Le requin et le bon gars...

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Ronald King
La Presse

Lorsque les Expos ont quitté Montréal après une longue et cruelle agonie, je n'ai pas versé de larme. Après avoir observé de près Jeffrey Loria et son adjoint David Samson, il me semblait que nous pourrions très bien nous passer d'individus de cette espèce et de l'organisme, le baseball majeur, qui les tolérait.

En coulisses, on se disait que Montréal était une ville étrangère pour les Américains et qu'ils venaient de nous faire un tour de passe-passe comme ils le font un peu partout dans le monde. Ne venaient-ils pas d'effacer nos chances de Séries mondiales avec un lock-out bien synchronisé? Toutes sortes de rumeurs de complot circulaient.

Alors adios, pas besoin de vous ici.

Voici que ce requin de Jeffrey Loria récidive, mais, cette fois, en Floride, dans la région qu'il habite. Fausses déclarations, stade payé par le contribuable, Loria aura encore endormi tout le monde et l'on se demande quelle sorte d'homme peut vivre en paix avec lui-même alors que des populations entières sont flouées.

Un homme d'affaires, répondez-vous, sauf que la plupart font leurs coups bas en cachette. Loria, lui, crée des colères publiques. Il faut peut-être l'admirer d'être ce qu'il est sans se cacher.

Parce qu'il s'agit bien d'un coup bas. Les assistances aux matchs n'étant plus essentielles à la rentabilité d'une équipe, empochons les droits de télé et toutes sortes d'autres avantages et jouons devant des gradins vides au salaire minimum. Loria ne fait que profiter d'un système...

Le hasard a voulu que la vente de garage des Marlins profite à une équipe qui ne gagne jamais et qui a des gradins dégarnis, les tristes Blue Jays de Toronto. Parions que les Torontois vont revenir en masse au baseball majeur.

J'entendais hier des commentateurs sportifs locaux se réjouir pour les Blue Jays et le Canada... Vraiment?

Croyez-vous que beaucoup de Montréalais vont s'emballer pour les Blue Jays l'an prochain?

À l'autre bout de l'échelle, il y a Tim Tebow, le bon gars qui ne dit jamais de mal des autres, qui remercie Dieu sans arrêt et qui aime sa mère...

Ses coéquipiers des Jets, presque en masse, ont déclaré à des journalistes de New York qu'il était nul comme quart-arrière. Le pire dans cette histoire, c'est qu'ils l'ont fait de façon anonyme...

Je ne vois par grand-chose de plus cruel pour un sportif. Tebow n'est peut-être pas Joe Montana, mais pourquoi le poignarder dans le dos?

Des fois, on se demande s'il ne vaut pas mieux être un requin qu'un bon gars.

Zlatan

Il n'est pas le meilleur footballeur au monde, mais pas loin. Zlatan Ibrahimovic, la grande star du Paris Saint-Germain, est dans la lignée des Cristiano Ronaldo ou de mon préféré d'entre tous, Éric Cantona. (Je le répète: il faut voir Cantona dans Looking for Eric, de Ken Loach.)

Comme les deux autres, Ibrahimovic est une bête à 1 m 95, un joueur imposant et acrobatique. Une terreur pour ses adversaires, bien sûr, mais aussi pour ses entraîneurs et coéquipiers qu'il n'hésite pas à engueuler publiquement. Un ex-coéquipier raconte que pour bien s'entendre avec lui, il faut lui passer le ballon et faire ce qu'il dit. Sinon, il jappe.

Ibrahimovic vient de publier son autobiographie qui est un best-seller dans son pays d'origine, la Suède. Père bosniaque et mère croate, alcoolisme, pauvreté extrême, adepte de taekwondo, de bagarres et de mauvais coups... Aujourd'hui, notre homme collectionne les automobiles et montres de luxe. Vous voyez le genre...

Dans son autobiographie qui sera bientôt publiée en français, il raconte une anecdote qui le décrit bien. À son arrivée avec l'Ajax d'Amsterdam tôt dans sa carrière, Ibrahimovic rencontre le directeur du club, un certain Leo Beenhakker. «Il s'est penché vers moi et m'a dit: if you fuck with me, I'll fuck you two times back. Ça m'a impressionné.... Un peu à la manière d'un mafioso, et ça me plait.»

Ibrahimovic est originaire de Malmo. Comme qui d'autre?

Mats Naslund.

Le retour des Stars

Notre équipe de hockey féminin, les Stars de Montréal, revient au jeu après une pause prévue pour la Coupe des quatre nations, disputée en Finlande.

Le Canada a perdu la finale 3-0 contre les USA après avoir battu les grandes rivales 3-1 au début du tournoi qui comptait la Suède comme quatrième pays représenté.

Caroline Ouellette et sa bande recevront leurs grandes rivales de Boston et ce sera presque une répétition de la finale à Helsinki puisqu'une dizaine d'olympiennes évoluent de chaque côté.

Pour une troisième année consécutive, les recettes du match de samedi à l'aréna Étienne-Desmarteau (17h) seront versées à la Fondation du cancer du sein. L'an dernier, les Stars, en collaboration avec l'école Regina Assumpta, avaient amassé 15 000 $.

Il y aura un encan avec plusieurs souvenirs de hockey, dont un maillot autographié de Sidney Crosby.

Les deux équipes se retrouveront le lendemain à 13h.

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