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Caricatures

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Pierre Foglia
La Presse

Qu'est-ce qu'il a pris dans la gueule, Gérard Depardieu! En France, en Belgique, en Russie, chez nous. Pif, paf! Tiens, toé. Il y avait autrefois ce genre de clown (de baudruche) dans les foires: si on l'atteignait assez fort sur le nez avec une balle de caoutchouc, ça déclenchait une musique, ses yeux s'allumaient et on gagnait un toutou.

Je n'y reviens pas pour le défendre, mais un petit peu quand même, surtout à cause d'un livre. Depardieu a écrit il y a 25 ans un livre qui s'appelle Lettres volées, publié chez Lattès. Il est rangé dans ma bibliothèque avec les livres que je revisite souvent, avec Madame Bovary, avec Les années (Ernaux), avec Bukowski, avec The Catcher in the Rye, etc. Lettres volées n'est pas de cette eau-là, c'est un livre maladroit, le livre de quelqu'un qui ne sait pas écrire. «Depardieu ne sait pas lire, ne sait pas écrire, c'est un analphabète», a noté Marguerite Duras (1), qui lui avait confié le premier rôle dans son film Le camion.

Lettres volées, c'est donc 25 lettres qu'un type qui ne sait pas écrire a écrites à des gens qu'il aime bien - à sa mère, à son père, à Mitterrand, à Isabelle Adjani, à Marguerite Duras justement, à Barbara la chanteuse, à Catherine Deneuve, à Pierre Richard - pour leur dire qu'il les aime, pourquoi et comment il les aime. Une lettre aussi à un réalisateur italien - qu'il déteste, celui-là -, Marco Ferreri. Quelques lettres sont adressées à «la vie», au travail, à l'argent, à la maladie, à la nature.

Dans sa lettre à Adjani, il dit: «Nous sommes deux planètes arides, inhabitables. Tu es naïve, introvertie, affreusement lucide. Je suis lourdaud, extraverti, bruyamment obscène. Quand j'ai rejoint l'équipe pour le tournage, j'ai eu envie de te séduire comme un gros con, envie de forcer ta sympathie, de m'imposer à toi...»

À Ferreri (le réalisateur avec qui il a tourné La dernière femme), il reproche d'être pingre: «T'es tellement avare que tu n'arrives plus à chier et toute ta merde te remonte à la tête.»

La lettre que je préfère est celle adressée à Patrick Dewaere, qui jouait avec lui dans Les valseuses. Dewaere, qui s'est suicidé:

«Je te le dis sans gêne, Patrick, j'ai toujours senti la mort en toi, une certitude terrible que je gardais, moi. Quand j'ai su que c'était fini, j'ai dit: ben oui, quoi. Et je te l'avoue, je m'en fous. Moi, je suis la vie, je suis la vie jusque dans sa monstruosité.»

En fait, dans cette lettre, Depardieu parle surtout de la mort de son chat. Il dit aussi à Dewaere (qui était gai) qu'il aurait aimé avoir une aventure avec lui. «Pas pour s'enculer comme on l'a fait pour s'amuser dans Les valseuses, pour un de ces moments de grâce partagée qui peuvent se produire avec une femme, un homme, un animal, une bouteille de vin.»

À Catherine Deneuve, il parle de sa beauté institutionnelle: «Gainsbourg disait que tu marchais comme un soldat, Mastroianni, que tu étais un Prussien. Moi, je dis que tu es l'homme que je voudrais être.»

Dans Lettres volées, ce n'est pas Poutine que Depardieu serre dans ses bras, c'est François Mitterrand:

Je vous admire beaucoup, lui dit-il.

Moi aussi, répond Mitterrand, je vous admire beaucoup.

Vous êtes quelqu'un qu'on aimerait avoir pour père, ajoute encore Depardieu, et pour Président, nom de Dieu!

En ce temps-là, comme vous et moi, il était de gauche. Comme vous et moi encore, de l'argent il disait: bof! tant qu'on a du bon vin. De l'amitié, il disait qu'il n'y a pas plus grand trésor. De la performance, qu'il n'y a pas plus con que la performance. De l'ambition, qu'il n'y a pas plus con que l'ambition. De faire carrière, qu'il n'y a pas plus con que faire carrière. À sa mère, il dit: je t'aime, maman. À sa femme: je t'aime pour la vie, Élisabeth. Il avait souvent en tête quelques rimes de Barbara: Dis, quand reviendras-tu/dis, au moins le sais-tu...

Je n'ai jamais prêté ce livre-là à personne et il ne me souvient pas d'en avoir jamais parlé dans cette chronique. J'y retourne pourtant souvent. Sûrement pas pour l'écriture, ni pour Depardieu dont je n'ai rien à foutre. Je ne sais pas pourquoi j'y retourne, mais je m'y sens chaque fois vieillir un peu plus.

Vieillir, c'est se trahir à petits pas, par glissements successifs. J'avais en tête les mêmes rimes de Barbara. Moi aussi: rien de plus con que l'argent, l'ambition, la performance, la carrière. Rien au-dessus de l'amitié... Et puis voilà, à petits pas, c'est que l'argent fait vivre, mon vieux, il en faut bien pour acheter du vin. La performance? Avouez-le, ça fait du bien de temps en temps de clencher les copains. Quels copains, d'ailleurs? Ben oui, je l'aime, ma femme; ben non, je ne la trompe pas. De toute façon, je n'ai jamais eu l'occasion de baiser Catherine Deneuve par terre comme Depardieu dans Le dernier métro.

