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La colère n'est plus ce qu'elle était

Les manifestants ne sont plus de jeunes familles... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Les manifestants ne sont plus de jeunes familles avec poussettes, mais de jeunes hommes et femmes qui hurlent, vocifèrent contre les policiers, quand ils ne leur lancent pas des objets.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

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Difficile de ne pas s'imaginer l'ancien premier ministre Jean Charest assis confortablement dans son salon, en train de regarder les nouvelles à la télé, sourire en coin. L'an dernier, c'est vers lui que tous les regards étaient tournés pendant qu'augmentait et se durcissait, de jour en jour, le soulèvement populaire étudiant dans les rues de Montréal. Aujourd'hui, une sorte de scénario vaguement semblable est en train de se produire, mais il n'a plus rien à faire. Le témoin politique a été passé à d'autres.

On a changé de gouvernement, mais notre quotidien a d'incroyables relents de déjà-vu.

Dans le Plateau, on s'amuse même à faire des blagues sur le ronronnement des hélicoptères de la police dont on se serait ennuyé à l'heure du dodo.

À Montréal, toutefois, nombreux sont ceux qui n'ont aucune envie de rire.

Les commerçants qui, chaque soir de manifestation, se voient de nouveau en train de frémir devant l'arrivée de la foule en se demandant si leur vitrine sera cette fois visée par les vandales.

Les automobilistes, les piétons, les cyclistes, qui tombent encore, comme l'an dernier, sur des rues bloquées, bouchées, prises d'assaut, difficiles à naviguer, peu importe comment, surtout quand le grabuge commence.

Les policiers, pour qui cette fin d'hiver ressemble à une vaste journée de la marmotte, avec ses soirées sur les dents, les injures, les têtes brûlées, les décisions qui ne font jamais l'affaire de personne. «On n'est jamais trop corrects», disait hier le porte-parole de la police de Montréal, Ian Lafrenière. Plutôt toujours trop lents, trop musclés, trop tolérants, trop sévères, trop indulgents...

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Les manifestations de 2013 ne sont plus celles de 2012. Certes, celles qui ont entouré la tenue du Sommet sur l'enseignement supérieur, il y a quelques jours, ressemblaient en esprit à tous ces mouvements de rue qui ont fini par forcer la société à entendre les revendications contre la hausse des droits de scolarité, l'an dernier.

Mais ce qui se passe maintenant, ce qui s'est passé mardi, est différent. On navigue dans les mêmes colères que celles qui ont donné lieu à Occupy Montréal (pardonnez-moi, Office québécois de la langue française, mais c'est ainsi que le mouvement est connu dans le monde). On entend presque des échos de Seattle, de Davos, de Porto Alegre... Certainement des indignés espagnols et de leurs cousins du reste du monde.

On pense même aux manifestations de hockey des dernières années, ces mouvements incompréhensibles de grabuge survenant après les victoires autant que les défaites, après des matchs cruciaux.

La révolte est tout à fait parente avec celle qui a fait germer le printemps 2012, mais elle ne se limite pas à cela.

Dans la rue, les manifestants ne sont plus de jeunes familles avec poussettes, mais de jeunes hommes et femmes qui hurlent, vocifèrent contre les policiers, quand ils ne leur lancent pas des objets, frappent des clôtures ou crient à pleins poumons une rage dont on se doute qu'aucune gratuité scolaire ne saurait apaiser. Plutôt que des policiers, ce sont peut-être des psychologues qu'il faudrait envoyer pour les écouter. Pourquoi tant de gens si fâchés?

Évidemment, chercher à régler le problème en parlant de droits de scolarité et de répression policière n'y fera rien.

Sociologues, historiens, anthropologues, travailleurs sociaux, à vos postes. On dit quoi à des jeunes si enragés contre tout et rien, contre le capitalisme, le chômage, la richesse des autres, leurs voisins, leur proprio, leurs parents, l'injustice dans le monde, la maladie, les aberrations de notre société moderne? Des gens qui ont beaucoup à dire. Et qu'il faut écouter. Mais dont l'exaspération n'a rien de clair.

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Il n'est pas particulièrement inédit de voir des jeunes exprimer violemment leur désarroi. À travers les sociétés, les continents, les âges, on en a vu et revu. La transition de l'enfance à cet âge adulte où l'on se voit intégré, inclus, voire rangé, produit ce genre de tensions qui, selon le contexte historique ou politique, provoqueront ou non des mouvements sociaux aux éclats variés.

