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L'entraîneur du Canadien doit-il impérativement parler français?

Randy Cunneyworth et Pierre Gauthier... (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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Randy Cunneyworth et Pierre Gauthier

Photo: Marco Campanozzi, La Presse

La Presse

La décision du Canadien de Montréal de remplacer Jacques Martin par Randy Cunneyworth, un unilingue anglophone, a suscité le mécontentement de beaucoup de Québécois. Certains suggèrent aux partisans de boycotter les produits de la brasserie Molson pour protester. Selon vous, l'entraîneur du Canadien doit-il impérativement parler français? Et comment les partisans peuvent-ils manifester leur mécontentement envers l'organisation du Canadien?

 

 

 

 

 

 

 

 

LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS. MAXIMUM DE 150 MOTS.

Guy Ferland

Professeur de philosophie au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse

On s'en souvient

Le Canadien de Montréal a été fondé en 1909 pour permettre à des Canadiens français de jouer dans la National Hockey Association (NHA). À travers toute son histoire, le club a gagné en misant sur le talent de joueurs francophones et en respectant ses partisans. Les grandes dynasties de la Sainte Flanelle ont été tricotées serrées avec de la fibre québécoise depuis le Rocket Richard, en passant par Jean Béliveau, Guy Lafleur et Patrick Roy, qui ont été les meilleurs ambassadeurs des Glorieux. Il y avait 12 joueurs francophones dans l'équipe lorsque Le Canadien a remporté sa 24e coupe Stanley, en 1993. Depuis, c'est la disette. On mise sur le talent étranger, très peu sur la sélection locale. Les résultats sont décevants et désolants. En fait, l'équipe de Montréal est passée d'un grand club de hockey avec une identité nationale à une grosse industrie internationale de divertissement. Nommer un entraîneur unilingue anglophone pour le CH dans ce contexte, c'est un manque de respect qui confine à du mépris envers les partisans. On se fout des résultats et du public, pourvu qu'on remplisse le Centre Bell et qu'on vende des produits dérivés. Non seulement les partisans ont le droit, mais ils ont peut-être même le devoir de se révolter et de boycotter tous les produits de la brasserie Molson.

Caroline Moreno

Écrivain et comédienne

Droit au but

Un vérificateur général unilingue anglais, des juges unilingues anglais, des dirigeants d'entreprise québécoise unilingues anglais, des députés et des ministres unilingues anglais, quoi de plus normal ! Mais, que l'entraîneur de l'équipe de hockey de Montréal, dans laquelle évoluent un ou deux jours Québécois, ne parle pas un mot de français, quelle insulte! Les amateurs de sport ont raison de s'indigner, mais les nominations de Michael Ferguson,  Michael Moldaver, Marshall Rothstein, Kim McInnes, Ruth Ellen Brosseau, s'avèrent aussi contestables que celle de Randy Cunneyworth. La fierté ne doit pas se limiter aux gradins du centre Molson. Go habs go!

Nestor Turcotte.... (PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE NESTOR TURCOTTE) - image 4.0

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Nestor Turcotte.

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE NESTOR TURCOTTE

Nestor Turcotte

Théologien et philosophe.

Encore la langue

Le Québec lutte pour conserver ses racines françaises en Amérique. Il a essayé de protéger la langue française en promulguant la loi 101, mais cette loi, datant de 1977, est de plus en plus vidée de sa substance. Aucune loi, si restrictive soit-elle, ne peut sauver une langue. Toute langue est sauvée par la volonté de ceux qui la parlent. Qui la parlent le mieux possible. Qui l'écrivent le mieux possible. Les personnes occupant un poste prestigieux dans la société doivent donner l'exemple. De cette façon, la vie sera « BELL »...

Le club de hockey Canadien a répété une grave erreur historique en imposant un unilingue anglophone comme entraîneur de la Sainte-Flanelle. Peut-on imaginer un entraîneur du club  de hockey de Toronto, unilingue francophone? Le tollé serait généralisé.

Les « francofuns » du Québec ne doivent pas se gêner pour manifester leur mécontentement. Je suggère, personnellement, deux gestes significatifs: ne plus acheter les produits de la brasserie Molson et, un samedi soir, après l'hymne national chanté « bilingual », entonner spontanément « Gens du pays » de Gilles Vigneault. Ou un organisme nationaliste québécois distribue, à l'entrée du centre sportif, un brassard sur lequel seraient imprimés les mots: QUÉBEC FRANÇAIS... L'entraîneur pourrait, en une soirée, apprendre au moins deux mots de la langue de chez nous. Ce serait un début...

Il faut encourager le bilinguisme, même le "trilinguisme" personnel. Il faut cependant exiger l'unilinguisme français dans les institutions québécoises. La nation québécoise est une nation française d'Amérique. A-t-elle uniquement le goût de survivre ou a-t-elle le goût de disparaître? Toute la question est là !

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Pierre-Yves McSween

Pierre-Yves McSween

Comptable agréé, enseignant au cégep régional de Lanaudière et chargé de cours à HEC Montréal

Rien de plus qu'une marque

L'importance du débat entourant l'unilinguisme de Randy Cunneyworth démontre un symptôme de notre société : nous nous intéressons plus au sort de notre équipe de hockey que de l'avenir de notre province. Ceci étant constaté, il faut faire une bonne lecture de la situation. Monsieur Cunneyworth étant déjà dans l'organisation, on pouvait en faire un Jacques Laperrière et lui laisser diriger le club d'ici la fin de la saison. La meilleure période pour trouver un entraîneur n'est pas la période du temps des fêtes, mais la période estivale. Nous devons faire preuve d'intelligence situationnelle et non se rebeller pour une décision temporaire. En septembre, nous verrons peut-être Bob Hartley, Patrick Roy ou autres francophones diriger les Canadiens de Montréal. Mais ce que nous pouvons réaliser collectivement, c'est qu'un club de hockey de la LNH n'est qu'un simple morceau d'une association de propriétaires pouvant bien faire ce qu'ils veulent dans leur club privé. C'est une entreprise, pas une religion ni une affaire d'État : c'est simplement une société dont les revenus sont générés par les partisans qui sont eux-mêmes des espaces publicitaires gratuits. Toutefois, satisfaire le partisan est aussi satisfaire son client. Si le client est insatisfait, il peut consommer ailleurs. Le problème ici, c'est que le partisan ne veut pas consommer ailleurs ni arrêter de consommer. Cette situation soulève un autre questionnement : si nous ne sommes pas en mesure de comprendre la deuxième langue du pays, il faudrait commencer à se questionner sur notre propre unilinguisme généralisé. Arrêtons d'avoir peur, soyons ouverts. Arrêtons de jouer aux victimes en faisant nous-mêmes de la discrimination. Le hockey est maintenant mondialisé, les joueurs viennent de tous les endroits du monde. La seule langue qui est comprise de tous les joueurs, c'est l'anglais. J'adore le hockey, j'aime aller voir un match du Canadien, mais le fait qu'on en fasse la première page de notre journal quotidiennement m'indigne davantage que la langue parlée par un coach dont l'espérance d'emploi est de 18 mois. Le journalisme sportif est rempli de vide : j'ai horreur du vide.

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Daniel Gill

Daniel Gill

Professeur agrégé, Institut d'urbanisme, Faculté de l'aménagement

Boycottons les produits vendus au Centre Bell

Cela montre très bien que, malgré les apparences, Jeff Molson n'est aucunement au courant de la réalité québécoise avec toutes les nouvelles qui circulent depuis quelques semaines sur le traitement du français dans les entreprises québécoises.  Comment peut-on accepter qu'une organisation puisse continuer à renier un passé dont l'histoire est intimement liée à celle d'un peuple? En fait, cela s'inscrit dans une tendance lourde entamée par l'ère Gainey qui a vidé le club de ce qui lui restait de francophones et qui ne fait que se poursuivre avec Gauthier.

Toutes les grandes villes nord-américaines ont un lieu affectif avec leurs équipes sportives qu'on pense aux Yankees, aux Celtics, aux Packers, aux Red Wings. Il ne viendrait jamais à l'idée de leurs propriétaires de renier un passé qui assure leur rentabilité financière.

Quant à ceux qui ne cessent de répéter que la langue ou l'origine des joueurs et instructeurs n'a pas d'importance, car c'est la victoire qui prime, ils devraient s'ouvrir les yeux. Autrefois avec ses Québécois, le Canadien gagnait en moyenne la coupe tous les deux ans, il l'a gagné deux fois durant les 30 dernières années.

Boycotter les produits vendus un Centre-Bell toucherait financièrement l'organisation et au lieu d'acheter une casquette et surtout de la bière, les fans (s'il y en a encore) devraient se présenter au Centre Bell les poches vides avec le fameux sac brun de la honte sur la tête.

Jana Havrankova

Endocrinologue

Manque de sensibilité

Il faut vivre sur une autre planète pour ne pas savoir comment est perçue au Québec une nomination des personnes unilingues anglophones. Que ce soit à la Banque Nationale ou à la Caisse du dépôt et de placement, la présence des personnes qui ne parlent que l'anglais est presque unanimement décriée. La direction du Canadien devait prévoir que la nomination d'un entraîneur unilingue anglophone allait heurter ce symbole québécois que représente le Canadien de Montréal. Toutefois, avant de m'indigner davantage, j'aimerais poser quelques questions. Faillait-il absolument congédier l'entraîneur avant d'en trouver un bilingue? La direction du Canadien avait-elle le choix? Un entraîneur bilingue était-il disponible? Les partisans désirent avant tout que le Canadien gagne. Vont-ils boycotter les produits de Molson? Cela se peut, parce que c'est facile. Ils n'ont qu'à boire les bières de Labatt ou les multiples bières artisanales sur le marché. Vont-ils boycotter les matchs du Canadien? J'en doute. Si le Canadien recommence à remporter des victoires, on oubliera vite le manque de sensibilité dont la direction du Canadien a fait preuve.

