| Commenter Commentaires (3)

Joyeux retour aux années grasses...

Alex Hilton... (Photo: Olivier PontBriand, La Presse)

Agrandir

Alex Hilton

Photo: Olivier PontBriand, La Presse

Partager

Ronald King
La Presse

On aurait pu s'attendre à une soirée à l'atmosphère morose: Hommage boxe/sclérose en plaques était un événement bizarre réunissant d'anciens boxeurs et des gens du milieu qui ont fait les beaux jours de la boxe québécoise... dans une autre vie, mettons. C'était avant InterBox et GYM, c'était les années Régis Lévesque, des années grasses, faites de cheveux gominés, de frites, de hot-dogs et de bière.

Sauf que je suis tombé sur une réunion tout à fait joyeuse regroupant quelque 200 personnes dans une Cage aux sports endiablée et multimédia. Les absents nous saluaient par l'entremise d'un écran géant et, pendant les discours, nous pouvions revoir un combat culte des années 80: Roberto Duran contre Sugar Ray Leonard au Stade olympique.

Le premier que j'ai croisé en entrant, c'est Dave Hilton junior, qui m'a dit: «Salut, my friend». J'étais soulagé, parce que la dernière fois que je l'avais rencontré, il menaçait de me mettre son poing sur la gueule - un autre, direz-vous - parce que La Presse avait boycotté son retour à la boxe à sa sortie de prison pour une affaire de pédophilie. J'étais content qu'il ait oublié, et je ne crois pas tellement au pardon, dans son cas.

Dave junior était accompagné de sa nouvelle copine, enceinte, et de toute la famille - Dave senior, la mère Jeanie, Alex, Matthew. Ils se sont tous bien comportés et, dans une de ces discussions de taverne typiques, quelques-uns d'entre nous, menés par Fernand Marcotte, ont proclamé Dave Hilton junior meilleur boxeur «livre pour livre» de l'histoire de la boxe québécoise. Ça, on ne pourra pas le lui enlever...

Un Ti-Guy Émond un peu diminué a retrouvé sa verve quand on l'a présenté comme animateur de la soirée. De Marcotte, il a dit: «Un gars qui s'est battu contre Sugar Ray Leonard et qui était un maudit bon joueur de balle...» C'était parti pour la rigolade.

L'éternel promoteur Régis Lévesque, diminué lui aussi, a pris le relais: «Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer, tabarnak, pourquoi le Journal de Montréal n'a pas écrit une crisse de ligne sur cette soirée?»

On était de retour dans le bon vieux temps...

Parmi les personnalités présentes et honorées, il y avait les Hilton, Marcotte, Robert Cléroux, Gaétan Hart - un gars qui a combattu Aaron Pryor! -, Donato Paduano - l'idole du Madison Square Garden! -, Régis et son vieux compagnon George Cherry, entourés d'anciens journalistes, arbitres, officiels, soigneurs, fans, des anciens boxeurs Daniel Lévesque et Deano Clavet, des gens de l'entourage de la boxe dont il vaut mieux rire des blagues.

On a beaucoup discuté et rigolé pendant que les gens de la Société canadienne de la sclérose en plaques amassaient pas mal d'argent. Il y a eu un encan avec des prix liés à la boxe et aux sports. Pierre Tremblay, de ProSports, dont le fils a succombé à la terrible maladie, a promis d'autres rassemblements autour de différents thèmes sportifs de chez nous.

Ça deviendra peut-être une habitude, qui sait?

À 21h, tout ce beau monde levait les voiles, comme quoi les temps changent, et nous sommes tous un peu diminués.

Harvey n'a pas déçu

Vu de Montréal, à travers les yeux de nos divers médias, on aurait dit que la seule raison de tenir une étape de la Coupe du monde de ski de fond à Québec était d'applaudir la victoire d'Alex Harvey.

Harvey n'a pas connu un bon week-end sur un parcours qui ne lui convenait pas et, à entendre nos collègues, il a gâché l'affaire.

Harvey n'a pas déçu, il a connu une mauvaise étape, comme ça arrive et comme il l'avait peut-être prévu. Le problème, c'est que les attentes étaient mal placées.

Harvey ou pas, il y avait sur place les meilleurs du monde. Le spectacle était d'abord là.

Nos collègues déçus - de quoi au juste? - nous ont dit que la foule avait commencé à se disperser aussitôt que notre homme a été éliminé en quart de finale. Pas fort...

C'est bien beau de recevoir des événements internationaux, encore faut-il savoir les apprécier. Une telle courte vision des choses fait dire à beaucoup de nos compatriotes, par exemple, que Céline Dion est la plus grande chanteuse du monde - Ginette Reno étant la deuxième, bien sûr. Et pourtant, le monde est grand...

L'entraîneur d'Alex Harvey a été poli quand il a expliqué aux médias catastrophés «qu'on ne pouvait pas gagner à chaque fois».

Si le maire Labeaume avait commenté, il y serait allé de son habituel: «Non, mais... on peut-tu être colons, des fois?» - que j'applaudis toujours.

Partager

publicité

Commentaires (3)
    • Ronald , merci.C'est rafraîchissant de lire autre chose que les niaiseries de la NHL. En passant, la NFL. nous fait oublier les sottises de la vulnérable NHL. qui est à des années lumières du football américain et ce à tous les points de vue.
      Question , si tu as le temps de répondre : lequel ira le plus loin ? Pascal ? Bute ? Personnellement je crois plus en les chances de Pascal.Mais , je ne suis pas un grand connaisseur de boxe.

    • Merci pour cet article, c'est toujours un plaisir de lire tes opinions.

    • Bonjour
      J' était au retrouvail des anciens boxeur samedi , tres belle soirée , et Régis l'incomparable avais encore raison pour la publicité de la soirée... unique ce Régis
      j'aimerais savoir ci ont peut voir les autre photos que votre journal a pris de la soirée...merci

Commenter cet article

Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.

Nous vous invitons à commenter les articles suivants:

Veuilez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer