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Qui a peur de Leila?

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Leila Lesbet est arrivée à Montréal il y a 12 ans. «Je suis venue ici parce qu'en Algérie, en tant que femme, ce n'était plus possible de vivre.»

Avec mari et enfants, en octobre 2001, Leila s'installe dans la région métropolitaine.

Enseignante dans son pays d'origine, elle trouve un emploi ici comme technicienne en éducation spécialisée dans une école. En gros, on lui confie les cas difficiles et son rôle est de désamorcer les crises, de rendre studieux des enfants qui ruent dans les brancards.

Rapidement, elle s'engage aussi dans le mouvement féministe. Militante un jour, militante toujours. Avoir vu son nom affiché dans les mosquées en Algérie, invitant les fidèles à l'assassiner parce qu'elle a organisé des manifestations contre le pouvoir, notamment la marche du 8 mars 1994, n'a pas réussi à la faire taire.

Elle devient membre de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Écrit des lettres d'opinion. S'engage dans les discussions. En 2009, elle se désole de voir la Fédération prendre une position controversée sur le port du voile dans la fonction publique.

La FFQ est pour ce que certains appellent la «laïcité ouverte», donc en faveur du port du voile par les agents de l'État, pour celles qui le veulent. Leila, musulmane, est de celles qui ne veulent pas que l'État ouvre la porte à ce symbole.

Elle est de celles qui trouvent que le voile n'est pas un accessoire ni même un insigne religieux. «C'est un islam que je ne connais pas, même si j'ai grandi avec des parents très croyants, très conservateurs.»

Selon elle, le voile est plutôt un message. Un message de soumission, un message politique qui a cours depuis la révolution iranienne de 1979. Un recul. Dans les pays musulmans, des femmes sont violées parce qu'elles refusent de le porter, rappelle-t-elle. «Ce voile et cette burqa qu'on défend ici sont entachés du sang de toutes les adolescentes et les femmes qui ont voulu dire non.»

Leila va même plus loin. Très loin. «Le voile, c'est notre étoile jaune», dit-elle en faisant référence au tragique symbole utilisé par les nazis pour identifier les juifs. «Je ne peux pas soutenir une oppression, une atteinte à la dignité humaine.»

Leila a des idées qu'on entend peu souvent formulées par des musulmanes, comme elle, sur la place publique. Dans la communauté à Montréal, dit-elle, ses idées sont partagées, mais en privé surtout. Pourquoi? «Nous sommes fatiguées», dit-elle, en parlant de ces femmes musulmanes qu'elle côtoie et qui partagent son opinion, mais qui se démènent pour mener de front travail, famille et intégration à bon port. Monter au créneau demande du temps, un dévouement, une capacité à encaisser les coups, que plusieurs n'ont pas. Tout le monde n'a pas le cran et l'éloquence d'une Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran. Se battre est épuisant.

Mais Leila, dont les enfants sont aujourd'hui partis travailler en Europe, a du temps. Et elle tient tellement à ses idées qu'elle voulait les faire entendre à la Fédération des femmes du Québec dans le cadre des états généraux que l'organisme a convoqués afin de déterminer ses orientations politiques pour les 20 prochaines années.

Après avoir participé à certaines activités, dont un colloque en mai dernier, Leila s'est toutefois fait dire par les organisatrices de ce vaste mouvement de réflexion qu'elle n'aurait pas sa place aux «tables» de discussion qui ont cours actuellement en vue du grand forum final de novembre prochain.

«Comportement problématique», lui a écrit la coordonnatrice des états généraux, Alice Lepetit.

En lisant le courriel où c'était annoncé, Leila a cru être de nouveau en Algérie. «Vivre l'exclusion, ici, par des femmes, après ce que j'ai vécu, ce fut pénible», raconte-t-elle. Choquée, elle réplique: «Si j'ai choisi l'exil, ce n'est pas pour accepter, ici au Québec, des agissements de potentats... Qui m'a représentée à ce procès» Alexa Conradi, présidente de la FFQ, était au courant du dossier quand je l'ai jointe jeudi. Son explication: la décision d'exclure deux personnes des tables de discussion - elle n'a pas voulu les nommer, mais il s'agit de Leila Lesbet et de l'anthropologue Michèle Sirois - est liée à des questions pratiques, assure la présidente. «Le comité d'orientation devait veiller à ce que les tables soient fonctionnelles», a-t-elle affirmé sans préciser la nature des problèmes de «fonctionnalité» posés par les deux féministes, dont les opinions sur le voile sont à l'opposé de celles mises de l'avant par la FFQ.

Prive-t-on les états généraux de points de vue importants? D'idées qu'on entend peu en public de la bouche de musulmanes féministes? Pas du tout, réplique Mme Conradi. «Cette voix est déjà présente dans le mouvement des femmes.»

Et puis, dit-elle, il y a encore de la place pour la discussion, des événements publics à venir, de l'espace sur le web pour publier des lettres...

Leila, elle, n'arrive pas à croire que ses idées, son temps, son énergie, sa volonté de participer aient ainsi été mis de côté. «Comment peuvent-elles parler d'inclusion, d'intersection, d'égalité? demande-t-elle. Quelle hypocrisie...»

Bonne question.

