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Triste à mourir (de faim)

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Que la chef d'Attawakispat, l'une des communautés autochtones les plus misérables du Canada, ait décidé d'entamer une grève de la faim qui dure maintenant depuis 18 jours, cela envoyait déjà un message très fort.

Mais le lieu choisi, l'île Victoria, dans la rivière des Outaouais, en dessous du pont du Portage, à quelques centaines de mètres du parlement, est aussi hautement symbolique.

À l'époque où j'habitais Ottawa, il y a une quinzaine d'années, je courais régulièrement près de l'île Victoria, un endroit glauque, inaccessible, désert le plus souvent, sauf lors de visites sporadiques d'autochtones qui dressaient des tentes et faisaient des feux entre les murs des immeubles décrépits. Un lieu étrange et peu accueillant.

J'ai maintes fois demandé à des collègues ce qu'était au juste cette île, à qui elle appartenait, ce qu'on y faisait et pourquoi elle semblait abandonnée en plein coeur de la capitale du Canada. Je n'ai jamais obtenu de réponse très claire.

Techniquement, l'île Victoria appartient aux Algonquins, mais son statut légal est plutôt flou et on ne sait pas vraiment ce qui s'y passe. Et puis, franchement, tout le monde s'en fout à Ottawa et dans la région!

L'île Victoria est à l'image de notre relation avec les autochtones: elle est là, mais personne ne la voit plus; son statut légal est vague et fait l'objet de contestations juridiques; elle est laissée à l'abandon, les Blancs ne s'y sentent pas les bienvenus, mais de toute façon, ils n'iraient pas et elle revient de temps en temps dans l'actualité.

Ce petit bout de terre connaît toutefois un sursaut d'activité, ces jours-ci, depuis que la chef Theresa Spence s'y est installée pour sa grève de la faim, le 11 décembre. L'île pourrait même devenir le point géographique le plus chaud du Canada dans les prochains jours si jamais la santé de Mme Spence devait se détériorer en attendant une improbable audience avec le premier ministre.

La chef Spence exige une rencontre avec Stephen Harper et avec le gouverneur général, David Johnston, pour discuter, de «nation à nation», des problèmes socio-économiques des autochtones à travers le pays. Mme Spence en a aussi contre le projet de loi omnibus C45, perçu comme une menace à la souveraineté des nations autochtones.

Les leaders autochtones craignent notamment une intrusion du gouvernement fédéral dans les conseils de bande, la remise en question de certains traités, des changements environnementaux et des restrictions sur les voies navigables.

La chef Spence veut d'abord parler de la misère chez les autochtones. Il y a un an, son village, Attawakispat, avait fait les manchettes lorsque Mme Spence a lancé un appel de détresse parce que des familles entières gelaient dans des abris insalubres, sans eau courante ni électricité. La Croix-Rouge (oui, oui, la Croix-Rouge, n'ajustez pas votre appareil, nous sommes bien au Canada!) avait même envoyé un avion chargé de sacs de couchage et autres biens de première nécessité.

Cette publicité négative contre le fédéral et l'empressement des partis de l'opposition à s'emparer de l'histoire avaient évidemment déplu fortement au gouvernement Harper. Ottawa avait d'ailleurs tenté d'évincer la chef Spence de son poste et une querelle sur les sommes promises et versées avait fait rage pendant quelques jours.

Nous assistons donc à la prise 2 de l'affrontement Spence-Harper, en quelque sorte, mais cette fois, la bataille prend une ampleur nationale.

Depuis deux jours, l'affaire a explosé sur les réseaux sociaux, portée notamment par le mouvement Idle No More, qui vise à mobiliser les communautés autochtones contre le gouvernement Harper.

Par ailleurs, une kyrielle de politiciens (Justin Trudeau, Marc Garneau, Bob Rae, Charlie Angus, Françoise David, Paul Martin) ont interpellé M. Harper. Le gouvernement a répondu par la voix du ministre des Affaires indiennes et du Développement du Nord canadien, John Duncan, et de sa collègue à la Santé, Leona Aglukkaq (elle-même autochtone), qui ont tous deux demandé à la chef Spence de mettre fin à sa grève de la faim.

Le gouvernement Harper propose une rencontre avec le ministre Duncan et de créer un comité national. Trop peu, rétorque Mme Spence.

Le sénateur conservateur Patrick Brazeau, lui aussi autochtone, a tenté de rencontrer Mme Spence, mais celle-ci a refusé. Le jeune sénateur lui a suggéré par l'entremise des médias de suivre la voie hiérarchique normale et de rencontrer le ministre Duncan, ajoutant que «bien des gens veulent rencontrer le premier ministre».

