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On n'est pas venus pour repartir

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Yves Boisvert
La Presse

Rafik me donne rendez-vous au Caffè in Gamba, avenue du Parc. «Le meilleur espresso à Montréal», me dit-il.

Il s'y connaît, depuis le temps qu'il arpente les rues du Mile End, les samedis matins. On peut le voir en grande discussion avec Djamila, sa femme, une pile de journaux entre les deux.

Ils sont tombés amoureux de cette ville, où ils sont arrivés il y a 17 ans, avec leurs trois premiers enfants.

Vous aurez compris qu'ils sont musulmans. Rafik n'est pas pratiquant. Il prend un verre, même le vendredi. Sa femme, elle, est pieuse. Elle porte le voile. Aucune de leurs trois filles (dont deux sont mariées) ne porte le voile.

«Elle a décidé de le porter un jour, c'est son affaire, ça ne me regarde pas», dit-il.

Il se trouve que Djamila est éducatrice dans un CPE. Pas un CPE «musulman», un CPE très multiethnique de l'Est où elle est la seule à porter le hijab.

Et alors? Alors rien. C'est une éducatrice comme les autres, il n'y a aucune histoire ici.

Voilà ce qu'ils aiment du Québec. L'esprit de tolérance et de liberté. Pour avoir passé plusieurs années à étudier en Belgique - Rafik est diplômé de deuxième cycle en informatique - et séjourné en France, ils trouvent que le Québec est une terre d'extraordinaire liberté. Et de paix.

Ils ont quitté l'Algérie au plus fort de la guerre civile. Dans ce temps-là, des islamistes assassinaient à qui mieux mieux. «J'ai perdu deux amis proches, un homme de théâtre et un professeur d'université... Celui-là est tombé sous les balles devant mes yeux, pendant que j'allais reconduire mes filles à l'école. Ça marque.»

Il a fallu repartir à peu près à zéro, et ils l'ont fait avec joie. Ils ont eu un quatrième enfant à Montréal. «C'est le parcours normal d'un immigrant, on commence par des petits boulots, on fait reconnaître ses compétences...»

À 54 ans, il a un poste enviable dans une grande entreprise. Sa femme, adjointe administrative, est retournée aux études pour être éducatrice. Leurs enfants ont fait leurs études ici, en français, avec bonheur.

***

Enfin bref, voilà exactement le type de familles immigrantes que le Québec a courtisées depuis 30 ans: francophones, travaillantes, éduquées, bien intégrées...

Et puis tout à coup, cet été, à la radio, ils entendent qu'on veut interdire les «signes religieux ostentatoires» dans tout le secteur public québécois au nom des «valeurs québécoises» et de «l'égalité hommes-femmes».

Leur fils de 18 ans était là. «Il est arrivé ici bébé, c'est un Québécois, vous comprenez? Il a l'accent et tout...»

- Maman, est-ce que tu vas quitter ton emploi?

- Si ça va jusque-là, je vais quitter le Québec.

- On est venus pour repartir, alors?

***

Rafik me raconte ça sans colère. Plutôt avec une immense tristesse. Un sentiment de rejet.

«Je ne condamne pas, je comprends la position minoritaire des Québécois, l'héritage historique, la recherche identitaire. Je ne le vois pas comme un repli. C'est la récupération politique qui m'inquiète. J'ai peur que ça devienne un thème dominant. Qu'on dresse les gens les uns contre les autres.»

Une pause.

«Ça fait mal au coeur, vous savez. On l'aime beaucoup, ce Québec. Vous ne pouvez pas savoir le sentiment qui nous hante. L'exclusion, ça fait très mal, monsieur, vous savez.

«Mon fils, il n'a vécu qu'ici. Quand il entend sa mère, il dit: quoi, je ne suis pas Québécois, moi?»

Je lui parle de l'utilisation politique du voile, du radicalisme islamiste.

«Je les connais, les radicaux, j'ai quitté l'Algérie à cause d'eux. Mais il y a une grande incompréhension de l'islam. C'est une mosaïque. Je n'ai jamais dit à ma femme de porter le voile, alors qui suis-je pour lui dire de l'enlever? C'est une conviction intime. Ça n'a jamais posé problème, pourquoi aujourd'hui?»

***

J'espère que Bernard Drainville et Pauline Marois rencontreront des gens comme Rafik et Djamila. Et des juifs, des sikhs. Ou cette urgentologue voilée qui nous a reçus un soir dans un hôpital pour enfants. J'espère qu'ils iront leur dire, à eux, en les regardant dans les yeux, pourquoi le port de leurs signes religieux est devenu une menace pour le "vivre-ensemble"...

On n'a pas le «choix» de travailler pour le secteur public quand on est médecin ou infirmière ou éducatrice ou prof d'université ou fonctionnaire au Québec.

Les gens des minorités visées par la future charte qui exercent ces métiers sont généralement les plus éduqués et les mieux intégrés au Québec. Ils sont aussi... les plus mobiles.

Et par les temps qui courent, plusieurs d'entre eux me disent la même chose que Rafik: nous qui avons choisi le Québec et qui l'aimons tant, nous sommes tristes aujourd'hui. Nous ne sommes pas venus pour repartir.

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Commentaires (86)
    • Je suis sensible à votre perspective. Mais il me semble que, pour une rare fois, au lieu de rendre aux choses leur juste dimension morale, vos propos font l'effet d'un miroir déformant, grossissant.
      Les restrictions proposées ne concernent que l'apparence des employés et représentants de l'État, pendant leurs heures de travail, et dans l'exercice de leurs fonctions. Absolument rien d'autre n'est touché.
      Ne peuvent s'y objecter que ceux et celles pour qui l'affirmation publique de leur engagement religieux ne souffre aucune exception de temps, de lieu ou de circonstances. C'est refuser la distinction entre leur personnalité morale et privée et leur fonction. Or, c'est justement ce discernement dont nous avons besoin quand nous confions nos démarches de citoyens, et plus encore nos enfants, à des personnes sanctionnées par notre institution sociale de référence commune: l'État, sous l'autorité ultime de la loi constitutionnelle.
      Je m'interroge par contre sur une doctrine religieuse qui obligerait ceux et celles qui y adhèrent à en porter des signes visibles (et ostentatoires) en toutes circonstances, et spécifiquement en public, sous peine de sanctions sociales ou divines. S'agit-il d'INTERDIRE la distinction entre un domaine laïc et un domaine religieux? Ce refus n'a-t-il rien d'inquiétant? Autrement dit: le problème tient-il à ce qu'on exige des fonctionnaires la discrétion sur leurs engagements personnels, ou de ce que certain-e-s refusent d'exercer une telle discrétion?
      Nous sommes soumis en ce moment à des réactions de type Hérouxville, bien qu'inverses: nous sommes habitués à régler nos relations sociales sur des coutumes de bon voisinage. Mais le Québec n'est pas un village. Montréal non plus. Que l'État, comme institution générale commune, soit visiblement exempt du militantisme des religions, je ne suis pas contre. Comme disait une institutrice française en hidjab à propos de l'obligation de le retirer en classe: «Il ne faut pas exagérer...».

    • Je suis très heureux de voir que rafik et sa famille aime le québec et que ceux-ci ce sont adapté. Par contre si mon enfant n'a pas le droit de porter une casquette ou une tuque dans son école/garderie pourquoi devrais-je laisser les enseignant ou les autres enfants pouvoir porter le niqab, burqua ou le hidjab a l'intérieur de ces institutions? je ne veux en aucun cas que des immigrant qui s'adapte bien comme rafik et sa famille nous quitte, je veux seulement que les règles soit égales pour tous!

    • Il est grand temps de prévenir en clarifiant les règles de la laïcité de l'État avant même que cela ne pose de graves problèmes sociaux comme en Angletterre et en Allemagne qui regrettent leur multiculturalisme artificiel et ghettoisant.
      Moi aussi j'ai connu des amis maghrébins de longue date, très instruits, éduqués et diplômés. Je m'excuse, mais aucune de leurs femmes n'a jamais ressentie le besoin de porter un voile religieux! Cette dame que vous citez en exemple, elle pue la mauvaise foi, elle n'est pas du tout représentative.