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Commentaires (71)
    • Pour prendre la pleine mesure de la confusion qui s'est installée à la Fédération des femmes du Québec et de ce à quoi font face les féministes favorables à la laïcité, il faut aller lire la réplique des «Femmes racisées membres des Tables de travail des États généraux de l'action et de l'analyse féministes»
      http://www.etatsgenerauxdufeminisme.ca/index.php/a-propos/32-droit-de-replique/77-qui-a-peur-de-l-inclusion

    • J'ai lu et relu votre chronique, incroyable que ce soit au Québec en 2013 que cette situation existe. Déprimant et inquiétant ! Leila, vous avez mon support moral.

    • À l'attention de Marie-Claude Lortie,
      Merci de faire entendre notre voix dans votre journal.
      Hélène Bouthillette

      Nous, collègues de Leila, et ce depuis plusieurs années, avons été surpris voire choqués de lire son exclusion des tables de travail des états généraux du féminisme dont elle nous a beaucoup parlé en mai 2012.
      Elle nous a longuement informées du travail fait et du travail qui reste à faire afin de préserver les acquis des femmes au Québec.
      Nous connaissons Leila, nous connaissons son sérieux dans le travail, sa disponibilité, son écoute, son altruisme et son apport constructif à l'équipe pour tout ce qui concerne le bon fonctionnement de l'école mais surtout le bien-être de nos petits chérubins.
      Elle fait partie intégrante de l'équipe où elle a su gagner sa place par sa générosité et son ouverture d'esprit.
      Nous tenons à dire notre indignation quant à cette condamnation infondée et unilatérale «comportements problématiques».
      Nous tenons à lui témoigner notre soutien et lui dire que cette situation ne saurait remettre en question l'estime que nous lui portons notamment grâce à son très grand professionnalisme.
      Nous avons besoin de toi Leila, reste comme tu es : honnête et fidèle à tes principes.
      Les signataires :
      Hélène Bouthilette, Manuel Dufort, Matie-France Daigneault, Christine Lajoie, Chantal Laurin, Chantal Dignard, Nathalie Lemay, Marilyne Beauragard, Anie Brassard, Mathilde Tinawi, Richard Lajoie, David Beaudry, Ginette Bellemarre, Normande Guay, Élise Mayrand, Belgin Ersoy, Mélanie Lussier, Genviève Doré, Mariam Anwar, Juliana Bustillo Hernandez, Manon Picard, Jonathan Lacroix, Gabrielle.B.Norris, Xavier.B.Norris, Marie-Antonine Fouquet, Marielle Gougeon, Odrée B.Norris, Amélie Roy, Isabelle Moreau, Paul Cossette, Anne-Sara Laroque, Dominique Roy.

    • À l'attention de Marie-Claude Lortie,
      Merci de faire entendre notre voix dans votre journal.
      Hélène Bouthillette

      Nous, collègues de Leila, et ce depuis plusieurs années, avons été surpris voire choqués de lire son exclusion des tables de travail des états généraux du féminisme dont elle nous a beaucoup parlé en mai 2012.
      Elle nous a longuement informées du travail fait et du travail qui reste à faire afin de préserver les acquis des femmes au Québec.
      Nous connaissons Leila, nous connaissons son sérieux dans le travail, sa disponibilité, son écoute, son altruisme et son apport constructif à l'équipe pour tout ce qui concerne le bon fonctionnement de l'école mais surtout le bien-être de nos petits chérubins.
      Elle fait partie intégrante de l'équipe où elle a su gagner sa place par sa générosité et son ouverture d'esprit.
      Nous tenons à dire notre indignation quant à cette condamnation infondée et unilatérale «comportements problématiques».
      Nous tenons à lui témoigner notre soutien et lui dire que cette situation ne saurait remettre en question l'estime que nous lui portons notamment grâce à son très grand professionnalisme.
      Nous avons besoin de toi Leila, reste comme tu es : honnête et fidèle à tes principes.
      Les signataires :
      Hélène Bouthilette, Manuel Dufort, Matie-France Daigneault, Christine Lajoie, Chantal Laurin, Chantal Dignard, Nathalie Lemay, Marilyne Beauragard, Anie Brassard, Mathilde Tinawi, Richard Lajoie, David Beaudry, Ginette Bellemarre, Normande Guay, Élise Mayrand, Belgin Ersoy, Mélanie Lussier, Genviève Doré, Mariam Anwar, Juliana Bustillo Hernandez, Manon Picard, Jonathan Lacroix, Gabrielle.B.Norris, Xavier.B.Norris, Marie-Antonine Fouquet, Marielle Gougeon, Odrée B.Norris, Amélie Roy, Isabelle Moreau, Paul Cossette, Anne-Sara Laroque, Dominique Roy.

    • C'est vrai que l'amour de l'Islam est trop souvent maladif.
      Mais violence, menaces et intimidation sont les intruments de la peur. Les extrémistes sont terrifiés.
      Je ne crois pas qu'il soit judicieux de se braquer contre eux. Ça ne fait qu'augmenter l'incompréhension. Il y a quelque chose de poétique dans le port du voile et il y a quelque chose d'opprimant dans le port du voile. Tant que chaque être humain sur Terre n'aura pas accepté ces deux interprétations, le conflit perdurera. Et la peur s'intensifiera. Selon moi.