Se trahir, ce n'est pas forcément - enfin, pas seulement - serrer Poutine sur son coeur, devenir ministre de la Culture de la Mordovie.

On dit beaucoup de ce tas de boue obscène, démesuré, rigolard et qui pisse partout, on dit beaucoup qu'il se caricature lui-même. En fait, je le soupçonne de nous caricaturer tous un petit peu et de s'en amuser infiniment.

(1) Rapporté par Laure Adler.

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Commentaires (80)
    • Foglia dit dans sa chronique qu'il n'était pas au courant pour les commentaires et que dorénavant on ne pourra plus commenter ses articles.
      Tout compte fait, je pense que c'est une bonne affaire, on ne s'entend plus lire et penser avec tous nos commentaires et si les gens veulent partager ils n'ont qu'à mettre l'article sur les médias sociaux et cela va revenir au même !
      Lire Foglia c'est d'abord et avant tout un acte solitaire c'est pas UN CLUB DE BOWLING NI LE CAMPING SAINTE-MADELEINE !
      Mdr :))) ;)

    • Dites-donc, j'ai moi aussi ce "Lettres volées" calé entre deux livres dont, "Vivant !" - Entretiens de Depardieu avec Laurent Neumann. J'ai lu avec avidité Lettres volées et il m'en reste un souvenir vif. Je trouve même, contrairement à vous, qu'il est bien écrit parce qu'il nous rentre dedans. Qu'importe que les mots sortent un peu n'importe comment, la force de frappe y est. C'est Depardieu.
      J'ai été touchée par Lettres volées qui se voulaient un testament littéraire. Dire ce qu'on n'a jamais dit à des personnes proches au cas où le lendemain on n'y serait plus. Il a conscience de la précarité de la vie, et la force un peu, vivant dangereusement. Ne serait-ce que pour ça, il a mon respect. Il l'avait promis de rester "Vivant !" et être vivant pour lui, c'est changé de vies souvent. Il en a les moyens à tous les niveaux.
      Peut-être à cause de Lettres volées, je prendrais bien un bock de quelque liquide avec lui. En le regardant dans les yeux quand son regard s'y prête. Je pense qu'il sait reconnaître le vrai du faux. En tout cas, savait au moment de Lettres volées.

    • On était tranquilles, peinards, on pensait pouvoir enfin haïr en paix, et voilà Foglia qui débarque avec ses petits souliers de ballet, nous fait trois pirouettes et nous rend le Gérard sympathique.
      Merci monsieur Foglia, de nous rappeler que les gens ordinaires, ne font bien souvent que des choses très ordinaires... dont la haine.

    • Depardieu est la caricature vivante de toutes ces grosse entreprises qui ne sont jamais satisfaites des profits qu'elles ont amassées et qui en veulent toujours plus, quitte à tricher et cacher leur avoirs dans des paradis fiscaux. Comme on ne peut pas les atteindre parce qu'elle n'ont pas d'âmes, on se défoule sur Depardieu.

    • Fan de M.Foglia donc... honnête contribuable? je dis oui!... Vive l'ordre et la morale! Moi-même je verse toujours un peu plus que ne l'exigerait ma déclaration d'impôts.
      Le caricatural de Depardieu, lui, mâle de chez mâle, lui vient beaucoup d'être si évidemment à l'opposé de ce qu'il prétend être. Son seul tour de taille: contrairement à certaine idée reçue, aucun bon vivant ne se fait péter le foie. La rate, peut-être, mais le foie, jamais! Les débordements de Depardieu sont les boursouflures d'un suicide progressif (haro sur la nature de la désespérance que si volontaire gigantisme recouvre! Combien de Titres, de Unes à naître!, tandis que l'humanité, s'enfuit avant d'avoir été.)
      «Notre» Depardieu, construit quand la France cherchait une relève à ses grosses pointures cinématographiques, s'il a depuis démontré de-ci delà être le grand acteur qu'on sait, a surtout profité de ses fonctions de Monument pour, enfilant coup sur coup des caricatures de personnages historiques et de lui-même, financer ses vignobles (et le PCF),et fuir, omniprésent, lui seul sait quoi. Cohérent avec une hystérie du travail rare chez un acteur et si peu de perfectionnisme à la fois (songeons seulement à cette tirade du nez jamais plus platement débitée que par Depardieu). Qu'importe, tout fut acclamé. Cela ne justifie-t-il pas à lui-seul un cynisme monstre?...
      Cependant l'éloge au Président d'un Etat financièrement reconstruit à base de trafics divers et humains en particulier (des milliers de femmes exportées chaque année vers Israël, selon l'économiste Loretta Napoleoni) va au-delà de ça. Si embrasser un Berlusconi c'est évidemment tremper dans la merde, embrasser Poutine c'est littéralement tomber en diarrhée. Encore là, que celui qui n'a jamais pué un peu lui jette le premier pet. Pfff... les impôts, Depardieu, les impôts de Depardieu, on s'en balance. Toutes « assomptions » confondues, même deux fois*, c'est clair: on est tous là que pour Foglia.
      * voir plus bas.

    • On analyse beaucoup les dérapages de M.Depardieu alors qu'au fond, il est simplement atteint d'une maladie très répandue chez ceux qui ont beaucoup d'argent : l'avidité. Qu'il y rajoute son esbroufe d'acteur ne change pas grand chose à la nature du phénomène. Il n'est pas le premier qui, à force de gagner des masses d'argent, finit par n'en avoir jamais assez.

    • J'ai longtemps admiré l'acteur... jusqu'à ce qu'il vienne à Montréal pour tourner un film. Il a du charisme devant la caméra, mais dans la vie, il n'a aucune classe.