    • Le Québec est une véritable terre d'accueil pour les immigrants. Le québécois n'est pas raciste et accueille les gens d'autres cultures. Mais le québécois ne veut pas se noyer et perdre ses racines et sa propre culture. C'est bien de voir Rafik qui semble, sommes tout, bien intégré et ne semble pas pratiquer la charia. Si tous les musulmans seraient comme lui, on n'en serait probablement pas là à vouloir se bâtir une charte des valeurs québécoises. Toutefois, je trouve extrémiste son épouse qui déclare que s'il faut qu'elle enlève son hijab pour travailler, elle va quitter le Québec? J'avoue que ça me jette en bas de ma chaise. J'ai travaillé comme gardienne pour le SCC, je devais porter un uniforme et un képi dans le cadre de mes fonctions, je m'y suis pliée car c'était pour les besoins de mon emploi. De même que les infirmières, les pompiers ou même la caissière à l'épicerie. Lorsque j'ai travaillé comme agent de libération conditionnelle, une éthique vestimentaire était de mise, pas de camisole, pas de shorts ou jupe courte etc... Je m'y suis pliée comme tous mes collègues, alors j'ai du mal à comprendre que si dans le cadre de son travail, elle a un éthique vestimentaire à respecter, non seulement elle ne veut pas s'y plier mais elle veut même quitter le Québec? Quand je vais travailler, je ne porte pas le col romain, je ne porte pas la grosse croix dans mon cou ni le chapelet à la main, il ne faut pas mêler religion et emploi, ça ne va pas ensemble, chacun a droit à sa religion. Ma mère fut hospitalisée dernièrement et elle a remarqué que dans sa chambre d'hôpital, on avait enlevé le crucifix, on voyait encore la marque sur le mur! Ça lui a fait quelque chose, c'était comme si Jésus ne pouvait plus veiller sur elle. Je me dis, si à l'hôpital on a enlevé les crucifix, c'est que nous ne pouvons plus afficher notre religion puisqu'au Québec, nous sommes multi-ethnique et donc multiples religions. On ne peut favoriser une au détriment de l'autre.

    • Les québécois utilisent trop la législation. On se fie trop sur la loi 101 pour 'protéger' la langue français au lieu de mettre de l'énergie a créer plus de culture francophone (plus de télé francophone pour les enfants par exemple). On semble avoir une image 'statique' de la culture québécoise, ou toute changement est considérée comme une menace. Internet par exemple. On se plaint qu'Internet est 'trop' anglophone au lieu d'apercevoir que c'est une énorme opportunité de répandre la culture francophone aussi. Les signes religieuses ne sont pas une menace. Tous les cultures changent avec le temps. Cette charte risque d'être une menace à la liberté d'expression, la liberté de religion et la démocratie.

    • Une très jolie femme voilée. D'une grande élégance. On en rencontre des semblables à Montréal mais les médias préfèrent toujours nous présenter les plus austères. C'est un choix politique de leur part. Jetez un ?il sur la reine Rania au Vatican avec le pape François. Soumise, la Rania?:
      http://www.parismatch.com/Royal-Blog/Monde/Rania-et-Abdallah-recus-par-le-pape-Francois-525837#525847

    • Quand on parle de CHOIX, les derniers commentaires du grand comédien Gilles Pelletier, déjà à un âge avancé, me reviennent à l'esprit. M. Pelletier parlait du décès de son épouse, de l'adaptation (choix) qu'il en a dû faire après son départ et des années de vie commune. M. Pelletier parlait du décès de sa soeur, la grande comédienne Denise Pelletier, de son cheminement, de sa carrière et de l'adaptation (choix) qu'il en a dû faire dans sa vie. Étant moi aussi un proche du monde animal, j'ai compris les sentimnts qui habitaient M. Pelletier lorsqu'il a subit la perte de son ami de l'homme, son chien, depuis sa naissance; il a dû s'adapter (choix) à cette autre perte dans sa vie de comédien. M. Pelletier a toujours été un fervent de la mer, un adepte de bâteaux de plaisance; avec l'âge il a dû délaisser (choix) ce plaisir qu'il chôyait depuis sa tendre enfance sur les bords du fleuve St.Larent.
      Ce que j'ai compris de M. Pelletier, c'est que nous devons ACCEPTER ces choix de vie MAIS sans cesser pour autant de vivre et d'apprécier la vie. Il me semble que les nouveaux arrivants au Québec devraient également faire l'effort dans ce même sense et apprécier la vie au Québec malgré toutes ces contraintes.

    • (suite)
      Le Québec comme bien d'autres pays (ex: France, Royaume-uni, etc.) vit des moments difficiles en fonction des développements à l'échelle mondiale (ex: ONU, Syrie) mais surtout dû à sa situation particulière et minoritaire au Canada anglais. Je vois que Rafik semble comprendre la situation au Québec. Je serais porté à dire à Rafik (ie. l'exclusion ça fait très mal...) est peut-être le même sentiment qu'ont ressenti plusieurs Québécois face au Canada anglais avec les années. Les Québécois ont dû s'adapter comme 'peuple distinct' (7 millions) et ont retrouvé leur cuture promise, leur propre identité culturelle au sein de cette mer d'anglophones au Canada. C'est ça que le Québec tente de protéger! Le Québec ne veut pas anéantir ses nouveaux arrivants; il veut qu'ils s'intègrent, qu'ils s'assimilent à sa culture et à sa vie, à ses us et coutumes de Québécois...sans pour autant perdre leur propre identité. La majorité des Québécois sont des"canadiens-français"...mais c'est le Québécois qui a pris le dessus au cours des decennies.
      Rafik dit "qu'on n'a pas le choix de travailler pour le secteur public quand on est médecin ou infirmière, éducatrice ou profs...". Bien sûr qu'il y a un CHOIX. Le choix est de travailler en conformité des règlements, des exigences et des besoins de l'employeur! Si j'aime pas porter un "casque dur" en construction, je n'irai pas travailler dans ce domaine! Mais si j'aime tellement la construction, je vais m'y conformer pour mon besoin et les besoins de ma famille. Il y a toujours un choix...il s'agit de savoir ce qu'on veut et de ce qu'on veut faire.

    • Consultons le site Mode et beauté. Observons le foulard de tête rouge qui apparaît dans le premier message. Le genre de foulard que ma s?ur porte régulièrement ainsi que la jeune enseignante de notre fille. C'est une question personnelle de mode et beauté...
      -
      Si la loi d'exclusion du PQ passe, je prédis que plusieurs femmes musulmanes qui portent actuellement le hijab (cheveux voilés) trouveront des adaptations modernes s'inspirant de ce foulard rouge.
      -
      Les femmes juives hassidiques cachent leurs cheveux au moyen de... perruques.
      http://forum-mode-et-beaute.superforum.fr/t33-foulard-de-tete

    • ? *La séparation de l'État et des Églises* implique que l'État ne se mêle pas des questions religieuses et que les Églises ne dictent pas aux États les politiques qu'ils doivent suivre. L'État adopte des politiques en fonction de l'intérêt général, tel que défini par l'action des différents acteurs sociaux. Les Églises interviennent dans les affaires de la cité au même
      titre que n'importe quelle autre association.
      -
      ?* La neutralité de l'État* implique que l'État est neutre face aux différentes croyances ou à la non croyance. L'État ne favorise ni ne défavorise, directement ou indirectement, aucune croyance.
      -
      ? *La liberté de conscience et de religion* implique que tous les individus et tous les citoyens ont les mêmes droits et sont traités en égaux sans égard à leur croyance ou non croyance.
      .
      En tout cas, c'est ce que prône la Ligue des Droits et Libertés et j'y souscris complètement. La LDL dit aussi que la laïcité n'est pas une valeur mais une manière de régir le rapport entre les religions et l'État dans une société démocratique fondée sur l'égalité de tous et de toutes. Les principes qui fondent la laïcité sont déjà garantis par les chartes des droits qui obligent l'État à respecter la liberté de croyance sans discrimination et donc en toute neutralité ? ce qui rend d'autant plus inappropriée la référence à Dieu dans le préambule de la Charte canadienne.
      .
      Source: http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/laicite-final-final.pdf

    • Si un état pour favoriser l'égalité pour tous a le choix entre imposer les mêmes restrictions à tous et donner les mêmes droits à tous, seulement un état intolérant et autoritaire choisirait la première option! Soutenir le contraire, ce n'est que faire de la démagogie populiste.

    • M. Boisvert, si cette histoire était destiné à me faire pleurer, c'est mal parti...
      À bien y penser, je crois que je vais voter PQ la prochaine fois...

    • Il est évident que votre article M. Boisvert fut écrit uniquement pour alimenter un débat
      politique. De grâce, épargnez-nous le scénario des larmes versées par cette
      jeune femme musulmane qui a l'avantage de porter son voile tout le temps à l'exception
      du temps au travail comme employée de la fonction publique.
      Dommage que l'ancien gouvernement n'ait pas pensé de faire cette charte, il en aurait
      tiré un avantage qui malheureusement pour eux, profitera au gouvernement actuel.
      Beaucoup de tergiversations uniquement par dépit...