    • @ Petitesirène et @ Glepage @ Gphilie,
      J'ai eu l'avantage de vivre en Europe (France et Belgique) pendant plus de 5 ans. 1999/2004.) J'ai eu aussi à voyager au Maroc et en Algérie encore tout récemment (2007). Croyez-moi j'ai vu une régression dans ''les sociétés des femmes''.
      J'ai vécu dans un quartier de Maghrébins à Lille la ville de Martine Aubry,. Un grand ''Petit Maghreb'' de Montréal.
      Les quelques rues adjacentes à celle où j'habitais étaient selon mes normes et standards tout à fait vivables mais au-delà de ces rues la situation changeait du tout au tout. J'avais l'impression d'avoir changé de ville et de pays. C'était aller au Maroc en quelques minutes de marche.
      Le regard que je ressentais sur moi, le regard des hommes était ''fusillant''. J'ai même entendu des ''retourne chez toi'', ''va t'habiller convenablement'' et j'en passe.
      Une fois, quelques semaines après mon installation, je me suis égarée dans une rue transversale à la mienne, j'ai été arrêtée tout net par deux barbus, qui m'ont invité avec rudesse à rebrousser chemin. Ils se préparaient à faire la prière, ce n'est que bien plus tard que je compris que c'était vendredi (jour saint chez les musulmans). La rue était barrée et de grands tapis jonchaient sur le sol.
      Alors, vous parlez d'éducation comme le fait Shabana Basij ... mais ces gens de Lille, des français d'origine Marocaine, Algérienne, Tunisienne ... ont bien été à l'école laïque française !? Je veux bien croire que celles et ceux qui viennent directement de ces pays ont été formés à plus de religiosité mais celles et ceux qui ont été à ''l'école européenne'' ... !?
      Faut-il attendre que les rues du Petit Maghreb, de St Michel et d'ailleurs soient l'objet d'occupation illégale ? Croyez-en mon expérience et je ne vise en aucune manière les musulmans de quelques groupes que ce soit mais ceux qui veulent encadrer cette communauté - avec le soutien de celles et de ceux qui au nom de la tolérance, du vivre ensemble et du bon devenir, accepte

    • je pense qu il manque un de mes commentaires , il est ou

    • Personnellement, un déclic s'est fait dans ma tête sur un traversier vers le Maroc, alors que j'ai vu un groupe de femmes qui faisaient les clowns autour d'un voile, qui se donnaient des airs ridicules et se faisaient rire (j'étais sur l'étage des femmes, alors elles pouvaient se permettre de déconner). C'était la première fois que je ne concevais pas la femme voilée comme un être réprimé qui a toujours les yeux comme un chevreuil devant des phares de voiture. Ça semble peut-être évident pour les musulmanes, mais j'ai l'impression que bien des Québécois, pressés de faire évoluer la conscience collective à travers des histoires d'horreur et d'oppression politique, n'ont pas cette notion. Que même voilée, une femme peut trouver son chemin pour être forte et émancipée.
      http://www.ted.com/talks/shabana_basij_rasikh_dare_to_educate_afghan_girls.html
      Je ne dis pas qu'il faut encourager le port du voile, mais selon moi, il faut arrêter de forcer les choses. Le Québec est une société jeune, fringante, avide d'évolution, (on évolue où, telle est la question) mais je crois que certains musulmans ont des valeurs familiales qui feraient rougir bien des Québécois.
      Je ne prétends pas détenir la vérité, j'espère seulement qu'on puisse s'écouter, nous qui avons chacun des histoires différentes et complexes.

    • Ok. Mais que penser du voile collectif '' virtuel'' québécois, lequel masque allégrement, alors que particulièrement tenace, la problématique ô combien effroyable du suicide masculin à répétition, et ce, depuis maintenant... 30 années bien sonnées ?
      Après 50,000 suicides masculins - hommes et garçons confondus - en sol québécois au cours des 3 dernières décennies, n'espérez (surtout pas ) pas émouvoir la collectivité avec vos récriminations à la sauce de discrimination de la ''pauvre'' femme musulmane, m'ame Lortie.
      Parlez-en à vos innombrables compatriotes qui ont trouvé leur ado pendu dans le sous-sol de leur demeure. Vous verrez que vous perdrez rapidement votre propension au militantisme intéressé, destiné à remettre en selle un féminisme tatillon et réactionnaire lequel, par ailleurs, demeure directement responsable de cette mort volontaire collective masculine à répétition. Quoique vous en disiez ou en fassiez.
      Honte à vous, madame.
      Gordon Sawyer
      Montréal

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • J'ai plusieurs amies qui refusent d'être membres de la FFQ pour deux raisons: sa position politique concernant le port du voile et autres signes religieux ostentatoires et son absence de position concernant la prostitution ou plutôt son préjugé favorable envers les "travailleuses du sexe".
      J'aimerais bien rencontrer Leila Lesbet. Elle peut me joindre à johanne.jutras.1@ulaval.ca En tant que professionnelle au gouvernement du Québec, j'ai soutenu publiquement la position défendue par Diane Guilbault. auteure de "Démocratie et égalité des sexes" et Djemila Benhabib, auteure de "Ma vie à contre-coran" lors de l'assemblée générale spéciale de la FFQ tenue le samedi 9 mai 2009 à Québec portant sur la laïcité. Si nous voulons une véritable séparation de l'État et de l'Église et une réelle égalité entre les femmes et les hommes, tous les signes religieux doivent être bannis des institutions publiques, y compris le crucifix à l'Assemblée nationale.

    • @ glepage et @ bien d'autres Québécoises qui par leur naïveté font corps avec l'Islam Politique : Préjugés madame, mesdames, il y a une grande nuance entre s'exprimer et être tolérante, défendre la liberté de conscience et de penser et l'hypocrisie qui ne dit pas son nom.
      La libre expression des convictions religieuses est une chose mais utiliser la religion à des fins politiques en est une autre. Malheureusement après avoir mis à feu et à sang l'Algérie, les islamistes (comme celles qui ont infiltrés les institutions québécoises) s'en prennent à d'autres pays de l'Afrique du Nord et du Moyen Orient.
      Non satisfait(e)s de ce mal qu'ils propagent ils s'en prennent aux pays comme les Pays Bas, la Belgique et bientôt le Québec.
      Vous les défendez par votre naïveté. Les femmes d'ici devraient écouter celles qui ont fui la mort parmi les Algériennes, les Égyptiennes et dans pas très longtemps les Tunisiennes.
      Sauf si effectivement, d'un côté les québécois et les québécoises demandent à ce que les musulmans et les musulmanes et non pas les islamistes parlent et une fois qu'ils/elles le font presque tout le Québec fait voix et veut les faire taire.
      EN ÊTES VOUS ? UNE CHOSE EST CERTAINES, LA FFQ EN FAIT PARTIE.
      Moi aussi je dis, BASTA. Je vais me taire et ne venez pas vous plaindre par la suite pour ce que vous n'avez pas encore vécu comme déni de droit.

    • @ Meskari
      Sachez que je suis tout à fait d'accord pour que tout le monde puisse s'exprimer librement et il devrait être possible d'avoir un dialogue avec Mme Lesbet. Mon point était que le point de vue de femme d'ici, comme moi, doivent aussi être entendu.
      Je me batterai pour la justice et la libre expression et c'est pour ça que je souhaite moi aussi un traitement juste et je souhaite avoir la libre expression des convictions religieuses.

    • Leila a mille fois raisons de s'insurger contre les positions (molles et honteuses) de la FFQ, sur le sujet du voile. Entre voile et viole, il n'y a qu'une inversion de lettre, et Leila, autant que Mme Benhabib, ont très bien compris le lien qu'il y a entre ces deux mots lorsqu'ils sont conjugués dans un pays musulman. Le Québec n'est pas musulman. Haro à la FFQ. La laïcité ouverte ? Quelle vilaine expression, erronée : disons plutôt la laïcité couverte...


    • La FFQ a choisi de répondre à Marie-Claude Lortie par la bouche du comité d'orientation des Etats généraux http://www.etatsgenerauxdufeminisme.ca/index.php/a-propos/32-droit-de-replique/76-chronique-de-marie-claude-lortie-derapage-par-omission.
      Bon, ce n'est pas bien grave, puisque 3 personnes du conseil d'administration de la FFQ siègent aussi à ce comité d'orientation. Mais le plus intéressant, c'est de retrouver dans la liste des membres de ce comité d'orientation ? celui qui a refusé la candidature de Leila (et de Michèle Sirois) SANS LES RENCONTRER, - les noms de Samira Laouni et Leila Bdeir.
      Samira Laouni est une islamiste bien connue
      http://blog.sami-aldeeb.com/2011/02/16/a-montreal-une-islamiste-veut-faire-taire-les-critiques/#more-6542, longtemps porte-parole du Congrès islamique canadien, ardent promoteur de l'application de la charia au Canada. Leila Bdeir était jusqu'à tout récemment porte-parole de Présence musulmane, un organisme associé à Tarik Ramadan.
      En aucun temps, les organismes auxquels sont associées ces deux personnes ne peuvent prétendre être favorables à l'émancipation et la défense des droits des femmes, ce qui devrait être la condition essentielle de participation à ce comité. Je ne sais pas si les membres du comité d'orientation auraient accepté dans leurs rangs des représentantes de groupes anti avortement ou autres Real Women. Mais elles semblent ne pas avoir de mal à accepter des militantes de groupes défenseurs de la charia...


    • @ petitesirene : pression sociale vous dites - les mères de ces femmes voilées se sont souvent émancipées et ont renié toute cette façon de vivre soumise aux habitudes des sociétés retrogrades sorties tout droit du Moyen Âge. Pour leurs filles c'est le retour en arrière - résultat du lavage de cerveau de tout un système de l'Islam politique, non seulement dans les pays de l'Orient, mais de façon de plus en plus inquiètante ici aussi. Et les bienpensants de chez nous, dont FFQ, vont toujours trouver comment approuver ce glissement vers la barbarie - comme certains ont admiré le communisme au siècle dernier.

    • Bonjour,
      Une amie Tunisienne m'a fait parvenirle poème suivant. Il exprime avec la passion et la rage ce qu'une femme qui subit la violence de l'Islam politique ressent aui profond de ses entrailles.
      Les femmes de la FFQ devraient s'inspirer pour comprendre ce que Leila l'Algérienne exprime face au déni d'expression que lui confronte la FFQ.
      Leila tu as mon soutien et il faut que tu saches que bien des femmes Québécoises sont avec toi.
      --------------------------------------------------
      Dites-moi que voulez vous?
      Vous voulez que je me voile et que mes cheveux ne se voient plus,
      Vous voulez que je parle doucement ou
      Mieux encore que je ne parle plus,
      Vous voulez que je laisse ma place aux hommes au travail
      Vous voulez que je sois guidée comme du bétail,
      Vous voulez que je reste à la maison,
      Vous voulez que je ne fasse que produire des enfants,
      Vous voulez que je ne conduise plus,
      Vous voulez que je n'argumente plus,
      Vous voulez que mon visage soit caché,
      Vous voulez que je sois frappée,
      Vous voulez que je sois lapidée,
      Vous voulez que j'accepte la polygamie,
      Vous voulez que je sois enterrée à vie,
      Vous voulez que j'accepte cette infamie ?
      Vous voulez que j'oublie que j'ai une tête qui fonctionne,
      Vous voulez que je devienne une autre personne,
      Vous pouvez rêver de tout ça mais vous ne l'aurez pas,
      Vous savez pourquoi ?
      Parce que je suis une femme tunisienne qui sait dire Non
      Une Tunisienne

    • @glsr2012
      parce que nous devons maintenant respecter leurs tabous ? Ils importent ici leur croyances moyenâgeuses, leurs tabous et leur façon de traiter les femmes, et nous ,on doit nous soumettre et respecter ces absurdités? non merci, je peux blasphamer qui je veux du moment où je respecte les lois du canada.

    • le sujet s,est tournee en champ de bataille pour le feminisme , et en plus les islamistes ont infecte le sujet ,
      bye bye jusqu a un autre sujet ou je ne sens pas ces choses ,
      QUEL GACHIS

    • Ce sont les gestes que l'on pose qui comptent et non pas les belles paroles lancées à la barbe des gens qui se plaignent peut-être avec raison et qui n'ont que pour but de sauvegarder un ou des nombrils bien assis dans des fauteuils payants.
      Que diriez-vous, par exemple, si une femme demandait son appui à la FFQ en raison de maltraitance psychologique ou économique de la part de gays qui ne peuvent pas sentir les femmes et qui les excluent systématiquement à mesure qu'ils prennent contrôle de tels ou tels lieux ? Penseriez-vous, au plus fort la poche, que ses affirmations doivent être tues ? La regarderiez-vous d'un air moqueur ou inquiet de devoir vous éloigner des allégeances pro-homosexuelles de la même manière qu'un islamiste enverrait ballader une femme qui se plaindrait que son hiqab est trop chaud sous un soleil de 40 degrés à l'ombre alors qu'il est en train de se baigner en maillot dans la mer ?
      Je trouve le commentaire FFQ vraiment aussi plein de déni systématique que tous les autres dénis entendus au cours des récentes années dans les causes de combat contre toutes les formes de corruption.
      Alors, quels actes ont été engagés par la FFQ pour ne pas exclure cette femme musulmane à qui vous devrez imposer par ailleurs de ne pas mêler sa propre religion aux affaires de féminisme de la même manière qu'il ne faudrait pas y mêler les affaires d'orientation sexuelle ?
      Par exemple, les choisies sont-elles toutes aplatventristes ou stigmatisées par la force du mouvement homosexuel global qui commence lui aussi à ressembler à une religion intégriste ? Vous me collerez sûrement l'étiquette d'homophobie (je me la faisais déjà coller stratégiquement alors que j'avais des photos d'homosexuels dans mes pages, ça doit donc être fort utile).
      Sauf que de tout temps dans le monde, il y a eu beaucoup plus de femmophobie que d'homophobie. Pour que cesse la femmophobie, il faudra plus que des états généraux nombrilistes.
      femmophobie.com

    • J'invite les lecteurs à lire les versets et hadiths sexistes ou misogynes suivants:

      Versets misogynes:
      http://brisonslemythe.canalblog.com/archives/17_versets_misogynes/index.html
      Hadiths misogynes:
      http://brisonslemythe.canalblog.com/archives/25_hadiths_misogynes/index.html

      Pour ce qui est du voile, aucun verset du Coran ne parle de cacher les cheveux et le cou mais de couvrir la poitrine ou l'échancrure de vêtement, selon les traductions les plus courantes:
      Sourate 24, verset 31:
      "Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu´elles rabattent leur voile sur leurs poitrines (...)

      Cependant, selon le chercheur et traducteur Sami Aldeeb, le mot "Juyub", utilisé dans une variante de ce verset, signifierait en fait "fente" et désignerait le sexe féminin. Voici sa traduction du même verset:
      "Dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur sexe, de ne faire apparaître de leur ornement que ce qui est apparent et de rabattre leurs voiles sur leurs fentes (...)"

      "Le Coran revisité, par Patricia Briel"(lire le dernier paragraphe du premier texte):
      http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=166

    • @gphilie Très bien dit.
      Le discours de Leila (le voile est un signe de soumission) est extrémiste et n'a rien de nouveau. Il uniformise les femmes qui portent le voile, ce qui est dangereux, et encourage les Québécois qui croisent une femme voilée à l'épicerie à la regarder avec pitié ou mépris. Systématiquement. Une femme mérite d'être regardée avec respect et dignité, peu importe ce qu'elle porte.
      "Oui mais si elle porte un voile, elle ne se respecte pas elle-même." Silence, svp. Silence. Nous sommes tous SOUMIS à des pressions sociales d'une façon ou d'une autre. Combien de Québécoises se maquillent parce que leur mari les y forcent ? Combien de Québécoises se maquillent parce que ça leur tente ? Combien de Québécoises n'osent pas sortir de la maison sans se maquiller parce qu'autrement, elles ne se sentiraient pas bien dans leur peau ? Taisons-nous et regardons-nous.
      Leila semble mener une bataille personnelle. Je n'ai pas peur d'elle, j'ai peur de ceux qui la suivent aveuglément.