Louis Bernard

Avocat et consultant

De retour aux années 50

Il est un certain nombre de domaines, dans le Québec d'aujourd'hui, où la capacité de communiquer en français, même lorsqu'elle n'est pas requise par la loi, s'impose en raison du sens commun. Les Québécois, avec raison, en font une affaire de respect envers la majorité des citoyens et le caractère de la nation. C'est évidemment le cas des institutions publiques comme la Cour suprême et le Vérificateur général du Canada, des institutions parapubliques comme la Caisse de dépôt et placement ou même des entreprises privées comme la Banque Nationale. Et c'est aussi le cas pour une "institution populaire" comme les Canadiens de Montréal à laquelle une grande partie de la population s'identifie spontanément. Ce qui pouvait, malheureusement, être acceptable il y a quelques années ne peut plus l'être aujourd'hui, et ceux qui ne l'ont pas encore compris l'apprendront à leurs dépens. En plusieurs circonstances, comme lors des conférences de presse avec les chroniqueurs sportifs, l'entraîneur-chef est l'image et le porte-parole du club: le moins qu'on puisse dire, c'est que la communication ne sera pas aussi étroite qu'elle devrait l'être. De plus, il est certain que les joueurs francophones auront de la difficulté à se sentir "chez eux" dans une chambre où tout ce qui compte se fera en anglais, comme dans n'importe quelle autre équipe de la LNH. Ceux qui ont vu le film sur la vie de Maurice Richard reconnaîtront aisément le Québec des années 50.

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général, Fédération des médecins résidents du Québec

Une situation temporaire

Les Canadiens de Montréal se cherchent. En fait, ils sont à la recherche de l'étincelle qui leur permettra de gagner des matches et de répondre aux attentes des amateurs. On dirait que les joueurs sont incapables de prendre la pression lors des moments importants, ou encore, qu'ils laissent filer une avance de quelques buts alors que le match est à leur portée. Les jeunes manquent de caractère. Pourtant, sur papier, ils ont tout ce qu'il faut, à part cette volonté de gagner à tout prix. Je ne suis pas un grand fan de Jacques Martin. Son renvoi n'a même pas semblé fouetter les troupes. Je n'ai jamais cru qu'il était l'homme de la situation. Mais quel entraîneur peut l'être quand les joueurs ne font pas leur boulot adéquatement. Je m'ennuie de Guy Carbonneau, à qui on n'a laissé aucune chance. À savoir maintenant si l'entraîneur que l'on engagera éventuellement doit obligatoirement parler français, il est évident que cela s'impose. Nous savons pour l'instant que Randy Cunneyworth a été nommé temporairement au poste d'entraîneur. On voulait envoyer un message clair aux joueurs. Voilà, c'est fait. Maintenant, il appartient à la haute direction du Canadien de trouver la perle qui satisfera les amateurs exigeants que nous sommes. Les partisans du Canadien sont des inconditionnels de leur équipe. Ils vont accepter une situation temporaire, mais exiger que les dirigeants du Canadien leur procurent, dans un avenir pas trop lointain, un nouvel entraîneur, pas nécessairement un francophone de souche, mais un entraîneur de qualité, un homme de hockey, qui saura converser en français.

Marc Simard

Enseignant, Collège François-Xavier-Garneau (Québec)

Manque de flair et mauvais contexte

Quand Randy Cunneyworth a accepté en 2010 le poste d'entraîneur des Bulldogs de Hamilton, club ferme des Canadiens de Montréal, il l'a bien sûr fait dans le but de se rapprocher du poste convoité (il n'y en a que 30) d'entraîneur-chef d'une franchise de la LNH, à Montréal ou ailleurs. Mais il n'avait certainement pas prévu ce scénario où, à peine 17 mois plus tard, il allait succéder à son ami et mentor Jacques Martin dans la controverse. Hélas, pendant ces quelque 500 jours, il n'a pas fait les efforts nécessaires pour apprendre ne serait-ce que quelques phrases de français.

M. Cunneyworth a été fort mal avisé d'accepter cet emploi à Hamilton malgré son ambition. D'abord parce qu'il s'est joint à une organisation qui est à la dérive sur le plan sportif depuis le congédiement de Serge Savard en 1995, une organisation qui repêche mal et qui choisit mal ses dirigeants et ses agents libres. Et ensuite parce qu'il aurait dû savoir, ne parlant pas français, qu'il se lançait tête première dans un cul-de-sac. Ce manque de flair est aggravé par le contexte actuel alors que des crises linguistiques viennent de secouer la Caisse de Dépôt et la Banque Nationale et que les Gardiens de la Langue sont aux abois au point où ils veulent interdire aux francophones de fréquenter le cégep en anglais, forcer les enfants à parler français dans les cours d'école et réécrire la Loi 101. Alors on comprendra qu'il est impossible dans ces circonstances à un unilingue anglophone de diriger une institution sacrée comme le Canadien de Montréal.