Évidemment, M. Harper ne veut pas créer un précédent en acceptant de rencontrer quelqu'un qui menace de se laisser mourir de faim. Cette histoire est toutefois une bombe à retardement. La couverture médiatique, ici et à l'étranger, ne fera que croître à mesure que l'état de santé de la chef Spence se détériorera. Imaginez un peu si l'irréparable devait se produire!

Il existe vraisemblablement une sortie de secours à cette crise (une promesse de rencontre nationale, même si M. Harper déteste ce genre d'exercice, l'entrée en jeu d'un médiateur et l'intervention d'«anciens» respectés par les leurs), mais un dénouement prochain, quoique souhaitable pour des raisons évidentes, ne réglera pas le fond du problème.

Comme l'île Victoria au milieu de la rivière des Outaouais, on peut feindre de ne plus voir les autochtones et leur sordide sort, mais ils ne disparaîtront pas pour autant. Ils continueront de revenir, sporadiquement, déranger notre profonde indifférence.

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Commentaires (46)
    • Les droits ancestraux de cette communauté devraient être faciles à respecter: le strict minimum en tout; l'éducation se transmettait par le bouche à oreille; la durée de vie était en corrélation avec l'hygiène, les connaissances en santé. La pêche et la chasse étaient les principales activités et ne servaient qu'à répondre aux besoins primaires de subsistance. La raquette, la marche et le canot permettaient les déplacements. Heureusement des facilités de vie ont été découvertes progressivement. Les gens sont passés de la raquette, au véhicules de plus en plus performants pour les déplacements et le travail s'est diversifié pour répondre de mieux en mieux à ses besoins vitaux plus élaborés. Au cours des siècles, la civilisation "blanche" a apporté un niveau de confort phénoménale: l'éducation, l'instruction et le travail en symbiose avec ce qui se vit en dehors de notre patelin ont contribué à cette évolution de notre société. Mes droits ancestraux, car j'en ai moi aussi, je ne viens pas de la planète mars, je ne les changerais pour rien au monde avec la qualité de vie que je connais maintenant. Qui veut la fin prends les moyens et M. Harper n'est responsable ni de la déchéance des uns ni de l'évolution des autres. Alors quand on tient mordicus à sa "culture ancestrale", on en assume les limites et si on souhaite davantage, on SE donne collectivement cette possibilité.

    • @denis825: des discours comme le votre sont d'une tristesse! L'un disait que pour savoir où l'on va il faut savoir d'où on vient. Voilà pourquoi la sauvegarde des cultures est essentielle. Aussi notez que cela n'empêche en rien l'évolution. Lisez donc la définition du mot culture avant de dire de telles énormités.

    • Ce premier ministre agit en petit dictateur et ce n'est pas seulement dans ce cas-ci malheureusement. Ces peuples n'ont pas demandés à être "parqué" dans des réserves, c'est un mode de vie que les blancs leur ont imposé. Avec tout ce que l'on apprend de la commission Charbonneau, ce que l'on a appris avec celle de Gomery, nous n'avons pas de leçon à donner à qui que ce soit en matière d'intégrité. De la corruption, du banditisme, des profiteurs, nous en retrouvons à Montréal, à Laval, à Mascouche, et la liste n'est pas terminée.

    • Comme plusieurs l'ont déjà mentionné, je déplore certains commentaires simplistes et xénophobes. Notre rapport problématique avec les Amérindiens ne date pas d'hier et il n'y a pas de solution toute crue. Contrairement à ce que certains disent, NON, on ne peut pas juste les rapatrier dans le reste de la population et les forcer à vivre comme "nous". Notre Constitution protège les droits ancestraux des peuples autochtones.
      Cela dit, moi, je la trouve très courageuse, Mme Spence. Le gouvernement Harper est le roi des entraves à la démocratie. Si elle en vient là, c'est que la communication est rompue depuis longtemps. C'est qu'elle n'a pas le choix. Vous pensez qu'elle a le goût de se faire mourir de faim? C'est certainement le seul moyen qu'elle a trouvé. Et la meilleure chose qu'on peut faire pour sa cause, c'est de continuer à en parler.
      Devant un gouvernement qui se bouche les oreilles, il faut crier plus fort.

    • @Le_piano_ivre c'est exactement ce que j'ai dit, scrapper moi les réserves indiennes au plus sacrant ... lit le post au complet ...

    • Faudrait peut être que les gens des villes en sortent pour aller voir comment ça se passe sur plusieurs réserves...

    • On évalue une civilisation à la manière dont elle traite ses minorités. Jean Rostand.

    • La culture, c'est comme la confiture: Moins on en a, plus on l'étend...
      Allez. je vous en souhaite un beau gros pot pour le nouvel an.


