres élèves qui n'auront pas acquis de bonnes habitudes pour le Cégep. Bref, il est souvent oublié que la sensibilisation est une solution viable pouvant remplacer la répression, qui remet le problème à plus tard plutôt que de le régler. Olivier Binette
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Entièrement d'accord avec Jean Gouin. La dernière chose dont on a bsoin c'est d'une loi pour combler ce qui n'est rien d'autre qu'un manque flagrant de respect ou de savoir vivre de la part des élèves. C'est à l'école d'établir des règles et de veiller à les faire respecter.
Philippe Gaboury -
Quand on va à l'école, c'est pour étudier, pour apprendre. Rien ne doit déranger la classe ou distraire. Tous les petits appareils de type tablettes ou téléphones intelligents devraient être interdits, ou à tout le moins éteints durant toute la durée des cours ainsi que dans les périodes libres où l'on est sensé étudier dans d'autres locaux.
Il devrait exister une règlementation dans les écoles, dans ce sens, allant même jusqu'à confisquer l'appareil après trois avertissements ou sinon imposer des mesures disciplinaires. On va à l'école pour apprendre, pas pour tweeter.
P. Morneau -
Je suis de l'époque des dinosaures.
En 1977, je «tapais» mes textes sur les touches bien rondes d'une vielle Royale métal et ruban, sur papiers carbones.
Je traînais aussi à la taille un «paget» qui «beepaid» ou «shaikait» en affichant sur un écran minuscule le numéro à rejoindre.
À chaque fois, que j'étais avec l'un ou avec l'autre, c'était soit mon boss, soit ma blonde.
J'ai dû écrire deux volumes sur les excuses possibles pour ne pas répondre. Une fois, on annonçait à la radio la veille du Jour de l'An que le feu avait pris à Chapais avec des dizaines de morts, mon paget allait tomber dans le bol de punch quand le boss a annulé l'appel, mon collègue qui s'emmerdait dans son party familial annuel avait accepté de couvrir l'affaire.
J'ai connu l'époque de trainer un fax de 30 livres pour transmettre des textes de Mont-Joli à Montréal. Une révolution qui permettait aux journalistes de voyager toujours plus loin mais surtout plus longtemps. J'ai aussi connu l'époque des premiers téléphones cellulaires de dix livres. Puis cinq. Je les ai toujours évités, il y avait toujours une boîte téléphonique dans le décor.
Quand Sirois nous a annoncé en 1996 que le futur étaits les cellulaires manuels, j'ai demandé à ma nouvelle blonde ce qu'elle ferait avec ça. Elle m'a dit qu'elle le mettrait dans la main de sa fille avant de l'envoyer à l'école ! Avec un curieux sourire au visage...
J'en appelle aux anthropologues. Cette nouvelle blonde de 35 ans en 96 n'avait pas d'enfants et n'en a jamais eu depuis. Alors, quelle est cette curieuse volonté de vouloir contrôler...
Elle répétait déjà le discours de ces gens qui tentent d'envahir nos vies professionnelles et privées en tout temps et en tout moment et où que l'on se trouve.
Qui sont les premiers responsables des achats de masse de ces bidules à texto et à bavardage ?
Une bébelle à beeper, pour échanger des textos où se parler en tout temps entre deux personnes, c'est utile en cas d'urgence.
Et encore faut-il qu'il n'y ait aucune autre alternative car la vie privée et professionnelle n'a pas de prix.
Je n'ai toujours pas de cellulaire mais un téléphone à ligne fixe, un télécopieur et un PC branché par câble. J'ai ainsi accès à toutes les bibliothèques universitaires du Monde, ou presque. Là est le progrès du monde des communications, dans l'accès à la connaissance.
Mais le bavardage sur cellulaires ou les textos, très peu pour moi.
On peux-tu avoir la tête à soi, des fois ?