    • Il me rappelle beaucoup le regretté Marlon, inqualifiable et inoubliable

    • Et si Gégé s'amusait aussi aux dépens de son ami Poutine en fournissant un prétexte aux médias du monde pour braquer les projecteurs sur le réel état de la « démocratie russe » ? Grâce à lui, j'ai appris l'existence de la Mordovie et de ses camps de travail.

    • D'accord avec vous, c'est un personnage, hors normes, capable de tous les excès, et qui probablement s'amuse beaucoup de la situation qu'il a lui-même créé.
      Par contre, il est un point sur lequel il est impardonnable : tout comme qu Québec, et peut-être même davantage qu'ici, la culture en France est largement subventionnée. Ce qui est une très bonne chose en soi, Mais Depardieu devrait se souvenir qu'il doit sa carrière et sa fortune pour une très grande part à l'argent des contribuables français.
      Oui 75% d'impôt c'est beaucoup, et cela revient à travailler 3 jours sur 4 pour payer ses impôts comme je l'ai vu écrit dans un commentaire ici. Mais n'oublions pas que Depardieu en 4 jours fait autant (ou même plus) d'argent qu'un employé au salaire minimum ici! Et la France va mal. Elle a besoin que tous ce qui le peuvent mettent la main à la poche... On appelle ca redonner au suivant.
      Mais Depardieu est devenu égoïste, ingrat! On dirait d'un ingrat « normal » qu'il crache dans la soupe, mais Depardieu, lui, PISSE dedans!!

    • Vus la vidéo et l'article suivants :
      http://www.rue89.com/rue89-eco/zapnet/2012/12/13/cetait-le-temps-ou-depardieu-se-foutait-de-largent-237787
      Je ne trouve pas que c'est vrai qu'il se foutait de l'argent, au contraire... C'est du standing dont il en avait rien à foutre. Un yacht personnel, une voiture de luxe ? C'est de l'argent qui sort cela, ce n'est pas de l'argent qui entre...
      Bon, maintenant il se fait de drôles de nouveaux amis mais c'est tellement un autre genre de vie.
      Aimer la Russie et trouver que c'est un grand pays avec une riche histoire ? Je comprends très bien. Mais devenir ami avec Poutine ? On aime mieux ne pas être riche et célèbre dans ce temps là...

    • ''...comme vous et moi, il était de gauche...''
      VOUS! ''Vous'' comme dans ''moi'' votre lecteur ? Jamais avec un grand A. C'est la dernière place où j'accepterais d'être. La dernière, après la droite...

    • Il n'y plus aucun mérite à ''varger'' sur Depardieu...votre chronique est exceptionnelle comme leçon, vraisemblablement involontaire, de vie.

    • Deux choses. Depardieu jouerait bientôt dans l'affaire DSk avec Adjani en Anne Sinclair. Et puis il manque un extrait d'une lettre: celle à l'argent.
      @blackandsilver
      C'était la première fois qu'il gagnait le César du meilleur acteur. Il l'a gagné 16 fois...

    • @blackandsilver
      Je me trompe: il a gagné deux fois le César. 7 morts sur ordonnance était la première de ses 16 nominations.

    • J'avoue ne pas trop comprendre l'accusation de jalousie qui est lancée à l'endroit de ceux qui critiquent Depardieu. Il n'est certes pas le premier qui cherche à payer moins d'impôt et puis, mon dieu, qu'est-ce qu'on s'en fout. J'aime les Stones et il n'y a pas plus grippe-sou que Mick Jagger alors...
      Ce qu'on lui reproche -du moins, ce que je lui reproche- c'est cette mascarade russe qui le fait apparaître plus gros beauf' que jamais. Ministre de la culture d'une province dont la principale industrie est ses camps de prisonniers? Vraiment, Gégé? Il me semble que je serais davantage fier de mon vignoble que d'un titre pareil... Poutine, un "grand démocrate"? Vraiment, Gégé? C'est tout ce que tu trouves à dire face à ce dictateur-soft, ancien du KGB?!?
      Personnellement, c'est ce défilé des honneurs qui serait indécent s'il n'était d'abord grotesque et surtout indigne de ce grand acteur. Depardieu connaît sûrement Molière (puisqu'il a réalisé un Tartuffe particulièrement réussi et troublant... dans le temps où c'était encore un acteur... avant qu'il ne devienne une caricature d'une caricature) et j'ose croire qu'il se retrouve dans Monsieur Jourdain qui rêvait tant de devenir Mamamouchi.
      D'ailleurs, parlant de "grand acteur", le dernier vrai bon film de Depardieu, il date de quand, au fait?

    • On a toujours besoin d'un plus ridicule que soi. Ca aide à se faire croire que l'on n'est pas soi-même un Patof d'occasion.
      Ce qui me fatique dans cette histoire c'est les déclarations politique de l'artiste. Il a le droit de se plaindre d'être victime d'abus fiscal et il a droit de se prononcer sur la vertue démocratique de la Russie. Mais il devrait faire un minimum d'effort pour ne pas choquer les victimes de cette formidable démocratie russe. Ces gens ont d'autres soucis que leur taux d'imposition.

    • En ce qui me concerne, Gérard n'est un peu que le porte-parole d'une grande minorité dont l'opinion est désormais emprisonnée par tous ces micros de la rectitude soi-disant socialiste! Common! Gérard a gagné des millions grâce à son talent et en a généré tout autant! Sa contribution est déjà inégalée. ILS sont qui, EUX, pour décider que les gens de talent devraient abandonner la plus grande partie de leurs acquis pour subventionner les voyages en limousine de l'État. Si les taxes du monde entier ne servaient uniquement qu'à aider les gens dans le besoin, Gérard serait sûrement heureux comme un prince dans l'eau, même en France.