    • Il m'a été souvent démontré que dire la vérité sans fard n'est pas toujours acceptable dans une société où certains tabous sont la norme imposée.

    • Le voile est un symbole abject, mais obliger une femme à enlever son voile c'est l'obligé à affronter ceux qui désirent la soumettre. C'est l'obliger à se lancer dans une lutte qu'elle n'a peut-être pas la force de gagner.

      Est-il acceptable de sacrifier certaines femmes afin d'améliorer le sort de la majorité?

      Ne serait-il pas préférable de s'attaquer directement et sans pitié aux hommes et aux religions qui se servent de Dieu comme excuse pour soumettre les femmes?

    • Les femmes qui ont fui les pays où l'islamo-fascisme les opresse sont menacées par les mêmes tendances totalitaires rampantes ici, au coeur même des sociétés libres. Il faut être vigilant et lutter contre ces menaces avant qu'il ne soit trop tard.

    • Y en a qui jouent sur les sentiments , moi aussi je dis il faut penser aux millions de musulmans qui ne sont pas islamistes dans les pays de monde et qui subissent le mal des islamistes de tout bord , aussi faut penser au devenu de cette societe dont on vive qui va etre gangrener - plutot , elle est gangrener - par l,islamisme et a leur tete les freres musulmans , pour parler de BENHABIB , ll faut etre a sa hauteur

    • La FFQ a été infiltrée par des islamistes. En 2009, alors que la FFQ se préparait à voter sur le voile, il y a eu des chaînes de courriels et un appel à toutes de Samira Laouni, (alors candidate pour le NPD), diffusé sur des forums musulmans pour convaincre des musulmanes de devenir membre de la FFQ pour faire pencher le vote du côté islamiste:

      http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2009/05/20090514-064000.html

      http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/05/20090514-064300.html

      http://pointdebasculecanada.ca/index.php?option=com_content

    • Honte à la FFQ. Honte aussi à tous nos politiciens haut placés qui font les autruches.
      Bravo aux Leila Lesbet, Michèle Sirois, Djemila Benhabib de ce monde.

    • @glepage 11:27
      Dans la mosquée que vous fréquentez, l'imam tient des propos offensants à l'égard des non-musulmans et des Occidentaux. Cele ne semble pas vous déranger outre mesure...
      Ce n'est pas la première fois que Mme Lepage fait des analogies boiteuses...
      http://pointdebasculecanada.ca/articles/10002610-qui-tire-les-ficelles-derrière-les-s?urs-musulmanes-de-francine-pelletier.html

    • Merci de publier ceci, Mme Lortie.
      J'ai connu Mme Sirois il y a des années, l'ayant eu pour prof. C'est une femme d'une grande rigueur intellectuelle et j'apprécie son combat pour la laïcité depuis des années.
      Or, l'époque actuelle est bien difficile pour celles et ceux qui défendent des principes en osant aller à l'encontre d'un consensualisme bien-pensant.
      J'espère que Mmes Sirois et Lesbet sauront trouver un meilleur canal pour faire valoir leurs positions (peut-être le CCIEL ?). Le Québec a grandement besoin d'intellectuel(le)s qui n'ont pas peur de faire primer l'analyse sur les bons sentiments, et surtout qui savent voir les écueils sociaux vers lesquels nous nous dirigeons, au-delà des discours victimaires et autres distractions.

    • Mon précèdent post a été coupé. En voici la suite.
      (..) Elle était présidente de l'AITDF (association indépendante pour le triomphe des droits des femmes). Elle faisait partie du Collectif Maghreb Égalité, organisation de femmes du Maroc, de la Tunisie et de l'Algérie qui travaille à unifier les législations portant statut personnel et surtout mettre un terme à la minorisation des femmes dans ces trois pays.
      Je suis musulmane et je ne suis ni financée par l'Arabie Saoudite ou le Qatar ni soumise à un individu qui veut me faire vivre comme avant l'avènement de l'Islam. Aux femmes qui trouvent que le voile fait partie du vêtement traditionnel des femmes musulmanes, je leur dis : ?'Vous faites partie de ces hommes qui veulent la soumission des femmes musulmanes et la régression de leurs sociétés''.
      Personnellement, je ne fais pas partie de la FFQ et je n'en ferai jamais partie, tout simplement parce que, là où il y a monopole le totalitarisme s'impose. Cela me rappelle l'UNFA (Union nationale des femmes Algériennes) des années ?'70'' en Algérie.
      Pourtant, je suis convaincue que l'apport de Leila par ses interventions et son point de vue auraient été d'une grande utilité dans la vision à long terme de la FFQ. Je reste cependant, convaincue que Leila n'a rien à faire dans une telle association. Il existe d'autres tribunes où son apport sera vu positivement.
      Quant à la FFQ, faut-il croire qu'une seule voix, celle de Leila lui fasse à ce point peur ? Et si, toutes les algériennes qui vivent au Québec et qui ressemblent à Leila, (Et elles sont fort nombreuses) venaient à reprendre leur bâton de militantes progressistes que ferait-elle ?

