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Tout le monde... sauf les étudiants

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Yves Boisvert
La Presse

Communiqué sur Twitter, hier, de l'Université de Montréal: le taux de placement des étudiants en médecine vétérinaire est de 100%.

Bien!

Former un vétérinaire coûte 30 000$ par année (c'est environ 4000$ pour un étudiant en sciences humaines). En 2007, on calculait que l'étudiant en médecine vétérinaire payait 6% de sa formation. Vu le gel des droits de scolarité et l'augmentation naturelle des coûts, cette proportion va baissant.

Le gouvernement péquiste, comme on sait, ne s'est pas contenté d'annuler la hausse des droits de scolarité. Il a décrété le gel pour cette année et laissé entendre que ce gel se poursuivrait l'année suivante.

Cette hausse apparemment dramatique des droits n'était en vérité qu'un rattrapage visant à compenser des années de gel. Mais le PQ a décidé de marcher avec les carrés rouges, qui présentaient cette hausse comme une atteinte inacceptable au droit à l'éducation.

La réalité des finances publiques va leur faire avaler de travers ce carré.

Arrivée au pouvoir, Mme Marois a trouvé dans les livres comptables du gouvernement un «trou». Aussi prévisible et déplorable que les trous dans lesquels s'enfoncent chaque année des motoneiges sur les lacs mal gelés au mois de décembre.

Hein? Les finances publiques sont en mauvais état?? C'est pas croyable!

La suite est tout aussi prévisible. Chaque ministre se fait donner l'ordre de comprimer les dépenses.

Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, a commencé par remettre en question l'idée selon laquelle les universités québécoises sont «sous-financées» par rapport aux autres universités canadiennes. Il demande à être convaincu.

Les chiffres sont pourtant assez limpides. Les autres provinces ont compensé la baisse des subventions fédérales des années 90 par des hausses des droits de scolarité - souvent assez radicales.

Résultat: quand le recteur de l'Université de Colombie-Britannique (UBC) ou celui de Toronto commence son année, il a un budget par étudiant d'au moins 25% supérieur à ce dont dispose le recteur de l'Université de Montréal.

Pourtant, dans ces deux provinces, l'État donne moins par étudiant universitaire.

Arrangez les chiffres comme vous voulez, les universités québécoises n'ont pas autant d'argent.

Si les étudiants contribuent de moins en moins (le gel est une diminution relative de la contribution, vu l'inflation), il reste deux possibilités: accélérer le sous-financement relatif; ou pomper plus d'argent public.

On vient de dire qu'il y a ce «trou» dans le budget du Québec, déjà lourdement endetté et joyeusement taxé. Comme le Québec est le champion du financement public des universités avec l'Alberta, ne vous attendez pas à ce qu'on en mette plus.

C'est donc exactement le contraire qui se produit.

M. Duchesne a convoqué les recteurs cette semaine pour leur ordonner de réduire leurs dépenses de 124 millions d'ici au mois de mars - donc en plein milieu d'un exercice budgétaire qui consiste essentiellement à payer des salaires conventionnés.

Ce même gouvernement n'a pas seulement privé les universités de la hausse des droits. Il a maintenu les généreuses améliorations du régime d'aide, qui venaient compenser totalement les hausses pour à peu près toute la classe moyenne - un coût de 118 millions en sept ans.

On garde les bonifications destinées à compenser une hausse annulée...

Le cadre financier du PQ nous annonce qu'on l'annulera. Mais en cette année de dures compressions, l'ironie est sublime. Les étudiants, qui seront les gens les mieux rémunérés du Québec de demain, contribuent de moins en moins, ont de plus en plus d'aide... Mais on n'attend pas pour comprimer les dépenses des universités.

La semaine dernière, l'Université de Montréal a lancé la plus grande campagne de financement de son histoire. On vise 500 millions de dollars en dons - la dernière, terminée en 2003, a rapporté 218 millions. Déjà près de 200 millions ont été recueillis en «pré-campagne».

C'est bien. Mais on a du chemin à faire, question philanthropie.

Pendant ce temps, UBC lance une campagne de... 1,5 milliard. UofT... 2 milliards.

Cet argent est utilisé pour des projets spéciaux, des bourses d'excellence, des chaires, des labos, souvent ce qui permet à un département de se distinguer. Ce n'est pas pour payer le chauffage.

Quand on voit l'écart se creuser, comment ne pas craindre que les universités québécoises ne soient de plus en plus à la traîne?

Quand on aura rendu les institutions de haut savoir québécoises un peu plus médiocres, et en particulier les seules grandes universités de recherche francophones, peut-être se souviendra-t-on de l'année où l'on a sacralisé le gel des droits de scolarité.

Tout le monde doit faire un effort, nous dit le ministre Duchesne.

Tout le monde, sauf les étudiants.

Hé! Bon sommet, tout le monde.

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Commentaires (80)
    • Je pense qu'on doit valiser ce que chacun doit fournir et quelle dépenses sont de sages investissements ou pas. Que les étudiants puissent avoir des stages payés par les entreprises qui en profitent. Que les étudiants apprennent à bien récupérer leurs retours d'impôts. De des prêts transformables en bourses soient donnés aux étudiants qui font leurs cours dans le temps normal (3 ans ) Que les étudiants qui ne résident pas chez leur parents et qui ont des dépenses de logements et de subsistances puissent avoir plus facilement des bourses si l'étudiant réussit bien.

    • Les étudiants demandent la gratuité et cette promesse fut faite par le gouvernement Lesage/Gérin-Lajoie. Gratuité de la maternelle à l'université.

    • Oui, les etudiants actuels vont payer plus d'impots plus tard. Ce sont aussi ces etudiants qui, parce qu'ils auront un meilleur salaire, pourront en mettre plus dans leur REER pour economiser sur l'impot.
      De plus, cet argument est aussi valable pour les autres provinces Canadiennes et les "States". Pourtant, leurs frais de scolarite sont plus eleves qu'au Quebec et ce ne sont pas eux qui montent aux barricades.

    • Ah... je me relis et je suis certaine que mon commentaire risque d'être mal interprété...
      - ne pas mettre tous dans le même panier : il y a des étudiants de type "enfant rois" et d'autres de type très travaillant et responsables
      - il y a des chialeux dans toutes les couches de la société, pas juste les étudiants
      - arrêtons de niaiser et trouvons des solutions viables à long terme. L'éducation est essentielle
      - C'est un problème beaucoup plus profond que juste la hausse des frais de scolarité selon moi. Il est plus de l'ordre du modèle de société actuel qui veut les avantages du capitalisme et du socialisme en même temps. Cela n'est pas viable à long terme.
      - Il va falloir faire des choix pour avancer... et j'ai des doutes qu'on y arrive (mais c'est mon point de vue plus pessimiste de la vie)
      au pire, la fin du monde du 21 décembre va régler le problème ;)
      Joyeux noël et essayer pendant les fêtes de pas trop chialer contre votre prochain (je parle pas juste des jeunes, mais des gens en général)

    • Pour étayer mon point de vue, je vais me baser sur les 6 dernières années que j'ai passé à temps plein à étudier comme universitaire. J'aime beaucoup les commentaires qui parle d'équité intergénérationnelle. À ceux qui considère qu'il n'y pas de problèmes à ce que nous payons plus chers nos études pcq on est des ptits cons qui font juste chialer et dépenser, seriez-vous d'accord qu'on envoie une facture rétro-active de ce que vous devriez à l'état s'il n'y avait pas eu de gel pendant 15 ans. Bien facile de dire "faites votre part" quand la votre n'a pas toujours été faite comme du monde. Facile de critiquer quand la responsabilité incombe aux autres, mais quand c'est à nous de payer... oh la !
      Pourtant, je ne suis pas de ceux qui jouent de la casserole et qui considère que tout lui est dû. Au contraire, je suis d'avis que oui, il y a une bonne proportion d'enfants rois actuellement aux études, qui crient la bouche pleine. Mais une aussi bonne proportion qui sont prêt à la manger la claque, pkoi ? pcq on a pas le choix vu la société actuelle. J'ai eu des cours d'annulés la session passée (oui, même si c'est supposément impossible ahh qu'elle est bonne ahaha), et je ne suis absolument pas pour le mouvement de grève, mais la hausse était beaucoup trop drastique pour que tous l'accepte et il ne fallait pas être devin pour savoir que cela allait déraper.
      Au lieu de tenter de couper n'importe comment et de reléguer la facture à l'un ou à l'autre, est-ce possible de le faire ce maudit sommet, pour qu'on puisse en trouver des solutions ? Pas question de subir une autre grève interminable.
      Dans notre société de consommation individualiste, ne soyez pas étonnez des valeurs promues par les jeunes d'aujourd'hui. Personne n'a été correct dans cette crise étudiante, on parle d'intimidation policière, eh bien côté intimidation, les étudiants ne laissaient pas leur place non plus. Le respect est une valeur qui se perd, tout comme le sens du devoir et de l'effort.

    • IDEM à Darkendier 07 décembre 2012 11h47
      Trois enfants, $127/mois depuis leur naissance.
      Pas 127 $ chaque, $127 pour les trois...
      Bourse prévue entre $12K et $14K chacun.
      Je récupère mon capital, en entier soit environs $25K
      Leurs bourses, c'est les intérêts des placements sur 16 ans et la subvention fédérale et provinciale d'environ 30 % du montant investi.
      Comme Darkendier, pas de CEL ou IPAD, TV à tube 27" pas de Blue Ray et tous le tralala, 1 voyage dans le SUD en 45 ans, ça dépend juste des priorités.
      S'ils ne vont pas à l'université, je peux transférer leurs bourses à un frère ou une soeur ou neveux ou nièces.
      Ça, on appelle ça de l'épargne!
      Si les frais montent, j'en ai rien à cirer, ils travailleront pour combler la différence, comme j'ai fait à leur âges.
      C'est ça la planification, y'à des choix à faire dans la vie, libre à chacun de choisir.
      Comme "leformateur", ma blonde aussi à fait un deuxième BAC, et j'ai payé une partie de ses études aujourd'hui, son prêt de $10K n'est pas remboursé, mais elle a un salaire et peu s'en affranchir elle même.
      J'entends déjà les commentaires....
      Oui, mais c'est pas tous le mode qui peut placer 127 $ par mois de coté.
      Si vous avez un revenu familial de mois de 43 $ K, la subvention va jusqu'à 40 %.
      Et puis bordel, placé mois si vous avez mois, ça va quand même rapporter.
      Informez-vous. Si vous ouvrez un compte REEE le gouvernement fédéral dépose automatiquement 500 $ dans ce compte et ensuite, 100 $ par années durant 16 ans sans aucune cotisation de votre part. Après 16 ans, avec un rendement annuel de 4 %, ça donne 3000 $ à l'étudiant.
      Ça prend juste un NAS et vous vous retrouvez avec 3000 $ pour votre étudiant.
      Je me demande bien ce que je vais faire avec mon $25K épargnés durant 16 ans ?
      J Godin

    • Tout à fait en accord! J'aime : "Tout le monde doit faire des efforts. Tout le monde, sauf les étudiants." Pendant toute la saga du conflit étudiant, en aucun cas je n'ai entendu les jeunes parler de la QUALITÉ de leur éducation, mais toujours étudier au moindre coût. En continuant de couper les revenus des universités, c'est la qualité du diplôme que l'on diminue. Un diplôme obtenu dans une université québécoise risque d'être moins bien reconnu que celui obtenu dans une autre Université. À candidat égal, lequel sera choisi par l'employeur?

    • Je suis tous à fait d'accord avec vous. Les seuls étudiants qui ne veulent pas de hausse où qui sont allés dans la rue sont ceux dans les sciences molles. Pour les autres ce n'est pas une petites hausse qui les auraient empêcher de finir leur études.
      Pour ceux qui croient que je suis de la droite sachez que j'ai terminer mon bacc en 1989 avec une dettes de près de $15000 que j'ai remboursé en quelques années. En dollars d'aujourd'hui cela représente près de $30000.
      De plus, comme je suis dans la classe moyenne, je m'appauvris d'année en année car mes augmentation de salaire sont sous le taux d'inflation. Alors je ne vois pas pourquoi ces petits bébés gâtés ne paieraient pas un peu plus dans un investissement à long terme.
      Je suis tanné de payé pour une petite minorité de braillard.

    • Le financement des universités. Allez voir, juste pour voir, ce qui existe déjà et se profile pour le futur. La formation continue obligatoire des professionnels. Je ne connais qu'une profession, ingénieur. J'en suis un. Des cours obligatoires jusqu'à plus de $1250. pour 14 heures. Évidemment en hausse quasi exponentielle décrétée bien au-dessus de nos têtes. Il faut 30 heures par périodes de 2 années sinon c'est la radiation automatique. Donc, 2 fois $1250. pour 2 ans ne suffisent pas, il faut rempiler. Pour un ingénieur moyen, avec la cotisation, l'assurance-responsabilité et la formation continue obligatoire on est tout près de la dîme. Un nombre important de professionnels ne roulent pas sur l'or ou ne détiennent pas des postes stratégiques comme on en a vu à la commission Charbonneau. Par qui sont donnés ces cours, les universités. Multipliez ces montants par le nombre de professionnels de toute obédience et le financement des universités vous l'avez, s'il ne tombe pas dans des trous noirs, comme de raison. Lorsqu'on s'en apercevra, on va en taper de la casserole à les défoncer. La formation continue obligatoire, je n'ai rien contre, mais à près de $100 l'heure, c'est exhobitant, injuste et insoutenable pour un très grand nombre de professionnels. Des solutions utiles, efficaces et financièrement réalistes, j'imagine que c'est trop demander. Les 14 heures dont 2 fois font 28 au lieu du 2 fois 15 qui feraient 30 et feraient le compte. Pourquoi, rajouter ce bout de misère?
      Claude Hubert, ingénieur membre de l'Ordre des Ingénieurs du Québec.

    • Je tiens à préciser une erreur : j'ai dit 74 000$ par année en 2012, je m'excuse, je voulais dire en 2005.

    • Un vétérinaire gagne en moyenne 74 000$ par année au Québec en 2012. Il n'y a qu' 1 seule université au Québec qui donne ce programme et qui ne prends que 80 personnes par année. Même si cela coûte cher former un vétérinaire, considérant qu'il y a au moins des centaines d'étudiants dans chaque département de sc. humaine X le nombre d'université offrant ces programmes... je crois qu'on peut dire que la comparaison deviens boiteuse.
      Pour ceux qui croient que les vétérinaires se la coulent douce pcq ça vous coûte les yeux de la tête aller chez le vétérinaire, je tiens à vous rappeler que sans la carte d'assurance maladie, vous diriez probablement la même chose à propos de la facture du médecin. Savez-vous combien coûte une machine qui prend des rayons X ? Non ? Informez vous.
      Même chose pour les dentistes, savez-vous qu'ils payent 20 000$ en instrument dans leurs 2 premières années d'étude, sans compter tout l'argent investit dans l'ordre juste pour pratiquer. SANS compter l'argent investit dans les machines qui servent à VOUS traiter.
      Au lieu de toujours se regarder le nombril, surtout si vous n'avez pas étudier comme ils l'ont fait et chialer pcq eux ont l'argent pour se payer des vacances, informez vous un peu.
      Il y a une forte pénurie en médecine vétérinaire (normal avec seulement 80 diplômés par année). Excluant les animaux de compagnie, j'ai l'impression que vous oubliez la place primordiale que peut occuper le vétérinaire dans notre société moderne. Dois-je vous rappeler le scandale de XLFood ? La santé publique, ça vous dit quelque chose ? Les grippes aviaires et porcines de ce monde, ça sonne des cloches ?
      Oui, formez des vétérinaires ça coûte cher. Mais ce qu'ils rapportent à la société est bien plus que ce que la plupart des diplômés en sc.humaines ne vont jamais rapporter. Combien d'étudiants en sc. humaine doivent faire un 2e bac, pcq le premier ne sert à rien ?
      Informez-vous avant de dire des âneries ou de faire des comparaisons sans fondement

    • "Et les banques, les cadres qui se versent des gros bonus, les riches qui planquent leur argent dans des abris fiscaux, ils font leur part?"
      De un: probablement plus que la presque totalité des lologues de l'uqam.
      De deux: raison de plus, faisons-les au moins payer pour leurs études!

    • "Petite question: l'étudiant en médecine vétérinaire devrait rapporter combien en impôt au courant de sa vie?"
      Ça dépend de combien il va vous charger pour soigner pitou...

    • http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_scolarité_au_Québec Venez dire après avoir bien analysé le tableau à ce lien que les Québecois ne font pas leur part pour éduquer leurs jeunes. JUSTE POUR VOIR!

    • j ai l impression de vivre sur une autre planete. La plupart des commentaires denigrent cet article de M. Boisvert. Il est le seul a La Presse qui ne suit pas le troupeau... Remarquez que je suis favorable moi aussi a la gratuite universitaire, mais comme en Finlande, ie avec des criteres de selection rigoureux. Mais tant que les universites seront des passoires autant a l entree qu a la sortie, ca me rassure de voir que certains preconisent une plus grande contribution Bravo M. Boisvert

    • Si la formation d'un vétérinaire coûte 7 fois plus cher, pourquoi les frais de scolarité pour l'aspirant vétérinaire ne sont pas 7 fois plus élevé? Il me semble que la France privilégie un système plus dual, d'une part, dans les universités, à frais symboliques, et d'autre part, dans des établissements d'enseignement supérieur hors université qui recrutent leurs étudiants par voie de concours et font payer des frais de scolarité élevés. Un aspirant vétérinaire inscrit dans une des quatre écoles nationales vétérinaires s'est endetté pendant ses deux années préparatoires au concours et continue de s'endetter pendant 5 autres années avant d'obtenir un premier diplôme, le diplôme d'études fondamentales vétérinaires. Ça c'est faire payer les riches...

    • C'est drôle de voir les commentaires des gens qui crient à la démagogie, sans aucun argument, si non une citation de Georges Danton qui date de 1789. En passant, en coupant les revenues des universités, autant de la part du gouvernement que des étudiants, la seule chose que l'on voit c'est une diminution de la qualité de l'enseignement au Québec, ce qui va directement à l'encontre de la fameuse citation.
      Ensuite on parle de combien d'impôt vas payer un vétérinaire, mais on omet de dire combien il va gagner lui. Le salaire d'une vétérinaire au Québec se situe entre 85 000 à 200 000 dollars. Actuellement, un étudiant paie environ 2,168$ par année (donc environ 7% des frais) et des études de 4ans. Donc une dette au finale de 8,672 $ financé sur 10 ans sans frais sans intérêts. Donc moins que le prix de la voiture qu'il aura les moyens de s'offrir en sortant de l'université et qu'il remplacera au maximum après 5 ans. Donc 2 voitures sur 10ans à environ 20,000 $ chaque pour une total avec financement de de 50,000$.
      Il s'en mettra plus dans les poches beaucoup plus que ce qu'il remboursera du 111,328$ qu'auront coûté ses études. Pour un salaire de 85,000$, il donnera probablement aux alentours de 25,000$ dollars d'impôt au Québec. Avec seulement 23,8% de ses impôts vont à l'éducation (incluant tous les niveaux d'éducations et pas seulement les frais universitaire) et la culture (qui en prends une bonne partie). Donc on peut dire qu'incluant les intérêts encouru sur la dette, il prendra probablement environ 25 à 30 ans pour payer pour son éducation via l'impôt.
      Et c'est vous qui parler de démagogie... Tellement facile de jouer la victime, mais tellement plus difficile de regarder la réalité en face et de prendre des actions pour l'avenir viable du Québec.

    • Beau ramassis d'opinions prémâchées...
      Vraiment il y a lieu de se demander, est-ce que le journaliste ici parle d'un sujet duquel il ne connait rien, ou serait-il plutôt au service d'une certaine élite néolibérale qui tente à travers les médias de décrédité tout ce que le gouvernement indépendantiste tente d'améliorer.
      Les libéraux gaspillaient comme des dingues, maintenant on chiale parce que le PQ serre la ceinture. Vraiment pathétique.

    • D'ailleurs depuis 5 ans les frais universitaires augmentent en flèches. Le PQ arrête hémorragie causé par les libéraux corrompus. Ensuite on parlera d'améliorer le système.
      En ce moment si les frais universitaires augmenteraient je ne serais pas en mesure de terminer mon doctorat. La sixième année au doctorat on n'a plus droit aux bourses (ni au prêts), pas facile à trouver 4000$ lorsque l'on est occupé à écrire une thèse de 300 pages, imaginez 8000$.
      On termine nos études avec 35000$ de dettes et supposément que c'est pas assez? Il n'y a pas que des médecins et des avocats dans une société en santé.

    • Vous avez 100% raison, M. Boivert. La situation au Québec est déjà déplorable, et alors on décide de s'enfoncer encore plus profond dans le trou. Ou est le bon sens?!

    • De la démagogie pure et simple! Et les banques, les cadres qui se versent des gros bonus, les riches qui planquent leur argent dans des abris fiscaux, ils font leur part?

    • Les journalistes ont malheureusement une influence chez une partie de la population, pas nécessairement la meilleure ....!!!
      - Lorsque l'on grandit, c'est la société dans son ensemble qui doit épauler sa jeunesse en l'éduquant.
      - Une fois éduqué, l'adulte qu'il est devenu contribue au développement de sa société et prend soin à son tour des plus jeunes comme des plus vieux.
      - Après le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple (Georges Danton) 1789

    • Petite question: l'étudiant en médecine vétérinaire devrait rapporter combien en impôt au courant de sa vie?

    • Quand je lis de tels articles que m'inquiète sur ce qu'est devenu le journalisme. Dans ce cas-ci il semble que l'objectif vise à susciter des réactions plutôt qu'informer.
      Si le devoir d'un journaliste est toujours d'informer, M. Boisvert devrait se faire retirer son droit d'exercicer sa profession, car son cruel manque de vision éloigne, même décourage, qui que ce soit à participer à solution.
      Désolée M. Boisvert mais nous n'avons pas besoin de personne comme vous pour construire le Québec de demain.

    • Et ceux qui décrochent? On pas rien que besoin de vétérinaires et de médecins. Faudrait distribuer l'argent en éducation un peu plus équitablement.

    • Et si les seuls étudiants aptes intellectuellement avaient accès aux Cégeps et aux universités? On aurait de meilleurs services, et moins d'incompétence et de corruption sur le marché du travail. D'ailleurs jai fréquenté les Cégeps et les universités assez longtemps pour savoir que les Cégeps et les universités diploment des cancres et des imbéciles à la tonne chaque année.
      Ma mère qui n'a qu'une 9ième année pourrait enseigner le français à n'inporte qui étudiant actuellement aux études supérieures.
      L'économie, les compressions, les trous dans le budget ouaia ouais on connaît. La stupidité et l'inconscience d'un peuple inapte à se lever pour affirmer sa langue et sa culture est beaucoup plus inquiétante..... et onéreuse.
      guy_robert
      sherbrooke.

    • Outre le fait que ce billet n'est pas à la hauteur de la plupart de vos analyses M. Boisvert, je trouve déplorable son ton méprisant. Votre humeur vous fait prendre des raccourcis intellectuels qui témoignent d'un désir de verser dans la facilité. À quelle fin, je l'ignore, mais j'aurais apprécié que les liens que vous faites rendent aussi compte de la baisse des frais de scolarité envisagée dans certains pays, aux États-Unis par exemple, afin de rendre plus équitable l'accès aux universités. L'éducation n'est pas un sujet simple et il faut le traiter comme tel en tentant d'exclure nos frustrations de payeurs de taxes.

