Quatre questions pour un mardi...

Pas moins de 106 102 spectateurs se sont rendus... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

Agrandir

Pas moins de 106 102 spectateurs se sont rendus au Stade olympique, ce week-end, pour assister aux deux matchs préparatoires des Blue Jays de Toronto.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Q: Plus de 106 000 spectateurs ont assisté aux deux matchs pré-saison des Blue Jays de Toronto au Stade olympique le week-end dernier. Pour le troisième printemps d'affilée, l'événement a été une réussite. Déjà hâte à l'an prochain?

R: Quand on aime le baseball, difficile de ne pas apprécier la visite de deux équipes des majeures. Sauf qu'on ne remplira pas éternellement le Stade avec des rencontres pré-saison où les vedettes ne jouent que très peu.

Samedi, par exemple, Josh Donaldson et Jose Bautista ont vite quitté le match. Et même si Russell Martin a agi plus longtemps comme frappeur désigné, le haut du pavé a été occupé par des gars ayant disputé la dernière saison dans les mineures. On souhaite la meilleure des chances à Romeon Fields pour la suite de sa carrière, mais ce n'est pas lui qu'on voulait voir en action.

Aujourd'hui, un constat s'impose: ces matchs préparatoires ont rempli leur mission en démontrant l'attachement des Montréalais au baseball. Il faut maintenant passer à une nouvelle étape. Le mois dernier, Denis Coderre a dit souhaiter la présentation de rencontres du calendrier régulier au Stade.

L'affaire fonctionnera-t-elle en 2017? C'est possible, puisque le baseball majeur n'est pas opposé au concept. Le mois prochain, par exemple, les Pirates de Pittsburgh et les Marlins de la Floride s'affronteront deux fois à Porto Rico.

En acceptant de disputer deux ou trois «vrais» matchs à Montréal, le baseball majeur enverrait un signal positif aux amateurs. Et une équipe comme les Rays de Tampa Bay, qui attire de petites foules en Floride, trouverait un avantage financier évident à se déplacer à Montréal pour une courte série.

Le marie Denis Coderre entouré de Charles Bronfman,... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 2.0

Agrandir

Le marie Denis Coderre entouré de Charles Bronfman, ancien propriétaire des Expos entre 1968 et 1990, et de son fils Stephen.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Q: Quels ont été les moments forts du week-end au Stade olympique?

R: On ne peut passer sous silence les ovations réservées à Russell Martin et aux anciens Expos (Pedro Martinez, Tim Raines et compagnie). Mais la réception accordée à David Ortiz et un commentaire de Stephen Bronfman ont aussi retenu mon attention.

Vendredi, lors de l'entraînement au bâton, Ortiz a expédié plusieurs balles d'affilée de l'autre côté de la clôture. C'était en fin d'après-midi, et à peine quelques milliers de partisans étaient présents. Ils ont chaleureusement applaudi Big Papi, un moment très sympathique.

Avec Russell Martin, Ortiz a été le favori de la foule tout au long du week-end. À sa première présence au bâton vendredi et samedi, il a d'ailleurs fait un beau geste, saluant les amateurs qui l'acclamaient. Cet accueil a illustré combien les amateurs montréalais ont continué de suivre le baseball malgré le départ des Expos. Ce constat a sûrement ravi les dirigeants du baseball majeur.

De son côté, mine de rien, Stephen Bronfman a fourni un renseignement inattendu à propos du retour des Expos. Trouver les investisseurs nécessaires à l'acquisition d'une équipe «ne sera pas un problème», a-t-il assuré à RDS.

La déclaration est significative puisque, selon le scénario retenu, l'arrivée d'une équipe entraînerait des factures bien différentes.

Prenons d'abord le cas d'une expansion. Si la Ligue nationale de hockey exige 500 millions US pour une nouvelle équipe, combien demanderait le baseball majeur, dont les revenus annuels sont deux fois plus élevés?

De plus, le baseball, contrairement au hockey, garantit à ses équipes plus de 60 millions US à chaque saison au seul chapitre du partage de revenus. Il s'agit d'une entrée de fonds déterminante, qui se répercuterait forcément sur le coût d'achat.