    • "Si tout les pays devenait identique ,aseptiser sans aucune saveur ,quelle plaisir auriez vous à visiter le monde?"
      Est-ce qu'il n'y a pas un film sur ce thème, deux jeunes américains modernes qui se retrouvent dans le monde des années 50 ou les gens avaient peur d'exprimer leurs personnalités... Enfin, je ne me rappelle plus du titre même s'il est passé récemment à la télé (j'en ai vu quelques images...). Pour revenir au sujet, c'est beau de s'exprimer mais quand ça commence à faire mal, il faut songer à changer des choses.
      Jacques Chirac est ( était?) un grand consommateur de sculptures inuits et de d'autres arts dans le genre mais c'est quand même lui qui a accepté et porté la suggestion de B.B d'interdire la vente des produits de la chasse au phoque en Europe. Les touristes français doivent être prêts à payer pour un spectacle de danse indienne ou à acheter des biblos et autres poupées de squaws et de papouses, c'est vrai mais... c'est pas un peu déprimant d'être une rareté à ce point-là, on se sent pas un peu seul et trahi finalement ?
      Pendant ce temps-là, les recherches et les articles sur le cancer se font en anglais, les nouveaux produits informatiques sont écrits en langage Cobol ou Fortran ou que sais-je encore, le chinois se développe en Afrique et le dollar US est la langue la plus parlante qui soit.
      Je ne connais pas de livres innus, pas de chansons innus et ça me tente autant d'avoir une conversation en innu que d'avoir un mal de dents. Dans le monde moderne, on parle de mobilité des individus pour ce qui est du travail etc. Il y a une cassure importante là, si tu parles en innutituk et que tu vis près de la baie d'Hudson, quel genre d'avenir tu as ?
      À part un avenir ou c'est le bon gouvernement fédéral qui paye des sommes astronomiques qui sont détournées par les chefs de tribus qui ne s'appellent pas Vaillancourt ou Marois mais dont les noms résonnent en uk et en ak...

    • Denis825 vous savez pourquoi les gens viennent au Québec, en vacance ,pour notre différence ,notre culture . Si tout les pays devenait identique ,aseptiser sans aucune saveur ,quelle plaisir auriez vous à visiter le monde?
      La culture ,la langue c'est la vie d'un peuple,son oxygène ,sa fierté . On la ressent partout ,dans les peintures des peintres ,les chansons autant que dans la manière de conclure des affaires
      Dommage pour vous,si vous ne comprenez pas cela ,il vous manque un sens à votre vie

    • "La réserve est le seul endroit qui protège la culture."
      La culture est peut-être assimilable à une mauvaise habitude dans ce cas. Au tournant de l'autre siècle, 1 million de Québécois ont laissé faire leur culture et ont été s'assimiler aux États-uniens parce qu'il y avait trop de misère au Québec.
      Je comprend qu'on peut être fier d'une culture mais si c'est une culture qui est en voie de disparaitre et qu'on est plus ou moins seul à promouvoir, à un moment donné faut changer de fierté et être fier de s'assimiler à une autre culture en vertu de l'adage qui dit que l'homme intelligent s'adapte.
      "La réserve me permet de parler ma langue 80 % du temps , mes services me sont donnés pratiquement tous en innu, mon arrière grand père était un unilingue innu."
      Oui mais vous vous exprimez parfaitement en français alors faire survivre la langue Innu et les coutumes Innus, c'est superflu. Qu'une langue ou qu'une culture meure moi c'est drôle comme ça ne me touche pas, comme la plupart des gens le chantent sur le mode opéra. Pour la langue même la disparition du français ne me tirerait pas une larme et pour les coutumes et religion qui constitue les reste de la culture, la religion est déjà assez morte (je n'ai pas pleurer non plus, à peine un soupir) et les habitudes ou coutumes des peuples ne sont pas toujours des plus intelligentes, quelque soit le peuple.( je pense à ces coutumes de mutilation sexuelle par exemple.)
      Apprenons l'anglais et faisons un petit effort pour changer nos habitudes et ça va faire un bon problème de régler. Je ne sais pas... le gouvernement canadien pourrait racheter la carte d'indien sur une base individuelle en mettant un bon prix... et subventionner les cours d'anglais... (j'ai pas lu "comment se faire des amis" )

    • @albertmomo: Votre désir de vivre dans votre langue et selon vos coutumes est tout à fait légitime mais je reste, comme Jpdem, perplexe face à ce problème que je ne comprends pas. Vous dîtes que la solution est plus d'indépendance. Dans quel sens? pouvez-vous développer? Qu'est-ce qui vous empêche d'être autonome?

    • Monsieur jpdm , je vais tenter de répondre à votre question "mais qu'est-ce qui empêche un autochtone de quitter la réserve?". Premièrement, la réserve est la terre où a vécu mon grand-père et mon arrière grand-père, je crois que c'est mon rôle en tant que petit-fils d'occuper la maison familiale. Deuxièmement, c'est le seul endroit où il est possible de transmettre à mes enfants ma culture. Avez-vous des adresses d'écoles de langue innue hors des réserves innu? La réserve me permet de parler ma langue 80 % du temps , mes services me sont donnés pratiquement tous en innu, mon arrière grand père était un unilingue innu. Pour tous ceux qui sont pour l'abolition des réserves, je ne crois pas qu'il y a beaucoup d'autochtones qui sont pour cette option. La réserve est le seul endroit qui protège la culture. La réponse c'est plus d'indépendance. Les réserve pourraient devenir des territoires autonomes comme ça on pourrait garder notre langue, nos traditions.

    • Bonjour,
      Une grève de la faim comme moyen de pression, non je n'adhère pas. Et si la chef Spence était confrontée au même moyen de pression elle réagirait comment en tant que chef? Et si aussi le gouvernement Harper plie face à ce moyen de pression extrême, ce sera qui le prochain?
      Un grève de la faim, c'est un suicide et un suicide, c'est l'abandon total, la fin, le refus de la poursuite d'une lutte, et d'une lutte qui doit être tenue. Une grève de la faim menée à son ultime et irréversible dénouement, c'est reconnaître la victoire de l'Autre, c'est baisser les bras, c'est annoncer à la descendance que tout est fini.
      Le gouvernement Harper ne pliera pas.
      À madame la chef Spencer, certains de vos ancêtres ont découvert un lieu où il est possible de trouver une solution à tous vos problèmes et ce lieu s'appelle « Kebbek ». Mettez un terme à votre grève de la faim et allez plutôt vous ressourcer « là où les deux rives se rapprochent ».
      Rien, rien, absolument rien ne peut empêcher le fleuve Saint-Laurent de couler entre Lévis et Québec.
      Ne baissez pas les bras, ne vous laissez pas emporter par le désespoir parce que demain il y aura encore et toujours.
      Nadagami (Daniel Verret)

    • Fermer les réserves, rapatrier tout les gens qui vivent dans les villages insalubres dans le sud. Pourquoi payer pour des soins dans le nord ou ca coute une fortune ?
      On est en 2012, tout le monde est égal, le temps des réserve est terminé. Tout le monde devrait avoir accès aux meme programmes sociaux, peu importe leur origine.

    • C-45!!
      Que l'on comprenne ou pas la problématique autochtone, que l'on soit d'accord ou pas, au moins il y a quelqu'un dans ce pays qui se lève et fait quelque chose contre C-45... Ce Bill omnibus ne brime pas seulement les premières nations mais bien tout les canadiens! Wake up!

    • services publics dans le domaine de l'éducation 1 579 912 885
      *Paiements aux Indiens, Inuits et Innus devant servir à fournir des
      services publics dans le domaine du développement social 1 475 231 271
      *Paiements aux Indiens, Inuits et Innus devant servir à fournir des
      services publics dans les domaines des immobilisations et de
      l'entretien 1 267 475 619
      subventions Diverses 971 836 084 . Vite une commission Charbonneau avec début au moment que Jean Chrétien a été "leur" ministre

    • M. Marissal, Parlez nous donc des $90 millions qui ont été donnés à Attawapistat durant les quelques dernières années. En plus, la compagnie de Beers dit avoir passé $40 millions durant les quelques dernières années. On ne parle pas de milliers de dollars, mais bien des MILLIONS. Tout ça, c'est beaucoup d'argent pour une petite municipalité/réserve. Ça prendra combien de millions pour satisfaire Mde Spence si ça continue comme ça. C'est assez.

    • POur votre information, je vous réfère au vidéo suivant où Grand-Père William Commanda expliquait l'importance de l'Île-Victoria pour les Algonguins : http://www.youtube.com/watch?v=vy-B45AdG9s

    • Je ne comprends pas pourquoi certains québécois regardent les autochtones de haut. C'est nous ça: les mêmes problèmes qui perdurent, les mêmes dénies de représentation politique sur nous-mêmes, les mêmes questionnements identitaires. Leur combat c'est notre combat.

    • je suis née en Gaspésie ,et je vois très bien le jeu du gouvernement canadien ... les tassé les rendre au silence,les anéantir,les humilier ,je suis née blanc et je vais mourir peau rouge .

    • quoi que vs disiez ,quoi que vs fassiez .. nous serons toujours la pour vous hantés...

    • Petit lapsus dans mon texte précédent.
      J'ai écris la SSJB à la place de l'SEBJ pour Société de l'Énergie de la Baie James.

