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Danger, web et liberté

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La police a annoncé hier que deux personnes ont été arrêtées en lien avec la tragique histoire de Rehtaeh Parsons.

Il était temps.

Grand temps que ce cas de cyberintimidation, pris en charge par l'appareil judiciaire, aboutisse à des procédures. Grand temps qu'il serve d'exemple pour faire comprendre aux futurs harceleurs que leurs crimes ne peuvent rester impunis.

Le harcèlement criminel sur Internet doit cesser, doit être condamné, dénoncé, surveillé, endigué.

C'est la peste moderne. Une petite vérole virtuelle qui attaque les jeunes âmes fragiles, les torpille, les meurtrit sans limites. C'est un mal qui nous guette tous. Qui vise souvent les femmes, les gais, tous ceux qui dérangent les ignorants et les frustrés qu'on appelle «trolls», ces gens qui croient qu'ils se sentiront bien en diffusant le mal.

***

Rehtaeh avait 17 ans quand elle a tenté, au printemps dernier, de se suicider. La tentative a échoué, mais elle l'a laissée dans un état végétatif. Trois jours après le drame, sa famille a décidé de ne plus la maintenir en vie artificiellement. Elle est morte le 7 avril dernier.

Pourquoi la jeune femme a-t-elle tenté de s'enlever la vie?

Parce que, disent ses proches, elle était victime d'une campagne de salissage sur l'internet par le truchement de textos, Facebook et compagnie. Parce que non seulement elle avait été agressée sexuellement quelques mois avant sa mort, mais parce qu'on avait diffusé des photos de l'agression. Des clichés horribles. Troublants. Le genre d'images dont on se remet difficilement. Et qui laissent peu de doute sur la nature criminelle des gestes posés.

***

Rehtaeh n'est ni la première ni la dernière à sombrer après avoir été victime d'une campagne de cyberdémolition.

Le Guardian rapportait récemment qu'on relie une demi-douzaine de suicides de jeunes à un nouveau site web hyper populaire appelé ask.fm, où les jeunes peuvent discuter entre eux de façon anonyme, sans balises, sans encadrement. Pas plus tard que la semaine dernière, une enfant de 14 ans du Leicestershire, au Royaume-Uni, a été retrouvée pendue dans sa chambre par sa soeur de 16 ans. Son père a expliqué que sa fille avait été victime d'une campagne sauvage sur ask.fm.

Ce site, qui est basé à Riga, en Lettonie, et dont le nombre de membres explose en ce moment, offre la liberté totale aux jeunes qui y souscrivent par millions. Environ la moitié des 60 millions d'utilisateurs inscrits ont moins de 18 ans. En gros, les jeunes s'y posent des questions: «Quelle est la couleur des chaussures que tu portes aujourd'hui?» «En qui fais-tu le plus confiance? Tes parents ou tes profs?»

Mais les questions dérapent aussi. «As-tu déjà fait l'amour sur une plage?» «Es-tu amoureuse de Untel?» Sur la page que l'on affiche pour écrire les questions, il n'y a qu'une simple petite case à cocher pour devenir parfaitement anonyme et entrer directement dans la vie virtuelle de la personne interrogée.

***

Il y a 10 jours, des femmes qui ne sont plus des adolescentes, mais qui sont elles aussi victimes d'une campagne d'insultes sur le web, ont décidé qu'elles en avaient marre et qu'elles allaient commencer à le faire savoir haut et fort.

Caroline Criado-Perez, une journaliste et chroniqueuse britannique menacée notamment de viol parce qu'elle a osé lancer et gagner une campagne pour que des femmes apparaissent sur les billets de banque du Royaume-Uni, a demandé officiellement au réseau social Twitter de changer ses politiques pour mieux protéger les usagers contre les «trolls», ces insulteurs anonymes au fiel intarissable. Pour qu'on puisse les dénoncer très aisément plutôt que par un système fastidieux.

