Avant de visiter un pays risqué

Généralement, les assurés seront couverts s'ils se trouvent... (photo François Mori, archives Associated Press)

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Généralement, les assurés seront couverts s'ils se trouvent dans un pays où le Canada recommande de « faire preuve de grande prudence », comme c'est le cas de la France et de la Belgique « en raison de la menace terroriste actuellement élevée ».

photo François Mori, archives Associated Press

« Le gouvernement du Canada émet des avis sur son site internet sur le fait de voyager dans tel ou tel pays. Qu'arriverait-il à mon assurance vie ou invalidité si je me retrouvais dans un pays où il faut faire preuve d'une grande prudence ? Et j'entends par là la Belgique et la France ou tout autre pays de cette nature. » - Lucie

La répond dépend du type d'assurance. Pour tous ceux qui ont une police d'assurance vie à long terme, sachez que le décès lors d'un voyage sera couvert, à moins d'exclusions spécifiques comme la participation active à un acte de terrorisme ou de guerre.

Mais il en va autrement pour l'assurance voyage souvent achetée avant le départ et qui couvre les voyageurs pour une courte période prédéterminée. Avec ce type d'assurance, il faut toujours prendre le temps de lire le contrat avant de partir, car le type de protections (ex. : frais médicaux, rapatriement) et les exclusions (ex. : actes de terrorisme) peuvent varier.

Généralement, les assurés seront couverts s'ils se trouvent dans un pays où le Canada recommande de « faire preuve de grande prudence », comme c'est le cas de la France et de la Belgique « en raison de la menace terroriste actuellement élevée ».

Parmi les autres pays où il faut faire preuve de grande prudence, souvent en raison de la criminalité élevée, on retrouve la République dominicaine, les Bahamas, le Brésil, le Costa Rica, la Jamaïque, le Vietnam, la Chine, l'Afrique du Sud et le Maroc.

Soyez sur vos gardes, mais ne vous empêchez pas d'y aller, du moins pas pour des questions d'assurances.

Par ailleurs, l'assuré ne sera pas couvert s'il se rend dans un pays où le Canada conseille « d'éviter tout voyage non essentiel » ou « d'éviter tout voyage », prévient Claude Di Stasio, vice-présidente de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes.

De plus, l'assuré doit prendre tous les moyens nécessaires pour quitter un pays si un avis d'éviter « tout voyage non essentiel » entre en vigueur au moment où il s'y trouve. Autrement, il ne sera pas couvert.

On parle, par exemple, de pays comme l'Égypte ou de certaines régions du Mexique, d'Haïti ou encore du Pérou.

Enfin, les Canadiens devraient aussi « éviter tout voyage » en Syrie, en Afghanistan, en Irak, au Soudan, au Congo, au Mali, en Corée du Nord, etc. Certaines régions de l'Inde, du Japon, de la Thaïlande, de la Tunisie, de la Russie doivent aussi être évitées à tout prix.

Rabais de groupe: légal ?

Q : « IGA a annoncé en grande pompe des baisses de prix récemment. Il y a beaucoup de rabais sur des achats multiples. Par exemple, la crème glacée Coaticook coûte 4,99 $, mais ça revient 4,29 $ l'unité si j'en prends deux. Je ne veux pas en acheter deux, car nous sommes seulement deux à la maison. Mais si j'en prends un seul, on dirait que je me fais arnaquer. » - Manon

R : Je comprends que les consommateurs aient du mal à s'y retrouver à travers la multitude de rabais sur les tablettes. Pour être certains de faire le meilleur choix, c'est rendu qu'il faudrait faire son épicerie avec une loupe et une calculatrice !

Néanmoins, les rabais conçus pour encourager les clients à acheter en plus grande quantité n'ont rien d'illégal, n'en déplaise aux célibataires qui trouvent cette pratique discriminatoire.

IGA ou n'importe quel autre commerçant peut très bien vendre sa crème glacée à 4,29 $ l'unité, tout en précisant que ce prix s'applique uniquement si vous en achetez deux. « Il s'agit là de l'offre faite par le commerçant et il est libre de la fixer ainsi », m'a confirmé Charles Tanguay, porte-parole de l'Office de la protection du consommateur (OPC).

Il n'y a rien non plus qui interdit d'écrire en plus petits caractères le prix applicable à l'achat d'un seul produit (ex. : 4,99 $ pour un seul pot de crème glacée). Le commerçant peut mettre l'accent sur le prix de son choix. Mais s'il utilise la technologie du lecteur optique à la caisse, il doit écrire tous les prix sur la tablette suffisamment gros, soit en caractères gras de 28 points. Ça veut dire comme ceci : 

4,99 $

D'autre part, certains consommateurs s'imaginent que les commerçants qui présentent un solde pour deux produits (ex. : deux paquets de fraises pour 7,00 $) doivent accorder un rabais équivalent à l'achat d'un produit unique (ex. : 3,50 $ pour un seul paquet).

Il est vrai que beaucoup d'épiciers fonctionnent ainsi. Mais ils ne sont pas obligés. En fait, si un commerçant affiche un seul prix pour deux produits, rien ne le force à vendre le produit à l'unité. Cependant, si le commerçant accepte de vendre un seul produit, il doit afficher le prix unitaire, sinon il est en effraction.

Immatriculation personnalisée

Q : « Lors du dernier budget provincial, il a été annoncé qu'on pouvait maintenant commander des plaques personnalisées en choisissant sa séquence alphanumérique. Mais lorsque j'ai appelé à la SAAQ, le préposé n'était pas au courant de cette nouvelle politique. Pouvez-vous me confirmer que c'est exact ? »

R : Oui, c'est exact. Comme dans la plupart des autres provinces canadiennes et États américains, vous pourrez bientôt choisir le numéro ou mot qui figurera sur la plaque d'immatriculation de votre véhicule, en laissant libre cours à votre imagination, dans les limites de l'acceptable !

Le projet devrait voir le jour en 2017, m'a confirmé la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Mais il est trop tôt pour dire combien au juste cette petite fantaisie vous coûtera.

Si nos voisins peuvent servir de guide, sachez que l'Ontario exige 310 $ pour une plaque personnalisée et même 334 $ si vous ajoutez un élément graphique comme le logo de votre équipe de hockey préférée.

On ne sait pas encore non plus de quelle façon Québec imposera des limites de bon goût. Comment le gouvernement réussira-t-il à bloquer la route aux acronymes vulgaires comme WTF et aux mots controversés comme NAZI ou FLQ ? À suivre.




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