    • Mon beau-père est musulman. J'ai vécu en Afrique quelques années. Votre histoire que vous nous racontez, c'est l'histoire typique du québécois qui a peur qu'on le prenne pour un raciste. Vous essayer de faire brailler les québécois? Ça marche votre truc, c'est ce qui est le plus triste. Et pourtant ce n'est pas compliqué: on ne dit pas aux gens ce qu'ils peuvent porter ou non dans la rue ou chez eux. Seulement au travail, les fonctionnaires, les policiers, les éducateurs. On veut d'un état laïc, rien que ça.
      Mais y'a ce fond catholique qui vient nous hanter, qui nous dit qu'il faut aimer les autres mais surtout, il faut que les autres nous aiment. À tout pris. Et que pour être aimé il ne faut pas juger. Tout le monde la main dans la main et on dans une grande farandole d'amour. Ce que vous ne saisissez pas c'est qu'il ne faut pas attendre pour imposer les règles de la laïcité. Il faut que ça se fasse maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, qu'un mur se dresse devant nous. Comme ça s'est vu ailleurs si souvent. Et ça devrait commencer par le crucifix à l'Assemblée National.
      Daniel Leduc

    • En quoi voir une croix ou un foulard va rendre la vie d'une autre personne une endurance? en quoi ça dérange? le fait de regarder une personne et savoir qu'elle est croyante dérange à ce point? pourquoi? si cette personne n'intervient pas dans la vie d'un non croyant pourquoi doit-on intervenir dans la sienne?
      Les demandeurs d'accommodements non raisonnables, sont gérables du cas par cas, et ils se comptent sur le bout des doigts, la majorité restante des croyants, nés ici ou qui a choisi le Québec pour sa Liberté, son respect du choix de chacun...cette majorité là est déçue! et non! elle ne partira pas, car le Québec les a acceptés, et non elle ne niera pas sa religion non plus! Ce n'est pas d'1 choix entre un bout de tissus sur la tête et un travail dans la fonction public qu'il s'agit, c'est du non respect de la personne et son identité.
      Demain, si une Chartre des valeurs décide que toutes les femmes Québécoise doivent porter des Shorts, que des shorts, aucune jupe tolérée, aucun pantalon...croyez-vous que les femmes québécoises, croyante ou pas, vont accepter qu'on leur impose un code vestimentaire? c'est de la liberté personnelle qu'il s'agit!! vous verrez une révolte et une colère inimaginable se déclarer! Pourquoi là, parce qu'il s'agit de religion, on se croit permis de dire à ces personnes rentrez chez vous? et que dire des Canadiennes de souches, converties à une religion? partez de chez vous?
      Si le Pays veut faire de cette Loi des chômeurs, des marginalisés, ça ne fera que rendre ternir cette belle image qu'il a de Pays accueillant, ouvert pour toutes les cultures et religions! L'état devra préparer un bon budget pour cette élite de chômeurs, qui, ne quittera pas son identité ni son foulard, juste pour garder son salaire....car au delà du signe religieux qu'on veut effacer, il y a bien plus profond...
      On parle de respect et droit de la femme, oui! droit pour qu'elle ait le choix de mettre 1 foulard ou 1 casquette ou se raser son crane...son choix!!!

    • Certaines femmes musulmanes pratiquantes portent le hijab.
      Certains hommes musulmans pratiquants portent la barbe.
      Avec un tel projet de loi aussi ridicule que tape-à-l'oeil, les hommes pourront continuer de travailler en portant un signe religieux, mais pas les femmes. Vive l'égalité, vraiment!
      Et pendant ce temps, on continue de subventionner des écoles privées confessionnelles, dans lesquelles l'enseignement est en soi religieux! On ne parle pas d'une petite croix dans le cou d'un prof, on parle du programme en tant que tel....Du n'importe quoi.
      Mon fils va à une garderie dans laquelle il y a des éducatrices avec le hijab. Pas la burqa, le hijab! Je ne vois aucunement en quoi cela nuit à son bien-être. Ce que je constate : on prend le risque de se priver d'une éducatrice d'une qualité exceptionnelle, seulement par paranoia identitaire. Par peur, par ressentiment. Comment ne pas comprendre que la croix ou le hijab sont des choix personnels, familiaux, que je ne partage pas mais par lesquels je n'ai aucune raison de me sentir menacé??

    • Je suis athée. Je veux simplement vous dire que depuis longtemps, j'endure les signes religieux partout. Je tolère car je pense que tout ça, c'est personnel. J'en ai rien à cirer de la croix de untel dans son cou, du foulard d'une telle sur sa tête, du kirpan qu'on ne voit même pas, du crucifix à l'assemblée nationale. Mais, avec ce nouveau débat, je me demande si je dois me poser de sérieuses questions quand à l'objectivité de nos représentants de l'état. Depuis tout ce temps avec leurs signes religieux, pouvais-je leur faire confiance? M'ont-ils mal servie? Leurs décisions, leurs jugements étaient-ils guidés par leur seule religion? Posons-nous la question! Même chose pour l'identité. Ces signes vous enlèvent-ils votre identité propre? Vous sentes-vous menacés par ces objets? Nous les athés sommes les plus tolérants. N'est-ce pas un beau paradoxe? Je trouve que ce débat est une perte de temps monumentale. amen!

    • Je suis athée. Pour moi, croire en dieu c'est la même chose que croire au père noël. Cela étant dit, depuis longtemps, j'endure les signes religieux partout,

    • Monsieur Boisvert...ils ne repartiront pas...ils sont trop bien ici au Québec d'après la description faite, de leur niveau de vie, dans votre texte. Djamila va certainement comprendre qu'entre un morceau de tissu et les avantages d'être une employée de l'état québécois, le choix est facile à faire. Il faut bien vivre et l'argent ne semble pas être un souci pour eux. S'ils font le choix du voile, ils devront aller vivre dans un pays qui accepte ce code vestimentaire. Et je crois que toute personne de conviction mulsumane qui nous offre leur arrogance au moyen des "média", actuellement, devrait faire ce choix au prix de laisser derrière eux une vie de paix, d'avantages sociaux tels que le Québec offre à toutes et tous! Je ne crois pas qu'il y aura plusieurs départs...croyez-moi!
      L. Gagnon

    • Attendez de voir toutes les exceptions à la charte.
      Vous allez voir le courage de votre gang de Pékisse.

    • Les cathos....pas de signes religieux.
      Les juifs ....pas de signes religieux.
      Les musulmans ...pas de signes religieux.
      les athés....pas de signes.
      Tous égaux.....les cathos chialent pas, les juifs vont chiâler, les musulmans c'est commencé.
      Il est habile Rafik. Il sait qu'en se montrant bon gars "je prends une bière le vendredi soir", il convaincra les "génétiquement méprisés" c'est-à-dire les québécois atteint de cette tare, vont lui prêter oreille et dire des sottises comme "C est pas le temps de parler de ça".....et il pourrait faire des exceptions.......eille ils vont nous arriver avec des droits acquis.
      Non si Rafik veut partir on ne le retient pas.....go.

    • C'est vraiment curieux de voir mes voisins musulmans laver leur voiture lors des chaudes journées d'été. Lui en camisole, portant des shorts ultra-courts, pieds nus dans l'eau. Elle, vêtue d'un long manteau, le foulard sérieusement collé au coco, bottes aux pieds. Une scène assurément surréelle.

    • Le Coran et le voile.
      http://mohamedtalbi.com/le-coran-sur-le-voile-femme/
      Sur l'Islam :
      http://www.franceculture.fr/podcast/4685100
      Le port du voile n'est qu'une obligation culturelle. Rien dans le Coran ne demande à ce que la femme le porte.
      Ce n'est pas moi qui est de culture judéo-chrétienne qui le dit mais bien des musulmans eux-mêmes:
      http://mohamedtalbi.com/la-charia-ou-lislam-il-faut-choisir/
      Alors si Djamila demande à porter le voile ce n'est pas par obligation religieuse mais bien par obligation culturelle.

    • M. Boisvert, pourquoi ne citez-vous pas Djamila dans votre chronique? Pour moi, il est là le problème et vous l'alimentez.
      Johanne Chapados

    • Vraiment, cette situation me fâche et je ne suis certainement pas la seule. J'aimerais que ces gens comprennent qu'ils sont dans une région du monde vraiment tolérante. Madame peut exercer sa religion librement. La seule exigence qui lui est faite est de rester neutre à son école. Personnellement, mon mari et moi étant catholique, nous portons nos chaînes autour de notre cou et nos croix à l'intérieur de nos vêtements. Nos choix religieux ne regardent que nous et doivent rester privés. Nous sommes entièrement d'accord avec Madame Marois, que les enseignants doivent être neutres. Si madame veut porter le voile, qu'elle le porte en dehors de l'école, qu'elle aille ailleurs ou qu'elle trouve un autre travail. Pour ceux que ça intéresse, la Hollande a décidé que ceux qui ne voulaient pas respecter les valeurs de ce pays avaient tout le loisir d'aller ailleurs. Le fils et le père semblent s'intégrer mais la mère semble vouloir défier notre tolérance, je suis entièrement d'accord avec la Hollande qui a choisi de mettre son pied à terre devant tous ces étrangers qui refusaient de s'intégrer. Alors, il reste à la famille de faire le choix qui leur convient.