    • J'aimerais juste mentionner que le trou en question dans les finances publiques provient principalement des magouilles politiques et de la corruption dont on entend parler tous les jours à la commission Charbonneau. Alors que GND écope de 120h de travaux communautaires, ceux qui ont arnaqués les gouvernements et qui se sont pris des pourcentages sur tout s'en sortent indemnes (pour le moment du moins). Alors avant de mettre tout le blâme sur les étudiants, les finances publiques vont mal aussi à cause de bandits qui courent toujours. Si nous pouvions ravoir tout l'argent volé ou acquis de manière douteuse par contrats et autres magouilles, les finances publiques se porteraient beaucoup mieux. Avant de tout mettre sur le dos des étudiants, interrogeons-nous sur les réels coupables du déficit du Québec présentement.
      Ps: oui je l'avoue je suis une étudiante, alors je me défends :)

    • Encore votre obsession anti-étudiante, M. Boisvert? Revenez-en, vous en devenez lassant.
      Mon fils de 29 ans habite Montréal, il partage un appart avec 2 colocs. Tout ce beau monde étudie à l'U de M et bien entendu travaille à temps partiel pour payer le loyer et la bouffe. Si les frais de scolarité augmentaient comme les Libéraux et Yves Boisvert le préconisent, mon fils devrait suivre un cours de moins et travailler quelques heures de plus pour joindre les deux bouts. Et décrocher finalement son bac une bonne année plus tard.
      Je trouve qu'il a eu du courage en quittant son travail pour s'inscrire à l'université . Je ne tiens pas à ce qu'on lui mette des batons dans les roues ou qu'on le considère comme un fainéant ou un parasite. Lorsqu'il sera diplômé il rejoindra la cohorte de ceux qui paieront nos pensions et nos soins médicaux.
      Merci de penser aux étudiants moins favorisés Monsieur Boisvert. Comme votre estimé collègue Richard Martineau vous auriez besoin d'une greffe de coeur, car de toute évidence vous en manquez...
      André Purenne

    • Demandons-nous à un enfant de payer sa nourriture, ses vêtements? Non, il est pris en charge en attendant de pouvoir faire sa part. Il en est de même avec les étudiants. "Les étudiants, qui seront les gens les mieux rémunérés du Québec de demain, contribuent de moins en moins, ont de plus en plus d'aide... ".
      N'oublions pas que les étudiants qui auront un emploi à la fin de leurs études (car en sciences humaines, c'est toujours difficile de se trouver un emploi convenable, ne l'oublions pas et c'est difficile de rembourser une dette de 20000$ quand on se trouve seulement un emploi payé 10$ de l'heure, chose qui n'est pas rare dans ce secteur) paieront leur part avec un système très intéressant nommé l'imposition. Ils contribueront ainsi à financer les universités ainsi que l'ensemble des services auxquels nous avons droit en tant que société ayant fait ces choix.
      Les étudiants sont en formation. Comme mère de famille et étudiante, je peux témoigner de la difficulté à arriver financièrement, du stress généré par ma dette étudiante et de l'insécurité à trouver un emploi au terme de mes études (en sciences humaines). Mais chose certaine, je peux affirmer que je serai fière de contribuer au financement de nos institutions publiques lorsque je travaillerai. Je serai fière de redonner à cette société autant financièrement qu'au point de vue de la production du savoir.
      Alors svp, arrêter de casser du sucre sur le dos des étudiants. La plupart d'entre eux se forcent et ne rêvent que de terminer leurs études pour aller travailler. Ils paieront ensuite bien assez longtemps pour redonner ce qu'ils ont reçu.

    • Les gens ne sont capables d'économiser, depuis le gel des frais de scolarité de plusieurs années, la portion d'argent qui aurait dû aller pour financer les universités sont aller dans les manteaux Canada Goose, Iphone, Android. Gabrielle Nadeau-Dubois se permet un logement à 900$. Les édudiants d'aujourd'hui se paient des choses qu'un travailler ne peut même pas se permettre.

    • Ce que je suis fatigué d'observer/lire ce débat.
      Tout a été dit, d'un côté comme de l'autre. Le méchant irresponsable de gouvernement, les méchants irresponsables d'étudiants. Bravo aux têtes dirigeantes des deux côtés, c'est d'une stérilité absolue.
      Un gouvernement doit être responsable.
      Une société à le droit de s'élever et se donner des systèmes de couvertures sociales à sa population; ce que nous avons fait ici au Québec que dans la grande majorité des endroits sur la planète.
      7 millions d'âmes québécoise, le tier d'une ville comme New-York... Le gouvernement et les étudiants n'ont plus les moyens de leur ambitions dans la configuration politique et sociale québécoise. Tout a un coût.
      C'est le temps du réalisme chères concitoyens, l'argent ne s'imprime pas, ni pour l'état, ni pour le peuple.
      Il est grand temps de voir une nouvelle révolution sociale au Québec, à l'image de nos besoins, accompagnée d'un réalisme économique qui va au delà de l'état providence.
      Le Québec n'a plus de projets porteurs, de vision sociale, nous sommes à la déroute. Tant qu'une formation politique ou une autre ne prendra pas le pouls des nouvelles réalités, le gouvernement, comme le peuple, sera voué à la faillite des idées et ultimement monétaire.
      Regardez la carte de crédit américaine, peuple qui se croyais dans limite de ressources tant humaines que sociale;Ce peuple est au bord d'un dangereux précipice et le virage sera extrêmement douloureux dû au manque de vision qui a été exercé dans sa propre société.
      Bref: Think, than you can build.

    • Je ne vois pas comment certains peuvent remettre en doute l'importance qu'attache M. Boisvert à l'éducation. Vous ne devez pas le lire bien souvent...
      L'essentiel du propos est qu'une éducation à rabais risque de devenir une éducation de piètre qualité.
      Les étudiants crient-ils toujours victoire maintenant qu'au final, leur lutte se solde par des coupures en éducation?

    • Et pour reprendre l'exemple du vétérinaire... vont-ils eux aussi avoir la générosité geler les frais qu'ils chargent à leurs clients comme nous gelons ceux pour leurs études?

    • Tout le monde ramène ça au débat financier. Ça n'a rien à voir avec la finance. Ou si peu. C'est seulement politique. Le Parti Libéral aurait laissé les étudiants mourir dans la rue sans lever le petit doigt, parce qu'il ne possède presque pas de clientèle dans ce milieu. Par contre, le PQ essaie de faire l'indépendance du Québec au moyen des étudiants et des syndicats depuis 40 ans. Il ne touchera jamais à sa base électorale. That's it, that's all. Le reste, ce n'est que du parlage.

    • @ evebigras.
      Si vous étudiante et travaillez à temps partiel vous devez faire moins de 30 000$ par année et ne pas payer d'impôts. Pas d'impôts donc pas de services en échange. À moins que vous ne soyez travailleuse et étudiante à temps partiel...

    • Je vous adore monsieur Boisvert!

    • Je suis d'accord avec vous monsieur Boisvert, nous devrions également remettre l'âge de travail minimale à 12 ans et faire travailler ces petits jeunes qui s'amusent afin qu'eux aussi contribue à faire leur juste part et à payer leur éducation.
      Non mais!

    • Permettez-moi de vous rappeler que plusieurs étudiants sont aussi travailleurs (ils sont de plus en plus nombreux selon Statistique Canada) et paient des impôts. Donc une plus grande contribution de l'État est une plus grande contribution de la part de plusieurs étudiants. Et, lorsque je paie des impôts, je m'attends à recevoir certains services en échange. Comme un enseignement universitaire abordable et de qualité.

    • Maintenant qu'il y a toutes ces coupures dans le budget des universites, les étudiants n'auront plus le choix d'accepter une hausse des droits de scolarité. Si le gouvernement joue bien ses cartes, il pourra démolir tous les arguments des étudiants revendicateurs liés à la mauvaise gestion des universités, et ainsi faire passer une hausse sans trop d'ambages. Ensuite, il pourra réinvestir dans les universités une fois le buget balancé, en gardant la hausse. J'espère que c'est le plan du PQ, mais j'en doute.

    • Bonjour,
      En fait, je ne suis pas d'accord avec vous. Premièrement, car la base de votre article et de votre argumentation tient d'une pente glissante selon laquelle le sous-financement universitaire conduit à une éducation plus médiocre. C'est une pensée fortement retrouvée en Amérique du Nord, ou bien souvent le côté économique l'emporte sur la compétence. Pourtant, cette réflexion n'est pas retrouvée au niveau mondial et j'opte plus sur cette pensée. En fait, je crois que c'est la passion ainsi que la conscientisation de l'importance des gens dans un système qui compte outre l'économique. En fait, si les actions effectuées dans le milieu éducationel était tourné vers l'éducation de leurs clients, je crois que l'on n'en serait pas là.
      Par exemple, je suis un cours d'éthique professionnelle cette session-ci offerte à la faculté de sciences et génies. Ce cours a pour but de conscientiser les étudiants aux responsabilités de leur profession. Pourtant, on dirait que le message ne passe toujours pas. Malgré les erreurs de conception et de construction du passé, les étudiants suggèrent encore de continuer un projet mal conçu en cours qui ne répondra pas à l'ensemble des demandes de la population et suggèrent de le construire pour ne pas abandonner le projet, et corrigeront le tir par la suite. Le problème, c'est que cette solution a été prise pour une grande majorité de nos infrastructures et on paye une rocambolesque somme désormais pour les modifier et les améliorer. Je crois donc, que le fait de sortir ce sophisme américain pourra tourner l'attention des gens sur l'importance de leur rôle dans le système et ce qu'ils devraient faire pour contribuer à l'améliorer dans les conditions actuelles. Il existe bien de petites solutions peu couteuse et innovatrices que ces agents peuvent imaginer, mais qui sont bien peu aimés par les administrateurs par leur moindre cout.
      Je rajouterais que ces mêmes étudiants seront eux qui vont payeront les erreurs des années passées...

    • @ingeniousmac:
      Ce que vous dites n'est pas tout-à-fait exact: si le taux de diplomation universitaire est bas au Québec, c'Est que le taux de diplomation post-secondaire y est aussi élevé qu'ailleurs. La différence, c'est au niveau collégial au Québec. Les corps professionnel d'ordre technique n'existent effectivement qu'au Québec. Ça fausse grandement la lecture du «taux de diplomation universitaire». De plus, ce taux ne tient pas compte des étudiants qui changent d'orientation rendus à l'université, un phénomène plutôt québécois, peut-être en raison du fait qu'il n'y a pas de session pré-universitaire et que le système collégial est trop loin du système universitaire en ce qui a trait aux études généralistes. Je trouve un peu futile de comparer strictement ces taux sans en faire une analyse formelle sur les particularités du système québécois d'éducation.

    • Oh bo-boy mon Yves... Quand vas-tu comprendre que le futur de notre monde est assuré par l'éducation? C'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à quelqu'un. C'est le seul cadeau qu'il va lui être utile toute sa vie. Commence donc à te servir de ta propre éducation dans l'écriture des tes éditoriaux, il en serait grand temps.

    • Le sommet nous permettra peut-être de changer nos vues sur la formation universitaire.
      Plutôt que de la considérer comme une dépense et une occasion d'endetter jeunes et moins jeunes, peut-être en viendrons-nous à la considérer comme un investissement.
      Les jeunes sont notre véritable avenir.
      La plus grande richesse d'un pays est sa matière grise. Il faut savoir l'exploiter en la développant au maximum. Et c'est une richesse renouvelable.
      La gratuité scolaire, balisée bien sûr, n'est pas une dépense mais un investissement qui rapporte à coup sûr. Bien des pays en ont fait la démonstration. Il ne s'agit d'innover mais de nous inspirer de ce qui fonctionne ailleurs pour l'adapter à nos besoins et à nos contraintes
      Il y a deux façons de faire payer les étudiants pour leur scolarité.
      La première: une partie maintenant, par les frais de scolarité. L'autre partie après par leurs impôts.
      La deuxième: Seulement après. Par leurs impôts.
      L'avantage de la deuxième formule permet aux moins fortunés mais qui ont beaucoup d'aptitudes d'avoir une bonne chance de parvenir aux plus hauts sommets.
      Comme vous voyez la gratuité scolaire, ça n'existe pas. On finit toujours par payer.

    • Donc, si je comprend bien les commentaires de la majorité des 'Étudiants' sur ce blog il faudrait donc mettre les Universités gratuites....
      Donc les médecins, avocats, infirmières, vétérinaires, et autres vont faire leurs études gratuitement et prendre ces études pour aller travailler à l'étranger à plus gros salaire.... C'est pratiquement envoyer de l'argent directement dans d'autre pays ou provinces sans compensation. NON MERCI !
      De plus, vos calculs de x Millions de dollars de coût ne tient pas la route. Comme ca ne coutera rien, tout le monde voudra y aller et y rester le plus longtemps possible. Alors des Bacs de 5 - 10 ans en histoire va être monnaie courante et le prix va faire comme l'assurance médicament, les garderies et la procréation assisté. On va être rendu dans les dizaines de milliards dans quelques années.
      C'est beau prendre les médecins, les vétérinaires comme exemple, mais combien va être le 'rendement' des étudiants en arts et lettre, en histoire, en philosophie, en physique, en mathématique, en archéologie, etc, etc ?
      Au lieu de dire n'importe quoi et penser que l'argent pousse dans les arbres, soyez un peu réaliste. Le modèle communiste ne fonctionne pas. Ce n'est pas en ayant quelque chose de gratuit que cette chose a de la valeur et rapporte.
      Et pour ceux qui disent que la nourriture et le loyer coûte de plus en plus cher, bien c'est la même chose pour les familles à qui vous demandez de payer vos études. De plus, que vous soyez aux études ou non, il faut manger non ?

    • En bout de ligne et quoi qu'il en soit il est anormale que nous au Québec payons les plus bas frais de scolarité pour en retour avoir le taux de diplomation le moins élevé du pays! Mêmes les maritimes font mieux que nous. Le Partie Québecois n'a fait qu'acheter le votes des étudiants et de ceux qui les supportent tout en refusant de voir les choses telles qu'elles le sont. Nous ne pouvont plus nous permettre le beurre et l'argent du beurre! Aussi, à tous ceux qui citent en exemples des baisses d'impôts accordées par le passé et la corruption pour insinuer que nous avons de l'argent ailleur, SVP réveillez-vous, même si c'était le cas pensez-vous vraiment que la gratuité scolaire serait LA PRIORITÉ alors que notre société est malade?

    • @ Luc. Ton texte est un peu difficile à lire mais je crois avoir compris. Le diplômé doit payer pour tes études, ceux de tes (futurs) enfants, les programmes sociaux et la retraite de tes parents en plus de la sienne.
      0,50$ par jour était le prix proposé par les Libéraux pour augmenter nos frais et c'était trop! Pourquoi alors le diplômé doit-il payer le 0,50$ par jour que tu refuses de payer????

    • J'aimerais juste que l'on dise faire payer les étudiants ET leurs parents. Que l'on dise que l'on veut que les gens de la classe moyenne qui ont réussi à mener leurs enfants jusqu'à l'université doivent payer plus. Parce que moi et toutes mes amies on a payé, on paye et on payera l'université. Statistiquement parlant ce ne sont pas les enfants des familles démunies qui y vont et eux, heureusement, profiteront du système de prêts et bourses. Mais le gros de la cohorte vient de la classe moyenne qui ne s'attend pas à ce que son jeune de 20 ans paye. Donc les familles qui jugent l'école pas trop importante, qui préfèrent aller dans le sud ou acheter un deuxième char que de payer l'université veulent que les familles qui privilégient l'avenir payent. C'est correct, j'ai encore un peu les moyens mais lâchez moi avec la part des étudiants et parlons d'une taxe famille qui encore une fois ne frapera que la même classe de monde que toutes les autres.