    • Nous avons tous nos idées et nos opinions et ici, elles sont amplement véhiculées et je les respecte. J'aimerais que Léger Inc. nous produise un sondage pertinent pour une fois: parmi les musulmans du Québec, pratiquants ou non, pour ou contre le port du voile ou autres signes religieux? Avec des questions complémentaires et des réponses en fonction du genre, de la tranche d'âge, provenance nationale, famille pratiquante ou non, etc.
      Pour avoir voyagé dans plusieurs pays arabo-musulmans avant la crise initiée en 2001, et au Maroc dernièrement, les femmes libérées et mariées à des hommes respectueux, même pratiquants, ne portent pas le voile, seulement, occasionnellement, un bon vieux châle de «grand-mère» par respect. Donnons la voix à ces femmes et ces hommes qui ont quitté leur pays pour être libres.

    • Ce genre de discours ne peut en aucun cas aider la population à mieux vivre ensemble. Au contraire, cela ne fait qu'augmenter la haine dans les coeurs des gens! Ces femmes (Laila et Jamila) devraient réfléchir aux conséquences directes sur les femmes musulmanes voilées qui ont pleinement choisi de porter le voile.
      Elles font de la désinformation en disant que le voile ne fait pas parti de l'Islam et que c'est un symbole politique! C'est tout à fait faux! Le voile est la manière de s'habiller de la femme musulmane et fait entièrement partie de l'islam.

    • @ jeanhudon ~
      Faites donc vos propres recherches...
      On est jamais si bien servi que par soi-même"

    • J'aime le look Marie Drucker :
      http://imgur.com/FYh4JL1

    • le foulard est un signe religieux , quelques politiciens pronnent la laicite sans savoir ce que veut dire , TOUT ce que je peux vous dire c,est que beaucoup d,organisme sont infecte de la mouvance islamique - les islamistes - , dans l,emploie public n,on parlons pas ,

    • Il m'arrive rarement de participer à des conversations de ce genre parce que souvent elles prennent une tournure inattendue du genre que celle que voudraient lui donner certains commentateurs et certaines commentatrices. Dans ce cas précis, je vise particulièrement Basel, Lmahmoud et Glepage.
      Elles ne veulent pas comprendre qu'il ne s'agit pas de voile ou de femme. Le fonds du problème est la liberté de penser, la liberté d'expression et la liberté tout court. Que les femmes musulmanes ? arabes ou non arabes ? portent le voile ou ne le portent pas, là n'est pas la question ; les ?'états généraux'' que la FFQ auraient pu en parler. Mais la décision de cette organisation montre à l'évidence que ce ne sera pas le cas.
      Pour ma part, Algérienne d'origine, je soutiens Leila dans sa démarche et sa position.
      Alors, lorsque je lis ?'Encore une autre qui parle en nom des femmes musulmanes. Mais qui est-elle pour parler à leurs places?'' Je me dis encore une fois ?'danger dans la demeure''. Encore une qui veut faire taire une voix. Elle doit par conséquent faire partie de ces femmes de tariq ramadhan connue sous le qualificatif ?'présence musulmane'' qui ont phagocyté la FFQ. Soumises à leurs hommes, elles ont finit par devenir du jour au lendemain militantes du droit des femmes musulmanes.
      Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Leila, laissez-moi vous dire que je l'ai vue en conférences, en manifestations, en lutte pour le droit des femmes algériennes. Elle est issue d'une famille de militants algériens et révolutionnaires ; elle sait de quoi elle parle et j'ajouterai que je l'ai connue lorsque dés le début des années ?'80'' elle militait en Algérie pour les droits des femmes. Elle était présidente de l'AITDF (association indépendante pour le triomphe des droits des femmes). Elle faisait partie du Collectif Maghreb Égalité, organisation de femmes du Maroc, de la Tunisie et de l'Algérie qui travaille à unifier les législations portant statut personnel et surtout

    • Merci Mme Lortie d'avoir partagé ce fait avec nous.
      Je suis totalement déçu de la FFQ. La FFQ est une coquille vide.
      Notre société croit à l'égalité complète entre hommes et femmes. Allons-nous finalement nous tenir debout pour que nos valeurs soient respectées.

    • Je joins ma voix à celle des keremodo, soleil36, loulounageuse, simon_c et aracicot, qui ont traduit exactement ma pensée, et je remercie Mme Lortie de nous avoir mis au courant de la situation. Je me réjouis que des Leila et des Djamila s'impliquent et se fassent entendre. Leur exemple incitera peut-être d'autres femmes à s'affranchir.
      Bien sûr, une militante (ou un militant) aura toujours un "comportement problématique" aux yeux d'une frange ou d'une autre de la société. Les exemples sont légion. Angela Davis en avait un. Martin Luther King aussi. Pierre Bourgault, Lise Payette, Hillary Clinton même, qui n'a pourtant jamais été de l'aile radicale, a souvent été perçue ainsi et a enduré les pires vilenies dans sa course à l'investiture présidentielle. Ne lâchez pas, Leila. Et mesdames de la FFQ, larguez donc les voiles!

    • Pourrait-on savoir,
      combien de membres le FFQ est titulaire
      quel est le budget de la FFQ
      qui paie ce budget
      de qui relève la FFQ

    • Parlons-nous de la même FFQ qui s'insurge lorsqu'un cardinal catholique ne fait que dire que son église est contre l'avortement sans condamner personne? Mais qui se tait honteusement quand un représentant d'une religion non chrétienne traite nos femmes de tous les noms? Ou se tait encore quand un groupe demande que la charia s'applique aux musulmans canadiens?