    • Depardieu fait ce qu'il veut...c'est déjà bien au-dessus de la majorité qui écrit ici comme ailleurs, l'origine probable de cette jalousie des braillards de la planète.

    • @ unholy_ghost
      Merci pour l'infomation. Effectivement, il s'agit bien de ce film que je viens de retrouver sur internet et de revoir quelques images. L'histoire était plus complexe que dans mon souvenir (cela fait quand même 36 ans...) et le film était porté par une distribution d'acteurs et d'actrices très connus. Et pourtant, Depardieu est le seul dont je me souviens. C'est dire combien son jeu m'avait marqué !

    • @lecteur_curieux
      Depardieu est Français, son marché, c'est essentiellement la France, je vous le concède.
      Prenons l'exemple de compagnies comme Jean-Coutu ici ou Québécor, ces entreprises existent là où est leur marché. Ben correct, elles n'ont pas vraiment le choix.
      Pour ceux qui ont le choix comme un groupe de musique au succès international pour prendre l'exemple d'un artiste ou encore les entreprises qui vendent leurs produits à travers le monde, et bien ceux-là vont ailleurs. Point.
      Ils auraient pu créer des emplois (donc des revenus pour l'État), augmenter le capital physique et donc la productivité et de leurs employés (à long-terme, très corrélée avec les salaires) etc ...
      La France et le Québec ont fait un choix de société. Après, les individus/entreprises font leurs propres choix.
      En bout de ligne, on se retrouve avec ceux qui n'ont pas le choix d'être ici. Il y a fuite de capitaux, chômage plus élevé, etc ... Vous avez tout à fait le droit de défendre le modèle Québécois, comme je l'ai dit, c'est un choix de société. Mais il y a toujours deux côtés à une médaille. Prétendre monter les impôts à un niveau insoutenable et surtout relativement beaucoup plus élevé qu'ailleurs sans impact sur l'activité économique, c'est rêver en couleurs.
      En somme, je constate que mon intérêt n'est pas de m'incorporer ici. Et je constate que je ne suis pas le seul à penser ainsi. Vous en connaissez beaucoup d'entreprises qui sont ici malgré le fait que leur marché ne soit pas le Québec? Ou encore que leur ressources ne soient pas au Québec (les mines par exemple n'ont pas le choix, la ressource est ici). Vous me direz Ubisoft? Ok. Bombardier? Bof, et ils ont profité de subventions massives. Qui d'autre? Il n'y en a pas des masses.
      Je ne pense pas changer la mentalité au Québec, je ne suis pas un imbécile. Donc je prends les meilleures décisions pour moi, en tant qu'individu/entreprise, étant donné mes contraintes personnelles.

    • La vérité c'est qu'on déteste tous payer de l'impôt , alors quand on voit quelqu'un qui réussit à sortir de cette prison on est tous jaloux et on crie au meurtre. Moi personnellement j'aurais fait pareil et tant mieux pour lui!

    • Le Duc
      oui, parfois, je l'envie.
      -voyez-vous, lorsqu'on a trop réussi sa vie,
      on sent, -n'ayant rien fait, mon dieu, de vraiment mal ! -
      mille petits dégoûts de soi, dont le total
      ne fait pas un remords, mais une gêne obscure ;
      et les manteaux de duc traînent dans leur fourrure,
      pendant que des grandeurs on monte les degrés,
      un bruit d'illusions sèches et de regrets,
      comme, quand vous montez lentement vers ces portes,
      votre robe de deuil traîne des feuilles mortes.
      Cyrano de Bergerac Acte V

    • @legorf
      Depardieu, à mon sens, fait son exil fiscal non pas pour aller courir ailleurs mais pour mettre son patrimoine, sa fortune déjà gagnée à l'abri d'une imposition qu'il juge excessive.
      Pour courir c'est surtout em France qu'il l'a fait et il va probablement encore le refaire et les acteurs ne sont-ils pas imposés dans les pays où ils jouent même si cela vient réduire l'impôt dans leur pays de résidence ?
      L'impôt ne freine donc pas tant que cela l'innovation ce sont ceux rendus à une phase de maturité et même de déclin qui le font le plus souvent. Bien, oui pour garder leur richesse car ils innoveront plus autant et ne feront que faire de la gestion de patrimoine.

    • Vous dites : « En fait, je le soupçonne de nous caricaturer tous un petit peu et de s'en amuser infiniment ».
      J'en conclus que vous appartenez à la même fratrie.

    • Touchée droit au c?ur ! Quelle réflexion sur la condition humaine et écrite avec un tel brio.....rien de mieux que ce duo.