    • Hey M'sieur Duchesne, venez voir les trous dans les murs, les toilettes qui coulent, le mobilier en ruine, le manque d'outils informatiques modernes et les employés surchargés de certaines unités, vous me direz à ce moment si nous nageons dans le fric. Vous voulez que je coupe 5% de mon salaire. D'accord, mais seulement si vous le faites aussi d'accord. Oui c'est vrai, nous pourrions couper dans la recherche comme le fait Steven Harper. Bravo, droite, centre droit, centre gauche !!! même combat les cocos. Vos poches et c'est tout ????

    • « le taux de placement des étudiants en médecine vétérinaire est de 100%. »
      Faux ! Ce taux concerne le placement des diplômé,es. Ce n'est pas 100% des étudiants qui obtiennent un emploi assuré après leur formation, ce sont les diplômé,es. Ce n'est pas à l'étudiant,e à payer, c'est au/à la diplômé,e.
      Tous, sauf les étudiant,es !? Quel est le problème si les diplômé,es paient leur formation via l'impôt sur le revenu, au moment où leurs revenus sont conséquents. Le 45% de contribuables qui paie de l'impôt ( 55% n'en paie pas ), se trouvent à être les plus diplômé,es, et les revenus les plus élevés sont ceux qu'obtiennent les diplômé,es dont le coût de formation est le plus élevé.
      Ainsi, via l'impôt sur le revenu, la gratuité scolaire des ± 400 000 étudiant,es est assumée par les 2,8M de diplômé,es. Ce qui représente ± 0,50$/jour/diplômé,e... Quel est le problème !?

    • Oh mais les étudiants font déjà leur part: hausse des frais afférents, de la nourriture et des loyers. PAr contre, les McJobs ne sont toujours pas plus payantes (malgré les hausses successives de salaire qui n'arrivent pas à compenser pour l'inflation). Donc ils ont de plus en plus recours à l'endettement. Même le beurre de peanut n'est plus aussi abordable!!! En ce qui concerne les salaires, plusieurs de mes confrères et consoeurs occupent des postes de techniciens au salaire de technicien, faute de pouvoir trouver mieux en ces temps de rationalisation. Faire plus, d'accord. MAis avec quoi M. Boisvert, plus de dettes? Ce n'est pas vous qui écriviez, il n'y a pas si longtemps, que l'endettement des ménages devenait un problème social «inquiétant»? N'y aurait-il donc pas d'autres solutions que des hausses? Allez-y! Pensez fort! Parce que je peux tout de suite en entrevoir 2 ou 3 déjà...

    • Le probleme ce n'est pas les etudiants. Apres tout ils ont bien le droit de faire valoir leur point de vue. Et comme n'importe groupe d'interet ils ne veulent pas payer plus.
      Le probleme c'est avec ce parti quebecois opportuniste qui prends des decisions irresponsables et qui font reculer le Quebec de 10 ans. Pas d'augmentation., gel et maintient des bonifications en prime. On achete la paix en bon profiteurs !
      Ca va etre la meme chose dans tout les dossiers inportants. Au moins leur election aura mis a jour leur vraie nature et dans 6 mois ils seront definitivement rayes de la carte pour un bon bout de temps. Le prochain gouvernement aura l'odieux de la tache de reparer en 4 ans les pots casses en 6 mois. Vivement des elections pour ejecter le gouvernement le plus irresponsable et incompetent que le Quebec a connu dans son histoire.

    • Je pense que les étudiants devraient faire leur part comme tout le monde. Premièrement, les tarifs étudiants devraient refléter le côut de la formation.
      Si c'est normal qu'on paye une Mercedez plus cher qu'une Versa, ça devrait être normal qu'une formation en médecine coûte plus cher qu'une formation en science humaine.
      Tous ces futurs professionnels (vétérinaires, dentistes ou autres) ne se gêneront pas pour nous charger des tarifs démesurés même si beaucoup d'entre nous qui payont leurs études n'ont jamais eu la chance d'aller à l'Université parce que ça coûtait trop cher.

    • Gratuité scolaire: 650M$/an
      Abolition de la taxe sur le capital (par les Libéraux entre 2007 et 2011): 800M$/an
      Réduction des impôts (par les Libéraux entre 2006 et 2007): 950M$/an
      Réduction des taux d'imposition (PQ, 2001-2002): 1200M$/an
      On paie 1,30$ pour chaque $ que l'on devrait payer pour à peu près tout contrat public.
      Il y a des choses qui ne s'achètent pas. Pour tout le reste, il y a le Conseil du Patronat, le copinage, la pègre, Tomassi, Beauchamp et comme le disait si bien Falardeau "les journalistes rampants déguisés en éditorialistes serviles".

    • Pauvres universitaires aux lourds impôts... Et aux lourds revenus aussi, pelés sur le dos de la classe moyenne. Exemple: Un fémur cassé pour mon chien m'aurait coûté 4 500$ 500$ pour une visite en urgence le samedi soir... J'ai du le faire euthanasier tellement c'est cher... Pauvres vétérinaires, pauvres dentistes qui chargent le prix d'un voyage à Cuba pour une petite heure dans leur cabinet... Pauvre petit peuple d'arrivistes et de profiteurs.

    • Pour ce qui est du salaire des recteurs, vous proposez de les payés combien par année? Ils sont très éduqués, doivent gérer des budgets faramineux, plus de 6000 employés et 20 quelques mille étudiants... Est-ce que se sont 100 000$ sur un budget de 2 milliards qui va faire une différence??

    • Le "salaire des recteurs" ... on devrait le baisser de 20% et ça règle les problèmes de qualité et de sous-financement. En tout cas, c'est ce que je comprends du discours des carrés rouges. Petite nouvelle, à part les universités qui vont chercher 1-2 milliards chez leurs mécènes (sans doute les méchants anglais), le salaire des recteurs se trouve à peu près au niveau des dirigeants de Centraide et autres Greenpiss.

    • Bien d'accord avec vous M. Boisvert. Je suis un étudiant qui revient sur les bancs de l'université après plus de 10 ans sur le marché du travail. J'ai eu la chance de voir comment les choses se passaient pour les étudiants dans les autres provinces du Canada et même dans d'autres pays. Ces étudiants là travaillent fort pour réussir, ils ne passent pas leur temps à chiâler et à vouloir tout les priilèges sans faire d'effort.
      Oui je suis présentement étudiant, oui c'est difficile monétairement et oui je dois travailler les fins de semaine pour boucler le budget de peine et de misère. Je vais probablement devoir emprunter pour terminer mes études. Et puis? l'éducation supérieur est un privilège et je suis chanceux d'avoir une éducation de bonne qualité pour si peu. L'éducation est un investissement qui va rapporter à coup sûr. Les carrés rouges me font rire, ils veulent une "justice sociale" mais sont à l'université dans le but de gagner plus d'argent que la moyenne et à leur tour devenir des "exploiteurs et des méchants capitalistes à la solde du néo-libéralisme". Ils veulent l'éducation gratuite? Parfait, qu'ils aillent demander à leurs parents de couper leur pension du gouvernement. Qu'ils soient d'accord pour qu'ils envoient leurs enfants à garderie à 15$ par jour et de l'abolition des congés parentaux en compensation... La "marchandisation de l'éducation"????? De kossé??? J'aime 100 fois mieux que les innovations et les découvertes se fassent dans NOS universités et permettent à l'argent de rester au Québec que de voir d'autres pays s'accaparer du savoir et des retombées économiques dont nous pourrions jouir.
      Dommage de voir dans quelle direction nous nous dirigeons... Bonne chance à tous!!!

