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La maladie mentale et les fusils

Des élèves assistent aux funérailles de Jack Pinto,... (Photo: Reuters)

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Des élèves assistent aux funérailles de Jack Pinto, 6 ans, l'un des 20 enfants de l'école Sandy Hook morts dans la fusillade.

Photo: Reuters

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Quand David Letterman ouvre son émission en remplaçant sa revue ironique de l'actualité par un discours ému sur la violence insensée des derniers jours, quand Saturday Night Live entre en ondes avec la flamme d'une bougie qui vacille puis cède son numéro d'ouverture à une chorale d'enfants chantant Sainte Nuit, c'est le signe qu'il se passe quelque chose aux États désunis des Fusils. Le signe que la culture des guns vit ses dernières heures de gloire et que les Américains vont peut-être changer leur fusil d'épaule afin que les vingt enfants de l'école Sandy Hook ne soient pas morts pour rien.

Bien des gens le souhaitent, tout en sachant que la situation est complexe et que le contrôle des armes à feu, c'est bien beau, mais ça ne règle pas tout.

Le plus bel exemple de cette affirmation a pour nom Liza Long.

Auteure, musicienne, mère de quatre enfants et blogueuse de l'Idaho, Liza Long a écrit, au lendemain du massacre, un blogue qui a ébranlé des milliers d'internautes. Le titre du blogue? Je suis la mère d'Adam Lanza. Et sous ce titre-choc, un conseil: «Il est temps de parler de maladie mentale.»

Liza Long n'est pas la mère d'Adam Lanza, mais elle est la mère de Michael (prénom fictif), un ado de 13 ans qui souffre notamment d'un trouble explosif intermittent. Il y a quelques semaines, Michael a menacé sa mère avec un couteau après qu'elle lui eut demandé de rapporter ses livres en retard à la bibliothèque. La police a dû intervenir. Michael a été transporté de force en ambulance à l'hôpital avant d'être libéré avec une ordonnance de sédatifs. Trois jours avant le massacre, Michael a piqué une autre crise pour une peccadille. Il a traité sa mère de salope et a menacé de la tuer, puis de se suicider. Cette fois, la mère n'a pas pris de risque. Elle a foncé à l'hôpital psychiatrique et l'a fait interner. «J'ai un fils qui souffre de maladie mentale, écrit Long. J'aime mon fils, mais il me terrifie.»

Liza Long dit avoir écrit ce texte pour dénoncer le manque criant de ressources en maladie mentale aux États-Unis, manque qui plonge les parents aux prises avec des ados fragiles dans l'impuissance et la peur. Selon Liza Long, le système ne répond tout simplement pas à l'augmentation affolante des cas de maladie mentale et de troubles de la personnalité chez les jeunes Américains. Des statistiques diffusées par CNN tendent à lui donner raison: un jeune Américain sur cinq souffrirait aujourd'hui de maladie mentale.

Si le cri du coeur de Liza Long a soulevé des questions fondamentales sur les racines de la violence, il lui a aussi valu une bonne dose d'opprobre, notamment de la journaliste Sarah Kendzior.

Cette dernière a fouillé le blogue de Liza Long et trouvé des textes datés de plusieurs années. Empruntant cette fois un ton très sarcastique, Liza Long avouait à l'époque avoir plusieurs fantasmes, dont celui de battre ses enfants, de les enfermer ou de les donner en adoption. Dans ces textes, Liza Long n'évoque jamais la maladie mentale de son fils Michael. Elle le présente plutôt comme un ado indiscipliné, collectionneur de produits Apple et grand admirateur de Steve Jobs et de Barack Obama.

Relevant ces contradictions, la journaliste a conseillé à Liza Long de commencer par régler ses propres problèmes mentaux avant d'exposer ceux de son fils. Leur prise de bec, qualifiée de Mommy War, n'a heureusement pas duré longtemps. Dimanche, la journaliste et la blogueuse ont fait la paix et publié un message appelant à un débat national et respectueux sur la santé mentale. Tant mieux. Ce débat est assurément une urgence nationale, au même titre que celui sur le contrôle des armes à feu.