    • Certains ont du culot ici.
      Il faut si je comprends bien laisser les Premières Nations végéter dans de telles conditions tant que nous ne sauront pas ce que font les Conseils de bandes avec l'argent de nos taxes.
      ??? !!!
      Et nous Hommes Blancs lorsque nous payons des taxes à Montréal, Mascouche, Laval, Longueuil, Boisbriand au Gouv. du Québec et j'en passe des meilleures l'argent va où?
      La Commission Charbonneau vous avez déjà oublié?
      Si je comprends bien nous devrions nous faire couper l'eau, l'électricité et les égouts tant que nous n'auront pas fait nous aussi le ménage dans notre propre corruption.
      À ce moment-là on pourra faire la morale aux Premières Nations mais d'ici-là moi je me garderais une petite gène.

    • Mise en garde aux lecteurs: Je vois quelques commentaires qui véhiculent des clichés, comme celui d'Alexandrine55, et qui ne donnent pas l'heure juste. Par exemple le cliché des conseils de bande corrompus. C'est vrai qu'il y en a mais ce n'est pas la règle, loin de là, car chaque conseil de bande doit faire ses rapports annuels au ministère AADNC et toutes les sommes dépensées doivent être comptabilisées - ce sont d'ailleurs ces rapports qui provoquent les enquêtes du ministère et la mise en tutelle de certaines bandes et des poursuites pénales lorsqu'il y a malversations. Il faut mentionner que les autochtones ne sont pas les seuls aux prises avec la corruption... on vient d'en voir des exemples éloquents dans certaines villes canadiennes, sans parler des enveloppes brunes.
      L'autre mythe c'est qu'ils sont privilégiés... D'abord c'est la loi sur les Indiens et la constitution qui font que le gouvernement fédéral est responsable des habitations sur les réserves - donc c'est une situation tout à fait coloniale à laquelle les autochtones qui sont en réserves n'ont rien eu à dire ni n'ont demandé. Allez voir dans bien des réserves, surtout au nord, et vous allez voir une situation proprement tiers-mondiste (surpeuplement, pas d'eau potable etc.) inacceptable dans un pays développé.
      L'éducation est un autre problème car elle est de la responsabilité fédérale en réserve et est souvent complètement inadéquate, faute de ressources. Elle a servi dans le passé et sert encore dans bien des endroits d'outil d'assimilation et d'acculturation mais, heureusement, de moins en moins. Les autochtones sont aussi capables que n'importe qui d'autre d'obtenir un diplôme universitaire, même dans le cadre de la société dominante et ils sont très capables d'intégrer les deux mondes mais ils ne veulent pas non plus sacrifier leurs propres cultures et ça devrait être assez compréhensible pour les Québécois.

    • Pour avoir hébergé une famille autochtone chez moi, la mère et deux enfants, alors que je lui demandais de m'expliquer les conditions sordides dans lesquelles ils vivaient, cette dernière m'a expliqué que: toutes les sommes versées par le gouvernement fédéral allaient au conseil de bande qui se partageait l'argent, en favorisant uniquement leur clique et les autres ne recevaient que des miettes ridicules... Cet argent qui provient des impôts de tous les Canadiens, et que les chefs trouvent toujours insuffisant, il est grand temps que le fédéral s'en mêle: pourquoi ne pas distribuer cet argent à tous les autochtones sous la forme d'un chèque, un peu comme le système d'allocations familiales ou le système de rentes et voir à ce que les conseils de bande établissent des lois, taxes, etc, comme le font les villes et les provinces... Alors la grève de la faim est un moyen stupide pour faire avancer les choses... Un adulte vraiment responsable devrait pouvoir trouver d'autres pistes de solution du problème que de se laisser mourir de faim...
      Bonne année Mr. Marissal!

    • J'ai lu plusieurs articles concernant la grève de la faim de la chef Spence, ainsi que son opposition au projet de loi C45. J'ai beau être fortement contre le gouvernement Harper, reste que je suis forcé de constater qu'aucun article publié à date ne me permet de me faire une idée sur ce fameux projet de loi. Est-ce qu'un journaliste pourrait faire un travail un peu plus pousser pour nos donner toute l'information nécessaire afin qu'on puisse véritablement s'en faire notre propre idée? À date, je lis que les autochtones ont des craintes. Comme information, ce n'est pas suffisant. Pourquoi ces craintes? Qu'y a-t'il de menaçant, précisément, dans ce projet de loi? Les articles qui portent sur le sujet, présentement, tentent de former l'opinion du lecteur à l'encontre de la position du gouvernement fédéral. De ce côté, vous rejoingnez un public déjà conquis. Mais qu'en est-il de la véritable information, celle qui est à la base du problème? On n'aura beau ressasser tous nos préjugés envers les autochtones ou encore contre le traitement que le méchant blanc colonialiste leur réserver, reste qu'on continuera de passer à côté de l'enjeu réel de cette situation. De l'information plus précise, s'il vous plaît!