    • entièrement d'accord avec votre propos. Je votes p.q. depuis longtemps mais suis de plus en plus désenchanté de ce parti. L'affaire Boisclair m'a achevé... Mais vous ne parlez pas des salaires faramineux que les cadres de ces universités se paient. Ne me dites surtout pas que c'est une question de "marché".
      Merci et continuez vos commentaires, toujours pertinents.
      Michel P.

    • Les Québécois et l'instruction et/ou l'éducation c'est, depuis un passé pas si lointain (1846- la Guerre des éteignoirs) comme le feu puis l'eau sans ajouter au jeux de mots. Ils brûlaient leurs ÉCOLES et le matériel livres etc pour s'opposer au principe de la taxation avec des motifs plus nobles évidemment. Ils régurgitent sur l'instruction, l'élite, les nerds, la recherche appliquée, ...tient ...le latin aussi sans très bien comprendre l'utilité de mieux saisir les possibilités de ta langue maternelle française. Que voulez-vous, c'est un petit peuple qui a perdu une bataille en 10 minutes et abandonné à son sort en Amérique a tenté tant bien que mal a se donner une civilisation. Il y a un % des québécois fort intéressant et cultivé etc mais c'est la même chose en Haiti, le reste ca prendra le temps (des sciècles) fort probablement pour arriver à une masse critique moins ....rustique avec son vieux fond de français bourru, méfiant et franchement grande gueule et qui flatule plus haut que le trou.
      ICI il se paye plus de BS, moins d'épargne, moins de Centraide, moins d'investissement privé dans la culture et les arts, moins de diplômés et plus de dropt out des universités (moins de gradués) avec les frais les plus bas en Amérique, pas de juste part des utilisateurs dans les richesses exploitées (Hydro), plus de maladies cardiaques, de moins en moins de québécois de souche admis dans les collèges privés (passés de 100 % à /- 70 % actuel) ,des ethnies bilingues pas eux, des taux de productivité alarmants......je m'arrête ici

    • - D'autres part, vous isolez les étudiants comme faisant partis d'une classe sociale fixée dans le temps. Or, ce sont eux qui vont payer les impôts servant à financer l'éducation. Les diplômés universitaires contribuent à hauteur de 35% des revenues de l'État alors qu'ils représentent 15% et que les dépenses universitaires représentent 8% du budget du Québec. Statistiques franchement éloquentes. D'ailleurs, les étudiants qui ont mis leur session en danger ce printemps ne l'ont pas fait pour eux, mais bien les générations futures (les vraies victimes de la hausse).
      Bien d'autres arguments plus étouffés que votre argumentaire peut être utilisé pour aborder le thème de l'éducation. Ce qui est sûr par contre, c'est que si l'on suit votre logique, on s'attaque directement à l'héritage social-démocrate du Québec, la mobilité sociale, l'équité intergénérationnelle, la transparence et la gestion saine des institutions publics et au concept même de l'éducation.

    • La majorité des citoyens en votant CAQ ou PLQ désiraient une augmentation des frais de scolarité. Est-ce normal qu'une minorité décrète le gel sans consultation ?
      Les dés sont pipés, le PQ donnera raison aux étudiants au Sommet comme il l'a toujours fait depuis le boycottage des cours.

    • J'ai été frappé par la foudre:
      Pourquoi ne seraient-ils pas tout simplement capable d'aller travailler et de payer leurs études en même temps?!!? :) Ben non...ça serait bien trop leur demander...!!!!
      Ma conjointe là fait, 2 bacs plutôt qu'un, j'ai quelques diplomes...et nous ne sommes pas mort aujourd'hui...(avec un enfant en plus dans ce temps-là, 3 aujourd'hui)
      Darkendier, je vous comprends!!!

    • Mr Critiqueur 101. Comment pensez-vous payer alors pour ces professeurs à temps plein sans augmenter les frais de scolarité ou les contributions privées? Ça soit être la conséquence du sous-financement qu'ils en sont rendus là. On veut la qualité d'enseigement de la qualité d'une Mercedes mais on veut payer le prix d'une Ford Focus.

    • Cette chronique est tout-à-fait indigne de vous, Mr. Boisvert. Vous offrez un lecture de premier degré de la problématique. Il est temps que l'on réhabilite les faits et les vrais enjeux qui sont en cause.
      - En 2007, le gouvernement libéral a décrété une hausse des frais de scolarité de 25%. A-t-on amélioré la qualité de l'enseignement ? Ça reste à voir. Par contre, le salaire des recteurs ont grandement augmenté comme les budgets en publicités et en infrastructure. La gestion et le processus de financement (même la thèse du sous-financement) doit être revu.
      (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/05/09/005-couts-budget-universite.shtml)
      - La présente génération étudiante est celle qui travaille le plus pour payer ses études et c'est aussi elle qui devra supporter le poids de la dette. C'est une question d'équité intergénérationnelle, sans compter que la génération au pouvoir en ce moment a largement profiter de formations à bas prix.. ( http://www.youtube.com/watch?v=LVhnJlQkc3U

    • Les séances de reflux gastriques de la part des opposants au mouvement étudiants commencent à traîner en longueur, surtout quand on sait que les meilleurs jokes sont les plus courtes.
      Par ailleurs, vous oubliez qu'on ne fait pas payer non plus les élèves du secondaire, du primaire et, pourquoi pas, de la prématernelle: maudits p'tits enfants rois!
      Sous simple prétexte que ça commence dans la vie, que c'est en train de se former et que, se formant, ça n'a pas encore le temps (ni la formation, ô ironie!) d'être membre à 100% de la société active, ça se permet de ne pas accepter qu'on augmente ses frais de scolarité d'une simple petit 70%. Diantre, quel scandale.
      La société a besoin de vétérinaires. Les vétérinaires passeront toute leur carrière à payer beaucoup plus d'impôts que la majorité de la population. 1 1=2 et basta! Revenez-en avec votre populisme anti-éducation douteux.

    • Il faudrait décrocher avec le salaire des recteurs.
      Ils sont élevés comme le salaire de toute personne qui dirige une entreprise.
      Les chefs syndicalistes aussi sont bien payés...
      Il y a combien de recteurs au Québec ? C,est quelle proportion du budget des universités ?
      Les universités du Québec ne peuvent se comparer qu'avec les autres universités Canadiennes, point final.
      De ce point de vue, les universitaires Québécois sont plutôt bien traités.
      Le PQ a obtenu le pouvoir en rampant devant une infime minorité d'anarchistes de sous-sol et en profitant de la grande naiveté de la population ignorante... ce parti populiste espère s'inventer une clientèle séparatiste avec ces ignorants... on dilapide l'avenir de tout le Québec dans le seul but de créer une génération de profiteurs qui voteront du bon bord.
      L'incompétence du parti au pouvoir est évidente... c'est une autre forme de corruption, tout simplement.

    • Les universités payent des chargés de cours pour enseigner et des professeurs pour la recherche de profits pour des intérêts étrangers à l'institution. Alors, je ne vois pas la nécessité pour les étudiants de payer davantage pour avoir un si piètre enseignement en retour. Il y a toutefois de très bons chargés de cours. Mais, ils ont souvent une autre profession, comme d'être journaliste. L'enseignement devient alors plus un "sideline" pour arrondir les fins de mois que d'une réelle passion.
      Il serait bien d'instaurer un ratio partagé, dans les programmes, entre les cours offerts par des professeurs et ceux des chargés de cours. Cela serait un début dans l'amélioration de la qualité de formation.
      Nos universités étaient plus performantes à l'époque et cela n'avait rien avoir avec le financement. C'était plutôt une question de non-substitution des tâches. Les étudiants payaient pour avoir des professeurs qui consacraient leur vie à la transmission de leurs connaissances.
      Aujourd'hui, on charge quelqu'un de faire la besogne d'enseigner.