    • Ce texte est un procès d'intention lamentable. Que de jérémiades!
      D'une part, le port du voile est une coutume culturelle et non religieuse. Une musulmane sans voile le demeurera tout autant que celle qui le porte.
      D'autre part, la restriction vestimentaire de quelques heures par jour n'empêche nullement l'expression de la foi dans des lieux désignés: la mosquée, l'église, la synagogue (et même la rue moyennant permis ? bien qu'à Outremont on fasse souvent des exceptions)
      De telles restrictions «culturelles», les Québécois en vivent tous les jours: Les étudiants à l'ITHQ (tourisme et hôtellerie) doivent être frais rasés. Ceux qui veulent s'inscrire à l'ITHQ obéissent à ses règles, point final. La consigne est claire, et aucun hippie rastafarien du carré St-Louis n'est monté aux barricades avec l'aide des médias pour alléguer «l'intolérance» de la société.
      La version préliminaire de la Charte des valeurs n'a même pas été déposée que les bobos multiculturaleux se couvrent déjà de ridicule à force de prendre les Québécois pour des valises.
      Pierre-E. Paradis

    • Vraiment, cette situation me fâche et je ne suis certainement pas la seule. J'aimerais que ces gens comprennent qu'ils sont dans une région du monde vraiment tolérante. Madame peut exercer sa religion librement. La seule exigence qui lui est faite est de rester neutre à son école. Personnellement, mon mari et moi étant catholique, nous portons nos chaînes autour de notre cou et nos croix à l'intérieur de nos vêtements. Nos choix religieux ne regardent que nous et doivent rester privés. Nous sommes entièrement d'accord avec Madame Marois, que les enseignants doivent être neutres. Si madame veut porter le voile, qu'elle le porte en dehors de l'école, qu'elle aille ailleurs ou qu'elle trouve un autre travail. Pour ceux que ça intéresse, la Hollande a décidé que ceux qui ne voulaient pas respecter les valeurs de ce pays avaient tout le loisir d'aller ailleurs. Le fils et le père semblent s'intégrer mais la mère semble vouloir défier notre tolérance, je suis entièrement d'accord avec la Hollande qui a choisi de mettre son pied à terre devant tous ces étrangers qui refusaient de s'intégrer. Alors, il reste à la famille de faire le choix qui leur convient.

    • J'en ai assez du chantage "émotif". Que chacun(e) prenne sa décision et l'assume !

    • J'ai voyagé souvent aux États-Unis. Je n'ai pas de femmes voilées ni d'hommes s'afficher comme musulmans, surtout depuis 2001. Je me demande bien pourquoi!
      La responsabilité d'un immigrant est de s'intégrer à la population du pays, où il immigre.
      Le port de signes religieux en public n'est pas en soi un problème. Par contre, j'ai un problème lorsque l'on n'est pas capable de voir la face d'un interlocuteur ou d'une interlocutrice. J'en ai surtout contre les visages cachés derrière une guenille. J'en ai contre le port du kirpan; une arme. Je me fous carrément des autres symboles religieux.
      Le problème est que l'on peut interdire uniquement ces deux signes religieux. Il faut tous les interdire pour éviter d'être accusé de criminalisation.
      Ceux qui ne peuvent accepter ce genre de restrictions n'ont qu'à aller vivre dans un pays où ce genre de symboles sont acceptables.

    • @123abc
      Votre point est valide.
      On ne doit jamais d'une situation particulière tirer de conclusions générales.
      On apprend ça dans n'importe quel cours de statistiques.


    • Le principe de laïcité doit faire évoquer le fait d'avoir un comportement ou une attitude neutres par rapport à l'appartenance religieuse, entre autre afin de ne pas favoriser une personne ou une idée associée à une religion donnée, ni non plus une personne athée.
      Au Québec, on exige qu'une institution soit neutre par rapport au sexe, la race, l'orientation sexuelle, ou le statut socio-économique d'une personne. Il doit en être de même quant à l'appartenance religieuse.
      Une fois ceci admis, comment appliquer en pratique ce principe de laïcité d'une institution ? Le Québec, fort heureusement, a des années d'expérience (bien qu'il y ait encore du travail à faire), avec le principe de neutralité des institutions quant aux caractéristiques que sont le sexe, la race, l'orientation sexuelle ou le statut socio-économique. Nous devrions profiter de notre expérience quant à ces caractéristiques, et faire en sorte que l'application du principe de neutralité par rapport à la religion s'applique, dans nos institutions, de la même façon que s'applique, tant bien que mal, le principe de neutralité par rapport aux autres caractéristiques, telles que celles mentionnées ci-dessus.
      Une première constatation concernant cette application : on demandera au travailleur d'une institution de se comporter avec la clientèle, de la même façon peu importe, de part et d'autre, l'appartenance sexuelle, la race, l'orientation sexuelle ou le statut socio-économique. Ceci doit s'appliquer aussi quant à l'appartenance religieuse, ie que le travailleur de se comporter de façon neutre avec la clientèle, quelle que soit l'appartenance religieuse, de part et d'autre.
      suite prochaine ...

    • suite :
      Une seconde constatation est que bien qu'on exige de faire respecter, dans une institution, ce principe de neutralité quant au sexe, la race, l'orientation sexuelle ou le statut socio-économique, on n'empêchera pas aux travailleurs d'afficher ces caractéristiques. Pour les deux premières, ce serait physiquement difficile. Par contre, il est possible de cacher son orientation sexuelle, ou, jusqu'à une certain point, son niveau de richesse ou de pauvreté, ou son statut social. Mais aucune loi ne restreint la démonstration de ces différents signes.
      Pourquoi alors demander qu'un travailleur cache des signes qui pourraient éventuellement faire connaître son appartenance religieuse ?

    • @le_piano_ivre, 15h47:
      Je pense que ce qui dérange autant les lecteurs, ce n'est pas que M. Boisvert ait émis une opinion; c'est qu'il l'a soutenue par des arguments fallacieux.

    • Rafik: "Je les connais, les radicaux, j'ai quitté l'Algérie à cause d'eux."
      Est-ce qu'il a comprit que sa femme était une [islamiste] radicale?
      Et pourquoi se permet-il de parler à sa place?
      Où était Djamila pendant l'entrevue, sous la table?

    • À relire...
      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/201306/15/01-4661750-religion-detat.php

    • Si Madame veut porter son voile, est-ce qu'un fonctionnaire ou un travailleur parapublic a le droit de porter un symbole religieux, a-t-il aussi le droit de porter d'autres symboles comme l'arc-en-ciel LGBT, le ruban vert écologiste, le serpent à sonnettes libertarien... voire un symbole pro-vie? Voilà l'hypocrisie de la laïcité « ouverte » : sous couvert de « tolérance », elle hiérarchise les convictions religieuses au-dessus des convictions non-religieuses et donne à la religion des moyens d'expression auxquels les autres prises de position n'ont pas droit. Et ça commence pas ce crucifix à l'Assemblée nationale, qu'il est grand temps de remplacer par une fleur de lys.
      Vous tous, chroniqueurs et éditorialistes qui s'énervent pour le hijab, où étiez-vous lorsque le ministère de l'Éducation et Renaud-Bray interdisaient à leurs employés de porter le carré rouge? Et je ne suis pas sympathique aux carrés rouges, loin de là, mais ce deux poids, deux mesures est injustifiable.

    • M. Boisvert, est-ce que c'était le choix de la madame de laisser parler son mari au sujet de son choix à elle? Ils ont quitté l'Algérie parce que leurs amis se faisaient assassiner devant eux mais ils vont repartir du Québec parce que la madame ne peut pas porter son voile à son emploi dans la fonction publique?

    • Avant de jeter la pierre à Yves Boisvert je tiens à vous souligner que son article d'aujourd'hui est comprit dans la section "Débat" de La Presse.
      L'article ne se veut pas objectif, tout comme un éditorial il marque plutôt une prise de position. Dans le cas d'un éditorial celui qui l'écrit cherche à faire réfléchir ses lecteurs et non à imposer son opinion tandis que dans un débat celui qui l'écrit cherche a créer un débat justement.
      Vous accusez Boisvert d'être objectif dans son écrit.
      Mais c'est justement là le but.

    • demander à votre madame ce qu'elle pense des gais et on s'en reparlera de la ''tolérance''

    • Un texte incroyablement manipulateur et démagogique. Du grand Yves Boisvert !

    • On résume : on est pro-religieux, indifférent à la religion ou anti religion.
      Si on est pro-religion, on supporte les femmes qui veulent porter le voile ou les juifs la kippa (car c'est de cela qu'il s'agit), sauf si on est chrétien radical, auquel cas on est aussi fanatique que les islamistes et on veut tout interdire que serait impie et qui pourrait froisser notre propre sensibilité religieuse.
      Si on est indifférent à la religion, on est soi libéral (au sens propre) et on privilégie en général la liberté de l'individu sur le conformisme collectif quitte à faire endurer les inconvénients aux insatisfaits, ou on est conservateur (au sens propre) et on privilégie en général le conformisme collectif sur la liberté de l'individu quitte à l'imposer de force.
      Si on est anti religion, alors on est contre toutes les expressions de la foi, qu'elles soient vestimentaires ou ostensoirs comme les crucifix qu'on en trouve partout dans les parcs ou espaces publiques du Québec ou comme les statuts de saints qui sont bien en évidence (comme la Vierge de Sillery ou celle du Cap Trinité sur le Saguenay, ou les Crèches de Noël dans les espaces publics).
      Faites votre choix, mais gardez à l'esprit que c'est aussi le choix de la société que vous aurez pour l'avenir : une société ouverte ou une société repliée sur elle-même.

