Les irritants du soccer

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Le collègue Marc Cassivi a participé hier au Gentlemen's Futbol Invitational, organisé par le Burgundy Lion.

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Ronald King
La Presse

Abordons brièvement la question, puisqu'elle chicote certains d'entre vous. Vous êtes plusieurs à me l'écrire et à me le dire: vous aimeriez davantage le soccer si les joueurs cessaient de plonger volontairement et de feindre des blessures.

Un vrai amateur de ballon rond ne se laissera pas distraire par ces moments qui, il est vrai, sont souvent ridicules. Mais si vous découvrez ce sport et que vous êtes de culture hockey et football, par exemple, vous vous fâchez lorsqu'un joueur qu'on croyait au bord de la mort se relève soudainement et se remet à courir...

Nous avons grandi avec Maurice Richard, qui est sorti de l'infirmerie où on l'avait transporté, inconscient, pour marquer en prolongation. Il a dit par la suite qu'il ne se souvenait pas du but - ni de rien d'autre.

Plus tard, la légende de Bob Gainey qui joue un match avec deux épaules démises nous a appris à supporter la douleur comme un homme-hockeyeur.

Ce n'était pas trois points de suture ou un nez enflé qui allaient vous empêcher de terminer le match. Ni un lancer frappé sur le pied, même si ça fait un mal d'enfer.

Non, on n'est pas des braillards, aurait pu être notre devise.

Alors le joueur de soccer qui se tord de douleur alors que la reprise a montré 10 fois au monde entier qu'il n'avait reçu aucun coup, ça vous énerve.

Moi aussi.

Si l'on regarde de plus près, il s'agit en fait d'un phénomène méditerranéen, imité par les pays sud-américains. Les pays chauds, quoi.

Pour qu'un joueur britannique demeure au sol à grimacer, il faut lui casser une jambe. Un ami connaisseur m'a appris que dans la Premier League d'Angleterre, les joueurs étrangers qui plongent ou qui feignent des blessures sont vite rappelés à l'ordre par leurs entraîneurs et coéquipiers britanniques. Pas de ça ici...

Vous avez peut-être vu le capitaine des États-Unis, Clint Dempsey, recevoir un solide coup de pied au nez. Il refusait de quitter le terrain alors que son appendice était visiblement en très mauvais état. Il est d'ailleurs revenu au jeu quelques minutes après avoir vu le médecin dans le vestiaire américain.

Même chose chez les Allemands, les Hollandais, les Suédois et les athlètes des pays du Nord. Les Canadiens non plus ne feignent pas, mais on ne les voit jamais à la Coupe du monde, comme vous savez.

Alors, si vous voulez apprécier ce qu'ils appellent the beautiful game, il faut passer outre les tricheurs qui sortent sur des civières pour influencer l'arbitrage.

Il s'agit d'un irritant qui ne vaut pas qu'on ignore le soccer et toute sa beauté.

Le maillot le plus laid

Ça me fait de la peine de le dire, mais le maillot le plus laid du monde du soccer est toujours le même: le rouge et blanc de la Croatie.

Autant je respecte ce petit peuple courageux qui produit des athlètes extraordinaires dans de nombreuses disciplines sportives - pensez au basket, au cyclisme, au tennis, au handball, entre autres -, la nappe de pique-nique qu'ils ont le malheur d'avoir comme drapeau n'est pas plus glorieuse en maillot de sport.

Mais ça, je n'oserais jamais l'écrire, de peur qu'un Croate de Montréal ne vienne me mettre son poing sur la gueule.

Italie 4, Angleterre 0

J'ai participé hier au Gentlemen's Futbol Invitational, un match amical organisé par le pub Burgundy Lion, de Saint-Henri, et quelques commanditaires.

Il s'agissait d'un match opposant des membres des médias et du spectacle, au profit de bonnes causes.

J'étais entraîneur adjoint de l'Italie, qui regroupait en gros des membres des médias francophones, dont nos collègues Marc Cassivi et Patrice Leduc, contre ceux des médias anglophones.

Ils nous ont pris à la légère, je pense, et notre formation 4-3-3, suivie d'un 4-3-2-1 en deuxième demie, nous a menés à une victoire de 4-0. Nos gars pompaient l'huile par moments, mais ils ont été admirables.

Et puis notre entraîneur-chef, Mustafa Terki, avait bien préparé nos joueurs. Il leur a dit, juste avant le match, de se jeter par terre aussitôt qu'un adversaire les toucherait - «sinon, nous ne serons pas l'Italie».

Mais je vous avoue qu'il n'est pas facile de diriger un groupe de prima donna privilégiées par la vie...

Ces gars-là sont trop payés, trop gâtés.




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