    • Je ne prétend pas connaître toutes les données concernant la situation du Québec en matière d'édcuation universitaire car je vis à l'extérieur du Québec depuis plusieurs années. J'y reviens par contre régulièrement, je regarde les nouvelles et je lit les journaux du Québec sur internet à chaque jour. Je crois que le Québec est déconnecté par rapport à la réalité universitaire. Les universités ne peuvent réussir que si elles sont bien financés. Il serait temps que le Québec regarde sérieursement le financement privé/publique.
      Les bons professeurs, chercheurs et édudiants afflueront si la qualité de l'enseignement est excellente. Ma femme finit son doctorat à l'université de Toronto et elle a reçu une formation exceptionnelle car son programme est très bien financé par les contributions non-gouvernementales. L'université étant bien financée, la qualité de l'enseignement y semble beaucoup plus relevée.
      De plus, les étudiants de premier cycle sont enclins à payer les frais de scolarité car ils comprennent que c'est eux qui en bénéficieront quand ils seront sur le marché du travail. Je ne peux parler que de mon expérience en recruitement du personnel dans toutes les provinces canadiennes mais je peux affirmer que la qualité des candidats sortants des universités du hors-Québec est beaucoup plus relevée. Ils sont beaucoup mieux préparer à faire face au marché du travail. Ce n'est pas mon style de commenter sur ce genre de forum mais ça m'attriste de voir le Québec reculer sans arrêt. J'espère que le sommet amènera des solutions concrètes qui amélioront rapidement la qualité des universités au Québec. Bonne chance Québec!

    • Les Québécois ont toujours eu une relation malsaine avec l'éducation. Tant mieux si maintenant, l'éducation supérieure est perçue comme une priorité (encore faudrait-il contingenter les programmes où le taux de placement est limité voire inexistant, pour encourager certains à aller vers des voies scientifiques et innovantes et ainsi combler les postes dont on a un manque criant, mais c'est un autre dossier!).
      Tant mieux si les mouvements du printemps dernier ont enouragé les têtus à continuer leurs études de façon responsable, sans dilapider l'argent des autres. Il y a du bon dans tout ça : l'éducation est devenue importante, même aux yeux de ceux qui ont lâché leurs études en secondaire 3 et qui ont été dans les rues pour je ne sais quelle raison. La haine du partie Libéral, peut-être? Vous avez un problème de réalité, la corruption, c'était avec Duplessis aussi, les amis!

    • Réponse à Guillaume à sa question : Et ils paieraient avec quoi?
      J'ai deux enfants de6 et 8 ans, chaque année depuis leur naissance nous plaçons 160$ par mois dans un Régime d'épargne étude. Ma voiture a plus de dix ans, je n'ai pas eu la câble pendant dix ans et quand j'ai changé de boulot et que le cellulaire n'était plus fourni, ben j'en n'ai pas acheter un autre! Il faut se responsabiliser bon sang! Regardez les Grecs, ils cassent tout dans la rue so what? ils n'ont j'amais payé vos impôts, ils ont cru les mensonges de politiciens irresponsables et maintenant ils se désolent... Arrêtons de vivre à crédit et prenons nos responsabilité, ce serait un bel exemple à donner à la génération montante...

    • J'aimerais simplement laisser savoir à Monsieur Marcky45 qu'il n'y a AUCUNE corrélation entre les frais de scolarité (ou même le financement des universités) et le taux de fréquentation. Le Québec offre l'éducation la moins cher et un taux de fréquentation plus bas que bien des provinces, comme l'Ontario par exemple. C'est utopique de croire que des programmes spécialisés fonctionneraient à plein régime. Ce n'est pas une opinion; c'est un fait. Désolée...

    • Je dis et j'écris depuis des années que je ne vois rien de socialement progressiste a faire payer par les impôts et les taxes du monde ordinaire le fond de commerce des professionnels de haut niveau de demain qui gagneront 4 ou 5 fois le revenu moyen du monde ordinaire.
      Dès qu'on atteint le seuil de la formation professionnelle - laquelle n'est pas universelle - les divers cheminements ont des promesses de gain distinctes et il est INJUSTE de donner à l'un comme à l'autre et il ne faut pas donner, mais PRÊTER à l'étudiant.
      Pierre JC Allard

    • Et alors ça vous paraît normal que pendant que les étudiants continuent de s'endetter - à un niveau JAMAIS VU quand leurs parents étaient aux études, et pour gagner, s'ils sont chanceux, des milliers de MOINS (en dollars constants) que leurs parents gagnaient dans les années 60 et 70 - que pendant tout ça les RECTEURS des universités gagnent des salaires de SIX CHIFFRES!?? Vraiment M. Boisvert, faites vos devoirs et ayez un peu d'un regard critique au lieu de nous regurgiter l'argumentaire libéral à la loupe. On en a eu assez. C'est ça la leçon des élections n'est-ce-pas?

    • Les impôts sont déjà trop élevés. Bien des parents ont les moyens d'envoyer leurs enfants à l'université. Pour les autres, il y des améliorations au système de prêts et bourse qui ont été négociées.
      Toute cette violence pour rien ...

    • Si je vous comprends bien, ces futurs médecins vétérinaires, lorsqu'ils seront bien payés, ne paieront jamais leur "juste part" à la société par la suite?
      Je tiens à rappeler ici qu'ils paieront environ 50% de leur salaire À VIE en impôts, sans compter les taxes à la consommation. Après combien d'années de travail auront-ils remboursé pleinement le coût de leurs études? 2 ans? 3 ans? 5 ans?
      La raison pour laquelle des droits de scolarité bas sont importants, c'est que quand tu es aux études à temps plein tu n'as pas de moyens. Ce n'est pas vrai qu'en travaillant 20 heures par semaine études à temps plein, tu as plein d'argent pour vivre et ta gaver de ipads et de sangria. Où donc prendre l'argent pour continuer les études? La solution: l'endettement individuel. Ensuite, tu paies tes dettes, si jamais tu te trouves un emploi décent en lien avec tes études. L'exemple de la médecine vétérinaire est ici très mal choisi, car même avec une maîtrise ou un doctorat, très peu de programmes assurent un emploi certain à la sortie (et encore moins un emploi bien payé).
      Et à mon avis, l'éducation c'est bien plus que la simple préparation à un emploi futur.
      David Mérette

    • Bonjour M. Boisvert,
      Je suis un diplômé des HEC (1998) donc loin des carrés rouges. Pourtant je crois que l'angle qui n'est pas vu dans votre commentaire est que contrairement à la santé qui est une dépense, l'état investit dans un diplômé.
      Ce vétérinaire va rapidement rembourser ses frais de scolarité à la société par ses lourds impôts. Il sera par la suite très payant. À ce compte je remplirais plutôt les universités gratuitement.
      Je ne vois pas pourquoi on fait absolument un lien entre le financement des universités et les frais de scolarité. Finançons les universités à même les impôts et remplissons les à pleine capacité de vétérinaires, comptables, avocat, ingénieurs, etc... Dans 10 ans nous auront fait un excellent investissement.
      S'endetter d'avantage à 1.75% (obligation du Québec 10 ans) pour récupérer 51% du haut revenu des professionnels me semble un choix logique.
      Marc

    • Et ils paieraient avec quoi? Les prêts que le gouvernement leur donne ou bien l'argent de leur parent? Faudrait-il qu'ils fassent un emprunt de plus à la banque? Faire un effort, ça veut dire faire un effort selon ses propres moyens.

    • Amen!!

    • Ou tout le monde aura sa part de hausse salariale ou de hausse de budget qu'on essayera de passer sur le dos des étudiants. De plus, quand le gouvernement mettra en place un plan sérieux pour mettre à jour le système de prêts et bourses et s'assurera que la génération actuelle d'étudiants ne paye pas le rattrapage de nombreuses années de frais de scolarité bas (qui remonte aux années où vous faisiez vraisemblablement vos études universitaires) en quelques sessions, nous reparlerons de dégel. Pour l'instant, le dégel qui est préconisé par les libéraux ressemblait plus à un transfert de poste dans le budget qu'à une réflexion sérieuse sur le financement des études post-universtaires dans le respect de leur accessibilité et de l'équité intergénérationnelle.

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