Même si, dans la logique de l'entreprise, Randy Cunneyworth était le seul candidat possible hic et nunc, il n'arrivera pas à sauver sa peau, sauf si le CH remportait par miracle la coupe Stanley en juin prochain, et encore!

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Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'École nationale d'administration publique

Les conséquences d'un monopole

Imaginons que les Nordiques sont de retour à Québec. Pensez-vous qu'une entreprise comme le Canadien prendrait le risque de s'aliéner une partie de sa clientèle en nommant un entraineur unilingue anglophone? Je ne le crois pas! Le Canadien de Montréal occupe une position de quasi-monopole sur l'offre de hockey de la LNH au Québec : il domine un marché où la concurrence reste marginale. C'est cette situation de monopoleur qui lui permet de prendre des décisions sans trop se préoccuper des préférences des amateurs. Les dirigeants doivent probablement se conforter avec l'idée que le Centre Bell sera toujours bondé et les revenus publicitaires au rendez-vous, et ce, peu importe qui est l'entraineur de l'équipe. Les propriétaires du Canadien oublient cependant qu'ils sont en concurrence sur d'autres marchés. Comme les amateurs de hockey sont aussi (souvent) des consommateurs de bière, ils peuvent envoyer un message de désapprobation à la direction de l'équipe en répondant à l'appel au boycottage. D'ici le retour des Nordiques, il s'agit d'un des seuls moyens à leur disposition pour faire payer à la direction du Canadien de Montréal le prix de ses mauvaises décisions. Le feront-ils? Ce serait une intéressante démonstration que notre conscience nationale peut s'exprimer autrement que par la bouche des politiciens.

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  • François Gagnon

    «Damage control»

    Sorry mister Molson: mais ce n'est pas en milieu d'après-midi, hier, par un laconique communiqué qui semblait sortir directement du cabinet National... »

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Commentaires (26)
    • Vivement le retour de Serge Savard........André Chassé

    • En quoi sommes-nous surpris de la décision des Molson? Ils ont pu nommer un entraîneur unilingue anglophone parce qu'ils savent qu'ils peuvent maintenant se le permettre. Les médias en parleront quelques jours et on passera à autre chose.



      Les Québécois se spécialisent dans l'à-plat-ventrisme depuis plusieurs années, et les Molson l'ont bien compris. Le rejet de l'option souverainiste aura plusieurs effets de ce type, vous verrez, ça ne fait que commencer. Mathieu Thomas

    • Du pain et des jeux. Petit peuple!

      -Mike bison

    • Les gens ne semblent pas le réaliser, mais Randy Cunneyworth n'est que l'entraîneur par intérim du Canadiens de Montréal. En d'autres mots, il ne sera plus l'entraîneur-chef la saison prochaine.



      Si le Canadiens a pris cette décision, c'est parce que l'équipe va en ce moment affreusement mal. Pour l'organisation du CH, Cunneyworth était la meilleure solution. Je suis convaincu qu'avant de prendre cette décision, l'organisation a pesé le pour et le contre.



      D'ailleurs, que préfériez-vous? Une équipe qui a des meilleures de gagner ou une équipe perdante avec un entraîneur québécois.



      Il est vrai que le relation entre le Canadiens de Montréal et ses partisans est bien spéciale, mais à la fin le but reste toujours le même et ce dernier est de GAGNER.
      Félix Archambault

    • La seule langue que doit parler un entraineur de hockey, c'est le hockey! Le reste est accessoire. Donnons la chance à Randy Cunneyworth de prouver ce dont il est capable! Paul Gendron

    • Pour plaire aux québéquois qui veulent du changement je suggère pour remplacer Jacques Martin nul autre que François Legeault comme entraineur et Sirois son assistant, c'est tout probable que le canadien finirait bon dernier mais c'est pas grave c'est un bon changement et comme dirait notre nouveau coach ON VERRA !!! Lucien Jutras

    • Apprendre des langues a toujours été pour mois un signe de richesse. Les anglophones comme les francophones du Canada devraient maitriser au moins deux langues sinon trois. Dans les entreprises en Europe, beaucoup de dirigeants et de cadres sont carrément polyglottes, même si les transactions se font en anglais. C'est non-seulement un signe d'ouverture mais un atout que ne négliront jamais les locuteurs d'une langue étrangère. Comme tout le monde, les Québécois saluent les efforts de ceux qui essaient d'apprendre leur langue.

      Si les fils de Kim Jong-il, issus du pays le plus fermé de la planète, ont été capable d'apprendre le français, je suis certain que monsieur Cunneyworth, un Ontarien, le pourra. En vérité, je ne blâme pas le nouvel entraineur du canadien. Mais ce sera pour lui une très bonne occasion d'élargir ses connaissance d'une langue "étrangère".

      David Dupuy

    • @ RLatour -- Ce serait une bonne idée. Mais commençons par lea"plus grosse" et la plus visible, la Sainte Flanelle. L'Alouette suivra...

      Pourquoi tancer Jacques Martin ? Au moins il se fait comprendre, quitte à s'améliorer, ce qu'on lui souhaite de tout coeur en 2012... Yves Chartier

    • J'apprécierais beaucoup que les outrés cessent de parler en mon nom. En tant que partisan, j'aimerais bien que les gens prennent un peu de recul face à une situation qui est en voie de devenir un monstre médiatique où chaque intervenant semble plus enclin à se faire du capital politique que de soutenir réellement la cause.

      À la base, le Canada fonctionne avec deux langues officielles et jusqu'aux dernières nouvelles, l'entraîneur du Canadien parlait parfaitement une de ces deux langues. Je suis québécois et le fait que l'entraîneur par intérim soit unilingue ne m'importune pas du tout, s'il avait fallu qu'il parle exclusivement le mandarin ou encore le finlandais surement que mon discours serait un peu nuancé sur son fond, j'en conviens, mais dans la situation qui nous concerne il est de mauvaise foi de s'indigner pour une situation qui est courante dans la société et particulièrement dans la sphère du monde des affaires.

      Il est intellectuellement malhonnête de croire que le français est la langue usuelle en affaire, d'ailleurs la langue officielle de la Ligue Nationale de Hockey est l'anglais. Commençons par maîtriser et perpétuer notre langue avant d'exiger d'une personne qu'elle s'y convertisse pour quelques mois.

      Les québécois souffrent d'un vieux complexe judéo-chrétien d'infériorité et non, le fait que l'entraîneur d'une institution privée parle seulement une langue ne nous donnent pas tous les droits, s'il ne vous plaît pas d'être servi en anglais, changer de fournisseur.

      Dans la situation qui nous concernent les journalistes se feront un plaisir de traduire pour les unilingues francophones, ça les empêchera d'avoir trop de temps pour chercher de futiles controverses ou encore des pseudo-complots dans les vestiaires.

      Le gouvernement HarPEUR bafoue quotidiennement la langue française et pourtant les gens restent stoïques devant une telle situation qui, selon moi, est beaucoup plus inquiétante pour la pérennité et le respect de la langue de Molière au Québec que la situation d'un entraîneur d'un jeu de hockey.

      M.Savard

    • La vraie question dans ce débat est de savoir où tracer la ligne entre, d'une part, l'inévitable usage de l'anglais en tant que langue commune dans des contextes multilingues comme le sport professionnel ou les affaires internationales et, d'autre part, l'usage nécessaire de la langue de la majorité lorsqu'on doit communiquer avec elle de façon régulière, à plus forte raison publiquement. Cette ligne a été franchie dans le cas de l'entraineur du Canadien de Montréal. Et le peuple a dit haut et fort que son seuil de tolérance avait été dépassé. Peu importe les comparaisons avec le cas des Alouettes de Montréal ou les anciens entraineurs unilingues du Canadien, la situation de cette équipe est socialement et culturellement unique en ce sens qu'elle est devenue pour les francophones québécois un monument, un symbole identitaire, une image qu'on ne peut impunément altérer ou travestir. Qu'on essaie donc, pour voir, de changer le logo ou les couleurs du chandail du Canadien!
      />On accepte tant bien que mal le fait que l'équipe ne compte presque plus de joueurs francophones, que le capitaine soit incapable de s'exprimer en français, mais on refuse désormais que le principal porte-parole de l'équipe soit un unilingue anglophone. Et le client a toujours raison, quoi qu'en disent certains ténors dont les valeurs ont curieusement tendance à s'ajuster aux causes qu'ils défendent. Le soccer international est aussi un sport où les équipes sont des mosaïques de dizaines de langues. Et pourtant il serait impensable de voir, par exemple, l'instructeur de l'équipe de France ne pas pouvoir s'exprimer en français, peu importe qu'il ait été reconnu comme le meilleur au monde.
      Le défi de l'avenir sera de fixer les balises en ce qui a trait à la place que prendra l'anglais en tant que langue commune et celle que devront occuper les autres langues en tant que dépositaires des valeurs, des traditions, de la culture et de l'identité de nations comme la nôtre dont la survie dépend non seulement d'une volonté commune, mais de celle de ses dirigeants.

      (Publié dans Le Droit, 21 déc. 2011) Pierre Calvé

    • Quel beau cadeau pour nos enfants! Nous sommes les défauts de nos qualités. Cette susceptibilité et montée au barricade si rapide qui permet de mettre tous les gens au pied d'alerte chaque fois qu'on ressent le français menacée donne aussi à l'attitude québécoise un éternel rôle d'envahit, de gens sur les talons, d'opprimés et lèguent par le fait même au générations suivantes l'idée subconsciente que le québécois n'est la que pour lutter contre l'oppression anglophone. C'est un lègue lourd et anachronique qui sert bien son dessein mais qui réclame un lourd cout en terme d'innovation, de dynamisme, d'optimisme et d'espoir pour tout le peuple québécois. Comme si nous n'étions bon que pour protester contre les anglophones. Cette image du petit peuple fâché contre un Molson propriétaire d'une équipe de Hockey canadienne française semble tout droit sorti des années 50. Mr. Turcotte parle de Toronto tandis que l'anglais n'est même plus une langue dominante la-bas. Si Montréal était une ville aussi francophone que Toronto est anglophone, on aurait l'OLQ travaillant les 24hrs. Avec 200,000 immigrants par année, Toronto regarde vers le futur et se soucit peu de la langue... De plus, bravo à tous les gens et média qui vivent dans le négationisme culturel de Montréal. Qui vivent comme si entre 1760 et 2011, Montréal était passé d'une poignée de sulpiciens et de coureurs de bois à une grande métropole comme par magie. Comme si les anglais n'avaiet été la que pour oprimer alors qu'ils ont bâtit Montreal alors que les québécois construisaient des églises et se fesait dire de ne pas aller à l'école et de baisser la tête devant l'authorité religieuse. C'est la faute aux anglais, ça aussi? Quand-est qu'ils ont vu le drapeau de Montréal pour la dernière fois? Quand il y eut l'éxode des anglophones hors de Montréal, il courrait la blague que les derniers à partir ne devrait pas oublier d'éteindre les lumières. Ils l'ont fait, voilà 20 ans que Montréal glisse chaque fois plus dans la médiocrité. Montréal n'est plus ce qu'elle était, le CH n'est plus ce qu'il était, le Québec (avec 1,000,000 d'habitants de + en 20 ans) n'est certainement plus ce qu'il était. Nous somme une enclave folklorique c'est tout. Ce n'est pas le coach unilingue qui me dérange, c'est l'esprit de victimisation qui règne dans l'esprit collectif de tout un peuple qui, une fois au contrôle de son destin, n'a fait que décevoir.
      G. Gomez

    • ***LE «HARPERISME» ET L'UNILINGUISME, CES «CORPS ÉTRANGERS»!***

      Dans le contexte actuel, il faut, plus que jamais, exiger impérativement que les dirigeants et sous-dirigeants des diverses institutions parlent le français.

      Il y a une anglicisation flagrante et contagieuse de larges secteurs de la ville de Montréal. Malgré la loi 101, il est clair que le français recule ou stagne, ce qui n'est guère réjouissant.

      Qui plus est, les Québécois doivent vivre sous le joug du tyranneau Harper, lequel a été élu avec 39% des votes. Les Québécois, sauf quelques exceptions que je respecte, ne veulent rien savoir de l'imbuvable et réactionnaire idéologie «harperienne».

      Alors, je recommande la prudence à ceux qui renforcent l'unilinguisme. Un sentiment souverainiste enflammé pourrait renaître de ses cendres.

      Moi, je refuse de vivre dans un pays «harperisé» et ne respectant les millions de Québécois et Canadiens dont la langue française est la langue maternelle ou celle qu'ils ont choisie.

      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

    • En quoi sommes-nous surpris de la décision des Molson? Ils ont pu nommer un entraîneur unilingue anglophone parce qu'ils savent qu'ils peuvent maintenant se le permettre. Les médias en parleront quelques jours et on passera à autre chose.

      Les Québécois se spécialisent dans l'à-plat-ventrisme depuis plusieurs années, et les Molson l'ont bien compris. Le rejet de l'option souverainiste aura plusieurs effets de ce type, vous verrez, ça ne fait que commencer.

      M. Thomas

    • Les propos de Monsieur McSween illustrent, quoi très mal selon moi, la problématique du fait français dans notre société, et plus particulièrement dans nos institutions. L'intelligence situationnelle exprimée par M. McSween, c'est Gauthier et Molson qui auraient dû la développer lors de l'embauche du coach à Hamilton il y a 18 mois. Si le plan de «Monsieur» Gauthier était de faire éventuellement monter Cunneyworth à la tête du Canadien, il n'avait qu'à lui payer des cours de français à ce moment-là et aujourd'hui, le drame aurait été évité... Mais voilà... qui, dans l'organisation du Canadien, se préoccupe du fait français ? Qui, dans cette organisation jadis prestigieuse, se questionne sur la pertinence d'engager des joueurs et des administrateurs francophones ? Et, oserais-je dire, qui laisse ces joueurs ou administrateurs s'exprimer en français.... voire s'exprimer tout court ? La manie de tout contrôler, d'appeler «Monsieur» des jeunots de 19 ans, d'encadrer à l'extrême les points de presse et le travail de tout un chacun a fait en sorte que l'équipe a pris ses distances face à ses fans, face à ses commettants et... face à ses véritables propriétaires. Car le Canadien, comme l'a exprimé si justement Serge Savard, appartient au peuple, pas à Molson ou à Gillett. À l'époque où la religion faisait partie de nos vies, Dieu «appartenait» à ceux qui le priaient, aux petites gens, et non aux clercs qui en faisaient la promotion. Idem pour le Canadien maintenant. Parce que comme disait Jacques Demers, «le Canadien, c'est plus gros que la vie». Et que Gainey, Gillett, Gauthier ou Molson ne l'aient pas compris est la plus grande absurdité que leur arrogance ait engendrée. À force de prendre ses fans pour acquis, à force de les considérer comme de simples signes de dollars, l'organisation les a tout simplement trahis. Peu à peu. Patiemment. Vivement une nouvelle culture, vivement une nouvelle vision... M. Corbeil

    • Que le nouvel entraîneur du CH parle français, anglais, arabe ou chinois, ce n'est pas important!



      En ce qui me concerne, j'attends du nouvel entraîneur qu'il fasse gagner le CH et qu'il tire le meilleur de ses joueurs! Que prenne fin ce débat inutile et d'une autre époque! J.P. Doucet

    • Oui! D'une part pour une question de respect pour les partisans. Mais surtout parce que je suis de plus en plus d'avis que le talent des québécois (à tous les niveaux ? joueurs et entraineurs) n'est pas reconnu. Il faut définitivement remettre une emphase sur les québécois, non seulement pour protéger la langue, mais surtout parce que je pense que c'est la meilleure façon de redonner aux partisans une équipe gagnante. Ça commence avec le développement des joueurs, le recrutement, puis la sélection des meilleurs éléments. On va appeler ça un plan quinquennal (!) mais il faut absolument revenir aux sources et faire confiance au talent local!!! C'est dans nos trippes. C'est notre sport. C'est sûr et certain qu'on peut être une puissance mondiale dans le hockey. Prenons les moyens et donnons-nous les chances de le prouver ! Martin Cousineau

    • M. McSween, vous écrivez: «Mais ce que nous pouvons réaliser collectivement, c'est qu'un club de hockey de la LNH n'est qu'un simple morceau d'une association de propriétaires pouvant bien faire ce qu'ils veulent dans leur club privé». Je ne suis pas au HEC, mais une chose dont je suis sur, c'est que le Canadien de Montréal est certainement plus qu'une simple business, un simple morceau de la LNH. Vous confondez le CH et les Maple Leafs de Toronto. Vous ne tenez pas compte de la dimension culturelle.
      APratte
      Sherbrooke

    • C'est tout simplement un manque de jugement tout d,abord des propriétaire même si dans leur optique ce n'était que temporaire, mais encore plus par Pierre Gauthier lui qui est francophone et québecois, qu'il soit fédéraliste ou souverainiste, mais en fait même Randy Cunneyworth a lui aussi été téméraire d'accepter le poste, ça démontre tout simplement son manque de conaissance sur la réalité québecoise dans son ensemble et presque un sentiment anlgo de supériorité des années 50. Gilbert Rochon

    • OUIIIIIII! Par respect pour les supporters, pas pour les joueurs, ces enfants gâtés millionnaires dont la majorité sont unilingues anglophones...

      Marie Miedou

    • Tout ça, est une question de respect. S'exprimer dans la langue de la majorité est un pré-requis essentiel et incontournable. Ce qui est surprenant, c'est que la direction du CH n'ait pas prévu que leur décision irrespectueuse allait provoquer un tollé. Plus surprenant encore, c'est qu'un membre de la famille Molson n'ait pas eu le courage d'opposer son véto dans les circonstances. Les vrais Molson, ceux des générations précédentes, ont toujours été conscients que les buveurs de bière francophones, juchées dans les balcons du Forum ou du centre Molson (aujourd'hui Bell), étaient ceux qui ont fait leur fortune. Qui sait, on a peut-être décidé d'accorder plus d'importance aux buveurs de scotch qui ont les moyens de se payer des loges et qui ne s'offusquent pas devant l'assimilation des francophones et applaudissent le recul de la culture française dans l'ex-métropole du Canada. Si au moins M. Cunnyworth s'exprimait en Russe, il serait probablement à demi pardonné. Le Québec, Montréal et le CH ne sont plus ce qu'ils étaient, malheusement. Le temps passe et on oublie que la suspension d'un Maurice Richard - ce héros du hockey le CH gravé dans le coeur - avait sonné le reveil des franco-québécois et annoncé le début de la Révolution tranquille.
      À d'autres temps, d'autres moeurs. . . Vive John Labatt!!!

      Pierre April
      Newport

    • Vivant en région éloignée soit à Bic près de Rimouski, je m'étonne d'entendre parler français dans ce superbe coin de pays. Cette si belle langue noyée d'anglicismes et utilisée par une faible minorité de gens dans les Amériques, cette belle langue, dis-je est menacée, gravement menacée.
      Que l'entraîneur parle russe, chinois ou anglais pourvu que l'on gagne, en effet vendre son âme au diable pourvu que l'on parvienne à ses fins, voilà le but ultime. Consternant, navrant, désolant sont les mots qui me viennent à l'esprit en entendant pareil commentaire. Moi, si je vais à l'étranger, veut me lier d'amitié avec ces gens qui m'accueillent dans leur coin de pays, c'est le respect de l'autre et l'empathie envers autrui qui dicte cet élan spontané de vouloir communiquer avec lui dans sa langue maternelle, mais voilà le respect a foutu le camp et c'est pourquoi les capitaines du Canadien, actuel et antérieurs, n'en n'ont rien à cirer de prononcer quelques mots en français lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes.
      Maintenant la goutte qui fait déborder le vase, un premier point de presse uniquement en anglais de la part du nouvel entraîneur. Remarquez je n'ai rien contre le monsieur, bien au contraire car, grâce à lui, ce qu'il reste de fierté chez la nation canadienne-française vient de s'exprimer chez les gens qui s'indignent et ce en un long plaidoyer qui s'apparente au dernier souffle du mourant.