Actuellement, au Québec, cette colère est canalisée dans la rue. L'an dernier, elle avait un cadre clair pour s'exprimer, pour injecter une énergie que d'aucuns auront trouvé constructive.

Maintenant, elle se perd dans un flou aussi agressif que contreproductif.

D'ailleurs, le long des parcours des manifestants, la sympathie des badauds de 2012 n'est plus là.

Ne reste que des commerçants en colère, des policiers à bout. Et des élus qui, dans la rue l'an dernier, au pouvoir aujourd'hui, ont maintenant le champ libre pour nous montrer comment, eux, savent parler à cette jeunesse si fâchée.

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Commentaires (56)
    • La vérité c'est que plusieurs journalistes, pas vraiment d'accord avec les carrés rouges, ont eu peur de s'u opposer pour ne pas subir le même sort. Les peureux les plus sages se sont abstenus d'en parler pour quelques mois (Patrick Lagacé), les plus bobos ont pensé que c'était une nouvelle mode cool que de se promener dans la rue avec des mamans granoles et leurs bébés en carrosse. Mais maintenant ça passe bien d'être contre les manifs, ce n'est plus in. Barbe a raison au sujet de ce texte. Moi j'aurais dit "opportunisme".
      Daniel Leduc

    • Je ne vois pas de différence entre les manifestations du printemps dernier et celles de cette année.
      Les grosses manifestations le 22 de chaque mois réunissaient vraiment des étudiants de tous horizons, mais pour le reste, c'était toujours le même gang d'extrême gauche, d'anarchistes et de voyous. Ceux qui se contentaient autrefois de foutre le bordel une fois par année lors de la journée internationale contre la brutalité policière. La grève étudiante de 2012 leur a montrée qu'ils pouvaient avoir leurs monté d'adrénaline non pas une fois par année, mais à tous les jours.

    • d'éduquer les adultes qui la fréquentent.

    • Au lieu d'Occupy, on pourrait utiliser le nom du premier mouvement de ce genre et s'appeler Los Indignados. Bien entendu, les Américains croient avoir tout inventé.

    • @alexanderoak "... tu sais pourquoi j'aime l'idée de financer avec mes impôts un système scolaire complètement "gratuit"? Parce que je n'aime pas vivre dans un pays avec tant d'imbéciles et d'ignorants, voilà pourquoi."
      L'éducation n'est pas l'apanage des universitaires. Il y a déjà eu un temps où on disait que tout se joue avant 6 ans. De plus, les niveaux primaire, secondaire et collégial sont gratuits. Si l'éducation n'a pas laissé sa marque dans ces années, je serais surprise des miracles de l'université en ce domaine, par la suite. Savoir et éducation sont deux réalités et il serait dramatique que l'université ait la responsabilité d'éduquer les adultes qui la fréquente.

    • Chère Marie-Claude, tu sais pourquoi j'aime l'idée de financer avec mes impôts un système scolaire complètement "gratuit"? Parce que je n'aime pas vivre dans un pays avec tant d'imbéciles et d'ignorants, voilà pourquoi.

    • L'an dernier, GND disait que sans les syndicats, il n'auraient pas pu "S'EXPRIMER" aussi longtemps. Cette année, ils peuvent encore quelque peu "manufester", mais sans les syndicats, trop occupés à gouverner l'État, à côté de Pauline, si bien que leur source d'approvisionnement ( $$$ et logistique ) n'est plus disponible.
      @ectoplasmo... plusieurs ont peut-être compris que la rue, ce n'est pas le meilleur endroit pour apprendre le français.

    • Finalement une observation juste! Ou étiez vous le prime temps dernier? C'est quoi le rapport avec Jean Charest? Aucun rapport. Voici une hypothèse possible: ces jeunes font face a une société qui leur demande de récolter ce qu'ils sème. Ils ne veulent pas semer. Le mouvement syndicale leur promet que ils peuvent seulement récolter, pas besoin de semer. Voici le vrai problème du Québec, la Grèce, la France ,l'Espagne, le Portugal et l'Italie.

    • Les politiciens font de gros salaires et quand ils ne siègent plus au gouvernement, ils ont droit à des indemnités à vie. Et après une défaite ou une démission, ce n'est pas long qu'ils se trouvent un boulot payant. Or, ce n'est pas forcément la même chose pour le peuple. Notre portefeuille n'est pas élastique, comme ils semblent le croire. Les étudiants voient le coût de la vie augmenter et la population vieillir. Ils doivent se dire qu'ils n'accepteront pas d'être pris dans ce maëlstrom infernal et qu'il est préférable pour eux de réagir tout de suite pendant qu'ils ont encore l'énergie de la jeunesse pour se défendre. Ce n'est pas après avoir été étouffé financièrement toute sa vie qu'il faut le faire, parce qu'on devient à la longue vieux et malade. Ils veulent avoir une qualité de vie et refusent que des incompétents décident de leur avenir pour eux. Bien sûr, ils ont raison de se cabrer. Cependant, ils ne comprennent pas que la violence exaspère et ne règle rien. Mais les politiciens les écoutent-ils vraiment ou font-ils à leur tête ? Ça se joue à deux, ces jeux-là. Le "donnant-donnant" sera toujours préférable à tout affrontement.

    • Aucune société démocratique ne peut tolérer des manifestations illégales, à répétition, dans ses rues. Ce genre de manifestation n'est pas un exercice normal de la liberté d'expression, déformant de fait cette liberté fondamentale, l'instrumentalisant. Ce sont, de ce fait, des manifestations antidémocratiques. Elles ne doivent plus voir lieu pour la sauvegarde de la démocratie.
      Autre question est le pourquoi de ce genre de manifestations? Il y a sans aucun doute plusieurs raisons, mais je serais porté à réfléchir en premier sur la déstructuration de notre société, la perte de sens, de points de repères, où l'horizon, pour plusieurs, est triste, nihiliste, où le rêve n'est plus. Enfin... Il faut sérieusement réfléchir à tout cela, pour contrer cet état de fait si négatif et asocial.
      Michel Lebel

    • Cet article reflète une grande incompréhension et ignorance des mouvements sociaux. Au lieu de votre appel aux sociologues, historiens, anthropologues, etc, afin qu'ils fassent l'analyse que manifestement vous êtes incapable de faire, vous devriez vous limiter à ce que vous connaissez davantage... les chroniques sur les restaurants.. à moins que c'est ce que vous craignez, que les restaurants du centre-ville ferment à cause des manifestations? Ça semble être votre réelle préoccupation!

    • Je savais pas qu'on avait le droit d'ecrire des articles avec aussi peu de contenu.

    • Franchement moi j'ai bien aimé l'article.

    • Clueless journaliste is clueless.

    • J'en ai réellement marre de lire toutes ces opinions, surtout celles de nature nombriliste.
      La raison pourquoi notre monde a toujours un peu plus évolué, c'est parce qu'il y a eu des conflits de toute sorte, faut pas l'oublier.
      On vit pas dans un monde parfait, surtout pas celui que chacun a dans sa petite tête d'humain égocentrique.
      Je crois que la majorité des gens veulent une vie plus épanouie, avoir la chance de faire ce qu'il aime, mais si on persiste à se fermer les yeux et de faire comme si tout allait bien en quelque sorte, c'est qu'on accepte de laisser ce monde nous rendre de plus en plus aveugle.
      Je veux me battre pour un monde plus équitable, mais surtout un monde qui réfléchit avec son coeur.

    • L'intelligence et la rigueur journalistiques ne sont plus ce qu'elles étaient. Je parle des vôtres, Madame Lortie. Comment pouvez-vous être à ce point déconnectée de la réalité et des enjeux qui se trament sous nos yeux? De grâce, passez la main, les yeux et le jugement à quelqu'unE d'autre...

    • "Pourquoi tant de gens si fâchés?"
      Épaisse!

    • C'est vrai! Qu'ont-ils à vouloir plus d'égalité et de justice? C'est étrange... Quand je pense à ces quelques vitrines de banques fracassées...mortes! Et qui laissent dans le deuil leur famille de vitrine... snif.

    • C'est a n'y rien comprendre, les jeunes disent que les boomers leurs laissent un avenir plein de dettes. Mais de leurs coté, ils veulent la gratuité. Est-ce que par hasard ils veulent faire payer leurs études par leurs futurs progénitures? L'argent ne tombent pas des arbres. Un jour quelqu'un devra payer.

    • La colère n'est plus ce qu'elle était? Vraiment? Je ne suis pas étudiante. J'aimerais bien ... si les l'école était gratuite.
      La colère gronde bel et bien. J'ai 54 ans et je ne décolère pas. Heureusement je ne suis pas la seule.
      Votre article est du journalisme d'opinions et non d'idées. Ce sont les idées dont nous avons besoin Mme Lortie. Des idées pour résoudre les problèmes de notre chère planète. Ne voyez-vous pas que l'espèce humaine fonce tout droit dans un mur? Que nous soyons jeunes ou vieux, la rue est devenue nécessaire. Par tous les moyens, élever les consciences pour nous sortir de ce bourbier. J'aurais bien été à la manifestation mais voyez-vous j'ai peur. Peur de me faire battre par des policiers sans scrupule et sans discernement.
      Qui sont les plus fous? Ceux qui crient dans la rue aux quatre coins du monde? Où ceux qui vivent les yeux fermés comme si de rien n'était?
      SVP. Ne répondez pas. Ouvrez-vous les yeux!!!

    • Drôle de voir que ceux qui appuient le plus les étudiants sont ceux qui écrivent le plus mal...

    • La meilleure arme contre ces jeunes cons est le mépris. Que la police arrête de s'en mêler. Que les médias arrêtent d'en parler. Comme ça, les jeunes sans cause vont crier et vociférer dans le vide. Qui aura l'air tarla, à ce moment-là?
      La récréation est finie, les enfants. Et hop! Une petite tape sur le popotin et on retourne en classe!

    • C'est dommage mais tant qu'il n'y aura pas de tués dans ces manifs, rien ne va se régler. C'est un miracle que ce ne soit pas encore arrivé. Qui va mourir, manifs ou policiers?

    • Oser mettre les émeutes qui suivent certains événements sportifs en parallèle avec Occupy Montréal, Davos, Seattle et Porto Alegre... VRAIMENT ?!? Sérieusement?
      Et ton exemple de jeunes hommes hurlant, vociférant des insultes, lançant des objets, saccageant les clôtures, égorgeant des poulets, en bavant, les yeux sortis de leurs orbite ...
      à quelle manifestation à-tu été récemment?
      Clairement pas une des celles de la dernière semaine.
      Qu'est ce qui est triste dans tout ça c'est qu'une grande part de votre lectorat va croire ces absurdités, sans penser, sans réfléchir au pourquoi de ces manifestations...

    • Je dois dire que votre revirement de capot est selon moi assez surprenant et décevant... Pour avoir participé a plusieurs manifestations, ce n'est que très rarement que les choses dégénèrent mais c'est étrangement ce que les médias aiment le plus montrer pour donner une image négative des manifestants comme vous le faites allègrement dans votre chronique. Étant travailleuse sociale et non étudiante, je ne me sens nullement interpellée à votre appel à parler et calmer ces jeunes supposément dégénérés comme vous m'y inviter. J'oserai même dire que votre raisonnement erre grandement.
      Comme soulevé dans d'autres commentaires, l'enjeu était et demeure la gratuité ou le gel. Je pense que vous l'avez oublié. L'enjeu s'il en est un plus grand est celui d'un projet de société. L'enjeu était et demeure que l'éducation soit l'une des priorités de notre gouvernement qui a lui même porté le carré rouge. Je suis une travailleuse et une militante. Je continue d'appuyer les maudits étudiants carrés rouges qui dérangent tout le monde. Je trouve grandement positif que cette jeunesse dont je fais partie refuse l'apathie et l'inertie et non ce ne sont pas des fous dangereux. Ils sont beaux et inspirants, peut-être devriez-vous mieux les regarder et je vous invite a aussi mieux les écouter.

    • @jaypee2, et la fin c'est:
      Le c?ur au repos
      Les yeux bien sur Terre
      Au bar de l´hôtel des "Trois Faisans"
      Avec maître Jojo
      Et avec maître Pierre
      Entre notaires on passe le temps
      Jojo parle de Voltaire
      Et Pierre de Casanova
      Et moi, moi qui suis resté l´plus fier
      Moi, moi je parle encore de moi
      Et c´est en sortant vers minuit, Monsieur le Commissaire
      Que tous les soirs, de chez la Montalant
      De jeunes peigne-culs nous montrent leur derrière
      En nous chantant : les bourgeois...
      la chanson parle des petits révolutionnaires qui, une fois adultes, deviennent... les bourgeois et se font crier des noms

    • Ces mouvements de jeunes ne sont pas nouveaux. Ils se produisaient aussi dans les années 70 (Visite de la reine, bill 63, St-Jean Baptiste...). La seule différence est que en ce temps là, la police anti - émeute frappait fort et alors plus personne n'avait le gout de recommencer le lendemain!

    • La "jeunesse" s'insurge contre le systeme qui a ete mis en place par la generation precedente... Comme le soleil se levera demain, le printemps arrivera biento, sera suivi par l'ete et ainsi de suite jusqu'a ce que dans quelque dizaine d'annees... la jeunesse s'insurgira contre le systeme mis en place p[ar la generation precedente...etc... etc...etc...etc depuis le debut, jusqu'a la fin des temps..... Move along... nothing to see here.

    • Phénomène purement montréalais, c'est le calme plat dans tout le reste de la province. Pas suprenant que ce soit la seule place qui vote Québec Solidaire....le mystère Montréal.

    • Au delà des moyens du pur style ''tout croche'', c'est à dire plus impulsifs, qu'articulés et qui m'agacent, le fond de cette révolte est l'avenir en héritage qui est, avouons le, pas terrible!
      Je suis plus favorable à une tonalité ''Occupy'' que du braillage d'étudiants car la première vise la cause et non l'effet.
      Ajoutez à cela des révélations quotidiennes sur des magouilles en tout genre pour s'en mettre plein les poches avec l'argent des taxes, ayant pour conséquence une dégradation du tissu social en demandant toujours plus à la classe moyenne pour compenser et c'est assez pour alimenter des sentiments de frustrations qui doivent ressortir un jour ou l'autre.

    • À lire les commentaires de nos petits bourgeois bien choqués, à constater la condescendance de ces "bien-pensants", je ne peux m'empêcher de me dire que ces jeunes ne peuvent pas avoir tout faux s'ils parviennent à embêter ces pauvres gens qui n'ont probablement jamais été jeunes.
      Comme le chantait Jacques Brel: "les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête; les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ça devient..."

    • Madame la cro-nicheuse ( qu'est-ce qu'elle a fait pour mériter un tel poste?) voici un résumé de vos propos:
      Bon ben là on dirait que ça recommence
      Même qu'on en a parlé, sur Facebook, avec mes amis du Plateau
      Hey ça a pu de bon sang là, le monde est tanné
      Pis les pooovres policiers, il vont être obligés du faire du temps-double à taper des jeunes tellement pouilleux, pitié!
      Pis ces jeunes là, on y comprend rien, sont tellement pas comme nous!!!
      Envoyez-moi des psychologues, des sociologues, toutes les "ogues", bref tous ceux dont c'est le métier de s'occuper de t'ça!
      Pis fichez-nous la paix, je veux mes soirées resto calmes pis mes rues ben désertes.
      Ça doit vous faire bien suer quand même, avec toutes vos offensives médiatiques unilatérales, avec tous vos blogueurs et commentateurs réactionnaires enragés, avec tout le soin que vous prenez à ne jamais donner la parole aux manifestants, à ne pas mentionner leurs blessures, à ne pas montrer les charges des policiers qui en jouissent, qu'il y ait quand même DES MILLIERS DE PERSONNES qui ont le courage de prendre la rue.
      Des gens qui s'en balancent de votre approbation
      Et même que ça leur fait plaisir de perturber votre petite vie
      Dont la colère n'entre pas dans vos petites cases et refuse de s'exprimer par les urnes
      Et ça ne fait que commencer...

    • En Scandinavie, ils pensent quoi de la colère ?

    • Très bien analysé et décortiqué ,vous ne cherchez pas juste à condamner mes à comprendre le mouvement et à l'expliquer
      Merci

    • Ce mouvement n'a jamais rien eu de populaire. Une petite minorité des étudiants à Montréal, principalement dans le milieu francophone. Le reste du Québec a autre chose à faire que de jouer à la Révolution sauce 1970.
      Des petits enfants rois qui s'acharnent sur un Alex Perron, car monsieur a refusé de faire la génuflexion devant eux. Des petits rois qui veulent qu'on leur fasse la révérence.
      Qu'Alex Perron soit maintenant victime de menaces homophobes montre le vrai visage de ces Carrés Rouges: Des réactionnaires prêt à s'en prendre à tous ceux qui osent les critiquer.
      Pauline Marois, qui lance un programme contre l'homophobie, devrait condamner sans réserve ces homophobes rouges.
      Il suffit d'ailleurs de regarder ceux qui participent aux manifestations, pour se rendre compte que ceux-là ne représentent aucunement la population de Montréal. À part de rares exceptions, la composition des Carrés Rouges ressemble à celle des membres du Parti Républicain aux États-Unis. Ça manque cruellement de diversité.

    • Pour ce qui est de la cause: Imprudent de prétendre que la cause générale des grèves et des manifs était la gratuité. N'oublions pas que c'était contre la hausse de 75% sur 5 ans. La CLASSE s'est appropriée la cause de la gratuité post-secondaire qu'une fois les élections annoncées.
      @Loulou27 11:38
      Oui en effet, j'ai utilisé un raccourci intellectuel pour réfuter. C'est bien clair que les manifestants représentaient plus de gens, qui eux étaient occupés au travail ou à la maison, sans compter ceux qui ne supportaient pas le mouvement étudiant tout court. Et c'est, en effet, difficile d'établir exactement comment l'opinion publique était divisée.

    • À ce que je sache la cause n'a pas changé: la gratuité scolaire. Même combat que l'année dernière. Pourquoi tant de journalistes, chroniqueurs, blogueurs (comme vous Madame Lortie) ont changé d'idée aussi radicalement? Ce qui était bon pour la cause n'est plus bon en 2013? Serait-ce le changement de gouvernement qui inspire maintenant, plutôt que la cause elle-même? Cette grogne alimentée par les syndicats était-elle dirigée contre le gouvernement plutôt que vers la cause. On peut toujours se poser la question...

    • si les politiciens et même les journalistes communiquaient le moindrement avec le public , il y a belle lurette qu'ils seraient rendus compte que les inégalités sociales engendrent ce genre de comportements

    • Ce à quoi nous assistons, c'est à la transposition dans un espace (ici la rue) des façons de faire, de certaines manières qui sont propres au Cyberespace. L'on exprime ce que l'on pense, de manière anonyme et parfois agressive. L'individu (ou le "dividu") a cette impression, se sentiment de participer à une démocratie inatantanée qu'il s'approprie.
      Cependant, contrairement au Cyberespace ou nous sommes libre de fermer l'ordi...dans ce cas-ci, nous sommes obligés de subir ces agressions qui sont inposées par un petit nombre. Il n'y a pas moyen de peser sur l'interrupteur. Alors, on fait quoi?

    • Malheureusement,
      1) cet article confirme aux briseurs que ca fonctionne de detruire pour faire parler d'eux
      2) cette generation a compris en ecoutant l'emission Passe-Partout etant plus jeune que lorsque l'on fait des mauvaises choses ca fait mal aux autres

    • Un gouvernement de l'ASSE, par l'ASSE et pour l'ASSE serait tout à fait dans le champ de vision des filles publiques de la rue.

    • « Si il y a 200 000 québecois dans la rue pour manifester, c'est peu probable que 7,800,000 autres sont contre le mouvement. »
      Peu probable? Ah oui, vraiment? En quoi l'inverse, multiplié par un nombre X, n'est pas encore plus probable? C'est gigantesque comme manifestation, mais spéculer qu'AU MOINS le double, voire le triple ou le quadruple de Québécois soient complètement exaspérés par ce mouvement, je crois que c'est plutôt réaliste. Évidemment, on entend les casseroles et les manifestants plus fort que les citoyens qui ont une famille, qui travaillent et qui voient tout ce grabuge à travers l'écran de leur télé et qui sont pris à payer les factures de la casse, du déploiement policier et des études de notre portion de jeunesse mécontente.
      Mais c'est un peu complaisant de "prendre pour du cash" l'appui d'une majorité de Québécois. C'est grand le Québec, outre les frontières de Montréal, ça continue, tsé.

    • Votre opinion a radicalement changé, les protestataires non, les raisons des manifestations non plus. Ils demandent le gel ou la gratuité, c'est selon. Alors, exliquez-nous pourquoi vous ne les appuyez plus.

    • Nos ados attardés ne manifesteront pas longtemps dans les rues ce printemps, les braves gens pourront donc dormir en paix. Ne restent parmi les manifestants que des groupuscules anarcho-pouilleux qui gênent plus qu'autre chose la plupart des étudiants sérieux. Je suis même surpris que les grands médias traitent avec sérieux de la question.
      Le germe de la révolution ne poussera pas sur le terreau Montréalais cette année; au diable le printemps arable!

    • MCL, vous étiez pourtant la première à vous insurger contre les actions policières et le gouvernement l'an passé. Qu'est qui a changé?

    • Non, ce n'était pas différent du printemps dernier. À part qu'elle suivait une manifestation pacifique qui a été sévèrement réprimée le 26 février. Mardi soir, tout était calme, jusqu'au moment où une vitrine a été cassée à l'insu de tous. La police s'est mise alors à attaquer la foule, avec des bombes assourdissantes lancées à hauteur des visages. Après alors la colère et le chaos, créé par la brutalité de l'intervention.

    • Il y a une différence entre ceux qui manifestent et ceux qui ne le font pas. Ceux qui ne manifestent pas, la plupart de ceux qui doivent aller gagner leur croûte à tous les jours pour donner aux gouvernemnts, municipalités etc., près de la moitié, et plus parfois, de ce qu'ils gagnent sous forme de taxes de tous genres . Ceux-là n'ont pas le loisir d'aller passer des saisons dans la rue. Je parie par contre qu'ils en ont plein le ... eux aussi. Car c'est à eux qu'on demande de sortir le portefeuille une fois de plus et d'aligner des dollars pour toutes les revendications de la rue.

    • On peut ergoter à l'infini sur le sujet et ses causes. Au bout du compte, il faut que la police fasse son travail. Toute manifestation illégale devrait être immédiatement dispersée. Et surtout pas tolérée! Quand on tolère aussi facilement l'illégalité, l'anarchie est bien proche.
      Il faut mettre fin à la pagaille et à la chienlit. Le seul moyen efficace, c'est l'usage de la force. Certains ne comprennent malheureusement pas autre chose. Palabres, colloques savants et sociologues ne changeront pas cet état de fait. L'Homme progresse hélas bien lentement.
      Michel Lebel

    • Le grand enseignement du printemps érable, c'est que si la rue exerce des pressions suffisamment longtemps, les lobbys qui poussent derrière feront des gains au détriment de l'ensemble de la société. Voir la France des dernières décennies. Notez que les étudiants en grève l'an dernier poussaient les mêmes slogans, dénonçant les mêmes "complots" qu'aujourd'hui: les riches, le pouvoir, les médias marqués au sceau du capitalisme... On les trouvait fort sympathiques, mais la gratuité est devenue aujourd'hui caduque avec le "gel indexé" des frais de scolarité. L'action a entraîné sa réaction et la fenêtre d'opportunité s'est refermée. Il faut passer à autre chose. Ces manifestants sont en attente d'une cause.
      Le nombre des manifestants a donc diminué et ceux-ci sont aigris, mais ces irréductibles seront rejoints, tôt ou tard, par le lobby qui décidera de les employer. Il s'agit de "timing". Les sujets, lorsque l'on y regarde de près, en pensant à tous les ayants droit et à tous les bénéficiaires de l'État providence, abondent. Les carrés rouges ont gagné, voici le tour des casseroles. Vive la démocratie participative.

    • Incroyable...quelle condescendance.
      Vous traitez la colère des jeunes dans la rue comme celle d'ados frustrés de tout et de rien. Il est pourtant simple de comprendre que cette colère n'est pas une force génétiquement programmée et temporaire, elle n'est que l'expression d'une intolérance de choses très précises par des gens qui n'ont pas le luxe d'avoir sacrifier leur sens critique pour évité la dissonance cognitive qui survient dans la vie de la plupart des salarié.
      Pourquoi de gens si fachés,demandez-vous?
      Parceque ayant marchés pour une cause le printemps dernier, il se sont fait casser la gueule et poivré par vos pauvres policiers exténués, qui ne s'embarasse d'ailleurs plus vraiment d'un semblant de sympathie pour quiconque peut classé comme "itudiant". Le combat qui se poursuit dans la rue aujourd'hui en est un qui vise à combattre à la fois les politique et la logique qui découle de la soumission des gouvernements à la fois à la doctrine économique néoclassique et à la fois aux groupes qui les forcent sur nous (l'acceptation pathétique de l'europe à l'absence de reglementation du systeme financier américain par exemple). Tout est lié, c'est bien simple, les combat des grecques, des espagnols sont aussi les notres: nous luttons contre la fin de la vie politique, contre cette logique qui pousse la famille Walton (Waltmart) à injecter un MILLIARD!! de dollar pour influencer les décideurs de la Californie de démenteler le réseau d'école publique primaire et secondaire pour le remplacer par des Charter Schools, des écoles privés homogénéisés où les éleves ne sont rien et où toutes les ressources sont attribués à fournir un Output maximal lors destests standardisés.Cette réalité n'est pas la notre?Pourquoi pas: tant que des peut m'importe leur parcour, se permetteront de s'écraser dans leur salon et de juger avec mépris des gens qui sont prêt à se faire battre pour des choses plus grandes qu'elles, je n'ai pas vraiment confiance et l'évolution de notre démocratie

    • La différence avec l'an passé c'est que ton parti est au pouvoir, alors les manifestants sont maintenant mal vus.
      Quand ils pétaient des vitrines pour protester contre le parti Libéral c'était justifié, applaudi et les policiers étaient répressifs.
      Petite nouvelle: ce sont exactement les mêmes abrutis qui sont dans la rue et ils font exactement ce qu'il faisaient l'an passé.
      Évidemment c'est moins bien organisé, moins bien maquillé que lorsque c'était organisé par la CSN... et puisque tes amis syndiqués ne sont pas derrière ça, j'imagine que ta moralité change aussi ?
      M. Desmarais
      PS: Faut pas s'inquiéter, sans une aide extérieure ces jeunes sont absolument incapables d'organiser quoi que ce soit de cohérent, ça ne lèvera pas cette année.

    • @pierrea 06h48
      difficile de dire que le mouvement étudiant n'étais pas représentatif de toute la jeunesse québecoise.
      Définitivement que le mouvement de GRÈVE était minoritaire, mais le mouvement de PROTESTATION ne l'était pas du tout. rappelez-vous des manifestations du 22 de chauqe mois, au printemps passé. Si il y a 200 000 québecois dans la rue pour manifester, c'est peu probable que 7,800,000 autres sont contre le mouvement.

    • J'ai bien peur que tout cela ne se termine mal.

    • La seule chose qui a changé, c'est le regard que certaines et certains posaient et posent maintenant. Le "mouvement" n'a jamais été représentatif de l'ensemble de la jeunesse québécoise, mais une certaine élite a décidé l'an dernier que c'était bien cool. Cette année, pas tellement.
      So 2012 -- les jeunes de cette année reviennent avec les mêmes revendications, mais cette fois, leurs aînés, en particulier ceux et celles qui revivaient leurs belles heures rebelles des années 60 et 70 trouvent le pantalon à pattes d'éléphant redevenu à la mode l'an dernier trop serré et décidément démodé.
      Les jeunes qui manifestent n'ont jamais été représentifs de l'ensemble de la jeunesse québécoise. Les jeunes Québécoises et Québécois ne sont pas alignés avec l'onanisme idéologique de la CLASSE. La fibre révolutionnaire de la CLASSE, c'est du simili, complètement théorique et tout le monde sait que ces grands idéaux prendront le bord à la première perspective d'emploi relativement payant. Et c'est alors que tous ces Che en herbes deviendroit des payeurs de taxe qui deviendront tannés de payer des impôts et qui riront gentiment et peut-être fièrement de leurs élans passés.
      M. P.A. Paquin

    • Et si, lors d'une prochaine manifestation annoncée, 100 000 citoyens prenaient les devants, armés de portefeuille bien garni, invitant les commeçants à manifester aussi en restant ouvert tout le long du parcours déclaré, prenaient le contrôle de la rue et des médias, comment réagirait notre érablère printannière?

    • Pourquoi ne pas parler de l'absence d'autorité des parents de ces jeunes? Que les parents jouent enfin leur rôle! Tout à un prix dans la vie, il faut l'accepter. Que l'on exprime son désaccord, c'est un droit que la démocratie nous accorde. Mais aves les droits, viennent les obligations. Qu'une minorité de petits révolutionnaires imposent leurs vues à une majorité par la terreur, c'est inacceptable! Et ça, c'est l'éducation que l'on donne à nos enfants qui doit l'enseigner. C'est le boulot des parents, pas les policiers ni les élus!!!

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