Un écrin pour la danse

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Le directeur général des Grands Ballets canadiens de Montréal, Alain Dancyger, dans les studios actuels de la compagnie, à l'angle de la rue Rivard et du boulevard Saint-Joseph.

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Mario Girard
La Presse

Un projet d'envergure, en plein développement, va considérablement améliorer le sort de la danse au Québec. Prochain ajout majeur au Quartier des spectacles, Espace Danse dotera certains organismes et compagnies du milieu de la danse d'une infrastructure digne du XXIsiècle.

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Edifice Wilder Espace danse, situe sur la rue de Bleury dans le Quartier des spectacles de Montreal, sera agrandi et renove. Ce batiment neo-classique a ete construit en 1918 et est presentement la propriete de la Societe quebecoise des infrastructures (SQI). 

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Situé dans l'ancien édifice Wilder, Espace Danse accueillera les Grands Ballets canadiens de Montréal, Tangente, l'Agora de la danse et l'École de danse contemporaine de Montréal. L'ouverture est prévue à l'hiver 2017.

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Espace Danse, un concept unique au monde, sera situé dans l'ancien édifice Wilder, rue De Bleury, près de l'îlot Balmoral. Lors de son ouverture, prévue à l'hiver 2017, il accueillera les Grands Ballets canadiens de Montréal, Tangente, l'Agora de la danse et l'École de danse contemporaine de Montréal.

« C'est un projet immobilier majeur et très complexe, explique Alain Dancyger, directeur général des Grands Ballets canadiens de Montréal. On prend un immeuble à caractère patrimonial et on le transforme en bâtisse moderne dotée de vastes espaces. »

Une fois les travaux terminés, Espace Danse comportera un atrium pouvant accueillir 450 places, plusieurs studios de création et de répétition, ainsi qu'un café-restaurant qui aura pignon sur rue. Les Grands Ballets canadiens auront à eux seuls sept studios de répétition et un grand studio de production doté d'environ 230 sièges. Ce studio suscite particulièrement l'intérêt d'Alain Dancyger.

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que ça représente pour nous, dit-il. Nous allons pouvoir répéter dans un endroit conçu en fonction des scènes de la salle Wilfrid-Pelletier et du théâtre Maisonneuve, là où nous présentons nos spectacles. Nous pourrons enfin travailler avec des éclairages. Comme nous avons accès aux salles de la PDA très peu de temps avant une première, nous devons tester nos costumes avec l'éclairage la veille d'une création. »

Cela fait plusieurs années que les Grands Ballets attendent ce moment. Lors de notre visite dans les locaux actuels de la compagnie, à l'angle de la rue Rivard et du boulevard Saint-Joseph, nous avons pu constater le caractère complètement désuet des installations. Difficile de croire que l'on puisse créer d'aussi belles choses dans des lieux si hideux, si déprimants. 

« Les plafonds sont tellement bas que les danseurs risquent parfois de blesser leur partenaire quand ils font un porté. »

- Alain Dancyger, directeur général des Grands Ballets canadiens de Montréal, à propos des locaux actuels

Ce déménagement comble également de joie le directeur général et artistique de Tangente, Stéphane Labbé. « Nous avons déménagé plusieurs fois, dit-il. Avoir un lieu fixe et bien équipé fera une énorme différence. » Tangente aura son propre studio de création et partagera avec l'Agora de la danse une salle de spectacle pouvant accueillir environ 160 personnes. Quant à l'École de danse contemporaine de Montréal, elle aura accès à quatre studios pour prodiguer une formation professionnelle aux jeunes danseurs interprètes.

Stéphane Labbé croit que la création de ce lieu est porteuse d'un message capital. « Ça vient positionner la danse comme un art qui est tout aussi important que les autres. Ça donne une importance aux artistes émergents. Ça dit au public : la danse contemporaine a une place au centre-ville. »

Pour les Grands Ballets, ce passage deviendra synonyme de renouveau. « C'est beaucoup plus qu'un déménagement, dit Alain Dancyger. On veut profiter de cela pour avoir un plus grand rayonnement. On veut enrichir l'expérience avec les spectateurs. »

Alain Dancyger évoque des thèmes que l'on pourrait emprunter aux créations et dont pourrait s'inspirer le chef cuisinier du restaurant. Il parle avec passion du programme de danse-thérapie mis sur pied par les Grands Ballets et actuellement offert dans des hôpitaux et auprès d'organismes. « On veut en profiter pour bonifier cela, dit-il. Notre business, c'est de transformer la vie des gens par la danse. On veut y arriver de différentes façons. »

La compagnie des Grands Ballets déménagera au complet, c'est-à-dire ses 38 danseurs et les 35 membres de son équipe administrative. L'atelier de costumes sera sera également installé dans Espace Danse. Actuellement, les couturières travaillent tous les jours dans un sous-sol sans fenêtre.

« Vous imaginez ce que ça donne quand on se met à répéter Casse-Noisette ? On doit monter les nombreux costumes en empruntant les escaliers. »

- Sheila Skaiem, responsable des relations publiques des Grands Ballets canadiens de Montréal

Pour le moment, l'École supérieure de danse du Québec, qui partage avec les Grands Ballets l'édifice de la rue Rivard, demeurera à cet endroit.

Il serait faux de croire qu'Espace Danse ne servira qu'aux locataires officiels. « On a l'intention de mettre à la disposition de nos collègues l'atrium et d'autres salles pour y tenir de grands évènements sur la danse », précise Alain Dancyger.

Stéphane Labbé croit aussi que ce lieu deviendra le centre majeur de tout le milieu de la danse au Québec. « Cela va favoriser des échanges fabuleux. Côtoyer des étudiants va peut-être nous mener vers des rencontres, des concepts. Notre centre de documentation sera accessible à tous. Tout cela va créer une synergie très productive à mon avis. »

Ce projet, dont les coûts sont évalués à 99 millions, fait actuellement l'objet d'une campagne de financement placée sous le parrainage de Danièle Henkel. L'objectif est de réunir 25 millions.

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