Depuis quelques jours déjà, les amis de Nancy Lanza, la vraie mère du tueur, se portent à sa défense sur les réseaux américains. Ses amis affirment qu'il ne faut pas juger Nancy, qu'elle n'est pour rien dans la folie meurtrière de son fils. Pourtant, c'est elle qui collectionnait les fusils, elle qui a initié son fils dans les champs de tir du coin, elle encore qui voyait sans doute d'un bon oeil l'intérêt grandissant de son fils pour les armes à feu. Peut-être était-elle même convaincue que la maîtrise des fusils aiderait son fils à guérir ses problèmes de santé mentale. Comme trop d'Américains, Nancy n'avait pas compris que les fusils et la maladie mentale forment un duo explosif. Elle en a payé le prix. Nancy Lanza est tombée sous les balles de son propre fusil. Mais en réalité, c'est la maladie mentale de son fils qui l'a tuée.

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Commentaires (37)
    • Le DSM 5 a ses critiques: http://www.psychologytoday.com/print/112190

    • Est-ce que la psychiatrie traditionnelle et l'industrie pharmaceutique y serait pour quelque chose? A vous de voir: http://www.youtube.com/watch?v=w4vD4QC0kQ8

    • J'aimerais voir des statistiques sur les victimes des meurtres qui ne sont pas des meurtres en série. Il est probable que beaucoup de ces victimes souffraient de maladie mentale. La vie de ces gens compte beaucoup moins que celle des autres, aux yeux de certaines personnes. Un peu comme celle des noirs au temps de la ségrégation. Au fait, ne prône-t-on pas la ségrégation entre les malades mentaux et les autres? Les noirs ne sont pas tous pareils. Les malades mentaux non plus. Les noirs se promènent souvent en groupe pour ne pas se faire attaquer. Les malades mentaux ont intérêt à souffrir en silence pour ne pas se faire démolir, parce que personne ne veut être vu avec eux.

    • C'est tellement évident le lien entre la maladie mentale et le danger de l'armement dans de telles tueries. C'est délicat d'en parler au Québec à cause du contexte actuel de la désinstitutionnalisation et la philosophie qui soutient cette démarche collective. Craignant qu'il aie une contradiction entre les deux, on choisit de se fermer les yeux et de biaiser le débat selon le bon vouloir des idéologies de certains groupes de pression. Belle façon de s'enfoncer encore plus. Bravo pour votre lucidité Mme Petrowski.

    • Voici un article sur le sujet écrit par un médecin qui sait de quoi il parle: http://www.slate.com/articles/health_and_science/medical_examiner/2012/12/mental_illness_in_the_connecticut_school_shootings_we_may_never_have_a_diagnosis.html

    • A tous ceux qui ramènent cette tragédie à la seule question de la disponibilité des armes à feu, vous n'avez rien compris. Si ces armes n'avaient pas été disponibles, il aurait quand même tué sa mère à coups de couteau ou de marteau. Le carnage subséquent auraiot certes été moindre.
      Par contre, si le système et les gens de l'entourage du suspect et de sa mère avaient fait en sorte que l'on s'occupe de ce problème avant qu'il n'atteigne cette dimension, on aurait tout évité.
      Il est devenu tellement difficile de faire traiter des personnes atteintes de maladie mentale contre leur gré, que de telles tragédies sont inévitables. Quand on laisse les personnes incapables de prendre des décisions rationnelles décider de ce qui doit être fait pour leur sécurité et celle des autres, c'est le résultat qu'on a.

    • La proportion de gens atteints de psychose est probablement semblable dans tous les pays. La question est: pourquoi ceux aux États-Unis tuent plus que les autres?

    • On fait passer les fous pour des méchants. On veut nous faire passer les génies pour des gentils.
      Un fou n'a aucune raison d'être méchant, tandis qu'un génie, mets-en!
      Savez-vous faire la différence entre un fou et un génie qui se magasine une arme chez Wal-Mart? Il faut être fou pour acheter une arme là!

    • Bravo mme Petrowski
      Sur des centaines d'analyses lues un peu partout, la vôtre est la première à éclairer ce drame du bon angle
      Merci
      Louis

    • Faudrait peut-etre etudier la relation entre la mere et l'enfant en premier.
      Deux livres du doc Mailloux:
      "Pour élever ses enfants: Prière de ne pas les rabaisser..."
      "Pour l'amour des enfants: Non aux châtiments corporels!"