    • @jpdem
      Si on quitte une réserve, on renonce à 80% de nos droits.
      On a créé les réserves pour nous parker et qu'on en sorte pas. Mais il n'y a pas de travail pour tous les autochtone d'une réserve sur celle-ci. Ni-même de terrain pour pour tous ceux qui aimerais bien y rester. Moi aussi je suis à la campagne, moi aussi j'ai un puit, moi aussi je paye des impôts et des taxes. Mais je suis autochtone quand même et j'ai des droits aquis. Tu savais que les taxes était un moyen temporaire et que les québécois aussi ne sont plus supposer en payé et que les autochtone en sont toujours exempter (s'ils réside sur réserve). Vous jeter souvent le blâme sur les premiers peuples mais allez rarement chercher l'information véridique. Je dis pas que tous les nations gère bien leur porte feuille, mais je suis très fier de ma nation Huronne-Wendat.

    • Quand je lis abolir les réserves, je répondrai redonnons entièrement la souveraineté des terres aux autochtones. Aux USA les traités sont mieux respectés que nous l'avons fait dans les 50 dernières années. Le travail de déracinement et d'acculturation a rendu les autochtones dépendant de nous. C'était déjà des gestes pour enlever de la souveraineté et intégré les amérindiens au blanc. Depuis les tribus se battent pour leur dignité et leurs droits ancestraux tel que souligné dans les traités. En ce moment l'histoire a rendu ces gens sans leurs traditions mais incapable d'apprendre notre éducation. Ils savent pourtant qu'on les déleste de leur richesses. Ça fait des années qu'on parle de près de 10% ou plus de la population en dormance, ça semble se passer actuellement. Attention à la xénophobie par ne pas comprendre l'ensemble de ce qui touche tous les autochtones. pour ceux qui ne le savent pas, il y avait 1000 fois plus d'amérindiens sur les Amériques que ce que nous disent les livre d'histoire. Imaginez la dette réelle de l'homme blanc égocentrique.

    • La situation des peuples autochtones au Canada est désespérée et le geste de la chef Spence l'est tout autant. Le Canada est toujours un état colonial qui impose ses politiques aux premiers peuples du pays sans les consulter, ce qui est une violation flagrante du droit international. On a bien tenté de trouver des solutions mais celles qu'on a trouvées ont été tablettées (Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones 1996) ou encore ont été platement rejetées par le gouvernement Harper (l'accord de Kelowna). De plus, les 2 bills Mammouth ont abrogé bien des protections environnementales qui servaient entre autres à protéger les ressources qui sont essentielles aux peuples autochtones (essentiellement la protection des habitats du poisson et des cours d'eau navigables).
      Que reste-t-il aux peuples autochtones dans ce contexte? À part mourir de faim ou mourir tout court, comme peuples? On peut lire des commentaires peu éduqués sur les dépenses du fédéral dans les collectivités autochtones alors que ces collectivités sont gérés étroitement par Ottawa (en anglais « micro-managed ») - les rapports financiers d'Attawapiskat sont sur internet depuis 1995 et TOUTES les réserves qui reçoivent de l'argent du fédéral doivent faire rapport au ministre sur l'allocation de ces fonds qui sont souvent identifiés pour des besoins spécifiques: exemple, l'argent dépensé par tête de pipe pour l'éducation par le fédéral est beaucoup moindre que les provinces dans leurs systèmes d'éducation pour chaque étudiant... puis on s'étonne de l'abandon scolaire dans les réserves...
      Finalement, ils n'ont pas accès à un système légal indépendant et impartial (juges nommés par le fédéral, je vous le rappelle) tel que constaté par la Commission inter-américaine des droits de l'Homme dans l'affaire HTG c. Canada dans une décision du 30 octobre 2009. En tant que peuples, il ne leur reste pas grand recours et on peut comprendre la chef Spence dans ces circonstances.

    • C'est exactement ce qu'on appelle du nettoyage ethnique. Certains commentaires ici sont vraiment outrageusement nombriliste. Nous sommes arrivé ici avec nos gros sabots de colon, avons décimé des millions d'indiens avec nos maladies importés d'Europe. C'était leur territoire! Nous les avons parké dans des réserves et abusé du reste du territoire. Oui c'est vrai qu'ils n'avaient pas d'Eau ni électricité avant notre arrivé mais ils avaient des animaux sauvages pour se nourrir, environnement animal que nous avons détruit complètement. Maintenant, ils doivent se nourrir comme nous au lieu de se nourrir de ce que la nature leur offrait.
      La chef à tout à fait raison, M Harper doit traiter d'égal à égal. Ce sont des autochtones et non des émigrés, autochtone veut dire habitant d'origine, c'est nous les émigrés et même j'ajouterais les colons (dans les deux sens du terme). Maintenant M Harper, si vous la laissez mourir, je ne voudrais pas être dans vos culottes et je peux vous assurer une fin de carrière assez destructrice Internationalement et régionalement!
      Il est assez évident que le gouvernement Harper veut faire payer cher les nations autochtones pour leur visite en Iran!
      L'année 2013 s'annonce déjà très chaude!

