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L'Impact... et le Toronto FC

L'Impact ne peut plus faire la leçon au... (Photo Ted S. Warren, AP)

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L'Impact ne peut plus faire la leçon au Toronto FC, qui s'est offert des supervedettes pendant l'hiver pour sortir des bas-fonds du classement de la MLS. La mise sous contrat de Jermain Defoe a rapporté aussitôt des dividendes. Defoe a marqué les deux buts de l'équipe torontoise qui, à son début de saison, a blanchi les Sounders à Seattle, samedi.

Photo Ted S. Warren, AP

Ronald King
La Presse

Nous aimons bien notre Impact, une belle petite équipe dans un beau petit club maison, ses joueurs et son stade qui appartiennent à des intérêts montréalais, mais il faudra maintenant être de bons partisans.

Les méchants experts de la MLS ont prédit une dernière place à notre club, et sa fiche est déjà de 0-2.

L'Impact nous a habitués à des hauts et à des bas, à de bons et de mauvais coups, à des colères présidentielles, à des fins de saison désolantes... Il faudra relever la tête et tenir bon, comme des Ultras, à partir de ce week-end.

J'aimais bien la façon avec laquelle l'Impact avait un peu humilié le Toronto FC en atteignant les séries éliminatoires à sa deuxième saison. À Toronto, le FC était un club affreux, jamais en séries éliminatoires à ses cinq premières années d'existence. Un club qui voyait ses gradins se vider après un départ en grande pompe.

Je me souviens d'un Joey Saputo qui faisait la leçon aux Torontois. Comment bâtir une équipe 101...

Et je soupçonne maintenant le même Saputo d'être inquiet. C'est que le FC a décidé de se payer un Paris Saint-Germain en dépensant de manière folle pour ramener ses clients et se faire connaître à l'international.

Le nouveau patron du conglomérat Maple Leaf Sports & Entertainment, Tim Leiweke, a participé à l'aventure du Galaxy de Los Angeles. Il a vu arriver David Beckman et a remporté des championnats de la MLS.

Vous avez peut-être vu la publicité annonçant l'embauche de Jermain Defoe à Toronto. Un petit bijou, où l'on voyait des Londoniens typiques, dont un bobby, cracher leur thé ou leur bière en lisant le journal ou en écoutant les nouvelles à la télé... Defoe part pour Toronto. Le message final: It's a bloody big deal!

Nous ne le savions pas au Canada, mais à Londres, ils savaient... À son premier match avec le FC, Defoe a marqué deux buts en première demie. Victoire de 2-1 contre les Sounders de Seattle. Il a été nommé joueur par excellence de la première semaine dans la MLS.

Et les Torontois ont embauché une poignée de stars internationales, dont le gardien du Brésil Julio Cesar - oui, Jules César. Même les Saputo, qui ne sont pas des mendiants, ne peuvent s'offrir un tel luxe.

Bref, le Toronto FC risque de devenir une équipe coqueluche au Canada. Et de remplacer l'Impact, le sympathique petit club de Montréal.

Quant à nous, il nous faudra être patients... comme les fans de Toronto le sont, ceux des Blue Jays, des Raptors, des Leafs et du FC...

Patrick le sage

Une chose que vous saviez très bien, c'est que Patrick Roy était en ville cette semaine. Un Patrick Roy étonnant de retenue et de sagesse. J'ai bien aimé sa philosophie du coaching, basée sur le respect des joueurs et sur un partenariat entre l'entraîneur et ses joueurs.

Le résultat est spectaculaire, mis à part le match de mardi, où l'étonnant Canadien a battu l'Avalanche d'aplomb. (Bravo à RDS pour l'entrevue avec Maxime Talbot alors qu'il s'échauffait avec ses coéquipiers avant le match... Ça nous change du bavardage derrière une table.)

La philosophie de Michel Therrien est peut-être à l'opposé de celle de Roy. L'entraîneur est un patron sévère qui distribue les récompenses et les punitions en grognant. Il est tendu pendant les matchs, il ne sourit jamais...

Les résultats sont moins brillants qu'au Colorado, mais ils ne sont pas mauvais non plus. Je persiste à dire que cette équipe pourrait causer des surprises en séries éliminatoires. Elle a le don de nous surprendre.

Et puis, elle a ajouté un élément qui lui manquait cruellement: Thomas Vanek.

La défense n'est pas mauvaise, si Vanek est en feu et, surtout, si Carey Price est en feu lui aussi, nous passerons peut-être un printemps glorieux... pendant quelques semaines.

***

On a vu nos politiciens se coller sur les sportifs pendant un certain temps. Cela fait partie de nos moeurs pas très élégantes.

François Legault déguisé en joueur du Canadien, Philippe Couillard au milieu de nos toujours émouvants patineurs de courte piste... Des chandails des Nordiques pour le Parti québécois...

Je ne comprends pas pourquoi ils ont choisi ce soir, un soir de match du Canadien contre les Blue Jackets de Columbus, pour tenir leur débat. Un no-no au Québec, comme on sait. Ce n'est pas comme si le calendrier de la LNH avait été dévoilé hier...

Quoi regarder? Quoi choisir?

Il faut savoir que le CH est intéressant de ce temps-là. Mais nous n'avons pas (assez) souvent l'occasion de voir et d'entendre Françoise David.

Quant aux autres, ils sont comme les Blue Jackets... ennuyants.

Je vous recommande de zapper entre les deux.




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