    • Je travaille tous les jours avec des adultes ayant un trouble grave du comportement (déficientss intellectuel, autistes et certain asperger) le tout souvent associé à un diagnostic de santé mentale. La violence de ses personnes je la vie au quotidien ainsi que toute mon équipe. Nous ne pourrons jamais les guérir car cela relève généralement de la génétique (ben oui on ne soigne pas un autiste ni une personne déficiente intellectuelle, ni shizophrène). Mais on peut amoindrir leur état en métant en place des choses préventives . Et ces personnes sont intérgées dans la vie communautaire et effectuent des tâches dans des associations ou entreprises (bien sur avec un accompagnateur). Pourquoi on a pas encore eu de meurtre d'un de nos stagiaires? c'est simple, la prévention (pas d'objet pouvant blesser mortellement comme des sciseaux, des couteaux, et autres objets tranchant ), les meubles sont rivés au sol pour ne pas être progetés, et surtout beaucoup d'observation pour comprendre ce qui déclenche l'agressivité (qui peut être tout et n'importe quoi). Alors quand je lis ce type de commentaire : c'est pas l'arme qui tue c'est la personne. certes, mais agissons en prévention et ne leur donnons pas l'accéssibilité aux armes quelqu'elles soient. c'est pourtant simple et logique.

    • La superficialité de plusieurs commentaires ici me sidère! Même si la maman en question avait un certain amour pour les armes, même si le fils en question n'avait pas eu de maladaie mentale, même si... même si... Il n'y a AUCUNE raison intelligente, quelle qu'elle soit, d'avoir un BushMaster à la maison, sous clef ou non. Si je disais que moi, je suis collectionneur de bombes armées? J'entrepose chez moi de la dynamite, des armes nucléaires, des mines anti-personnelles, toutes armées et réelles? C'est de la pure folie, et ceux qui soutiennent le contraire sont soit de mauvaise foi, soit profondément malades. Il n'y a AUCUNE raison intelligente et défendable d'avoir ce genre de matériel à la maison, pas plus que d'avoir une collection de sachets de cocaine, une collection de porno infantile, etc. Si une personne autour de moi devient folle, et veut tuer tout le monde autour, cette personne devra le faire avec un couteau. Pas une arme qui sert à détruire les humains facilement et rapidement! La maladie mentale existe, existait, et existera, on n'y peut rien. Il est fou et irresponsable de permettre à des désaxés, même de bonne foi, d'utiliser ce genre d'arme. Il faut banir, totalement et complètement, la possession de ce type d'outil à tuer, et cela même de la part de collectionneurs. PERSONNE de sain mentalement ne reste dans un endroit où il faut se prémunir contre les attaques de grizzlis enragés ou de dinausores en cavale. Vivement l'interdiction totale et définitive de ces armes!

    • @k-le-vert vous détournez totalement mon commentaire, je parle surtout de la difficulté d'avoir accès à un diagnostique et à des soins. Continuez à faire joujou avec vos armes. Nous n'avons aucunes bonnes raisons d'avoir des armes. À ce que je sache nous ne sommes plus à l'ère de devoir chasser pour manger. Je n'ai jamais comprit ce "plaisir" de tuer une bête.
      Mon fils a été intimidé, battu, nommez les...moi-même, pourtant non-violente, j'ai eu des envie de meurtre certaines journées. Alors clef pas clef...heureuse de n'avoir jamais eu accès à une arme de ma vie. Je comprend la blogueuse totalement, même quand elle dit des choses épouvantables. La différence c'est que ni elle, ni moi ne sommes passé à l'acte. Que le parent qui n'a jamais rêvé à un peu de paix, me lance la première pierre...même les parents d'enfants tout à fait normaux ont un jour ou l'autre connu un moment de fatigue extrème.

    • Le huis clos, l'ambiance propice au crime. Le huis clos psychologique, le lot des survivalistes qui ne voient que leur entourage immédiat. C'est cela qui a peut-être tué la famille Lanza. En fait, où est le père? Et la maladie mentale dans tout cela? Pas certain qu'il s'agisse d'un facteur déterminant. Le syndrome d'Asperger ne prédispose pas quelqu'un à la violence, tout au plus à des difficultés relationnelles. Par ailleurs, la mentalité survivaliste y prédispose, de même qu'une culture qui prône la violence.