    • Bonjour
      À lire les commentaires sur le sujet, je constate la forte division des Québécois sur le sujet. Bien que nous puissions avoir des vues différentes entre nous sur les causes, remèdes, valeurs etc face à la situation des communautés autochtones, il me semble que nous devrions être unis devant au moins 1 chose. Recourir à ce moyen extrême de grève de la faim pour être enfin entendue au Canada est inacceptable. Plusieurs mouvements de solidarité s'exercent actuellement: je vous invite à prendre connaisance d' une des pétitions en cours au lien suivant: https://secure.avaaz.org/fr/petition/Faites_cesser_la_greve_de_la_faim_de_Theresa_Spence/
      Pour que nos voix se fassent entendre !
      Josée Lamarche

    • La solution serais d'abolir toutes les reserves et de traiter tous le monde egalement .
      Ca fera un peu de brasse-camarade , car beaucoup vont perdre des privileges , mais au bout du compte je crois que tous le monde serais gagnants.
      On est en 2013 pas , en 1713 , il est fini le temps des indiens et des blancs.
      Pis le chantage de la greve de la faim , j'appuie totalement Harper de ne pas y ceder.

    • Avant de terrasser les Talibans en Afghanistan, et de raccompagner les élèves de Kandahar à l'école, le Canada devrait s'assurer que les Premières Nations resserrent le contrôle sur les conseils de bande qui pratiquent l'aveuglement volontaire devant leurs propres enfants abandonnés et leurs femmes disparues ou assassinées ( 600 en 10 ans ).
      Oui, ce noble peuple est invisible.
      J'espère de tout coeur qu' Idle No More amorce un printemps autochtone rédempteur et sans violence, à l'image de la courageuse Theresa Spence.

    • Traiter ses minorités avec autant de mépris illustre la petitesse de l'État Canadien.
      La prospérité et la fierté passent par le travail. Aussi, devrait-on supporter les Premières nations dans leur volonté de participer au développement. Ce sera long et complexe, mais telle est la voie à suivre.

    • Plus une question qu'un commentaire : où va l'argent versé par le gouvernement canadien aux Conseils de bande? Je me questionne beaucoup a savoir ou vont les sommes versées Je croyais bien naïvement qu'elles servaient à la communauté, ce qui dans mon esprit, devrait faire en sorte que ces gens dans ces villages devraient avoir les ressources dont ils ont besoin pour s'assurer un minimum de qualité de vie.

    • La faim ne fait pas partie du code du travail. Par conséquent, on doit parler de boycotte de nourriture. N'est-ce pas l'argument du PLQ qui a été repris par la Presse dans le cadre du conflit étudiant?

    • J'avoue ne pas bien comprendre la source du problème ni quelle solution pourrait régler la situation. Je ne comprend pas ce qui les empêche de se prendre en main. Il doit m'en manquer des bouts.
      "...a lancé un appel de détresse parce que des familles entières gelaient dans des abris insalubres, sans eau courante ni électricité...." Quand les hommes blancs sont arrivés est-ce qu'ils avaient l'eau courante et l'électricité? Est-ce qu'ils gelaient à cette époque? Moi je vis à la campagne et le gouvernement (la ville) ne me fournit pas l'eau courante. J'ai creusé un puit, à mes frais et sans subvention.
      On compare plus haut les réserves aux ghettos de l'Afrique du sud au temps de l'apartheid , mais qu'est-ce qui empêche un autochtone de quitter la réserve?
      J'avoue être dépassé par cette question qui ne fait aucun sens mais je ne crois pas qu'on peut blâmer Harper, le problème existe depuis bien plus longtemps. Où vont le milliards de not taxe qui leur sont donnés?

    • Le porte-parole de M. Harper, Pierre Poilièvre, a déjà dit que les Autochtones sont des immigrants (!) et qu'il faut les traiter comme tous les autres immigrants.
      Et vous savez comme les conservateurs traitent les immigrants : comme des bandits.
      Les conservateurs accusent les Autochtones de mauvaises gestion -- ces conservateurs qui nous ont donné le plus gros déficit de notre histoire, qui avaient deux séries de registres pour les F-35. Mais le vérificateur général dit qu'AADNC ne sait même pas ce qu'il fait de son argent. Les fameux 90 millions (depuis 2006) sont pour la plus grande partie des salaires de fonctionnaires.
      Juin 2011 (surtout, mais ils sont tous là) http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_lpf_f_1197.html
      Printemps 2012 http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_lpf_f_36873.html
      Ce ministère est d'une remarquable inefficacité. Ottawa devrait commencer par gérer comme du monde avant d'accuser les autres.
      Et puis son gestionnaire externe (inutile) nous a coûté combien? Autant que Deloitte qui étaient payés 90 000$ PAR JOUR pour décider où couper au gouvernement (alors que les fonctionnaires sont payés pour cela)?
      Facile de parler de mauvaise gestion!