    • Ce que la plupart ne comprennent pas, c'est qu'un artiste (quelque part un travailleur autonome) ou un entrepreneur, quand il démarre, il fait un "all-in" comme au poker.
      Pour l'artiste, pour l'entrepreneur, combien percent, combien échouent? La très grande majorité échoue, la voilà la réalité. Quelque part, le rendement doit être proportionnel au risque encouru sinon, il n'y a aucun avantage à prendre un risque.
      Qui est-ce qui crée la richesse? Le salarié qui n'a jamais pris aucun risque, qui travaille son petit 35 heures sans stress ou celui qui a hypothéqué sa maison, qui a mis toutes ses économies dans l'aventure et mis sa vie personnelle de côté en travaillant des heures de fou? Ce dernier innove, crée des emplois et une entreprise par son épargne, son travail et son génie.
      Allons-y, nivelons par le bas, confisquons le rendement pour le risque encouru de sorte qu'il n'y aura pas d'intérêt à prendre de risque, à innover. Quel est l'intérêt de démarrer une entreprise si on sait d'avance que le risque n'en vaut pas la chandelle?
      Oui il faut redistribuer mais surtout pour égaliser les chances au départ. Éducation gratuite, soins de santé gratuits, voilà qui tend à mettre tout le monde sur un pied d'égalité au départ. Ensuite, que le meilleur gagne. Malheureusement, en plus tendre vers l'égalité des chances, donc mettre tout le monde sur la même ligne au départ (ce qui est correct), on met un poids supplémentaire aux pieds de ceux qui courent plus vite que les autres. Quel est l'intérêt de courir? Ceux qui ont un brin de jugeote ne participeront pas à une telle course, ils participeront aux courses qui permettent aux meilleurs de gagner. C'est ce que Depardieu fait, il va courir ailleurs. C'est aussi ce que beaucoup d'entrepreneurs font.
      Ça fait quatre ans que je ramasse mon argent pour démarrer mon entreprise. Pensez-vous une minute que je vais m'incorporer au Québec quand je vais faire le grand saut? Surtout que mon marché n'est pas le Québec? c'mon ...

    • @blackandsilver
      "Je ne me souviens plus du titre du film, mais Gérard y campait un jeune chirurgien obsédé par l'infidélité présumée ou avérée de sa femme, et qui en vient qu'à la tuer."
      7 morts sur ordonnances (1975) avec Piccoli et Birkin?

    • Un bien bel article, fin, très fin. Dommage qu'on ne vous lise pas en France, ça rincerait quelques crânes. Que 2013 soit encore une grande cuvée Foglia !

    • Le chant du cygne de Depardieu ? Il nous rejouerait en version moderne ce Marin Marais devenu vieux, enrubanné et maquillé comme une grosse catin qu'il incarnait dans Tous les matins du monde d'Alain Corneau. Le joujou de Poutine-Louis XIV.

    • @Bourbon: le 75% est imposable à partir de 1 000 001 euros (ici, le 1 euros sera imposé à 75%). Le problème avec ta logique défaillante, c'est que tu ne sembles pas comprendre que les riches sont motivés de faire de l'argent pour en accumuler, justement. Du moment où le 3/4 de tes revenus vont à l'État, qu'est-ce qui te motive à continuer de continuer de travailler? Ils seraient tentés de fermer simplement une bonne partie de leurs entreprises ou de limiter leur production, car ils ne voient pas le fruit de leur labeur. Ensuite, tu sembles oublié que la fortune des riches en France est doublement imposé (une fois lors de ses déclaration d'impôt, et sa fortune totale (incluant toutes ses possessions) l'est encore (impôt de solidarité sur la fortune)). La France est devenu un enfer fiscal improductif qui risque d'entraîné l'Europe dans une autre récession. Je ne pense pas qu'on puisse en faire un exemple de socialisme qui a fonctionné....

    • @procosom: Sérieusement? 94% (65 29) d'imposition pour ceux qui font plus de 100 millions par années? Et tu penses que les 2-3 vrm riches du Québec vont rester au Québec?? Tu penses que les entrepreneurs québécois prospère (ici je ne parle même pas des riches qui ne viendront jamais au Québec => enfer fiscal) sont obligé de toléré de tels taux? Tous les économistes savent que trop d'impôt tue l'impôt. À part favoriser l'exil volontaire des fortunés et l'évasion fiscale, augmenter les impôts ne se traduira JAMAIS en une hausse des revenus de l'État.
      Pour la partie de ton texte qui fait référence au fait que les fédéralistes sont des cons (car ils ne seraient pas assez brillants pour voir tous "les avantages" de la séparation), j'aimerais te rappeler que depuis l'instauration de la péréquation, le Québec n'a jamais versé d'argent, il a toujours vécu aux crochets du reste de la confédération (8 milliards sur un budget total de 70G$). Il n'y a pas d'avantages économiques réels à se séparer (je parle de vrais avantages, pas de suppositions douteuses sur la "bonne gestion" que ferait le gouvernement du Québec s'il percevrait 100% des impôts québécois).

    • Pour l'aspect fiscal il faut tout regarder, effectivement la taxe de 75% est à partir du 2ème million, d'autre part il faut considérer le "résiduel" : dans le cas de Gérard Depardieu, ses revenus de 2012 sont estimés à 120 millions d'euros, et même si on taxe intégralement cette somme à 75%, il reste quand même 30 millions annuel pour vivre, soit 2,5 millions par mois ou 576923 euros par semaine, même si on a de gros besoins, cela permet de s'offrir quelques bonnes bouteilles !!!