La députée travailliste Stella Creasy a appuyé la campagne de Mme Criado-Perez. Résultat: elle a elle aussi été victime d'un déluge de propos orduriers sur le web. Et les a dénoncés.

Dimanche, la chroniqueuse Caitlin Moran du Times de Londres a lancé un boycottage de 24 heures de Twitter, demandant à son tour que le réseau soit plus vigilant et que les gens de bonne volonté montrent leur appui aux victimes de cyberintimidation.

Depuis, un homme de 32 ans a été arrêté à Bristol en lien avec les menaces criminelles proférées à l'endroit de Creasy et de Criado-Perez.

Ouf.

***

La cyberintimidation est une peste. Une petite vérole virtuelle de notre époque. Toutes les femmes qui prennent la parole sur le web pour brasser la cage, pour exprimer des opinions susceptibles de déranger les dinosaures - ou pour exprimer des opinions tout court - vous le diront. Les boîtes de messages de nos blogues prennent parfois des allures d'égouts. Modérer le tout est à peu près aussi agréable que de nettoyer les latrines.

C'est désagréable. Souvent, ça lève le coeur.

Mais quand on a de l'expérience, quand on est habitué à faire face aux opinions discordantes, on peut s'en remettre. Y faire face avec vigueur, comme l'ont fait les Britanniques.

Quand la cyberintimidation touche les jeunes, elle tombe sur des âmes encore vulnérables qui n'ont pas la solidité d'une columnist du Times ou d'une femme politique aguerrie.

Nos ados et nos jeunes adultes veulent être libres d'aller sur l'internet comme des grands, mais ils ne se rendent pas compte que le web, c'est comme une autoroute. Ce n'est pas parce que tu sais tenir un volant que tu sais conduire. Et ce n'est pas non plus parce que tu réussis à rouler pendant des dizaines de kilomètres sans avoir d'accident que tu sais conduire, que tu sauras quoi faire quand un imprévu surgira de nulle part pour provoquer un carambolage peut-être meurtrier.

Il faut arrêter de laisser nos enfants se balader trop souvent seuls dans des eaux virtuelles que guettent mille tornades, mille tsunamis.

Ce n'est pas parce qu'il ne leur est encore rien arrivé qu'ils sont en sûreté.

Pour joindre notre chroniqueuse: mlortie@lapresse.ca

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Commentaires (18)
    • Désolé mme. Lortie, mais la jeune Rehtaeh n'aurait pas été agressé sexuellement. Voir lien vers l'article plus bas. Elle a été victime d'intimidation sans aucun doute, mais selon l'enquête et une témoin les actes sexuels auraient été consensuels. Même à la date de votre article la thèse de l'agression avait été refutée.
      http://news.nationalpost.com/2013/08/08/why-police-could-only-lay-child-pornography-charges-in-rehtaeh-parsons-case/
      JF Samuel

    • L'éducation, ça ne fait pas parti de nos priorités. Alors moins les censures extérieures sont efficaces, plus ça sent la flatulence quand les limites personnelles n'existent pas. Trop de personnes s'imaginent que la liberté dont ils jouissent permet de livrer leur contenu intestinal à tout l'espace cybernétique. Quel intérêt!!!

    • Ce que cette jeune femme a vécu est absolument dégouttant, et nous devons prendre les moyens nécessaires afin de protéger les innocents. Cependant, il faut faire fi de la tendance à sur-simplifier.
      Mais de grâce MCL, ne pas profiter de cette horreur pour ploguer Criado-Perez. Ça fait pas mal petite politique. Elle est une personalité publique, dans ce cas-ci féministe, militante et reconnue pour ses virulentes attaques anti-mâles. L'une est innocente, l'autre sait ce qui l'attend lorsqu'elle prend position, et ceci presque toujours de façon belliqueuse. Quand on se prend pour une Croisé(e), ben, il faut s'armer d'une armure.
      Finalement, le problème est mauditement plus complexe que vous ne le décrivez. On aura qu'à aller faire un tour sur RealWomenofCanada (facebook) pour se rendre compte que ce ne sont pas seulement les mâles ou les jeunes (ni les gens de droite) qui font de la Cyber-intimidation. Il faudrait peut-être passer moins de temps à décrier, et plus à éduquer.
      R Deschambault.

    • @fieroman
      Man1Hack a parfaitement raison, les signatures sont parfaitement inutiles et ça reste de l'anonymat étant donné qu'on peut signer le nom qu'on veut. En passant (et ceci s'adresse également à MCL), ce n'est pas parce que l'opinion d'un commentateur est différente de la vôtre que celui-ci est forcément un troll. Par exemple, les généralisations et les pétages de coche de Marie-Claude Lortie contre le genre masculin (regardez le texte ci-dessus... que des victimes féminines et que des harceleurs masculins), on pourrait la traiter de troll sexiste, tout comme certains n'hésitent pas à qualifier de troll quelqu'un qui n'a pas aimé un des textes "il était une fois" de Patrick Lagacé. On a le troll facile depuis quelque temps.
      Et est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer comment on peut en venir à se suicider parce que des crétins anonymes nous écrivent des insultes sur un site comme ask.com? Il n'y a pas que les "méchants" qui manquent de maturité sur le net mais également certaines "victimes" qui prennent trop les commentaires à coeur même si ça ne vise qu'un compte virtuel qu'il suffit d'ignorer ou de supprimer (à moins d'avoir donné sa véritable identité, ce qui implique d'être encore plus stupide que les intimidateurs).
      Par contre les campagnes de salissage ciblées sur les réseaux sociaux sont ignobles et les auteurs ainsi que ceux qui y participent doivent être punis sévèrement car dans ce cas, nous ne sommes plus dans l'anonymat et cela rend la situation insupportable à vivre pour les victimes.

    • Ce qu'a vécu cette jeune fille est terrible. Mais la question que je me pose: comment se fait-il qu'elle se soit suicidée? Je veux dire, après son viol, il y avait ses parents qui étaient au courant, ses proches autour d'elle...a-t-elle eu un suivi psychologique? A-t-elle été traitée? Je ne veux surtout pas rejeter la faute à qui que ce soit, mais peu importe ce qu'une personne a vécu, c'est le désespoir ou une grave dépression qui mène au suicide, et non pas l'événement traumatisant en soi...Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire.
      S.Larousse

    • Parfois, je me demande si c'est bon d'appeler ça "cyber-intimidation". Ça peut justement donner l'impression que c'est "cyber", virtuel... Bref, pas vraiment vrai. C'est pourtant exactement la même chose, et ça doit être puni de la même façon, sinon plus sévèrement, puisque l'internet est une tribune qui rejoint un plus grand nombre de personnes, donc, plus de dégâts.
      Quand j'étais jeune, à l'école, j'étais pas trop populaire et je faisais rire de moi. Je me souviens que mes parents me disaient "écoutes-les pas, laisse les faire, ils vont se fatiguer". Il ne se fatigaient pas. Mais ça faisait juste le tour de la classe. Pas le tour du monde ! Je plaint les jeunes d'aujourd'hui, qui selon moi, l'ont beacoup plus difficile.
      Au lieu du cour d'éthique religieuse, un cour d'éthique internet ???
      Un cour d'éthique, point final ?

    • N'avez-vous pas exigé vous-même ici la signature de tout intervenant (jusqu'à) récemment, Mme Lortie? Auriez-vous donc été contrainte par la direction ou/et par le «marché» à faire marche arrière, en relaissant libre cours à l'anonymat ?
      Comme l'expriment en effet à raison quelques-uns ci-dessous, tant qu'il sera loisible à la multitude de se voiler d'anonymat, il en résultera l'équivalent de ce qu'il adviendrait au vieux mandarin pékinois des Balzac-Rousseau-Chateaubriand.
      Certes, arrive-t-il toutefois qu'il s'avère bien sûr de bon aloi de permettre, exceptionnellement, l'expression par/sur un sujet sensible anonymement. À défaut de quoi, telle expression se révélerait tout bonnement impensable ou par trop périlleuse. Mais l'inverse, par contre, lui, i.e. que ce soit l'identification du locuteur qui devienne l'exception, comme c'est présentement le cas sur la Toile, voilà ce qui fait problème. Et pour le blogueur, d'abord ; et pour les autres premiers mis en cause, ensuite ; et pour la société en général, à la fin.
      denis beaulé

    • Je crois que pour aider nos jeunes il y a un vieux truc a redécouvrir qui s\'appelle la communication. Aussi invulnérables et fragiles soient ilos, les adios se trouveront dépourvus de moyens un moment donné face à l\'offre et la demande d\'internet. C\'est un peu comme de déposer son jeune en plein centre-ville de New York. Il y a des choses fascinantes à découvrir mais tant d\'horreurs aussi.
      Faut être conscients que c\'est un choix d\'adulte que nous faisons de ploguer notre jeune devant la télé ou l\'ordi, ca nous libere et en plus ca comble la demande de liberté de l\'ado ! Génial non ?
      Moins on va se parler et plus on va mettre un mur entre les générations. Alors oui l\'ordi dans ue piece précise et passante c\'est une bonne idée mais pas si elle est utilisée comme mesure compensatoire à la communication.
      On a beau prétendre que nos enfants ne sont pas nos chums mais tout de même il faut trouver une juste mesure afin d\'éviter l\'isolement commun des deux partis.
      Me semble qu\'on se retrouve toujours à la case départ quand on lit ces histoires d\'intimidation. Loin de moi la capacité de prétendre qu\'on peut l\'éliminer completement mais assurément on constate toujours que le jeune est bien seul face à la réalité et que le parent lui pleure son impuissance.

    • petit ajout à mon message de 12h42,
      que La Presse élimine les comptes de ceux qui ont xx pseudos pour le même ip, ça aiderait grandement à faire disparaitre les trolls professionnels !

    • Il n'y a qu'une solution: exiger la signature du commentateur tout comme le blogue de l'éditorial de La Presse
      - fieroman
      ------------------------------
      Parfaitement inutile, qui dit que celui qui signe exemple Joe Blow que ce soit son vrai nom, rien.
      Il n'y aurait qu'une seule vraie façon de faire et elle est irréalisable, se présenter en personne à La Presse avec une carte d'identité avec photo, tout les autres moyens sont futiles.

    • à tous les bien-pensants, fans de Lagacé, qui pensent qu'on devrait supprimer une liberté de plus en interdisant l'anonymat, allez exprimer votre point de vue aux internautes courageux qui bloguent dans les dictatures du monde entier. On s'en reparle après.

    • Une pensée comme ça : Aurions-nous eu l'idée, dans les années 1990 par exemple, de prendre en photo une fille en maillot de bain et de la placarder sur tous les murs de la ville ensuite? De remplir la boîte aux lettres d'une personne de messages haineux anonymes? Je ne crois pas. Est-ce que plus la vie est automatisée et "simplifiée", plus la méchanceté se manifeste, plus on perd en conscience? Ou alors c'est la simplicité et la rapidité du moyen qui nous influence?
      Le Web pour le meilleur et pour le pire...la "liberté d'expression" poussée à son paroxysme...c'est dégueulasse.
      Vous même, madame Lortie, recevez régulièrement des commentaires gratuits et méchants concernant vos billets, les sections commentaires des services de presse du Web sont particulièrement propices aux pires méchancetés gratuites. Vous, Judith Lussier, Patrick Lagacé, pour n'en nommer que quelques-uns, en faites souvent les frais. Je me demande parfois comment vous arrivez à gérer autant de méchanceté gratuite quotidienne. Fou comme plusieurs perdent toute notion de respect dès qu'il est possible de masquer son identité.
      Tout ça pour dire qu'ayant lu des commentaires horrifiants de la part de dizaines, de centaines, d'adultes, qu'on suppose réfléchis, je n'ose imaginer ce que ce doit être chez les ados...Dans des cas d'intimidation extrême, plusieurs se demandent, avec raison, "Mais où sont les parents"? C'est évidemment une question légitime, mais que fait-on lorsqu'on réalise que plusieurs de ces parents sont ceux qui écrivent eux-même des commentaires acérés sur le net sous le couvert de l'anonymat? Qu'eux-mêmes ont de la difficulté à ne pas faire valoir un point de vue sans insulter bassement l'autre? L'anonymat lève les scrupules de plusieurs, je le crains. Je suis bien consciente qu'il n'y a pas là un lien direct, mais je crois que ça démontre la relation détraquée que nous avons avec le net et avec ses autres utilisateurs. Ça et la "sûreté" (l'anonymat) et la rapidité du moyen...

    • C'est les valeurs du babouin qui sont souvent valorisés sur le Web alors v'là votre facture!


    • fassedebook le côté sombre d'internet.

    • Souvent les parents n'ont aucune idée de ce qui se passe sur internet. L'enfant est dans sa chambre, sur l'ordinateur, c'est comme une gardienne... Erreur.
      Un travail de sensibilisation sur Internet deverait être fait au près des parents en premier... Un de mes profs au secondaire nous disait que le meilleur truc était d'avoir un ordinateur accessible à tous et qui se trouve dans une pièce commune... Lorsque le kid sera assez grand, il pourra avoir son propre ordinateur. À l'adolescence ce n'est clairement pas assez vieux.
      Ça n'excuse pas le manque de contrôle sur les résaux sociaux, mais le tout part du ce faux sentiment de sécurité que les parents ont face aux enfants seuls dans leur chambre sur internet à mon avis...

    • @Mme. Lortie - "Il faut arrêter de laisser nos enfants se balader trop souvent seuls dans des eaux virtuelles que guettent mille tornades, mille tsunamis."
      C'est bien le message le plus important qui doit passer en ce qui concerne tout ca. Les parents laissent leurs jeunes devant l'ordi sans les eduquer sur le bon, le moins bon et le mauvais.
      L'ordi a remplace la tivi comme gardienne d'enfants. Je ne laisserais pas mais enfants seuls au shopping center sans supervision, encore moins sur l'internet, ou il y a des millions de gens qui pourraient avoir l'attention de mon enfant. C'est irresponsable, en tant que parent, de ne pas savoir ce qui se passe dans ce monde virtuelle.

    • Heureusement que le fond est un peu intéressant.
      Juste un point sur le fond :
      "Mais les questions dérapent aussi. «As-tu déjà fait l'amour sur une plage?» «Es-tu amoureuse de Untel?»" - ouais, y a pas à dire, ça dérape méchamment là. Vous avez pas osez mettre plus "hardcore"comme question ou quoi ?

    • "Les boîtes de messages de nos blogues prennent parfois des allures d'égouts."
      En effet, et beaucoup de blogues ou d'articles permettant les commentaires sont envahis par les "trolls" de tout genre. Il n'y a qu'une solution: exiger la signature du commentateur tout comme le blogue de l'éditorial de La Presse. Il est trop facile de se cacher sous de multiples surnoms. Le blogue de votre confrère Lagacé en est constamment infesté. Ce pourquoi je ne le lis plus. Lassant à la longue.
      Et pour les jeunes intimidateurs, oû sont donc les parents ?? Quand enfin ceux-ci seront tenus redevables des actes et paroles de leurs petits chéris verrons-nous un semblant d'amélioration du savoir-vivre général.
      Marc R. Yvon

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