Le cas d'un transfert d'équipe est différent. Surtout si le propriétaire accompagne son club à Montréal et ne cède qu'une participation minoritaire à des partenaires québécois. La dépense serait alors plus modeste.

D'où l'interrogation: quelle hypothèse Stephen Bronfman avait-il en tête en affirmant que réunir les investisseurs serait simple? Personnellement, j'ai peine à croire que des gens d'affaires québécois et canadiens assumeraient seuls le coût d'un club de l'expansion.

Quant au projet de nouveau stade, Denis Coderre a mis quelques billes en jeu en invitant le maire de Toronto John Tory au match de samedi. Comme l'a rapporté mon collègue Pascal Milano, celui-ci a expliqué à quel point la construction du Rogers Centre, domicile des Blue Jays, avait donné un élan au centre-ville, ce qui est indéniable. Mais la délicate question du financement n'a pas été abordée.

Q: Que penser du rappel de John Scott par le Canadien?

R: Simplement ceci: pour détourner l'attention des malheurs de l'équipe, la direction est prête à bien des contorsions!

Entre l'annonce du rappel de Scott dimanche et son retour dans la Ligue américaine demain, il se sera écoulé environ 72 heures. Cela fournit un répit à Marc Bergevin et Michel Therrien, qui préfèrent sûrement les discussions à propos du gros attaquant à celles concernant leur propre rendement et celui du club cette saison.

On peut voir en Scott un gars sympathique ayant tenu tête à la LNH, qui souhaitait son retrait du match des Étoiles; ou encore un matamore ayant reçu des suspensions de deux, quatre et sept matchs durant sa carrière. Peu importe, le seul fait que le Canadien rappelle un joueur d'un si pauvre niveau en dit long sur cette saison catastrophique.

Eugenie Bouchard en compagnie de son entraîneur Nick... (Photo Stefan Wermuth, Archives Reuters) - image 3.0

Agrandir

Eugenie Bouchard en compagnie de son entraîneur Nick Saviano

Photo Stefan Wermuth, Archives Reuters

Q: Cette fois sera-t-elle la bonne pour Eugenie Bouchard?

R: Les raisons ayant mené à la fin de l'association entre Eugenie Bouchard et Nick Saviano à l'automne 2014 n'ont jamais été claires. Ce changement a-t-il été provoqué par la jeune joueuse ou son entraîneur? Rappelez-vous: l'été précédent, les deux s'étaient querellés à Roland-Garros, un incident ayant sans doute laissé des traces.

Quelques semaines après ce changement de cap, annoncé dans un communiqué de Saviano, Bouchard avait expliqué à un quotidien australien: «Je ressentais le besoin d'aller dans une autre direction. J'ai besoin d'une nouvelle voix pour atteindre un plus haut niveau. Mon but ultime est de gagner un Grand Chelem et être numéro un au monde. Et j'avais besoin d'un changement.»

Sous les conseils de Saviano, Bouchard venait pourtant de disputer deux demi-finales et une finale dans les tournois du Grand Chelem, un exploit considérable pour une joueuse si peu expérimentée.

Cette recherche d'une «nouvelle voix» a été un échec. L'épisode Sam Sumyk n'a rien donné et le partenariat avec Thomas Hogstedt ne s'annonce guère plus concluant. En fait, c'est seulement lorsque Jimmy Connors l'a accompagnée quelques jours à l'Omnium américain de l'an dernier que Bouchard a semblé avoir du plaisir à l'entraînement. Mais cette collaboration, aux allures d'effet de toge, était temporaire.

Annoncé dimanche par l'excellente journaliste Stephanie Myles, le retour de Saviano dans l'entourage de Bouchard cette semaine est une nouvelle encourageante. Espérons qu'il se prolonge toute la saison. Cette pause de 16 mois a peut-être rappelé aux deux intéressés qu'ils composaient une excellente équipe. Le passage du temps aide souvent à mettre les choses en perspective. 

Pour retrouver le chemin du succès, Bouchard doit d'abord rebâtir sa confiance. Saviano est sûrement le mieux placé pour l'aider à atteindre ce but.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer