Hausse de tension

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La police militaire de Rio de Janeiro entend renforcer ses mesures de sécurité après que des projectiles eurent atteint mardi soir, un autobus transportant des journalistes vers le principal parc olympique. Une dizaine de passagers ont été légèrement blessés.

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(Rio de Janeiro) Mario Andrada est le porte-parole des Jeux de Rio. Tous les jours, sur ce ton calme du père de famille sachant rassurer les siens, il fait le point sur les questions organisationnelles.

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Mario Andrada, porte-parole des Jeux de Rio, assure que toute la lumière sera faite sur l’incident impliquant une navette « attaquée » mardi soir.

Photo John MacDougall, Agence France-Presse

Peu importe le sujet, impossible de coincer ce pro de la communication. Qu'il s'agisse des spectateurs embouteillés dans de longues files d'attente pour accéder aux stades, des lacunes du service des transports ou de la couleur bizarre de l'eau dans le bassin de plongeon, l'efficace Mario n'est jamais pris de court. Il demeure imperturbable, même s'il est interrogé à propos d'une fausse rumeur voulant qu'un kayakiste à l'entraînement ait été renversé par un sofa abandonné dans l'eau.

Si Mario ne connaît pas la réponse, il promet d'enquêter. Et s'il constate que l'organisation a été déficiente d'une manière ou de l'autre, il assure que des correctifs seront apportés.

Cette séance quotidienne, tenue dans une vaste salle de conférence où la traduction simultanée est offerte en 10 langues, permet de prendre le pouls des Jeux. Et hier matin, tous les indices pointaient vers une augmentation marquée de tension. Un incident a relancé avec force les inquiétudes concernant le niveau de sécurité des Jeux.

L'affaire est survenue mardi, en début de soirée. Une navette transportant une douzaine de journalistes et de bénévoles du « Youth Arena » - site du tournoi de basketball féminin - au Parc olympique de Barra a été la cible de projectiles au milieu du trajet de 45 kilomètres. Ses occupants ont éprouvé une vive frayeur. Deux fenêtres ont été percées. Par des pierres ou des balles de fusil ? Là-dessus, les avis ne concordent pas.

Selon le comité organisateur, il s'agirait de pierres. Mais une passagère, Lee Michaelson, jure que cette conclusion ne tient pas la route. Journaliste pour un média spécialisé en basket féminin, cette capitaine à la retraite de la U.S. Air Force est convaincue que les tirs d'une arme à feu ont touché l'autobus.

« Il faudra une analyse complète avant de me convaincre que c'était un lancer de roches de calibre olympique par des adolescents locaux. Il y a eu deux points d'impact, à la hauteur des fenêtres, alors que le bus roulait à une vitesse élevée sur une autoroute. »

Mme Michaelson a noté le manque de formation du chauffeur pour composer avec cette situation. Sa première réaction, a-t-elle raconté, a été de ralentir afin de stopper le véhicule le long de la route. Mais avant qu'il ne complète la manoeuvre, un photographe lui a crié d'appuyer sur l'accélérateur afin de quitter les lieux au plus vite. Elle a aussi dénoncé l'absence d'une trousse de premiers soins à bord de l'autobus pour soigner les deux blessés légers, victimes de coupures.

« Ici, à Rio, je vois beaucoup de soldats et de policiers dans les rues, je pense qu'ils font tout leur possible pour éviter des situations désagréables, a ajouté Mme Michaelson. Mais la question est la suivante : peut-on réagir efficacement à un évènement semblable s'il se produit ? »

Mario Andrada, lui, assure que toute la lumière sera faite sur l'incident. Pas question, dit-il, pour Rio 2016 de camoufler la vérité. Et il évoque la différence entre le geste inadmissible d'une jeune personne lançant des pierres, sans réelle intention criminelle, et une attaque ciblée avec une arme.

Évidemment, ce serait une catastrophe pour les Jeux de Rio s'il s'avérait que des coups de feu ont effectivement été tirés. D'autres incidents sont survenus au cours des derniers jours, notamment des vols. Une balle perdue a aussi atterri dans une tente de presse du Centre d'équitation. Tout cela après que les organisateurs eurent assuré que Rio serait la ville la plus sûre du monde durant les Jeux.

« Regrettez-vous cette déclaration ? a demandé un collègue à Mario Andrada. Ne dressait-elle pas un portrait trop éloigné de la réalité de Rio de Janeiro ? »

« Je ne la regrette pas. C'est notre objectif, c'est notre mission. Notre approche est celle d'un athlète qui veut gagner. C'est ainsi qu'on développe l'énergie pour ne pas échapper le ballon », a répondu Mario Andrada.

Pour l'instant, la sécurité a été renforcée sur le parcours emprunté par la navette. Ce sera peut-être suffisant pour calmer les appréhensions.

Mais un autre incident semblable, sur cette route ou une autre, mettrait en doute la véritable capacité des organisateurs à assurer la sécurité des visiteurs durant le reste des Jeux.

Mario Andrada souhaite sûrement que des sujets moins litigieux occupent de nouveau le haut du pavé dans ses points de presse quotidiens.

Un bec pour Teagan

Le 17 décembre dernier, à moins de huit mois des Jeux de Rio, Roseline Filion s'est fracturé la cheville droite dans un entraînement au sol. Elle est tombée sur le béton plutôt que sur le matelas en complétant un saut périlleux. Sur le coup, elle a cru à une entorse. Mais des examens ont démontré que l'os était brisé.

Qu'à cela ne tienne, l'entourage de Roseline a enclenché la vitesse supérieure. « L'équipe de B2Dix a vraiment fait la différence, dit-elle. Ils m'ont bâti un plan idéal pour que je sois prête en vue des Jeux. Et puisque c'était mon pied de conduite, mon entraîneur est venu me chercher à la maison chaque jour pour m'amener à la piscine. Et Meaghan m'a conduite au gym. J'ai ainsi pu conserver ma routine. J'ai vraiment eu une équipe d'enfer ! »

Comme Meaghan Benfeito, Roseline était radieuse, hier. La veille, les deux coéquipières avaient remporté la médaille de bronze de plongeon synchronisé à la tour de 10 m, répétant leur exploit des Jeux de Londres quatre ans plus tôt. Mais à l'image de leur saison, ce ne fut pas sans difficulté. Elles ont dû attendre le dernier plongeon de leurs rivales britanniques pour confirmer leur troisième place. Cela a rendu Arthur Benfeito, le père de Meaghan, plutôt nerveux.

« C'était très stressant, dit-il. C'est une des premières fois que je vois une fin comme celle-là ! »

En entendant ces mots, Meaghan, qui l'écoute avec un sourire aux lèvres, lance d'un ton taquin : « Désolée ! »

Comme Roseline, Meaghan a reçu des dizaines de messages de félicitations. Celui de son filleul, Teagan, deux ans et demi, l'a fait craquer.

Après son premier plongeon, sachant que les caméras de télé étaient sur elle, Meaghan lui a envoyé le bec promis. Avec l'aide de sa maman, Teagan lui a plus tard rendu la pareille dans une courte vidéo. Il a ainsi fait très plaisir à sa marraine !

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