Une 5e place qui fait mal

Les membres de l'équipe canadienne du relais 4 x 100... (PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE)

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Les membres de l'équipe canadienne du relais 4 x 100 mètres ont exprimé leur déception, samedi, après avoir obtenu la cinquième place lors de cette épreuve.

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(RIO DE JANEIRO) Penny Oleksiak et ses coéquipières rêvaient de faire de retentissants adieux à la piscine olympique, samedi. Le moral gonflé à bloc par leurs succès des derniers jours, elles envisageaient un ultime coup d'éclat au relais 4 x 100 mètres quatre nages. Sans doute pas une médaille d'or, compte tenu de la puissance des Américaines. Mais une place sur le podium était certainement un objectif réaliste.

Hélas, ce scénario ne s'est pas concrétisé. Le quatuor canadien a terminé au cinquième rang de la finale, glissant de la deuxième à la cinquième position après le premier 100 mètres. L'histoire ne se résume cependant pas au résultat de cette course. Car pour comprendre à quel point les Jeux de Rio ont changé les attentes des nageuses canadiennes, il fallait voir leur réaction après cette performance honorable, mais qui les a profondément déçues.

Les yeux rougis, Penny Oleksiak ne cachait pas sa peine. 

« Il me semble que j'aurais pu en donner tellement plus. C'est sûrement une de mes courses les plus difficiles depuis le début de la compétition. »

- Penny Oleksiak

Oleksiak n'a évidemment rien à se reprocher. Mais ses entraîneurs et ses proches auront un lourd défi pour la convaincre du contraire. Cette fille n'est pas seulement techniquement douée, son approche et son attitude sont celles d'une championne. Elle a remporté quatre médailles à Rio ? Oui, c'est très bien ! Mais elle en voulait une cinquième, surtout dans ce relais, où sa performance allait fortement influencer celle de toute l'équipe. Ses coéquipières l'ont rassurée : non, elle n'avait laissé tomber personne, bien au contraire ! Sans elle, la dernière semaine n'aurait pas été si magique.

« Nous étions toutes un peu fatiguées, on a donné tout ce qu'on avait, mais ce ne fut malheureusement pas suffisant », a expliqué Chantal van Landeghem, qui a nagé le dernier segment du relais. « C'est une déception, mais nous devons en tirer une leçon et continuer de progresser. Cela dit, je suis fière de m'aligner avec ces trois filles extraordinaires. Penny a été un peu dure pour elle-même après la course. Mais elle a connu une semaine extraordinaire. Je suis très fière d'elle. »

À Rio, les nageuses canadiennes ont lancé un message à leurs rivales : il faudra désormais compter avec elles dans les grandes compétitions. « On l'a prouvé aux autres, mais aussi à nous, a précisé Chantal. L'avenir de la natation canadienne n'est pas en 2020, c'est dès maintenant. On continuera d'avancer. »

Cette confiance d'acier est en soi un développement remarquable. Pour briller au plus haut niveau, il faut croire en ses chances. Et pour croire en ses chances, il faut d'abord obtenir des succès. C'est ce que les nageuses ont réussi à Rio. Les six médailles obtenues (une d'or, une d'argent et quatre de bronze) font la preuve que cette équipe est transformée. Et qu'elle ne se contentera pas de succès d'estime.

Avec des vedettes d'à peine 16 ans - Penny Oleksiak et Taylor Ruck -, les Canadiennes seront aux avant-postes durant de nombreuses années. Pour elles, les retombées des derniers jours sont déjà formidables : elles ont participé à leurs premiers Jeux olympiques et découvert l'énorme pression associée à l'événement. Au cours des prochains mois, le recul leur permettra d'en tirer un enseignement unique.

« Je ne pensais pas gagner autant de médailles à Rio, a dit Penny. Je veux maintenant me reposer un peu. »

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