    • Coïncidence. J'ai loué et visionné le DVD du film "We need to talk about Kevin". Sur le bout du fauteuil pendant à peu près deux heures. La construction du conflit entre la mère et l'enfant sur une longue période de temps. Ne pas savoir lequel des deux est le plus malade ou le plus coupable. Puis l'explosion. Une petite merveille qui prend tout son sens au cours des derniers jours. Quel rôle pour Tilda Swinton !

    • la culture des armes la facination des guns, les théories des survivant et des bunker. Tout ca mene innévitablement a la paranoia et directement aux troubles de santé mentaux séveres.
      et voila le résultat.

    • @ k-le-vert
      «Donc c'est pas l'arme le problème mais l'individu.»
      D'où la nécessité de limiter au maximum l'accessibilité aux armes à ces personnes, au même titre qu'on diminue l'accessibilité à la conduite à une personne qui a un problème de conduite en état d'ébriété. On met un éthylomètre dans la voiture et on retire son permis de conduire. Comme je disais, une personne déchaînée fera certainement beaucoup moins de dommages avec ses poings qu'avec une arme à feu. C'est pourtant simple, on ne pourra jamais empêcher les gens de péter une coche, qu'ils soient malades ou non. Même les gens saints d'esprit peuvent craquer. Reste à savoir si on préfère prendre la chance qu'ils aient accès à une arme lorsqu'ils craqueront.
      Enlevez toute possibilité au jeune Lanza d'avoir accès à une arme à feu, et on ne parle même pas de lui aujourd'hui...

    • J'aimerais bien comprendre pourquoi vous ne publiez pas mon commentaire, que je vous ai soumis deux fois depuis tôt ce matin. Il n'est pas plus déplacé que les autres.
      Bravo à cette censure de la vérité qui choque! C'est mon dernier commentaire sur ce site.

    • Pour répondre à Piedoq, quand des enfants entre au service de garde à 7h00 du matin , passent la journées à l'école et sortent du service de garde à 18h00, quand les mêmes enfants passent leurs fins de semaine au cours de ceci et au cours de cela , quand les enfants ont ce rythme depuis l'âge de trois ans, quand les enfants se font dire qu'on ne doit pas parler en classe, au service de garde à la récréation, quand les enfants n'ont à peu près jamais de temps avec leurs parents, quand on les dopes au ritalins de ce monde parce qu'ils dérangent, il y a certainement de fortes chances qu'ils développent des problèmes affectifs. C'est notre mode de vie qui est malade mental. Pas les enfants.

    • @ SebasDuf
      Bien dit. J'aurais pas fait mieux ;)
      "Connaissez-vous la violence et la puissance qu'une personne atteinte de maladie mentale en détresse peut développer ?"
      Donc c'est pas l'arme le problème mais l'individu.

    • lorsqu un coeur se remplit de haine a ras-le-bord ,lorsqu une personne saute "la coche"
      lorsque la fusee quitte l attraction terrestre et est attire vers la lune c est le point de non
      retour. MALHEURS A CEUX QUI SE RETROUVENT DANS CES SITUATIONS.
      nous devons lutter lorsqu un mal s installe en nous sinon il prend possession de l espace qu on lui donne. Ici bas c est l eternel combat du bien et du mal,personne n y echappe.
      Qu on le veuillent ou pas le diable existe et il erre comme un lion cherchant qui il devoreras.

    • comment se fait il qu il y a autant de maladies mentales chez les jeunes depuis quelques temps , pollution ?

    • Croire que la NRA va changer son fusil d'épaule? Vraiment? On s'en reparle d'ici quelques jours, sinon quelques semaine.... Très bon article, et dommage que @simard65 n'ait compris ni la forme, ni le contenu.

    • Le syndrome d'Asperger n'est pas une maladie mentale : http://www.washingtonpost.com/blogs/she-the-people/wp/2012/12/18/confusing-aspergers-with-mental-illness-and-mental-illness-with-evil/
      En outre, la maladie mentale apparaît souvent dans la jeune vingtaine et n'est souvent déclarée qu'après un passage à l'acte.
      Par contre, si des armes ne sont pas à la portée d'un jeune, il ne pourra pas s'en servir.
      C'est son amour des armes qui a tué Nancy Lanza.

    • Une distinction très importante SVP: nous avons entendu beaucoup depuis vendredi sur l'ensemble des médias, que le tueur était atteint du syndrome d'Asperger. Premièrement, les troubles envahissants du développement ne sont pas des maladies mais bien handicaps. Les maladies mentales sont autre chose: la schizophrénie, les psychoses, etc.
      Deuxièmement, je vous invite tous à lire la réaction de la fédération québécoise de l'autisme suite aux événements: http://www.autisme.qc.ca/bibliotheque/nos-communiques/tous-nos-communiques/20122/la-federation-quebecoise-de-lautisme-se-prononce-sur-les-evenements-de-newtown..html
      Vous comprendrez que de coller un faux étiquette à des enfants qui en ont déjà suffisamment ne fait rien pour aider leur cause. l'autisme ne prédispose aucunement à ce genre d'acte débile. Faut donc juste être prudent dans la façon de lire, de dire et de comprendre la situation...

    • Mais en réalité, c'est la maladie mentale de son fils qui l'a tuée. Vous reprenez l'argument de la NRA. pas brillant

    • C'est encourageant de constater qu'enfin, la NRA va collaborer. Mais jusqu'ou sont-ils sinceres? C'est quand-meme un gros pas dans la bonne direction! Mais ils en ont pour 2-3 générations avant d'atteindre le niveau de controle dont nous jouissons au Canada.
      Ici, lors du renouvellement de son permis d'acquisition/possession, un demandeur séparé/divorcé doit fournir les coordonnées de son ''ex'' pour que les autorités prennent contact. Le saviez-vous?
      Encore faut-il compter sur la bonne foi de tous: Les criminels se foutent bien d'obtenir un permis, et ils n'ont rien a faire avec une arme de chasse!
      La désinstitutionnalisation...n'est-ce pas ce qui permet a Guy Turcotte d'etre libre?
      Attendons de voir ce qui arrivera a Sonia Blanchette, et que penser de malades comme Kimveer Gill, Richard Bain qui avaient tous les deux des armes légalement enregistrées....mais pas des armes de chasse. Un chasseur n'a pas besoin d'arme semi-auto. Le projet de registre de madame Marois revient a pelleter des nuages, et a quel prix!
      -Eric Joubert

    • @ k-le-vert
      «Si vous n'êtes pas une criminelle, votre enfant n'aura pas accès à ces armes.»
      Comme s'il suffisait qu'une armoire soit sous clé pour empêcher un homme de 20 ans qui soufre de maladie mentale d'y avoir accès.
      Connaissez-vous la violence et la puissance qu'une personne atteinte de maladie mentale en détresse peut développer ? Ma conjointe travaille au Protecteur du Citoyen, et elle enquête particulièrement sur ce genre de cas.
      Croyez-moi, même si une armoire est verrouillée, si une de ces personnes veut y avoir accès pour aller faire un massacre, ce n'est pas votre petite clé qui va l'en empêcher...D'ailleurs, une clé ça se vole aisément !
      Encore une fois, les ardents défenseurs des armes à feu essaient de trouver tous les arguments possibles pour balayer la responsabilité partout sauf sur leurs joujoux insensés. Le vrai problème demeure et a toujours été l'accessibilité. Une personne en détresse qui n'a que ses poings comme arme va peut-être réussir à «clencher» 3 ou 4 personnes, mais jamais elle ne pourra tuer 20 enfants et 6 adultes...

    • Voici un article intéressant pour déconstuire le lien fallacieux entre les problèmes de santé mentale et ce type d'acte de violence:
      http://www.huffingtonpost.com/2012/12/16/violence-aspergers-syndrome-adam-lanza--newtown-shooting_n_2312545.html
      encore une fois, bien peu de raisons de croire qu'un traitement quelconque en santé mentale serait en mesure de réduire le risque de ce type d'évènement... n'en déplaise au fanatiques d'arme à feu.
      OF

    • Merci, enfin une autre journaliste qui ne fait pas juste jeter le blame sur les armes. Oui l'accès à une arme à été un facteur agravant, mais à la base, c'est la maladie mentale qui a causé le tout. C'était là la source du problème. Et non, ce n'est pas une bonne idée de mélanger armes et problèmes de santé mentale, au même titre que mélanger alcool et conduite. C'est se diriger vers un drame.
      Quand un ami à trop bu et veux prendre le volant, on lui enlève ses clefs, peut-on faire de meme avec les armes, c'est à dire s'assurer de limiter l'acces en verrouillant les armes sous clefs quand on sait que quelqu'un représente un risque...
      Mais quelle mère pourrait imaginer que son fils puisse faire un acte comme ca, un mère, ca aime ses enfants...