      Denis Baribeau

    • Eh ben voilà. Après avoir dit non à l'indépendance à 2 reprises, après s'être employé à massacrer la langue française dans le mass média depuis maintenant plus de 20 ans (cotes d'écoute obligent, n'est-ce pas ?), après avoir tassé cavalièrement Gilles Duceppe, un homme qui a donné sa vie à la cause du Québec au profit d'un chef ''sympathique'' mais anglophone, de surcroît maintenant décédé, après être resté silencieux sur la question de l'affichage unilingue en anglais qui pullule depuis maintenant beaucoup trop longtemps, voilà que le Grand Nationaliste Québécois - Présupposé - refait soudainement surface, ''outré'' par la décision de la Sainte-Flanelle de nommer un coach anglophone.

      Attention. Si ça continue, on va se mettre à verser des larmes de crocodile. Heureusement, il existe des Pierre-Yves McSween pour remettre le ''bon peuple opprimé'' à sa place.

      Gordon Sawyer

    • Comment se fait-il que nous revenions encore à ce débat politique en pleine joute sportive? Lâchez-nous les basquets! Que le meilleur entraîneur disponible, qu'il soit unilingue ou non, dirige cette équipe vers la victoire! Notre langue et notre culture ne sont pas en danger parce qu'un entraîneur du Canadien est unilingue. Je trouve même injuste que l'on ne donne aucune chance à M. Cunnyworth. Et si nous gagnions en lui un nouveau concitoyen bilingue dans quelques années? Svp, chers amis nationalistes, occupez-vous à d'autres batailles et laissez-nous apprécier notre sport NATIONAL! Steve Desgagné

    • Le CH et les indignés
      Vivant en région éloignée soit à Bic près de Rimouski, je m'étonne d'entendre parler français dans ce superbe coin de pays. Cette si belle langue noyée d'anglicismes et utilisée par une faible minorité de gens dans les Amériques, cette belle langue, dis-je est menacée, gravement menacée.
      Que l'entraîneur parle russe, chinois ou anglais pourvu que l'on gagne, en effet vendre son âme au diable pourvu que l'on parvienne à ses fins, voilà le but ultime. Consternant, navrant, désolant sont les mots qui me viennent à l'esprit en entendant pareil commentaire. Moi, si je vais à l'étranger, veut me lier d'amitié avec ces gens qui m'accueillent dans leur coin de pays, c'est le respect de l'autre et l'empathie envers autrui qui dicte cet élan spontané de vouloir communiquer avec lui dans sa langue maternelle, mais voilà le respect a foutu le camp et c'est pourquoi les capitaines du Canadien, actuel et antérieurs, n'en n'ont rien à cirer de prononcer quelques mots en français lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes.
      Maintenant la goutte qui fait déborder le vase, un premier point de presse uniquement en anglais de la part du nouvel entraîneur. Remarquez je n'ai rien contre le monsieur, bien au contraire car, grâce à lui, ce qu'il reste de fierté chez la nation canadienne-française vient de s'exprimer chez les gens qui s'indignent et ce en un long plaidoyer qui s'apparente au dernier souffle du mourant.

      Denis Baribeau

    • En dehors de l'insulte (ne pas avoir la politesse et le civisme de dire au moins "Bonjour" et "merci", les mots les plus importants dans toute langue de communication) il y a ce fait très grave : le refus de s'engager à apprendre la langue du "client", qui se trouve être la majorité linguistique du Québec. Même après 14 ans passés à Montréal, dans un certain cas... Veut-on une autre preuve de plus de l'hypocrisie et du mépris dont font montre ces individus (trop) grassement payés par les amateurs qui les font vivre ?

      Je sais bien que les inconditionnels de la "religion" du hockey ne vont pas cesser d'assister à leur grand-messe au centre Bell. Alors je ne vois qu'un moyen effiface : boycotter TOUS les produits de l'empire Molson. C'est là qu'il faut frapper -- à l'endroit sensible. Je suis sûr qu'ils s'amenderont vite, car c'est l'argent qu'ils aiment plus que tout...

      Les Québécois, dans leur ensemble, auront-ils ce courage et cette fierté ?

      "Vous êtes pas tannés bandes de cave..." etc.

      Parole on ne peut plus prophétique, il y a 40 ans déjà : est-ce que nous nous approchons toujours un peu plus de la disparition tranquille et joviale ? Yves Chartier

    • Deux poids deux mesures. Pourquoi ne l'exigeons-nous pas des Alouettes de Montréal (Mark Trestman ne parle pas français) ni de l'Impact de Montréal. Pourquoi n'a-t-on pas critiqué Jacques Martin qui parle mal en français? Ses phrases sont anglicisés...

      RLatour

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