Pierre Montour, avocat. -
Si c'est pour l'utiliser avantageusement, pourquoi pas. Mais arrêtons de se leurrer. Dès que l'élève le peut, il sort le bidule et se met à écrire des textos, à un autre élève dans une classe incidemment...
L'autorisé à l'avoir sans bonne raison et encadrement, c'est revenir à lui laisser carte blanche pour abuser de facebook, twitter ou de youtube. C'est un gadget qui la majorité du temps est néfaste, car un gadget. Combien de temps perdez-vous vous même sur toutes sortes de gadgets électroniques? Une classe est un lieu d'apprentissage.
C'est un peu la même rengaine que l'utilisation des tablettes, notamment des iPads, geste très audacieux, mais en fait, c'est s'assurer que de mettre un outil qui sert à 5% à travailler et à 95% à jouer ou perdre son temps. Le cellulaire c'est moins de 1% de fonction «travail» et 99% de pure perte de temps. Sans compter le message envoyé qu'utiliser un cellulaire pendant que quelqu'un vous parle activement est polie et normale. Liriez-vous un livre en pleine conversation? Ou écouter votre musique sur votre mp3? Non car c'est impolie.
Alex Gingras, Québec -
ET LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS?
Début de la discussion
(Morgane -13 ans) -Papa, j'aimerais ça avoir un cell...
(Denis -41 ans) -Pourquoi?
(Morgane) -Parce que toutes mes amies en ont un... Tu pourrais me rejoindre en tout temps aussi...
(Denis) -As-tu d'autres arguments?
(Morgane) -Oui, si jamais j'étais en situation d'urgence, je pourrais te parler immédiatement...
(Denis) -C'est tout?
(Morgane) -Eh, oui...
(Denis) -Morgane, tes arguments ne tiennent pas la route. D'abord, ce n'est pas parce que la majorité de tes amies a un cell. que c'est nécessairement une bonne idée. Ensuite, lorsque j'ai quelque chose à te dire, je suis capable d'attendre ton retour à la maison pour te parler. Et, pour répondre à ton dernier argument, je te dirais que les vraies situations d'urgence arrivent très rarement. Particulièrement, lorsqu'on a ton âge et qu'on est à la maison aussitôt que la noirceur est tombée.
(Morgane) -Non, mais papa, tu comprends pas...
(Denis) -J'ai compris que tu n'es pas d'accord avec moi, mais, malheureusement pour toi, c'est moi qui décide. Par contre, quand tu auras 16 ans et que tu travailleras (pas plus de 15 heures par semaine pour ne pas nuire à tes études), tu t'en achèteras un.
Fin de la discussion Denis Clavet -
Bien que l'idée de M Lépine semble intéressante au départ, il semble oublier que les téléphones dit intelligents qui ont les capacités décrites ne se donnent pas. Même avec un contrat de 3 ans ceux-ci sont, en moyenne, autour de 200-300$ et demandent, dans la plupart des cas, un contrat de donnée avec le fournisseur de service. Évidemment les écoles pourraient offrir le service Wi-Fi avec tous les problèmes de sécurité inhérent à ce type de connexion. Pour les comportements décrits ci-haut, textos, appels, photos, vidéos, un appareil conventionnel peut faire l'affaire mais ne saurait être efficace dans l'environnement proposé. Pour 1 enfant ça peut peut-être aller mais pour 2-3 enfants, ouch. L'idée serait peut-être plus applicable dnas le cas des dernières années du secondaire. Ceci dit, je ne crois pas que l'on doive légiférer, les écoles ont les moyens et peuvent réglementer leur utilisation sur le territoire de l'école, en autant qu'elles ont le support des parents.
G. Roy -
Ben oui, on devrait l'interdire... pas besoin de légiférer pour ça. C'est à l'école de s'en occuper. Aucune "bébelle" n'entre dans une classe. Élémentaire! Cela doit être clairement indiqué dans le code de vie de l'école et bien compris des élèves dès la rentrée. Un point c'est tout.
Sylvie Séguin
Montréal
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