    • Est-ce qu'on tolérerait qu'une religieuse vêtue comme dans les années 50 enseignerait des cours de moral dans nos écoles aujourd'hui? Je pense que tous les québécois seraient outrés par ce symbole religieux. Pourquoi le toléré alors pour les musulmanes qui porte le hijab? Allons-nous demain tolérer le Niqab ou la Burqa au nom de la liberté?

    • Je suis un peu déçu de l'article de M. Boisvert, à la limite de la rigueur journalistique.
      Pour n'importe quelle loi qui s'applique à l'ensemble de la population il sera possible de trouver un exemple pour qui cette loi semble injuste. Que cela prouve t'il ? absolument rien.
      Également, je suis fatigué d'entendre les gens parler de "leurs convictions intime" comme si c'était quelque chose de bien. Le terme conviction veut simplement dire "croyance ferme", comme dans je ne changerais jamais d'avis sur ce point, peu importe ce que tu dis, car j'en ai la conviction profonde. Comme dans: J'ai la conviction que Dieu existe, j'ai la conviction que la bonne religion est l'islam, comme dans j'ai la conviction que les chats volent.
      En fait, les convictions profonde ne sont pas une bonne chose à mon avis.
      Pour terminer, je pose une question ouverte:
      Si Djamila a la conviction profonde que l'islam est la bonne religion est qu'il faut porter le voile, que fait elle mariée à un non pratiquant qui bafoue les règles de sa religion (prendre de l'alcool par exemple).
      Donc, par conviction elle va quitter le québec si on l'oblige à enlever son voile, mais elle ne quitte pas son mari pour la même raison ?
      Expliquez moi quelqu'un svp.

    • Ça crie au Québec depuis 2 mois contre la Russie qui interdit les démonstrations et propagandes homosexuelles en public, a quel point c'est atroce et que c'est contre l'acceptation et la liberté des gens. Et là, on a 60% de la population qui est pour cet espèce de joke qu'une éducatrice en garderie avec un foulard est une menace pour la survie du Québec (et on en voit quelques uns ici).
      Si on veut parler de laicité dans l'État québécois, il faudrait donc parler d'éliminer les congés fériés comme Noel ou Paques dans la fonction publique. Après tout, je suis athée et je n'ai rien à foutre de ses fêtes, pourquoi dans ce cas devrais-je être brimé dans mon offre de service de la part de l'État ? Allez, allons donc redemandé aux 60% qui sont pour cette fameuse charte qu'on n'a pas vraiment vu encore, qu'est-ce qu'ils en pensent de cette vraie laicité derrière laquelle ils se cachent pour justifier je ne sais quel crainte. On va donc surement revenir avec une histoire de patrimoine culturelle acquis.... bla bla bla. Belle hypocrisie identitaire.
      D.Houle

      Alors cette histoire

    • Assez tristement démagogique comme billet mais il en faudrait pas mal plus pour me faire verser une larme.

    • Et je pourrais tout autant écrire un billet opposé sur un cas précis d'abus qui a pour unique objectif la provocation et la propagande!
      La médiocrité qu'il faut souligner ici, est les termes employés pour définir le projet de loi. Projet de loi sur la neutralité de l'état n'est vraiment pas la même chose que charte des valeurs québéquoises.
      Il y a des contraintes qui changent dans tout les emplois alors tu les acceptes ou tu vas ailleurs, point!

    • Monsieur Boisvert,
      Merci.
      Vous me rassurez dans cette dérive provoquée par les sbires du P.Q. que nous vivons présentement.
      Il y a encore des chroniqueurs avec de la rectitude morale.

    • Ils ont quitté l'Algérie parce que trop de religion et veulent quitter le Québec parce que pas assez de religion. Comprenne qui pourra?

    • @ balos 08 septembre 2013 08h27
      Votre excellent propos est à relire par tous.
      @ Albert.L 08 septembre 2013 08h22
      «Heureusement que Marie, la mère de Jésus, ainsi que Sainte-Anne sa mère, ne vivent pas au 21e siècle...»
      Justement, nous ne vivons plus en Judée, à l'époque de l'empire romain. Que ceux qui veulent y retourner le fasse en dehors de la sphère publique. Comme ces amants du Moyen-Âge qui se construisent des villages médiévaux et s'inventent des tournois de chevaliers mais dans un champ, à la campagne Si j'ai bien compris, le Coran n'oblige pas le port du voile et la religion sikh permet de remplacer le poignard par un pendentif. Les immigrants qui se battent contre leur société d'adoption jusqu'en Cour suprême font preuve d'un manque flagrant de respect envers ceux qui les ont si généreusement accueillis et ne méritent pas tant d'attention.
      @ danbel 08 septembre 2013 08h07
      «Ce n'est pas une charte des valeurs que le PQ doit nous pondre. C'est un énoncé clair sur les fameux accommodements.»
      Entièrement d'accord avec vous.

    • Cas extrême monsieur Béliveau (colibri 8h02)?
      Si ça se trouve, la charte ne s'adressera qu'aux "cas extrêmes" comme celui que M. Boisvert rapporte. Méchante extrémiste hein..?
      JF Fortier

    • M. Boisvert,
      Je ne suis pas d'accord avec les arguments de M. Drainville, mais je ne suis pas davantage convaincu par les vôtres.
      Chaque jour, il s'en passe, des histoires d'exclusion, directe ou indirecte, systématique ou non, et pas juste en rapport avec la religion. N'importe quelle exclusion est une tragédie pour l'exclus; il pourra nous la raconter, et nous compatirons. Mais devons nous pour autant empêcher toute exclusion?
      La criminalisation d'un comportement est le meilleur exemple d'exclusion. Un comportement sera immoral ou non selon le point de vue. Pourtant, la société privilégie une éthique, et trace la ligne (parfois à regret - "dura lex, sed lex"?): voici ce qui est acceptable, voici ce qui ne l'est pas. Reconnaître le caractère absolu d'un certain nombre de valeurs est un mal nécessaire dans tout projet commun. Est-ce qu'on devrait changer le Code criminel parce que certains contrevenants potentiels (ou leurs familles) sont plus mobiles et plus éduqués? Non, parce que l'objet de cette loi n'est pas de retenir les citoyens ou résidents mobiles et éduqués.
      De la même façon, devrait-on empêcher le gouvernement élu de renforcer la laïcité dans l'espace public (ou de redéfinir les valeurs communes) parce que cela risque de pousser quelques citoyens plus éduqués à partir? (D'ailleurs, les Québécois qui ne partiront pas sont-ils à ce point handicapés économiquement et intellectuellement qu'ils ne puissent prendre un tel risque?)
      L'exode des gens "mobiles et éduqués" est un chiffon rouge; l'agiter est une tactique que je déplore, tout comme l'appel à l'émotion, et l'utilisation d'épouvantails. L'exemple de l'immigrant noble et cultivé, victime d'une politique réduite à sa manifestation la plus insignifiante (l'interdiction des symboles religieux "ostentatoires"), compréhensif au possible, amoureux d'un Québec qui ne le mérite pas, alors là, vraiment...

    • Je suis contre toute organisation, quelle qu'elle soit, qui préconise une discrimination basée sur le sexe. Point barre. Et ceux - nombreux!- qui m'accusent de racisme oublient commodément que la première religion qui s'est fait botter le derrière par les Québécois, c'est la religion catholique.
      Maintenant, la pensée sexiste n'est pas interdite, est c'est tant mieux. S'il fallait se mettre à légiférer les consciences ! Mais je ne trouve pas déraisonnable qu'on songe à limiter l'expression (dans le sens large) de telles idées. Par exemple, que des enseignants ou éducateurs ne puissent afficher leurs convictions sexistes sur les heures de travail ne me semble pas excessif.
      Pour comprendre ce que je viens d'écrire, il faut être d'accord sur le fait que la preuve de Dieu (ou Allah ou Yahvé ou autre) n'a pas été faite. Et donc, que la foi est une opinion comme une autre, ni plus, ni moins. De dire: «les femmes doivent se voiler la tête», c'est du domaine de l'opinion, de la culture à la limite. Ça n'a rien de sacré parce que quelqu'un y accole l'étiquette «religion».
      Les employeurs ont le droit de restreindre dans une certaine mesure, le comportement de leurs employés lorsqu'ils agissent dans le cadre de leurs fonctions. Par exemple, on ne s'habille pas pour enseigner à des enfants de la même façon que pour être hôtesse au Grand-Prix. Cet interdit est basé sur un jugement de valeur moral. On peut débattre de sa pertinence, mais il reste que ce n'est pas tomber dans le totalitarisme ou même l'intolérance que de poser, collectivement, des jugements de valeurs sur certains comportements.
      Et je le répète: la foi est une opinion comme une autre. Le sexisme, c'est le sexisme, qu'il soit motivé par un intérêt matériel ou une conviction religieuse n'y change rien.

