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A-t-on tant besoin de burgers que ça?

Il y en a qui l'ont surnommé le... (Photo AFP)

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Il y en a qui l'ont surnommé le «frankenburger». D'autres l'appellent steak haché synthétique, un vocable guère plus appétissant.

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Non, ce n'est pas la dernière invention de Ferran Adria. Elle provient plutôt d'un laboratoire universitaire.

Il y en a qui l'ont surnommé le «frankenburger». D'autres l'appellent steak haché synthétique, un vocable guère plus appétissant.

Il s'agit de viande créée à partir de cellules souches de boeuf qu'on a mises dans un environnement où elles ont pu se reproduire. Ce n'est pas la viande d'un animal créé in vitro ou cloné. C'est de la viande artificielle, qui a poussé dans un bol.

Mais apparemment, selon ceux qui y ont goûté hier à Londres, ce n'est pas aussi repoussant au goût qu'on pourrait le croire.

«C'est plutôt neutre. Fort bon, clairement de la viande. Un peu comme un pain de viande. Clairement du boeuf. Oui, je l'utiliserais, absolument», a déclaré à la BBC le chef Richard McGowan, qui est parti de Cornouailles pour se rendre dans la métropole britannique afin d'y goûter, hier après-midi.

Un groupe trié sur le volet a ainsi pu essayer ce nouveau produit, qui devait à l'origine être lancé en octobre, en présence du célèbre chef de cuisine moléculaire britannique Heston Blumenthal.

Le journaliste gastronomique londonien Joe Warwick n'est pas convaincu que si l'expérience avait été réalisée à l'automne, comme prévu à l'origine, on y aurait accordé autant d'importance, autant d'espace à la une des journaux.

Au Royaume-Uni, on appelle ce moment de l'année «silly season», explique-t-il. L'expression est consacrée. Ce moment de l'année où, privés de nouvelles importantes, les médias parlent de nouvelles plus cocasses, légères, anecdotiques, insolites.

Du boeuf synthétique? Si vous voulez mon avis, silly indeed.

L'idée derrière le projet du professeur Mark Post, biologiste néerlandais de l'Université de Maastricht, est notamment de trouver d'autres moyens de créer des protéines animales que par l'élevage traditionnel. Des moyens plus écologiques, moins cruels, peut-être plus économiques aussi, même si, pour le moment, la viande se détaille à plus de 300 000$ la boulette!

Prendre des quantités astronomiques de grain et de fourrage pour nourrir des bêtes et créer des quantités de viande proportionnellement beaucoup plus petites n'est pas une façon logique et durable de produire de la nourriture, disent depuis toujours les végétariens et écologistes qui remettent en question nos habitudes carnivores. Le journaliste français Aymeric Caron vient de consacrer un nouvel ouvrage, No Steak, à la question. Il y explique comment, selon lui, on n'aura pas le choix de devenir végétarien à long terme, notamment pour des raisons éthiques, de santé et parce que cette allocation des ressources est inévitablement vouée à l'échec, impossible à maintenir.

Mais la viande artificielle est-elle vraiment le chemin à prendre?

Je crois, comme M. Caron, que notre consommation de viande actuelle n'est pas durable. Je ne crois pas, personnellement, qu'on doive cesser d'en manger, mais réduire notre consommation semble essentiel. Réduire le gaspillage aussi. Nous devons mieux respecter les bêtes, les manger au complet, tout utiliser efficacement pour nourrir des humains.

C'est une mentalité industrielle qu'il faut changer avant de commencer à rêver de tripoter les cellules souches.

Créer un burger synthétique, c'est partir de la prémisse qu'il nous faut des burgers. Que si on ne peut plus les produire en élevant des boeufs dans les champs laissés vacants par la destruction des forêts pluviales, alors qu'il faut trouver une autre solution.

Mais a-t-on tant besoin de burgers que ça?

Voilà la question qu'il faut poser.

Pourquoi ne mangerait-on pas plutôt des pois chiches, des insectes qui existent déjà, des plantes qui poussent facilement sans nécessiter des tonnes d'engrais et des kilos de pesticides? Pourquoi ne cherche-t-on pas de ce côté-là avant d'essayer de créer de la viande artificielle?

Et pourquoi ne pas essayer de manger autre chose, point?

Doit-on à tout prix chercher à imiter la vraie viande (ce dont, paradoxalement, les végétariens sont très souvent coupables aussi)? A-t-on besoin de pseudo-boeuf? Pourquoi ne pas manger des pâtes au pesto à la place? Des aubergines au parmesan? Un curry de chou-fleur, une omelette aux pommes de terre à l'espagnole?

Pas besoin d'être végétarien pour savoir qu'il y a une vie au-delà de la viande. Le restaurant Vin Papillon, qui vient d'ouvrir rue Notre-Dame Ouest, près du marché Atwater, piloté par les mêmes propriétaires que le Joe Beef, consacre presque tout son menu à des plats de légumes. Tendance? Je l'espère.

Ce n'est pas dans une éprouvette qu'on va sauver l'humanité. C'est en cessant de mal consommer. C'est en réapprenant à manger ce qu'on a déjà. C'est en recommençant à cuisiner.

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Commentaires (45)
    • @ dcsavard 06 août 2013 09h52
      «... le bailleur de fonds est nul autre que Sergueï Brin, co-fondateur de Google.»
      Tant mieux... sauf que son argent aurait sûrement été plus utile pour l'Humanité s'il avait été investi dans le secours aux millions d'humains qui meurent, là maintenant, de faim ou de maladies liées au manque d'eau potable. L'exemple de Bill Gates, lui aussi multimilliardaire de l'informatique, aurait dû l'inspirer.
      @ porpuck_le_terrible 06 août 2013 10h32
      «... vous ne devez pas en faire de la recherche pour dire des trucs pareil. ... Ce type de recherche vise plutôt la fabrication de tissus humain/animal synthétique.»
      (Sauf votre respect) J'ai fait des études universitaires en sciences et je sais que des recherches, sérieuses celles-là, sont menées sur la création de tissus de synthèse, et sans passer par la production de «Frankenburgers».
      @ frber 06 août 2013 17h02
      «@ dcsavard - Vous devriez faire attention avec votre arrogance.»
      D'accord avec vous. Et le personnage a le mépris assez facile !

    • Je ne comprends pas du tout l'angle de l'auteure ici. Comment arrivez bêtement à la question "A-t-on tant besoin de burgers que ça?" Il s'agit pourtant d'une avenue fort intéressante qui ne se limite certainement pas seulement aux burgers..

    • Petit aparté, entre deux burgers bien gras ;), dans l'infiniment savoureux et inspirant livre de Thomas More... L'utopie, ce très grand Saint, invite les gens qui en sont à échanger des arguments, des points de vue... Dont les élus, quelle que soit leur nature... À attendre au moins 24 heures avant de répliquer histoire de s'assurer qu'elles ne sont ( les répliques ) disproportionnées par rapport à la pensée réelle et n'iront pas, stupidement ( il nous arrive à tous de l'être par moment ) en les exprimant maladroitement chercher querelle... Beau défi... Surtout à l'heure du virtuel ;) .

    • @imandiaz,
      pourquoi seriez-vous censurée? Vous dites comme MCL. Par contre, allez dire le contraire sur son blogue pour voir. J'ai trois commentaires censurés qui ne seront jamais publiés. La pauvre madame ne supporte pas de se faire dire qu'elle dit n'importe quoi.

    • Chose est-il que de plus en plus, la presse, vos forums me semblent infiniment mal gérés... on laisse passer tout un lot de commentaires inappropriés de même qu'un nombre encore plus grand qui sont tout simplement déplacés et voire même offensant... Ça invite de moins en moins y participer... Signe navrant des temps, lorsque les bien pensants, qui sous le couvert de beaux mots et belles figures de styles finalement ne mijotent, dans leurs esprits que de mêmes vieilles idées éculées... Tout en méprisant sans ambage tout ce qui pourrais les déranger. C'est votre chroniqueur Stéphane Laporte récemment qui s'inquiétait, avec justesse, du virage incivique dans lequel notre société risque de sérieusement, plus que jamais, déraper... et planter. Esprits libres de ce monde réveillés vous pardi... Bon ben tiens toc... pour moi je vais être censuré;) ... À puis sait-on jamais... Non des burgers nous n'en avons clairement pas besoin... et surtout pas ce point de non retour ou l'humanité est en train de scléroser... Embourbée dans un excédant de calories? devant trop d'inepties sur les écrans?... Pour ne plus se rendre compter à quel point, plus... on ne vie, réellement tout au moins . ( point )

    • @frber,
      j'ai pris le premier lien trouvé sur Google, vous pouvez faire vos propres recherches, les propos de ce premier lien sont confirmés par de nombreux autres liens, dont plusieurs provenants de groupes végétariens et végétaliens.
      Vous admettez vous-même qu'un tel régime ne peut exister que s'il y a suppléance de vitamine B12 d'une quelconque façon. Votre argument repose sur le fait que certains aliments en sont enrichi pour justement palier à la carence qui conduit à des problèmes neurologiques.
      Je vous laisse avec le reste de votre argumentation bidon.

    • @dcsavard
      La carence en vitamine B-12 est un phénomène réel. Personne n'a remis ça en doute. C'est plutôt le lien établi entre les problèmes neurologiques "fréquents" et le régime, comme s'il y avait un lien causal automatique qui ne prend pas en compte une multitude de variables importantes de l'équation (par exemple, le fait que plusieurs produits sont désormais enrichis en V-B-12). On parle plutôt de taux de prévalence dans la société et non de remise en question de l'existence du phénomène de la "carence à la V-B-12".
      Aussi, les forums de discussion ne sont pas des données probantes. Par données probantes, on parle d'études épidémiologiques sérieuses avec une méthode validée et robuste.

    • @frber,
      http://forum.doctissimo.fr/nutrition/vegetarien/vegetalisme-carence-b12-sujet_51_1.htm

    • À quand du blé d'inde en plastique et des patates au Comet ? Je veux du pâté chinois, bon ! Ah oui, il faudrait le saupoudrer de simili-parmesan fait d'asphalte concassé et blanchi plusieurs fois à l'eau de javel. Le festin, toi !
      Sérieusement, quand on voit des gens prêts à payer pour se mettre du crystal meth ou des ogm dans le corps, ce n'est pas surprenant de trouver des adeptes de cette nouvelle cochonnerie.
      Je suis déjà allée aux Fêtes Gourmandes. J'ai mangé de la soupe à la tortue, de l'autruche, du bison, du sanglier, etc. C'était très bon. Je préfère essayer de nouvelles sortes de poisson qui ne sont pas en voie d'extinction, du quinoa, du manioc et toutes sortes d'excellentes choses que je n'ai jamais mangées. La confiance est là. Mais vous ne me ferez jamais prendre une seule bouchée de ce "burger". Rien qu'à y penser, j'ai la nausée.
      Mais aujourd'hui, on accepte tout. Pourtant, dès qu'il y a une possibilité de trace même minime d'un supposé poison qui n'est finalement même pas présent dans un aliment, on retire tout des tablettes. On a vu ça avec les fromages au lait cru.
      Faudrait se brancher ! J'imagine que ça fait partie des contradictions de l'être humain.

    • Tout ce que cette chronique énonce était parfaitement prévisible avant même la lecture de la première ligne parce que l'auteure n'est pas aussi intéressée par la possibilité qu'on puisse créer des viandes mangeables en laboratoire qu'elle l'est par un autre prétexte de reparler d'un avenir culinaire où tout le monde mange plus intelligement, noblement et équitablement.
      Ce n'est pas demain la veille que je m'aventurerai à manger ce boeuf de labo, mais si on trouvait le moyen de faire quelque chose d'excellent et même beaucoup de types de viande, eh bien il faudrait constater qu'une révolution est possible. Réduire le tout à des burgers, c'est comme accueillir l'invention de la première ampoule électrique en disant qu'on a bien assez de bougies.
      Et puis, toutes les idéologies ont ce défaut de faire abstraction de certains aspects de la condition humaine, comme le fait que l'être humain adore manger de la viande depuis des siècles. Ça risque de continuer, et si on trouve des façons de satisfaire cette faim sans les moyens de production immenses présentement nécessaires à son assouvissement, il y a aura certainement de l'intérêt.
      Nous ne sommes pas rendus là, mais peut-être qu'on pourrait rester ouverts aux possibilités en attendant.

    • La question n 'est pas de savoir si on a besoin d'un hamburger, mais n'est-il pas formidable de produire de la viande de b?uf en laboratoire plutôt que d'élever des bêtes. Quelle économie d'espace, de resources etc. Les humains occupent de plus en plus de place, aux dépens des autres espèces. Je mange rarement un hamburger, mais la n'est pas la question... Votre titre est surprenant et passe totalement a côté de l'événement.

      Charles Talon

    • @ csavard
      Vous devriez faire attention avec votre arrogance. J'aimerais vous souligner que vous avez quelques arguments fallacieux dans votre discours... Notamment ceci :
      csavard
      06 août 2013
      08h17
      Les problèmes neurologiques sont fréquents chez les végétaliens après un certain temps de ce régime.
      Pour affirmer de tels choses, vous devriez être en mesure de citer des études sérieuses qui font état de taux de prévalence qui supportent votre argumentaire. Je vous rappelle que dans une échelle de Lickert, le terme « fréquent » renvoi généralement à des valeurs qui sont supérieures à 75%. Pour être assez au fait des données probantes sur le sujet, je dois vous avouer que je suis extrêmement sceptique.

    • @baileyandquinn : Votre argumentation ne tiens pas la route...
      La plupart des vegeta(l/r)ien le sont car ils deplorent les conditions d'elevage, la mort d'animaux, hormone, etc.. La, les scientifiques developpent une viande sans le processus d'elevage associes mais vous vous y oppose preferant vous tourner vers des capsules de vitamines (aussi developpe par des scientifiques).
      Vous dites qu'on ne devrait pas se tourner vers la viande parce qu'il y a tellement de chose a manger mais vous vous tourner vers de pilules ?!? Pourquoi pas un peu de viande et des fruits, des legumes, legumineuses, etc... Une alimentation equilibre finalement...

    • S'agira d'une ajoute de la vraie viande et personne va s'apercevoir du changement. On pourrait aussi le teindre en vert et le faire secher en forme de biscuit.

    • "Mais a-t-on tant besoin de burgers que ça? Voilà la question qu'il faut poser"
      c'est bizarre, mais je convaincu que cette angle-là ne se trouverait nulle part dans l'article si l'expérience avait été faite avec du foie gras synthétique...

    • A-t-on tant besoin de burgers que ça? En fait depuis hier cette question me semble terriblement inutile, comme le sujet. LA question à ce poser. A-t-on tant besoin de python que ça? Toute autre sujet depuis hier me passe 10 pieds par dessus la tête.

    • @baileyandquinn,
      c'est toujours drôle de lire quelqu'un qui vient nous débiter qu'il faut manger naturel et qu'il y a tellement d'autres choses que de la viande, pour venir conclure qu'elle doit prendre de la vitamine B-12 synthétisée pour palier aux carences de son régime si formidable. Et que, bien oui, tout le monde devrait aller congestionner les cliniques à tour de bras et à intervalles réguliers pour faire faire des prises de sang destinées à déterminer s'ils sont carencés ou non à cause de leur formidable alimentation sans viande.
      Je vais finir par croire que c'est vrai que l'homo sapiens est devenu intelligent le jour où il a commencé à manger de la viande.

    • Votre argument semble défendre une consommation responsable de la viande. La viande cultivée à l'aide de cellules souches est un avancement majeur en ce sens: écologique, économique et meilleur pour notre santé. Il semble bien plus réaliste de responsabiliser le consommateur par la consommation de viande dite ''synthétique'' que d'espérer un devenir végétarien collectif. Même si on arrivait à réduire la consommation de viande de tout le monde (peu probable), la marchandisation de la viande ''synthétique'' permettrait quant à elle de diminuer bien plus la production bovine. Votre point de vue est utopiste.

    • Quand on fait référence à M. Caron, c'est déjà très mal parti au départ de toute manière. Ce type est une caricature. Mme Lortie fait dans la démago, jusque là, c'est habituel.

    • bravo à la click d'intello de Mtl qui ont ENCORE rien compris à la science.. oui oui un chercheur à sérieusement perdu des années pour produire une boulette d'hamburger a 300 000$...
      ne pas faire la différence entre un stunt publicitaire pour faire parler de la recherche et les vrais retombés scientifique sur les futurs recherches de production d'organes et tissus humain.. et ça se dit journaliste dans la presse?

    • Je suis végétarienne depuis 26 ans, et franchement, j'ai trouvé assez aberrante l'histoire du boeuf éprouvette! Il y a tellement d'autres choses à manger! Alors, non, à mon avis, on n'a pas tant besoin de burgers que ça - en fait, on n'a même pas vraiment besoin de manger de la viande.
      Pour ceux qui brandissent le spectre de la carence en B12, il faut savoir deux choses : 1) la vitamin B12 est produite par une bactérie présente dans le sol. Si les animaux sont une bonne source de vitamin B12, c'est que, contrairement à nous, ils broutent beaucoup de plantes qui poussent dans le sol et qui non pas passé par tout un processus d'aseptisation comme les legumes qui se retrouvent dans notre assiette à nous. Sauf que, d'après ce que j'ai lu, l'alimentation des animaux de boucherie se fait aussi de moins en moins idéale (on les laisse moins brouter et on leur donne de plus en plus de la pâtée), alors on leur donnerait des supplements à eux aussi pour éviter les carences. Deuxièmement, c'est facile de déceler une carence en vitamin B12 par un simple test sanguin (les végétariens peuvent le demander à leur médecin) et c'est très facile de soigner une carence, s'il y a lieu. Personnellement, ça a pris plus de vingt-cinq ans avant que je commence à avoir des problèmes, mais je dois maintenant prendre des supplements de vitamin B12. Un comprimé minuscule de 250 mg par jour me fournit une source plus que suffisante de cette vitamin, et me revient 3 ou 4 $ par mois (ça s'achète sans prescription dans l'allée des produits naturels de toute pharmacie, il n'y a pas vraiment de risque d'overdose et pas d'effets secondaires). J'ai aussi recommence à boire du lait de soya enrichi quotidiennement (deux tasses contiennent l'apport quotidien recommandé en B12).
      Et pour SnapeBlackRose, qui invoque la nécessité de faire des acrobaties côté protéines, c'est un mythe qui a été déboulonné par les experts il y a des décennies. Il faut varier les sources de protéines et c'est tout!

    • Je comprends votre position Mme Lortie pour avoir longtemps médité sur le sujet. Je suis personnellement un amateur du goût de la viande qui ai drastiquement diminué ma consommation de boeuf et de porc essentiellement pour des raisons environnementales.
      Cependant, de croire que le défi sera relevé seulement par la conscientisation est de l'utopisme, ce moyen ne fonctionne pas à lui seul. Les gens, moi le premier, ne peuvent complètement abandonner leurs habitudes au nom d'idées, même rigoureusement exactes et prouvées. En effet, je ne peux m'empêcher de déguster un bon burger à l'occasion, tout comme de nombreuses personnes sensibilisées aux bienfaits du transport actif ou collectif ne peuvent s'empêcher d'éprouver un certain plaisir à conduire. Et s'il-vous-plaît cessez de citer les végétariens, même si je vous supporte dans votre affirmation que ce mode de consommation est probablement plus éthique, la biologie n'est pas éthique et l'humain sera toujours un omnivore qui gardera un goût pour la viande, aussi contrôlé soit-il (et ceci malgré les quelques végétariens marginaux qui ont une volonté de fer et/ou un goût naturel peu prononcé pour la viande et/ou un mode de vie peu exigeant en protéines).

      Bref, l'approche de la conscientisation est complémentaire à l'innovation et la règlementation, qui devraient être priorisés dans cet ordre selon la gravité de la situation. Inutile de tenter de les mettre en opposition comme vous le faites dans votre texte. À mon avis, c'est un exercice déconnecté de la réalité humaine.

    • Pas d'allure comme article... Recyclez-vous dans d'autre chose svp. Oui on veut manger des hamburgers parce que c'est bon... Thats it Thats all. Donc si on peut inventer une viande qui demande moins d'énergie qu'un boeuf à grossir... Bon bin c'est super. La planète vit pour des hamburger et c'est correct , parce que c'est BON un hamburger. Laissez faire vos autres suggestion. Pois chiche ou insecte VOYONS DONC. En mangez-vous des hamburger vous ??? Courrez moins et manger plus d'hamburger, cela va vous ramenez sur terre un peu. Un bon cheese, il y a rien de mieux que cela

    • @imandiaz,
      long texte inutile, vous êtes à côté de la plaque et pas à peu près. Cette viande cultivée ne contient pas de gras.

    • Il faut vraiment n'avoir rien compris a l'expérience scientifique dont on parle pour avoir écrit un article aussi inutile.

    • Mais a-t-on tant besoin de burgers que ça?
      Voilà la question qu'il faut poser.
      ----------
      Vraiment? C'est comme ça que vous résumez cette nouvelle? En nous suggérant ensuite de manger des bibittes? facepalm

    • En fait je viens de realiser que l'auteure a manque une bonne opportunite d'ecrire un article productif, dans lequel elle demande aux gestionnaires de petits restaurants de "food courts" du genre Centre Eaton, Galeries de la Cathedrale de RAPETISSER les portions de malade qu'ils servent.
      Portions de fou qui pourraient nourrir une famille de 2 adultes et 2 enfants avec UNE seule assiette. Mis a part certaines exceptions trop "Fast Food" comme dans les restaurants Ecossais de MacDonald et l'autre Burger King ou ils ont ETUDIE la chose et servent des portions potables, le reste est GIGANTESQUE.
      Pourquoi quand j'achete une brochette de poulet/pita dans un resto generique de "food court" est-ce que je dois ABSOLUMENT me choisir trois a cotes, et si je dois me choisir trois a cotes, est-ce vraiment necessaire de mettre un kilogramme de riz dans mon assiette? JE VAIS EN GASPILLER PLUS DE LA MOITIE!
      Apres on se fait chier avec des "mea-culpa" sur le gaspillage et les "aliments alternatifs"... Soyez assuree Mme l'auteure que si je mange un jour un insecte, ce sera par accident ou parce que j'y suis force manu-militari et non pas par expres.

    • @brontochat,
      je pense que vous ne suivez pas du tout l'actualité scientifique. La capacité de créer des organes de remplacement a précédé cette entreprise de créer de la viande ayant une empreinte environnementale réduite. Ce n'est pas ce projet qui mène les autres, c'est le contraire.

    • "Un groupe trié sur le volet a ainsi pu essayer ce nouveau produit"
      Ça fait 2 heures que je la ris...
      Un groupe d'arnaqueurs moléculaires, mené par le mystificateur en chef Ferran Adria. Ces histoires de haute gastronomie et de cuisine moléculaire (tout comme la sommellerie en général) sont une vraie farce. Pis le monde paie pour faire rire d'eux. Incroyable!

    • Sauver l'humanité... L'humanité n'a jamais été aussi bien nourrie depuis le début de son existence. Les famines n'existent plus dans les pays industrialisés, alors que c'était courant il y a un siècle. Nous avons accès à des aliments de partout dans le monde, notre nourriture n'a jamais été aussi variée.
      Grâce à quoi? Aux OGM, aux engrais et pesticides chimiques, aux méthodes d'agriculture et d'élevages perfectionnées, bref, grâce à la science. Alors si la science nous permet un jour de manger du b?uf sans qu'il soit nécessaire d'élever et de tuer un b?uf, ce sera un fantastique gain pour l'humanité...

    • Je suis tout à fait d'accord avec kaspario. Aujourd'hui, on reproduit des cellules de muscles à partir de cellules souches. C'est ça la vraie découverte! Qui sait où cette découverte va nous mener? Peut-être à la reproduction d'organes à partir des cellules souches des patients en vue d'une greffe. Cet article reproduit le même discours prononcé par ceux qui dénigraient Léonard de Vinci qui construisait des machines "bizarres" pour son temps ou plus près de nous, ceux qui disent que la recherche spatiale ne sert à rien, alors qu'on découvre d'autres applications aux technologies ainsi développées, notamment dans les traitements du cancer du sein.

    • On n'a pas besoin de burgers synthétiques, il y a assez de nourriture pour tous le monde si on arrête le gaspillage. Les légumes eux aussi sont des être vivantes, alors que les végétariens avec leur air malade nous foutes la paix. Moi je mange ça que je veux, mais toujours en quantités appropriés et surtout variés. Bon appétit à tous.

    • Laissons les pauvres bêtes dont l'horrible vie que nous leur imposont ne tient qu'à la consommation que l'on fait de la leur, tranquilles...
      Que si des gens tiennent absolument de continuer à s'empifrer de semblables aliments ( malsains... dans leur condition de "nature" actuelle, et encore malsains dans leur artificialité manufacturée ) ... c'est leur choix ( conditionné ou pas ) ...
      Et dans l'esprit cynique du propriétaire ( un ancien défenseur de la saine alimentation ) du célibrissime restaurant " Heart Attack Grill " qui sert les Hamburgers les plus gras et riches au monde... tant et tellement qu'à chaque année des gens y meurrent pour y avoir trop mangé...
      Les obèses de plus de 300 livres mangent gratuitement, en tout temps, à ce restaurant... et nulle limite ne leur est imposée;)... ( Une balance est postée à l'entrée ) Hé bien... Comme il dit :
      Je ne fais qu'offrir au gens ce qu'ils désirent... si il en crèvent que puis-je y faire...
      Chose est-il que lui à chaque fois qu'un " client " crève il à droit à un tour du monde médiatique publicitaire exceptionnel... Pour les burgers "gratos" que ça lui coûte ;)... Très rentable...
      Presque aussi cynique que Wall-mart qui tel que révélé dans le film Sicko de Michael Moore... prendrait des assurances vies, sur certains de ces employés aux États-Unis... Faisant qu'ils valent plus cher mort que vivant... et que sommes toutes, l'ensemble des salaires que Wall-Mart leur aura versé... ben ils seront récupérés via l'assurance.
      Drôle d'humanité de plus en plus déconnectée...
      À moins que je ne m'abuse l'autorisation pour les Burgers In Vitro à déjà été accordée pour la consommation de masse aux états-unis d'ici 5 ans...
      J'ai hâte de voir les records d'obésité qui seront atteints dans quelques années... et ou cela mènera ce qu'il nous reste d'humanité.

    • J'aime le steak. C'est incroyablement bon. Ouvrez un livre d'histoire pour comprendre notre ADN de carnivore. dcsavard dit juste. La vitamine B-12 EST nécessaire au développement du système nerveux et du cerveau donc sans la viande, nous serions probablement encore des paysans qui pensent la terre comme le centre de l'univers. Ayoye

    • J'adore les burgers, pain viande boeuf , salade condiment , je sais que la poutine est l'aliment a proscrire , gras , sodium , cholesterol, sauce artificielle calories seulement

    • @Igreck
      Sauf votre respect, vous ne devez pas en faire de la recherche pour dire des trucs pareil.
      Le bénéfices de ces recherches ne seront jamais de faire un burger synthétique. Ce type de recherche vise plutôt la fabrication de tissus humain/animal synthétique.
      Il ne s'agit que d'un 'stunt' publicitaire, opération que bien des chercheurs sérieux doivent subir pour financer leurs travaux.
      De toute façon, je ne m'inquiéterais pas trop pour les fonds publiques. Ce n'est pas du côté de la recherche scientifique qu'il faut regarder.

    • Grande percée scientifique. Impressionnant. Et n'en doutez pas, quand ce sera au menu d'un grand restaurant de Barcelone, cuisiné par un chef branché et que ça deviendra tendance, Mme Lortie va dire que c'est merveilleux et incontournable.

    • Je trouve l'idée intéressante. Ils cherchent des solutions tout en restant dans notre zone de confort. Demander à monsieur et madame tout le monde de complètement changer leurs habitudes alimentaires et condamner ce qu'ils ont toujours mangé versus accepter de prendre ce qu'ils ont toujours mangé en apparence, mais fait autrement. Est-ce que j'aime l'idée que notre nourriture perd de son naturel ? Non définitivement pas. Mais c'est une recherche de solution et je vous trouve très sévère à l'égard de cette nouvelle. Elle est présenté comme étant insolite, voire insignifiante. Mais au fond, c'est une avancée qui pourra, ou non, ce révéler très utile.

    • Si ça peut calmer certains, le bailleur de fonds est nul autre que Sergueï Brin, co-fondateur de Google.

    • Un article comme celui-ci est la raison pour laquelle l'auteure est journaliste gastronomique et/ou culturelle et non scientifique. Chaque expérience, aussi futile qu'elle puisse sembler au premier abord, permet d'apprendre quelque chose de plus, un petit détail qui sert de bougie d'allumage à une nouvelle découverte potentiellement utile. C'est clair que de présenter l'expérience sous la forme d'un burger synthétique est probablement une mauvaise façon de la dévoiler au grand public. Cela dit, soyons prudent avant de lever le nez sur ce qui vient d'être réalisé...

    • Peu importe ce qu'on en pense, peu importe les considérations éthiques ou esthétiques, le fait est que dès lors que la technologie existe, ça se fera. Et dès lors que ce boeuf pourra être produit de manière industrielle et à bas prix, il s'en vendra et il s'en achètera. Car il faut cesser de s'illusionner : si l'éthique comptait un tant soit peu, les Walmart du Québec seraient vides!
      Je suggère la lecture de Oryx

    • Sauver l'humanité, rien que ça! J'ai presque hâte d'y être...

    • On parle du végétarisme et du végétalisme comme s'ils étaient la solution miracle à l'alimentation humaine. Selon moi la consommation responsable et la diminution du gaspillage est la solution.
      Comme dsavard l'a mentionné, la vitamine B-12 se retrouve quasi exclusivement dans la viande et elle est nécessaire au bon développement et maintient du système nerveux. Et les effets d'une carence sont rarement visibles à court terme.
      Pour avoir une alimentation végétarienne/lienne équilibrée vous devez faire des combinaisons acrobatiques d'aliments dans les bonnes proportions. Et laissez moi vous rappeler que plus de 75% de ces aliments ne poussent pas dans votre cour. Point de vue écologique, il y a matière a discuter. Un végétalien qui n'a aucune carence (à long terme) c'est excessivement rare.
      De plus on parle de cellules musculaires de boeuf... des cellules de boeuf c'est des cellules de boeuf, qu'elles viennent d'un pétri ou d'un animal abattu. L'idée en soi nous parait bizarre, mais si on peut éviter de tuer des milliers d'animaux pour se nourrir la PETA ne serait-elle pas contente? Pourrait-on cesser de détruire la forêt amazonienne pour faire de la culture?
      C'est culturel mais je mangerais du boeuf in vitro avant de manger des insectes au quotidien. et quoi qu'on en pense, tout le monde ne peut pas être végétarien (ou végétalien)... tout le monde n'apprécient pas les légumes au point de ne manger que ça!
      Vous demanderez au inuits du grand nord s'ils apprécient de payer leur légumes pseudo frais (quand il y en a) 8 fois plus cher que vous...

    • J'espère que l'argent consacré à cette recherche ne provient pas de fonds publics mais de multinationales multimilliardaires. Je veux bien que des scientifiques «s'amusent» à créer des «chimères alimentaires» mais pas au détriment de travaux visant à améliorer la qualité de vie de grands malades ou de sauver des vies.

    • Primo, le boeuf dont il est question ici EST du boeuf. Il ne s'agit pas de boeuf synthétique, il s'agit de cellules musculaires de boeuf et c'est donc du boeuf.
      Secundo, vos pâtes au pesto ne remplacent pas la viande qui contient la vitamine B-12 nécessaire au développement du système nerveux et du cerveau. Les problèmes neurologiques sont fréquents chez les végétaliens après un certain temps de ce régime. Le végétalisme n'est pas sans dangers.
      Tertio, vous devriez consulter des gens autres que des chefs de restaurants quand il s'agit d'alimentation. Ce n'est pas parce qu'on sait faire un plat qu'on est nécessairement qualifié en nutrition.

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