Montréal sans eau potable

L'avis d'ébullition des derniers jours a fait réaliser... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

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L'avis d'ébullition des derniers jours a fait réaliser aux Montréalais à quel point l'eau est une ressource que nous tenons pour acquise.

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

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Un cadeau précieux

Et si cet avis d'ébullition pouvait nous faire prendre conscience de la chance que nous avons, Montréalais, de bénéficier de l'instantanéité de chaque goutte d'eau au moment souhaité, sans avoir à douter de sa fraîcheur, de sa qualité et de sa salubrité? L'ouverture du robinet, de cette façon si automatique et machinale, est un luxe que bien peu de gens sur cette Terre ont le loisir d'apprécier. Ce n'est qu'en étant privé d'eau potable qu'on a la possibilité d'en prendre réellement conscience. Pourtant, il se trouve toujours un parent, un ami ou un voisin qui décide d'arroser son parterre en pleine canicule estivale pour nous rappeler que les messages de sensibilisation ne passent pas et que trop de gens gaspillent encore cette ressource de plus en plus rare. Loin de me plaindre d'avoir à faire bouillir ce liquide plutôt brunâtre qui coule dans mon évier, je me réjouis de la leçon que chacun d'entre nous reçoit.

Jessica Dufresne

La conséquence des compressions

À force de ne plus entretenir son réseau d'aqueduc, de réduire les coûts reliés aux modifications qui devraient être effectuées et de confier à des gens de moins en moins compétents le suivi des travaux, le réseau de Montréal se détériore de plus en plus et il y aura encore plus d'erreurs de parcours. Le gouvernement québécois, à force de réduire l'entretien, va se retrouver avec encore plus de problèmes.

Francine Champagne

En colère

Je suis très déstabilisée par ce problème d'eau à Montréal, voire même en colère! Entre l'état des routes de cette ville, ses problèmes de canalisation et la gestion des ordures, parfois, je n'ai pas l'impression de vivre dans une ville occidentale. Je n'ai pas l'habitude de chialer pour tout et rien, mais je me demande réellement comment sont gérés nos impôts et j'aimerais demander des comptes aux gens concernés, pas dans 10 ans lors d'une commission d'enquête, mais aujourd'hui même au sein d'un service indépendant, qui contrôlerait la régularité de la gestion des comptes publics de la ville en tout temps. Pourtant, j'adore ma ville, mais certains jours, j'ai honte d'y vivre. Je comprends tous ces gens qui décident de vivre en banlieue. Si la situation ne s'arrange pas et se détériore, je quitterai Montréal dans un avenir proche.

Ibticem Mansouri

Dites-nous la vérité

Comment la première ministre Marois peut-elle dire que la situation de l'eau à Montréal n'est pas inquiétante avant que les résultats des tests ne soient disponibles? Possède-t-elle des dons de voyance? Il faut cesser de nous prendre pour des demeurés, puisque le rôle ultime d'un gouvernement, c'est de présenter la situation telle qu'elle est, sans tenter de l'embellir ou de la modifier. Les gens sont fatigués de se faire mentir par tous les politiciens et il est temps pour eux de commencer à dire la vérité. On paie une fortune en taxes de toutes sortes et c'est certain qu'on n'en a pas pour notre argent. Il n'y a qu'à regarder l'état de nos routes. Alors, cessez de nous mentir en plus, car la cour est pleine.

Normand Jean

Ce n'est pas la fin du monde

Les gens se fâchent pour peu de choses. Ils pensent que l'eau potable disponible en tout temps est un droit qui leur est dû. C'est plutôt un privilège qu'on a. Une jeune étudiante vietnamienne avec qui je travaille m'a dit qu'au Vietnam, ils doivent constamment faire bouillir l'eau avant de la consommer. Il faut juste réaliser à quel point on est chanceux qu'habituellement, ça ne soit pas notre cas. Et puis, cette situation est de très courte durée. De plus, on peut quand même prendre notre douche, faire du lavage et laver la vaisselle. Pour les repas, ce n'est pas la fin du monde non plus.

Christine Déry

La suite des malheurs

L'absence d'eau potable à Montréal ne fait que s'ajouter aux nombreux malheurs de la métropole. Tout cela semble s'inscrire dans un scénario de mauvais goût. On ne cesse d'augmenter nos taxes et impôts et pourtant, on constate à grand regret la détérioration de nos infrastructures (nids de poule, eau potable, qualité d'air dans nos écoles...). Ce constat négatif affecte de plus en plus le moral des contribuables.

André Ouellet

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