    • Le voile islamique a été inventé pour protéger la pauvre femme du regard libidineux des hommes, qui la salisse. Accepter qu'une femme porte le voile équivaut à reconnaitre que tous les hommes sont des violeurs et que même leur regard salie les femmes.
      Je me garderai de porter un jugement sur cette réalité dans certains pays, mais j'affirme que mon regard, comme celui de l'immense majorité des Québécois, ne salie personne et qu'il est injurieux de le prétendre. Porter le voile n'est pas innocent, c'est un geste haineux, dans une société civilisée.
      D'autre part, si cette femme préfère quitter son emploi que d'enlever son voile, cela prouve son extrémisme sectaire. Est-ce réellement une valeur que nous souhaitons transmettre à nos jeunes dans les CPE ? Surtout ne me faites pas croire qu'une éducatrice sectaire transmet les mêmes valeurs et comportements aux enfants que celles qui laissent leurs convictions à la maison.
      Beaucoup de femmes musulmanes sont heureuses de vivre parmi nous, sans vouloir nous imposer un sectarisme quelconque. Il est plus que temps que les médias fassent la part des choses. Les femmes qui choisissent le voile sont sectaires et extrémistes.

    • Je suis habituellement d'accord avec vos prises de position mais là M. Boisvert, non seulement vous errez lamentablement, vous êtes totalement à côté de la plaque. Quiconque n'a pas en mémoire la lutte des femmes d'ici pour leur affranchissement depuis un siècle, et la volonté claire et nette exprimée par tous les québécois de sortir du giron et de la domination de l'église sur les canadiens français (n'ayons pas peur des mots), depuis des décennies, ne devrait même pas émettre d'opinion.
      Nous avons fait le choix collectivement de vivre en toute liberté, débarrassés des symboles religieux et des dogmes de l'église. Je le dis haut et fort, toute religion qui oblige les gens à agir ou ne pas agir d'une certaine manière, qui les contraint à se vêtir d'une façon ou d'une autre, devrait être bannie!
      La religion est quelque chose de personnel, qui s'exprime dans l'intimité du foyer ou d'un lieu de culte, pas dans l'espace public. Point à la ligne. Que vous soyez catholique, musulman, juif, boudhiste ou raélien, je n'en ai rien à cirer, et je ne veux pas le savoir. Et surtout si vous travaillez dans le public, à priori pour la fonction publique, votre religion et vos déguisements, vous les laissez au placard. Et si cette pôôôvre Djamila tient tellement à son bout de tissu qu'elle est prête à quitter le Québec pour ça, et bien bon voyage Mme! Y en a marre de ces braillards hypocrites.

    • Madame est religieuse, elle devrait donc savoir que rien dans le Coran n'oblige une femme à porter le voile.

    • Madame si bien intégrée est croyante, elle devrait donc savoir que rien dans le Coran n'oblige une femme à porter le voile. J'espère que cette fois ci vous allez publier mon commentaire, je le trouve très correct et je ne vois pas pourquoi vous me censurez.

    • Merci Y. Boisvert d'enfin faire la démonstration que les musulmans ne sont pas tous des être sans compromis. Auxquels il faut tout concéder, parce que leur dire "non" risque de froisser leur profond sentiment religieux.
      -
      Voici Rafik et sa famille, de vrais québécois, qui nous prouvent qu'on peut être musulman et être capables de réfléchir et et être capables de s'adapter aux contraintes des moeurs d'ici. Ils ont aussi compris que l'expression de la religion est chose personnelle et que ça ne tient pas au port de signes religieux.
      -
      Rafik comme Djamila ont donc ce qu'il faut pour comprendre que la Charte sur la laïcité n'a rien d'hostile envers eux ou envers ceux qui pratiquent un religion. Bien sûr que Rafik n'aime pas les contraintes. Personne n'aime les contraintes. Mais des balises, il en faut pour savoir où trancher.
      -
      Si Rafik remette en question leur venue au Québec pour une question de voile ou de signes religieux, comme d'autres quittent le Quebec parce qu'ils paient trop d'impôt, ou comme d'autres ne peuvent supporter la loi 101, et bien c'est triste pour nous tous qui restons. Mais bon, on fera sans. Voilà tout. Tout le monde est libre de partir.
      -
      Mais si Rafik était vraiment sincère dans ses propos qu'on lit aujourd'hui, lui et sa famille ont a la couenne québécoise plus dure que ça et qu'il s'adaptera à une éventuelle Charte si elle est adoptée.

    • @yvescouture
      Je crois que vous transposez votre propre hantise du Catholicisme sur le débat qui nous préoccupe ici.
      L'immigration musulmane cause problème à bien d'autres endroits en ce bas monde qu'au seul Québec.
      La religion musulmane a ceci de particulier qu'au contraire des sociétés catholiques qui a partir des Lumières ont fait la séparation de l'État et de l'Église intègre plutôt la religion dans tous les aspects de la vie, incluant les aspects civils.
      Ce n'est donc pas qu'une question d'habillement mais surtout une question de valeurs.
      Qui est le plus à craindre? Ce que vous appelez l'intolérance Québécoise ou l'angélisme naïf anglo-canadien avec son multiculturalisme?
      Souvenons-nous que l'Ontario au nom de ce multiculturalisme a presque accepter de permettre aux couples musulmans qui le désirent (comme si la femme avait toujours le choix!) et qui résident dans cette province soient jugés non pas par les lois civiles Ontariennes mais par la Charia !
      La Charia !!!
      http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200412/20/006-charia-boyd-clonerb.shtml
      Moi des gens qui font passer les lois de Dieu avant celle des Hommes n'ont malheureusement pas leur place ici.
      Les différences de valeurs entre eux et moi sont trop grandes.

    • La majorité des personnes sont bien intégrées et c'est tant mieux. Ce ne sont pas pour elles qu'on a besoin d'une charte. Ce sont pour celles qui utilisent la justice pour avoir le droit de témoigner à visage couvert au tribunal. Ce sont pour celles qui refusent d'être traitées par quelqu'un de l'autre sexe. Ce sont pour celles qui obtiennent le droit de stationner dans une rue où c'est interdit parce que c'est une fête religieuse.

    • si madame est pas d accord ben quelle parte une québécoise va la remplacer

    • À M. Lebel:
      Vous écrivez: «Je me demande bien si les péquistes savent c'est quoi gouverner!»
      J'imagine que selon vos critères, les Libéraux savent c'est quoi gouverner et n'ont jamais de stratégie électoraliste.
      Par ailleurs, je n'arrive pas à comprendre ce qu'il y a de si épouvantable à ne pas pouvoir porter de signes religieux dans certaines situations. Les croyances religieuses ne devraient-elles pas relever du domaine privé? Au Québec, jusqu'au début des années '60, nos vies étaient envahies par la présence religieuse catholique. On a décidé de s'en libérer. Pourquoi devrions-nous accepter d'être à nouveau envahis par d'autres religions? Le Québec s'est émancipé par rapport à la religion. Le Québec n'est pas l'Iran. Tous les immigrants devraient le savoir et l'accepter. Ce qui, encore une fois, ne brime en rien la liberté de religion qui fait partie de la vie privée des gens.

    • Touchante et un peu pleurnichard cette histoire, une suite d'Aurore l'enfant martyre. On veut d'un état laïc, neutre, et des fonctionnaires qui peuvent être religieux ostensiblement. Je vous aime bien, nous dit la dame, je suis heureuse ici mais votre laïcité de la fonction publique, très peu pour moi. Monsieur Couillard l'a dit le Québec n'a pas de culture commune il est fait de multiples cultures qui coexistent. Une trouvaille de Trudeau. Pour revenir à cette charmante dame voilée par amour d'Allah quelque chose me dit qu'elle ne perdra pas son emploi. Il y aura une disposition comme une clause grand-mère ou grand papa. Les personnes déjà embauchées dans la fonction publique resteront des employés à vêtements religieux ostensibles. On le défendra aux futurs employés. Les journalistes de La Presse crieront au meurtre ! Ils sont multiculturels et vivent les signes religieux ostensibles chez les fonctionnaires d'un état neutre. Une exception peut-être, la religion catholique qu'ils détestent.

    • Être extrémiste, c'est vouloir déménager afin de ne pas enlever son voile au travail.
      C'est aussi de fuir afin ce que l'on veut reproduire.
      Gilles Bousquet

    • Cette femme est pieuse alors elle doit savoir que rien dans le Coran n'oblige les femmes à porter le voile. Pourquoi le porte-t-elle alors ?