    • Il sera toujours extrêmement difficile de régler la question autochtone, je le crains. Malgré tout, cette difficulté ne devrait pas nous empêcher de tenter par tous les moyens, pour eux comme pour nous, d'améliorer la situation.

    • @statisticine
      Du fachisme? Non juste du colonialisme.
      S'il sont dans un tel état de pauvreté c'est parce l'Homme blanc les y ont mis.
      Les autochtones n'ont pas demandé à être "parqué" dans des réserves, c'est l'Homme Blanc qui en a décidé ainsi.
      En fait les Réserves sont la version des ghettos noirs sous le régime de l'Apartheid en Afrique du Sud.
      Le comble là-dedans c'est que l'on blâme les Premières Nations en plus pour la condition dans laquelle ils se trouvent.
      Apartheid? Vous en êtes fier en plus?
      http://www.lexpress.to/forum/207/

    • Bonne chance à Madame Spencer. Bonne chance aux amérindiens et bravo de se tenir debout. Les québécois devraient suivre l'exemple de ces peuples qui refusent de disparaître. Ce sont nos frères et soeurs. Ce sont des êtres humains qui vivent près de nous. N'oublions pas que nous avons voler leur pays par la force des armes. Que le grand chef blanc des canadian démontre du respect et de l'empathie pour nos concitoyens amérindiens.

    • Tout simplement scandaleux et honteux pour tous les Canadiens.
      Il aura fallu 250 ans, faute de les avoir exterminés, pour les réduire à la plus grande misère.
      Assistons-nous à la fin d'un génocide programmé ?
      Quelle misère et quelle hypocrisie de la part du gouvernement canadien ! Et n'allez pss me dire que les $$$ que nous leur versons vont droit dans les Réserves. Une étude à ce sujet serait intéressante et appropriée dans les circonstances présentes.
      Suggestion : comme ce sont les femmes qui transmettent le savoir et autres, il faut d'abord s'attaquer à ce problème en premier lieu et mettre de côté nos préjugés à leur égard. C'est plus qu'une suggestion, c'est un souhait.

    • Je partage l'opinion de Statisticien. Aucune empathie pour ce genre de chantage !

    • Moi il y a un truc que je comprends pas, il faudrait respecter leur droits ancestraux, mais aussi leurs batir des maisons, un réseau électrique, des écoles, des hopitaux etc. etc. mais on aurait pas le droits de miner sur leur terre, de couper leur bois. Donc faut le faire à nos frais si je comprends bien. Et leurs contributions la dedans ?
      Désolé, mais je n'adère pas, mais vraiment pas. Enlevé tout ce qui s'appelle réserve indienne et qu'il s'intègre à notre population. Tant et aussi longtemps que l'on va garder les indiens dans des ghettos (les réserves sont pour la plupart des ghetto) le problème va persister. Rare sont ceux qui peuvent empreuter, car les banques ne peuvent rien saisir sur une réserve. C'est un cercle vicieux infernale.
      Pour ceux qui on peur de voir leurs cultures disparaitre, après plus de 200 ans les québécois n'ont pas encore été assimilé à ce que je sache (à moins que l'on considère le Québec comme un ghetto (je blague) ).
      Tant et aussi longtemps que l'on va parler de droits ancestraux, ca va vouloir dire pauvreté pour la majorité des autochones.
      J'ai vécu plus de 10 ans dans un village inuit, et croyé moi c'est pas toujours beau à voir...
      Désolé si mes propos choque, je veux pas sonner fachiste, mais c'est mon opinion.

    • Triste réalité Monsieur Marissal et ce à la grandeur du pays.
      L'alcoolisme, la violence faite aux femmes et la pauvreté sont l'apanage de cette catégorie de la population.
      Moi, qui demeure sur la côte nord et qui a enseigné assez souvent aux autochtones, je me demande encore ce qu'il faut faire pour les sortir de ce marasme.
      Je vous avoue que je me sens, que je nous sens, impuissant devant cet état de fait.
      Comment peut-on imaginer de nos jours, dans notre pays, que des gens se retouvent sans eau et sans électricité.
      La fin de votre article résume très bien ce que nous devons constater.
      Espérons, que la grève de la faim de Madame Spence fasse avancer un tant soit peu la cause indienne. Mais comme vous, je reste fort sceptiqe.
      Bonne année Monsieur Marissal.

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