Un capitaine avant... la Coupe

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Le temps est venu. Jacques Martin et Pierre Gauthier doivent montrer qu'ils sont sérieux. Qu'ils ont confiance dans leur équipe.

Ça prend un capitaine.

Pourquoi ça prend un capitaine? Pas nécessairement pour les célébrations du 101e anniversaire du Canadien. Pas seulement pour représenter l'équipe aux activités mondaines et caritatives de l'organisation. Même que l'équipe se débrouille plutôt bien avec ses trois adjoints d'un capitaine inexistant.

Pourquoi ça prend absolument un capitaine? Parce que le Canadien va participer aux séries éliminatoires. Et parce que Gary Bettman ne pourra pas diviser la Coupe Stanley en trois pour en donner des morceaux aux assistants. Ça va prendre un capitaine pour recevoir la Coupe et la porter à bout de bras avant de la donner à ses coéquipiers. Comme l'ont fait Guy Carbonneau, Bob Gainey, Serge Savard et les autres grands capitaines de l'histoire des Glorieux.

Gagner la Coupe Stanley sans capitaine pour la recevoir, ça fait pas sérieux.

Guy Carbonneau a été le dernier capitaine du... (Photo: Denis Courville, archives La Presse) - image 2.0

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Guy Carbonneau a été le dernier capitaine du Canadien à soulever la Coupe Stanley, en 1993. À qui le commissaire Gary Bettman la remettrait-elle si le Canadien la gagnait en juin?

Photo: Denis Courville, archives La Presse

* * *

Donc, ça prend un capitaine. Et il y a plusieurs raisons. La plus importante étant le signal qu'enverrait ainsi la direction du Canadien. Ça voudrait dire que Jacques Martin a eu besoin de plusieurs mois pour prendre possession de son équipe. Ça voudrait dire qu'il a eu besoin de plusieurs mois pour détecter les vrais leaders dans son groupe. Ça voudrait dire que Martin a identifié les trois ou quatre «patrons» dans le vestiaire et dans le groupe et qu'il est prêt à établir sa hiérarchie.

Ça voudrait surtout dire que Jacques Martin et Pierre Gauthier ont maintenant confiance dans leur équipe et qu'ils estiment que le Canadien a des chances de faire mieux que participer aux séries éliminatoires.

Ne vous trompez pas. Si les séries avaient commencé hier soir, le Canadien aurait affronté les Sabres de Buffalo. J'espère que le Canadien que vous voyez depuis les Jeux olympiques sont capables de vaincre les Sabres, non?

Après cette victoire, tout devient possible. C'est arrivé dans le passé. Y aura toujours un cave quelque part pour blesser Sidney Crosby ou Alexander Ovechkin. Pensez-vous sincèrement que le Canadien de 1986 et de 1993 était la meilleure équipe de la Ligue nationale au début des séries? En 1986, les Oilers d'Edmonton auraient dévoré les Glorieux sept soirs sur sept. Mais c'est comme ça dans le hockey, les Flames de Calgary ont battu les Oilers et les Glorieux se sont invités au party.

Le temps est venu de faire le dernier pas pour Jacques Martin. Le temps est venu de nommer son capitaine.

* * *

Quand Michel Assedo et Paul Arcand pensent tous les deux que le capitaine devrait être Andrei Markov, ça veut dire que Markov a gagné la confiance des gens. Et il est certain que si les fans dans les gradins ou dans les sofas ont senti que Markov s'imposait comme capitaine, il en va de même pour les joueurs dans le vestiaire.

Les médias ne font que transmettre l'information. Or, depuis des mois, les médias nous apprennent que Markov est souriant, qu'il est engagé dans l'équipe et qu'il est maintenant à l'aise tant avec ses coéquipiers qu'avec les médias.

Il a aussi clairement laissé savoir qu'il se sentait prêt à occuper le poste de capitaine de l'équipe. Demandez à 100 partisans du Canadien qui ils voient comme capitaine, plus de 90% vous répondront Markov. Même Mme Minou.

Markov se débrouille pas trop mal en anglais. C'est correct. Ça lui a pris 10 ans à apprendre l'anglais, va falloir qu'on soit prêt à attendre un autre 10 ans pour qu'il apprenne un peu de français. Mais a-t-on le choix dans la réalité post-Gainéenne? Les rarissimes francophones de l'équipe jouent des rôles de second violon. À part Benoît Pouliot. On va continuer à se contenter de grenailles mais si on ne veut pas mourir de faim, faut bien manger du gruau.

S'cusez, ça, c'est Big Brother, pas Montréal-Québec... un gars vient mêlé...

DANS LE CALEPIN - Je trouve qu'Éric Lucas s'attaque à un adversaire très dangereux. Je vais y revenir mais Librado Andrade, disons que ce n'est pas de la chair à canon. J'espère que Lucas est bien conscient dans quelle aventure il s'embarque. Si oui, c'est de ses affaires...

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