    • Il existe une paix sociale au Québec basée sur notre tolérance ,le PQ veut nous faire croire le contraire et joue sur la fibre émotive de l´identité de certains québécois complexés
      Un calcul politique sur le dos des immigrés ,franchement dégueulasse!
      Les exemples comme celui-ci s´accumulent au fil des jours ,l´émigration vers les autres provinces du Canada pourrait s´accentuer.
      Et c´est en région là où le multiculturalisme est quasi nul que cette charte rencontre le plus de succès ,je me pose beaucoup de questions sur la vraie motivation des gens en région.

    • Monsieur Boisvert, en tant que bon journaliste, vous devriez rencontrer aussi des immigrants qui ont une opinion opposée. Vous avez choisi quelqu'un qui appuyait votre position. Et cela se rapproche de la manipulation émotive.

    • Oh arrêtez de pleurnicher et de prendre des cas d'espèces pour dénigrer les intentions de la vilaine Pauline. La vérité c'est que nous avons pour la très grande majorité de notre peuple, décidé de remiser la religion au placard et nous ne voulons pas empêcher qui que ce soit de pratiquer la leur. Cette charte a pour but de prévenir les dérapages religieux au dépend d'un état et d'une société laïque. Regardez l'Europe se débattre à chaque jour avec différents problèmes reliés au Getthos islamiques. Demandez-leur si ils n'auraient pas souhaité avoir eu un gouvernement ayant le courage politique d'instaurer une charte analogue à celle de Pauline.

    • Allez vous écrire un article sur ma vie, M. Boisvert? Si je vous dis en pleurnichant que je vais quitter le Québec si on m'oblige à être soigné par un infirmier armé d'un couteau (kirpan) et que mes enfants soient endoctrinés par une enseignante voilée.
      Allez vous me plaindre si je quitte le Québec pour cela? ou allez vous rire de mes enfantillages et chantage?
      Vive la laicité !

    • Il serait peut-être temps de remplacer le "Je me souviens" par "Vivre et laisser vivre".

    • @yvescouture
      Avant de condamner les Québécois comme vous le faites il serait peu-être bon d'aller lire les nouvelles. Surtout celles d'hier en provenance de Londres hier.
      J'encourage Couillard à faire de même d'ailleurs.
      La English Defense Ligue: EDL.
      Il n'y a pas que les Québécois qui ont un problème avec un certain type d'immigration musulmane.

    • Cette femme a fait le choix de porter le voile... et maintenant elle ne peut plus faire le choix de l'enlever pendant qu'elle travaille ? Qu'est-ce qui ce passe : une fois sur la tête ça cesse d'être un choix et ça devient une obligation, comme s'il était soudée là ?...
      Depuis 50 ans, les Québécois catholiques ont accepté de séculariser leurs institutions et leurs m?urs. Or, on nous dit aujourd'hui que les musulmans (en fait, une minorité parmi eux) sont incapables d'accepter ce compromis civique. Est-ce une forme de racisme à l'envers ? Les gens à la peau brune, au contraire des gens à la peau blanche, seraient incapables d'accepter la laïcité ? Pourquoi ce qui est bon pour pitou ne l"est pas pour minou ? Parce que les musulmans seraient génétiquement intégristes ? Voyons donc ! Cessez d'essayer de nous faire larmoyer.

    • Pourquoi est-ce qu'en vous lisant j'ai l'impression de vous entendre m'implorer de voir les choses tel que vous les voyez, vous?

    • Je ne comprends vraiment pas comment et pourquoi on en arrive là ! Vraiment, les quelques dizaines d'accommodements accordés depuis 30 ans nous ont rendus si intolérants ?
      Je comprend très bien la frustration des immigrants qui se sont intégrés et ont élévé des enfants ici en pensant avoir enfin trouvé la paix. Le parti québécois est en train de les trahir et de trahir tous les québécois qui démontrent assez de confiance en eux et envers leurs institutions pour ne pas avoir une peur irrationnelle de l'altérité.
      Comment ne peut-on pas voir qu'on se lance directement dans un mur ? Le plus ironique est de lire sur les blogues des commentaires haineux des mêmes gens qui réclamaient la gratuité scolaire en invoquant la Déclaration universelle des droits de l'homme. Que la liberté d'exercer sa religion soit inscrite en toutes lettres dans le même document n'a pourtant pas l'air de les interpeler.
      Et tiens, où sont les étudiants dans le débat actuel ? Un grand nombre de québécois , il y a à peine quelques mois, voyaient en eux des êtres pleins de sagesse qui allaient nous guider vers des lendemains meilleurs . Une intervention des leaders étudiants serait pourtant la bienvenue : ce sont eux qui ont grandi avec des camarades nés aux quatres coins de la planète. Ne pourraient-ils pas témoigner que nous n'avons pas à craindre l'altérité ? Non, vraiment, je ne peux pas imaginer que cette jeunesse qui s'est démenée pour réclamer de droit de s'instruire et d'élargir ses horizons va cautionner ce projet ridicule de Charte qui consiste à se replier sur soi !

    • C'est une belle histoire que celle de M. Rafik. Un bon immigrant qui aime son nouveau pays, parce que la paix y est possible. Vivre librement, sans se soumettre aux dictats éculés de l'islam, prendre un verre à l'occasion, élever ses enfants à la nord américaine, en français, bref jouir de la meilleure qualité de vie de la planète. Un homme intelligent qui transmet des valeurs semblables aux nôtres à ses enfants. Il ne reste qu'une seule contradiction: «Je n'ai jamais dit à ma femme de porter le voile, alors qui suis-je pour lui dire de l'enlever? C'est une conviction intime. Ça n'a jamais posé problème, pourquoi aujourd'hui?» La vraie question à poser M. Rafik est: Ne pas porter le voile, est-ce que ça peut poser un problème? Nous connaissons tous la réponse, et, la conviction intime sera préservée, sans voile.
      Vous êtes bienvenue ici monsieur, et votre famille aussi. Vous y trouvez un mode de vie intéressant qui vous plaît. Alors pourquoi importer des symboles qui vous ont fait fuir votre pays, dévasté par une violence inouïe. Vous devriez être le premier, monsieur, à tenter de vous défaire de ces symboles, qui dans votre Algérie natale, nous envoie des images de violence, d'intolérance, d'assassinats.

    • Le beau rêve de René Lévesque est mort depuis longtemps, avalé par le nationalisme nauséabond de M. Parizeau et Mme Marois. Ça donne le mal de coeur.

    • Heureusement que Marie, la mère de Jésus, ainsi que Sainte-Anne sa mère, ne vivent pas au 21e siècle dans le Québec de Pauline Marois car elles seraient tous deux '' persona non grata'' à cause du voile qu'elles portent sur la tête...

    • J'aimerais entendre madame sur comment elle verrait que ses enfants ou petits enfants soient dans un CPE ou il y a un éducateur juif hassidique ? ou une religieux catholique habillé comme dans les années 50/60 avec les cornettes.

    • MSTP33,
      Vous rendez-vous compte que vous êtes en train de donner à l'État le droit de définir la forme que doit prendre "l'amour du Québec" ? Depuis quand porter une kippa juive ou un foulard musulman signale un manque "d'amour du Québec" ?
      Dans les années 50, les États-Unis ont connu un moment délirant de chasse aux sorcières, avec la commission McCarthy, en inventant la notion floue d'activités anti-américaines, qui a conduit à briser les vies et les réputations de bien des Américains progressistes, désormais soupçonnés par l'État de manquer "d'amour des États-Unis". Dans le Québec de la même époque, Duplessis faisait la vie dure aux témoins de Jéhovah avec les applaudissements de tout ceux qui jugeaient sans doute que cette minorité manquait "d'amour" pour notre bon vieux Québec catholique.
      Que l'État s'occupe de ses missions, la justice sociale, le droit, la gestion des services publics. L'amour, on s'en chargera. Et en passant, aimer le Québec ce n'est pas aimer le nous exclusif cher à Parizeau. C'est aimer tout le Québec.
      Citons "Mon pays" de Vigneault, pour finir :
      De mon grand pays solitaire
      Je crie avant que de me taire
      A tous les hommes de la terre
      Ma maison c´est votre maison
      Entre mes quatre murs de glace
      Je mets mon temps et mon espace
      A préparer le feu, la place
      Pour les humains de l´horizon
      Et les humains sont de ma race

    • Ce débat sur la laïcité-valeurs communes est inopportun. Ce n'était pas le moment. Il est très dangereux et malsain pour un gouvernement de créer une fausse crise. Il n'a pas à jouer au pyromane! Je me demande bien si les péquistes savent c'est quoi gouverner!
      Voilà où mène une stratégie essentiellement électoraliste visant à gagner des votes chez les francophones. J'y perçois une stratégie Lisée-Drainville. Tout cela est, je le répète, dangereux pour le bien commun et désolant.

      Michel Lebel

    • Je le dis d'entrée de jeu, en tant que femme et féministe, le voile me dérange. Il me dérange dans ce qu'il représente. Parce qu'il faut bien le dire, c'est de ça qu'il s'agit et seulement de ça, le voile! Nous avons eu un bref frisson avec une histoire de kirpan, il y a quelques années, mais c'est le voile la cible de toutes les doléances. Il faut dire les choses comme elles sont.
      Le combat des femmes, depuis 50 ans, était et est toujours, une recherche de liberté. Liberté de choix, d'autonomie. Nos mères et grands-mères ne se sont pas battues durant toutes ces années pour qu'à la première occasion cette liberté nous soit enlevée.
      Nous avons accueillie ces femmes voilées en leur disant qu'ici c'est un pays de liberté et d'égalité entre les hommes et les femmes. Le voile est un symbole puissant de soumission, j'en convient, mais forcer ces femmes à l'enlever ne changera strictement rien a cet état de fait (oui, je sait, il y en a qui le porte par choix, inutile de me le rappeler!).
      Ce n'est pas une charte des valeurs que le PQ doit nous pondre. C'est un énoncé clair sur les fameux accommodements. Donner des congés religieux additionnels et payes? NON! Empêcher une femme de servir un homme et vice-versa? NON!
      Bref, j'ai honte d'être une femme féministe québécoise ces jours-ci, croyez moi! J'ai honte qu'on mette dans le même troupeau que les élus du PQ.
      En tant que peuple, nous avons choisi la liberté, nous n'allons quand même pas nous amuser à l'enlever pour un bout de tissu!

    • Bravo. Voilà un bel exemple d'intégration. De quelqu'un qui es parti de son Algérie qui a su s'adapter aux moeurs de son nouveau pays sans faire de chichis. Qui a compris qu'il devait s'adapter aux moeurs d'ici et que pour ça, il lui a fallu abandonner plusieurs habitudes d'Algérie qu'il aurait aimer conserver. Mais bon, il a compris.
      Bien sûr qu'en arrivant ici, Rafik n'a pas retrouvé de minarets comme en Algérie. Bien sûr que l'expression de sa religion a dû s'adapter à de nouvelles contraintes. Et il l'a fait tout comme Djamila. Ses filles ont choisi de ne pas porter le voile, il a compris que l'expression de la religion est bien qqchose de personnel. Rafik sait s'adapter.
      Rafik et Djamila sont devenus est un exemple que les immigrants sont un apport important pour tous les "de souche". Bravo.
      Merci M Boisvert de ce portrait de vrais québécois d'adoption qui eux comprendront la volonté que les emplois reliés à l'État s'exercent sans signes religieux. Bon bien sûr Rafik et Djamila vont rouspéter comme de bons québécois à ce changement. Eux comme d'autres préfèrent aucune contrainte.
      Mais Rafik et Djamila comprendront que laisser son voile au vestiaire sur les heures de travail au public, c'est bien secondaire p/r à tous les avantages qu'ils ont trouvé à être québécois.
      Avec tout ce qu'ils ont perdu comme liberté d'expression religieuse en quittant l'Algérie, ils ont maintenant compris que l'expression de leur religion ne tient pas qu'à un voile.
      Merci M Boisvert de ce portrait d'immigrants qui donnent confiance que la Charte du PQ ne les affecteront pas beaucoup. Surtout pas pour si peu... avec tout ce qu'ils ont connu.
      Si les bons curés et bonnes soeurs d'ici ont compris que leur religion ne tenait pas à leurs seules soutanes et cornettes, Djamila saura comprendre aussi. Faut pas sous-estimer l'intelligence de Rafik et Djamila à dégager l'essentiel de l'accessoire. M Boisvert nous en apporte la preuve dans ce portrait.

    • Désolé mais ce genre de pleurnichage venant de certains journalistes ne m'émeut pas du tout. Quand trop est trops il faut agir ce qui aurait dû être fait il y a longtemps. Nous en sommes là à cause du laxisme de nos gouvernements antérieurs (spécialement les libéraux) qui avec leur multiculturalisme ont cruent rallier les immigrants pour se faire élire. Ce que fit ce monsieur dans le reportage c'est le même jeu que les fédéralistes nous ont fait avec leur menace de quitter le Québec si on votait pour l'indépendance du Québec...maintenant c'est pour la religion. Dommage que vous partiez pour une telle raison mais vous serez renplacés par d'autres immigrants qui sauront nous respecter par les nouveaus venus qui connaitront le règles du jeu et les acceoteront. Le respect des religions mais chez soit et non affichées. Les hommes religieux ont enlevé leur soutanes depuis belle lurette et il en est de même de soeurs avec leur collerette et jupes de soeurs. Les saxons qui ont opté pour quitter et vendu leur résidence en 80 et en 95 et bien elles ont toutes été rachetés par d'autres québécois y compris toutes races et langues confondus. Quand il se crée un vide il est aussitôt renplacé par son équivalent et ce sont les sbstitt qui profitent d'une manna à la baisse compte tenu du geste irréfléchi de ceux qui laisse le bateau dans un cas de panic. Dans le cas qui nous concerne si le gouvernement fléchi le même journaliste et ses pairs le fourfendrait à qui mieux-mieux pour laxisme et faiblesse. On a vu ca par le passé et comme il faut un mmoment mettre le pied par terre vos argument et votre cueuillette de cas si extrème et exceptionnelle ne vient aucunement me chercher M. Boivert. Le respect ne veut pas dire tout laisser faire. Les droits individuels ne doivent jamais brimer le droits collectifs.
      André Béliveau

    • Si l'importance de porter un foulard durant les heures de travail est plus grande que son amour du Québec, de son mari et de ses enfants, je pense qu'il faudrait qu'elle remette ses propres valeurs en question et idéalement opter pour la vie religieuse en Algérie.

    • Depuis le début de la commission Bouchard Taylor j'ai toujours répondu a ceux qui me disais " Essaie donc de porter une ceinture fléchée dans les pays arabes, tu vas voir que tu ne pourras pas", bien justement est-ce que nous voulons devenir comme ces pays la? Je crois bien que nous sommes en train de le devenir... dommage. Etant souverainiste et athée, je suis d'opinion que si vous voulez la laïcité ayons donc la totale et enlevez le crucifix d'ou on vote nos lois et enlevez le avant de voter pour ou contre cette charte svp. Nous sommes tous révoltés de voir que dans certains pays les femmes sont obligés de se vêtir d'une certaine façon afin d'obéir a une certaine loi.... Allons nous vraiment dans cette direction les yeux fermés?
      Guy Fillion

    • Le problème c'est qu'avec une partie de la population ce genre d'exclusion fonctionne. C'est purement une stratégie politique pour attirer plus de votes des québécois de souche qui ont peur de l'inconnu. On entend souvent des gens dire "Nous sommes chez nous ici" . Comme si les immigrants ne l'étaient pas. Nos ancêtres sont venus ici déloger les amérindiens de leur terre tandis que les nouveaux immigrants eux ont été invités à devenir citoyens. Ils sont donc des citoyens à part entière et non des citoyens de deuxième ordre. Ils ont leur coutume et leur costume. Quand arrêtera-t-on cette comédie politique. Faudra-t-il aussi bannir la ceinture fléchée pour avoir l'apparence d'une société laïque?

    • Voilà ce qu'il faut écrire, ce qu'il faut dire et redire. Le gouvernement Marois s'apprête à nuire à ce fameux "vivre-ensemble" (quelle langue de bois hypocrite pour cacher la réalité d'une politique d'exclusion !) comme aucun gouvernement ne l'a fait depuis longtemps.
      Il s'apprête aussi à faire régresser le nationalisme québécois comme personne ne l'a sans doute jamais fait. On a l'impression que le discours revanchard de Parizeau, en 1995, est désormais au pouvoir. Le Nous exclusif. La gifle à des gens qui ont souvent fait un effort extraordinaire d'intégration. La gifle aux plus fragiles. Tout l'effort des années 60 et 70 pour redéfinir un nationalisme progressiste, ouvert, inclusif risque d'être remis en cause.
      Pourquoi se tirer ainsi dans le pied collectivement ? Triste épisode du masochisme québécois ! C'est précisément l'inverse qu'il faut faire ! Faciliter l'accès de la fonction publique aux membres des communautés culturelles, ce qui reste la meilleure façon d'intégrer. Accroître le pluralisme culturel des médias encore tricotés serrés. Mais non, on préfère le repli, maquillé par des petits malins à la vue courte qui se croient les plus grands stratèges du monde...
      Moi qui passe ma vie à défendre le fait français, vais-je devoir désormais me sentir comme une sorte de nationaliste des Balkans, tribal, tourné vers le passé ? Et que dire de cette nauséabonde défense du Crucifix de Duplessis par des gens qui ne sont même pas croyants ! Tout ça rappelle Maurras et l'Action française qui défendaient l'Église catholique sans y croire une seconde... Le résultat : Vichy.
      Mais je ne peux pas croire que le Québec désire vraiment cette régression masochiste. Il est encore temps que les nationalistes de la lignée de René Lévesque se lèvent et protestent haut et fort.

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