    • @sybilla
      Merci de rectifier le fait que le 75% d'impôt n'est applicable que pour la tranche de revenus au-dessus de 1 M.
      Au Québec, on est trop cons : on a 4 paliers d'imposition peu importe qu'on gagne 180 000$ ou 190 Millions. À quand une échelle d'imposition digne du 21e siècle et de ses 6 classes : très pauvre, pauvre, moyenne, riche, très riche, calicement riche! Exemple :
      1- 0% pour les revenus de moins de 15 000$/an
      2- 5% pour la tranche de revenus entre 15 000$ et 25 000$
      3- 10% pour la tranche de revenus entre 25 000$ et 35 000$
      4- 15% pour la tranche de revenus entre 35 000$ et 50 000$
      5- 20% pour la tranche de revenus entre 50 000$ et 75 000$
      6- 25% pour la tranche de revenus entre 75 000$ et 125 000$
      7- 30% pour la tranche de revenus entre 125 000$ et 250 000$
      8- 35% pour la tranche de revenus entre 250 000$ et 500 000$
      9- 40% pour la tranche de revenus entre 500 000$ et 1M.
      10- 45% pour la tranche de revenus entre 1M. et 2,5M.
      11- 50% pour la tranche de revenus entre 2,5M. et 10M.
      12- 55% pour la tranche de revenus entre 10M. et 25M.
      13- 60% pour la tranche de revenus entre 25M. et 100M.
      14- 65% pour tous revenus supérieurs à 100M
      N.B. À cela, il faut ajouter la tranche de 0 à 29% d'impôt férédal de la jubilante diamantée Reine d'Angleterre... car on est aussi trop con pour former notre propre pays!
      N.B.2. J'adore Depardieu... hormis l'épisode du pipi dans l'avion et l'hommage à la grande démocratie Russe... et j'adore l'Europe de l'Est moi aussi!

    • Octobre ou novembre 1977. J'étais étudiant au doctorat à l'Université de Nancy. Une collègue belge que je connaissais vaguement, qui répondait au joli prénom de Frédérique - et qui était encore plus belle que son prénon - m'avait invité au cinéma, un jour de semaine, par un après-midi pluvieux et humide, comme il n'en existe qu'en Lorraine. Quelle occasion inespérée... Je ne me souviens plus du titre du film, mais Gérard y campait un jeune chirurgien obsédé par l'infidélité présumée ou avérée de sa femme, et qui en vient qu'à la tuer. Je me rappelle avoir été tellement subjugué par sa performance que mes mains sont demeurées sagement sur mes genoux tout au long du film! Allez savoir pourquoi ! Je n'ai jamais eu l'occasion, par la suite, de revoir ma belle muse originaire du «plat pays». Ce Depardieu..., quel phénomène tout de même !

    • quelle belle chronicle monsieur le chroniqueur !!! Merci !!!
      Pour le blog .....ça vous rend accessible en un clic . Je vous ai écrit quelquefois. Vous m'avez même répondu deux fois. Mais je devais chercher à chaque fois comment faire. Maintenant ç'est si facile , trop facile...Je sais...vous n'aimez pas beaucoup le "paraissage". Vous avez déjà logé dans les "petites annonces". Vous glissez à petits pas ...

    • Bravo pour votre texte et tous les autres,sauf quand vous parlez du génial Brel.Et qu'est-ce que cette fantaisie de dire un tel est gay...mais pourtant il a été marié,lol et re re lol,et en plus père de trois mômes. J'en ai connu des messieurs mariés,papa d'enfants...mais qui appelaient leur femme pour leur donner toutes sortes de raison plus folichonnes les unes que les autres et que l'on pouvait voir dans des saunas ou ailleurs.Je me souviendrai toujours de votre chronique sur Carl Lewis et que vous vous en foutiez comme dans l'an quarante que son mari se nomme Arthur ou quelque chose comme cela.
      Quant à Depardieu ses lettres prouvent qu'il se connaît bien.
      J'ai toujours hâte de vous lire.

    • Merci pour ce texte Signore Foglia ! È una pura delizia, come sempre.

    • @ LorraineCouture
      Votre texte m'a éblouie! Quel amour! Quelle description de l'homme!

    • Etrange. Il s'en trouve pour voir de la grandeur d'âme dans les gestes de ce personnage. Et moi qui croyait que l'abnégation et la compassion étaient les lampes de l'esprit; je vais revoir mes pensées et me tourner d'avantage vers mon nombril.
      Un vrai mahatma ce Gérard dites-donc!

    • Vous avez déjà commenté ce livre il y a plusieurs années, vous aviez écrit à peu près les mêmes commentaires (surtout à propos d'Adjani) et étant admiratrice de Depardieu, je me l'étais procuré; il occupe toujours une place bien spéciale dans ma bibliothèque.

    • "...nous caricaturer tous un petit peu et de s'en amuser infiniment." J'en connais un autre qui est pas mal comme ça aussi.

    • @haroldb Nuance : Foglia dit "Comme vous et moi, il ETAIT de gauche". Foglia fait l'assomption que tout le monde, au moins dans sa jeunesse, a un jour ete de gauche. Je pense que c'est une assomption qui a du merite.

    • Un blog Foglia c'est comme mettre un collier de perles à une truie et lui demander ce qu'elle en pense. Je préférerais de loin lire un recueil de vos textes.
      Ceci étant dit, merci de partager votre vision du monde avec nous. Je vous souhaite une excellente année 2013.

    • Monsieur Foglia, d'où tenez-vous que Patrick Dewaere était gai ? Je le croyais marié deux fois et père de famille. Cela ne veut peut-être rien dire, mais je suis curieuse. Je n'ai jamais entendu parler de son penchant pour les hommes. J'étais amoureuse de lui et lisait dans tout ce qui le concernait. Si c'est vrai, c'est niaiseux, ça me rend un peu triste.

    • Merci pour ce texte très touchant, monsieur Foglia.
      Pour ce qui est du blogue, j'espère que c'est une erreur, car je tiens beaucoup à vous et j'ai peur que les fautes d'orthographe des intervenants (sans compter les commentaires ahurissants de certains d'entre eux, évidemment) ne vous rendent malade !

    • On parle pour on parle contre, mais quand allons nus parler des vraies enjeux? Les taxes, les impôts, qu'en fait-on? Comment les utilisons nous?

    • M. Foglia,
      Bonne chronique. Par contre, à ma connaissance, Patrick Dewaere n'était pas gai... bien au contraire.

    • Peux t'on dire que l'on est devenu vieux lorsqu'on a perdu toutes ses illusions ?

    • M. Foglia,
      Bonne chronique. Par contre, à ma connaissance, Patrick Dewaere n'était pas gai...

    • Si Depardieu ne sait pas écrire, vous, cher M. Foglia, vous continuez de nous faire la démonstration que vous le faites magistralement bien. Merci encore.

    • Mr Foglia,
      C'est toujours un pur bonheur de vous lire, même si parfois je ne suis pas d'accord avec vous, mais est-ce vraiment nécessaire ?
      Je ne connaissais pas ce livre écrit par Depardieu, ces quelques extraits révèlent à la fois une grande sensibilité et une sincérité peu commune. Il faudrait un jour que l'on m'explique ce qu'est "savoir écrire" !
      Grosse polémique autour de Depardieu, pourtant cela fait des années que particuliers et entreprises préfèrent s'exiler, ce fut aussi mon cas 20 ans auparavant.
      La différence c'est que Depardieu est un symbole, et quand un symbole fout le camp on réalise plus clairement la déchéance d'un pays.
      Je l'ai souvent dit autour de moi, d'ici quelques années il ne restera en France que les Beurs et les particules !

    • Il ne sait peut-être pas écrire mais il sait dire.

    • M. Foglia,

      Bonne chronique. Par contre, à ma connaissance, Patrick Dewaere n'était pas gai...

    • Le lion n'a de souci que l'abondance de proies à croquer, même au détriment de ses congénères.
      Le chêne n'hésite pas à dépouiller son aire au détriment de la flore environnante voire, de ses congénères.
      Seul l'homo erectus prétend tenir compte de ses congénères. C'est, paraît-il, ce qui le distingue de la faune et de la flore.
      Depardieux est-il végétal ou animal ?

    • Gérard Depardieu, dans un jeu de miroirs grossissants, confronte nos idées, nos croyances et nos valeurs avec les normes sociales.
      Il nous expose en plein visage notre incapacité à maîtriser nos pulsions inconscientes, nos tendances autodestructrices pouvant nous conduire à des expériences extrêmes.
      Il est batailleur, vivant, extra-lucide, et affronte ses drames intérieurs en vivant au bord du précipice.
      Il joue sur la scène de la vie, il souffre à visage découvert. Corps et visage meurtris, tout masque ôté, l'homme éclaire en crachant des mots acides comme de la lave.
      De son âme, jaillissent, comme un filet de miel, des mots à saveur de sucre blond, des mots de couleur, pareils aux yeux d'un amant.
      Je l'aime infiniment...

    • @Kewl
      Je soupçonne plutôt que quelqu'un a fait comprendre à Monsieur Foglia qu'ouvrir la porte aux commentaires dans ses chroniques diminuerait de façon significative la quantité de courriels insignifiants qu'il reçoit chaque jour... ;-)

    • Encore desole pour l ordi de ma belle mere, je suis a l autre bout du monde et les caracteres speciaux, ici, on s en branle si j ai bien compris.
      10 heures 52, je descend a la piscine dans 5 minutes, fait 26 degres relax, gros soleil.
      Je vous aime bien. Frederic.

    • «Vieillir, c'est se trahir à petits pas, par glissements successifs.» Mais dites moi M. Foglia est-ce que on s'en rend compte quand on glisse? Est-ce que ça fait mal? Est-ce que la fin de la chute c'est la mort ou ça s'arrête juste avant pour qu'on ait le temps de demander pardon? Pascale

    • Effectivement, il a vieilli.
      Cependant, je trouve que ces lettres démontrent plutôt qu'il est très fidèle à lui-même. On voit bien qu'il a toujours été un excessif et un impulsif à la fois très égoïste et très généreux.
      On pourrait être porté à croire qu'il est maintenu plus porté par la peur de mourir que par le goût de vivre de sa jeunesse.
      Pour l'argent ? Peur de la perdre aussi alors que quand t'es jeune tu peux t'en foutre plus facilement et te croire éternel ou presque.

    • @ bibalesh: «Des commentaires sur la chronique de M. Foglia, quelle trahison à petit pas!»
      Ou peut-être, simplement, une erreur de webmestre...

    • Quel spectacle désolant que celui de ce clown triste. Un suicide à petit feu avec gros fracas. Trop de trop : l'enflure, la boulimie, l'hypertrophie de l'égo d'un type, ça craque de partout. Et nous, pris entre le rire et les larmes. Parce qu'il y a quand même eu le beau et grand Depardieu de "Cyrano", du "Dernier métro", de "La femme d'à-côté", etc... Les "Lettres volées" aussi, lues jadis, dont l'écriture vaut bien plus que celle d'un soit-disant illettré. Quel gâchis, vraiment!
      À propos du 75%, il semble que beaucoup de gens n'ont pas compris. Il s'agit d'imposer à 75% seulement la partie des revenus d'un individu qui se situe au-dessus de 1 million d'Euros. La partie au-dessous de ce million est taxée au même taux que pour tous les Français.
      Autre rectificatif : Depardieu, même russe ou belge ou Monténégriste ou, qui sait Monégasque, demeure Français, même s'il rend son passeport.
      Très beau texte, monsieur Foglia. Et bonne idée que ce blogue.

    • @bibalesh
      en effet c'est triste à lire...
      surtout tous ces commentaires dégoulinants
      faisant l'apologie de Foglia.
      Et lui qui disait qu'il était bien sur son île.