    • La mentalité des américains et leurs maudits fusils... Je comprends la maladie mentale du garçon... mais sa mère non plus n'allait pas bien dans sa tête. Faut être déraisonnée pour amener un enfant qui souffre de maladie mentale dans des champs de tirs avec des fusils qui font presqu'autant de dommage qu'une bombe nucléaire...! Premièrement, pour aimer autant les armes et se sentir plus fort et en sécurité avec des armes, faut être malade mental. Ça donne un sentiment de pouvoir et inconsiement, ça nous fait oublier les conséquences de ces armes... et quelqu'un qui se sent le moindrement en danger utilisera l'arme sans y réfléchir!
      Sincèrement, ça me fait peur. C'est trop médiatisé... Ça peut incité n'importe quel malade mental à faire pareil.
      Ceci me rend triste... les américains sont mal en point et c'est pas fini. Malheureusement. Et nous... nous ne sommes pas plus à l'abris.
      Mais oui, tous ces gens sont morts à cause de la maladie mentale... et non les fusils... mais reste que les fusils étaient trop facile d'accès.
      Amen.

    • @tipoporapido
      " Le mien ne tuera probablement jamais personne mais avoir eu des armes à la maison...pas certaine!"
      Si vous possediez des armes, vous seriez obligée de les garder sous clefs avec les munitions entroposés séparement sous clef elles aussi. C'est la loi au canada (Quebec) et l'abolition du registre n'aboli pas cette loi. Si vous n'êtes pas une criminelle, votre enfant n'aura pas accès à ces armes.
      L'argent destiné au registre devrais être investi à contrer les maladies mantales. Reglons le problème à la source.

    • Touché Mme Pétrovski! À part le jugement de la journaliste sur la blogueuse qui est dégueulasse, votre texte me chavire. Éh oui, je suis une de ses mères...La journaliste ne sait surement pas que le système met des années à diagnostiquer la maladie mentale et les troubles divers. Cette mère devait être dépassée depuis longtemps par les comportements de son fils et ne recevoir que des jugements au lieu d'être aidée. Idem au Québec, je vous le confirme. Le mien ne tuera probablement jamais personne mais avoir eu des armes à la maison...pas certaine!

    • Aucun parallele de peut se faire avec la facon dont nous gérons les arnes a feu au Canada de toute facon!
      Savez-vous qu'ici, les chargeurs de plus de 5 cartouches sont prohibés? C'est un crime d'un posséder un!
      Bravo pour le beau texte. Un aspect peut-etre un peu moins abordé des causes de cette ignoble tuerie. Aucun registre ne nous mettrait a l'abri.
      -Eric Joubert

    • Un jeune sur cinq aux USA souffrent de maladies mentales, c'est énorme, je suggère une lecture très pertinente, "L'intelligence émotionnelle" par Daniel Goleman aux éditions J'ai lu, c'est plus que jamais pertinent de connaître cet aspect de l'intelligence humaine qui est à peu près ignoré et pourtant si importante. La mère d'Adam Lanza a surtout été incapable de comprendre et de gérer la maladie de son fils, car on ne favorise pas dans notre société le développement de l'intelligence émotionnelle, on s'occupe du Quotient intellectuel, mais pas de cette forme d'intelligence qui nous permet de reconnaître et gérer nos émotions de manières appropriées avec tous les problèmes qui en découlent.

    • Non Madame Petrowski, ce n'est pas la maladie mentale de son fils qui a tué Nancy Lanza.
      La conclusion de votre chronique me paraît très simpliste pour une situation aussi complexe.
      Étant moi-même père d'un enfant ayant certains troubles autistiques d'asperger, vos propos m'ont grandement choqué.
      Comment les enfants soldats font-il pour tué?
      Comment les jeunes Kamikaze font-il pour tué?
      Comment nos jeunes soldats font-il pour tué?
      Pourtant, ils ne souffrent pas tous de maladie mentale.
      Prenez le temps d'y réfléchir.
      SR

    • Merci. Ça soulage de voir que c'est pas tout le monde au quebec qui crois que le problème est seulement les armes à feu. Un registre quebecois des armes à feu ne règlera pas le problème.
      Notre société est malade... Guérissons-la

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