    • Depardieu. Je l'aimais, je l'aime, je l'aimerai toujours.
      Malgré le spectacle de sa déchéance auquel il nous invite quotidiennement.
      Mesdames et messieurs, "Rideau !"
      Voici Depardieu dans "L'homme blessé".
      .
      Salut mon vieux Foglia.
      Toi aussi je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai toujours.

    • Hé ben M. Foglia, c'est votre résolution 2013 de laisser les gens écrire des commentaires, mais surtout de les lire!? :D Haha!

    • Pour pouvoir grossir, il faut rapetisser quelque part!
      C'est cosmique!
      Pis quand t'es rendu trop gros, c'est qu'il y a quelque chose en toi qui est rendu trop petit!
      C'est cosmique!

    • C'est le plus bel hommage qu'on peut accorder à Depardieu : faire connaître ses lettres qui expriment avec force et justesse la nature des sentiments envers les personnes qui l'entourent.
      Il est sans complaisance envers lui-même et démontre une qualité d'écriture qui témoigne en faux contre la critique. Merci Pierre Foglia de nous révéler cet aspect d'un personnage qui en sort grandi à nos yeux. Georges LeSueur

    • Beau texte. Nuance, toutefois. Vous écrivez : «comme vous et moi, il était de gauche». Je vous lis, monsieur Foglia, et je suis de droite. Comme vous, sans doute (?), je ne lis pas que des textes qui me confortent dans ma vision du monde.

    • Je crois que cet événement qui met en scène Depardieu doit nous servir de miroir. On doit se rendre compte que le système capitaliste mis en place par des gens qui veulent devenir de plus en plus riches et qui suscite une certaine admiration auprès d'un très grand nombre d'entre nous, faut le dire, met en lumière le fait qu'individuellement on a toujours l'impression qu'on paie trop d'impôts et de taxes de toutes sortes. Pour la plupart d'entre nous c'est difficile d'y échapper, mais pour les plus riches c'est de plus en plus facile car ils mettent eux-mêmes ces moyens en place. Pour la droite, on doit favoriser la libre entreprise, donc baisser les impôts. Pour la gauche, on doit faire payer les plus riches afin de donner aux plus pauvres. Mais voilà, le riche qui veut s'enrichir sans limite et qui veut la croissance perpétuelle (essayons d'imaginer un être vivant en croissance perpétuelle!) n'est en général pas des plus généreux. Le système en place est maintenu justement par ces riches qui manipulent les gouvernements qu'ils soient de droite ou de gauche. Il suffit juste de regarder la structure des puissants lobbys. A mon avis, plutôt que de condamner qui que ce soit, servons nous de ces événements comme miroir et en toute honnêteté analysons nos pensées, nos agissements et nos désirs profonds et remercions tous ces acteurs qui nous amènent à réfléchir et à se remettre en question. Si on accepte de se voir dans chacun de nos semblables et de comprendre qu'individuellement nous portons tous la lumière et les ténèbres de notre monde, il nous sera alors possible d'observer qu'on a la pouvoir de changer les choses. Monsieur Depardieu, même s'il semble plutôt riche dans cet épisode, représente, au contraire, une grande partie de nous tous face aux géants sans nom qui nous manipulent.

    • Personnellement, je suis les péripéties de Gégé avec un sourire en coin et même en riant comme une hyène. Spectacle humain éléphantesque. Ubu roi belgico-russo-mordovien, ne manque qu'un sceptre et une poutine au foie gras.

    • 75% d'impots , je trouve qu'il n'as pas tord , ey 3 jours sur 4 il travaillerais pour l'etat , hey ca veut dire qu'il commencerais a travailler pour lui autour de la mi septembre , je vois ca comme une institutionalisation de l'esclavage , il est lourdeau , pas tres subtil mais il a le merite de mettre le doigt sur le bobo, pcq passer de 75% a 100% le pas est facile , et une fois que les junkies financiers ne serons plus rassasies c'est qui qui passera a la casserole ? la classe moyenne , c'est un symptome qu'on ne peut ignorer , et le Qc est dans cette tendance lourde peut importe le parti alors je garde mes avoir sous la forme la plus liquide et transportable possible et je n'investie surtout pas dans le G7 , btw fog , t'as l'air rajeuni sur cette photo

    • Je trouve qu'il a le dos large, Depardieu, pour qu'on l'accable de toutes ces critiques parce qu'il fuit un taux d'imposition de 75%, alors que, par exemple, on a toujours applaudi les Rolling Stones d'avoir fui l'Angleterre pour cette raison même. Aller se jeter dans les bras de Poutine, cependant, c'était tout de même un peu bling bling...

    • On lui reproche d'être ce qu'il est dans des mots qui sont encore moins forts que les siens quand il se décrit lui-même : « Je suis lourdaud, extraverti, bruyamment obscène. »

    • C'est toujours un régal de vous lire M. Foglia. Merci.

    • Il y a différentes sortes de monstres dans la société; quelle belle façon de l'être. Merci pour ce texte.

    • La démesure l'a rattrapé. Cyrano en version hyper-réaliste: Edmond Rostand pensait à Depardieu quand il a écrit la pièce.

    • Des commentaires sur la chronique de M. Foglia, quelle trahison à petit pas!

    • Je ne pensais pas réécrire.
      Bon...
      On ne peut rester infifférend à votre article à moins d'avoir encore 100 ans à vivre.
      Bravo M Foglia!

    • Pour un gars qui ne sait pas écrire, moi je trouve ça plutôt beau comme extraits de lettres.

    • Un véritable Obélix quoi ! En chair et en os. La réalité qui se joint à la fiction ?.

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