    • Ne lâché surtout pas,ici le droit à la liberté d'expression ,n'est pas qu'illusoire,trop souvent utilisé à mauvais escient ,mais reste un droit acquis
      Vous êtes la preuve,que votre combat n'est pas terminé ,même ici devant vos pairs , les femmes

    • Prenons donc un peu de recul pour regarder forêt et non seulement l'arbre.
      Aspect religieux de côté, je considère qu'on assiste encore une fois a ce phénomène très présent au Québec de couper l'herbe sous le pieds des voix nouvelles et dérangeantes. Un Québec qui se dit moderne mais qui au fond demeure très conservateur et vieux jeu.
      Que ce soit dans les ministères, dans le cadre du travail, de la politique ou des opinions publiques, les groupes de québécois préfèrent s'unir a étouffer de l'intérieur les voix différentes qui détonnent ou brassent le calme et la quiétudes des vieilles idées.
      Au Québec, vous avez le droit de crier, de revendiquer et de vouloir changer les choses en autant que ça soit en ligne avec la pensée du ti-bosse des bécosses qui règne sur le groupe dont vous faites partie.
      Cette fâcheuse tendance "petit peuple" est malheureusement trop courante non seulement en politique et dans les ministères mais également dans les entreprises privées où travaillent des québécois. Nul besoin de dire que c'est très peu propice a l'implantation de nouvelles façons de faire et de penser et que cela nous fait encore et toujours tourner en rond en tant que société.

    • En ce qui me concerne, moi qui étais, qui est et qui sera féministe, la FFQ pour moi, c'est depuis longtemps une coquille vide, ô combien décevante. Facile à dire que madame a un comportement problématique. Facile à dire qu'elle a la possibilité de faire des interventions ailleurs, etc. etc. J'étais très intéressée de lire votre article ce matin, Mme Lortie. Merci!

    • Honte à Mme Lepetit...Ce regroupement de femmes a oublié les efforts et la persévérance qu'a demandé la libération de la femme. Les droits qu'elles ont aujourd'hui sont le résultat d'efforts faits par des personnes , surtout des femmes qui avaient une obsession pour la liberté et l'égalité.
      Que Mme Lepetit ne désespère pas; elle finira par les perdre, ses droits et sa liberté actuelle.

    • La rectitude politique est un fléau. Quand on dit que la FFQ n'est même pas capable de se tenir debout et de dénoncer le voile, ce symbole d'oppression des femmes, c'est que la situation est grave. Que fait-on de toutes ces luttes passées pour sortir les femmes québécoises de l'infantilisme? Voilà maintenant que l'on défend l'indéfendable, au nom du respect des droits individuels, autre grand dogme moderne. On se débarrasse du catholicisme pour laisser entrer par la grande porte d'autres religions intolérantes et sexistes.
      Le désir de bien paraître, de se donner bonne conscience, l'emporte sur le simple bon sens. Désolant. Comme le disait si bien Jacques Parizeau, la religion des uns ne doit pas devenir la loi des autres.
      Il ne faut surtout pas se laisser intimider par les bien-pensants naïfs de la rectitude politique. Il faut les dénoncer sans relâche, sur toutes les tribunes.

    • Le problème de la FFQ, c'est que peu de femmes en sont membres, ce qui fait qu'un petit nombre de femmes ont pu avoir une très grande influence sur ce groupuscule.
      Deux solutions possibles : on arrête de subventionner ce groupe de 800 personnes et on l'ignore ou les femmes achètent beaucoup de cartes de membre pour gonfler l'effectif, de manière à neutraliser l'effet du paquetage du vote.
      Autrement, la FFQ continuera à ignorer la problématique des femmes Québécoises mariées de force, obligées de porter le voile ou celles qui subissent des mutilations génitales pour concentrer son action sur la composition des conseils d'administration (problématique réelle mais en voie de se régler par attrition des vieux hommes composant ces conseils).

    • Vous évitez le coeur du sujet, c'est-à-dire le motif invoqué. Est-ce que vous, vous trouvez que Leila a un comportement problématique? Est-ce que le fait d'avoir fait appel à vous pour se faire entendre constitue un exemple de ce comportement problématique, selon la FFQ?
      Il est facile de percevoir un comportement problématique chez une personne que l'on exclut, et ça donne un prétexte formidable pour continuer à l'humilier et à l'exclure. Plus important encore, ce n'est pas seulement Leila qui est exclue, mais aussi les idées qu'elle exprime. Plus grave encore, les personnes qu'elle cherche à défendre sont elles aussi exclues et ridiculisées. En fait, cette attitude véhicule et concrétise l'idée qu'elles n'ont aucune valeur et que leur souffrance n'a pas d'importance.
      Je pense que "comportement problématique" est vraiment un euphémisme pour décrire le comportement de la FFQ avec Leila.
      Pour répondre à votre question, la FFQ n'a pas peur de Leila. Elle se range tout simplement du côté du plus fort avec lâcheté et hypocrisie. Pour ce qui est de Leila, il s'agit aux yeux de la FFQ d'un grain de sable dans le discours lâche et hypocrite.

    • En tout cas, moi je n'ai pas peur de tels propos. Par contre, j'en ai marre qu'on leur donne presque toute la place publique ou à tout le moins tout le crédit.
      Moi je ne suis pas née en Algérie, je suis d'ici. Je suis musulmane et mon foulard n'est pas un message, c'est ma façon de m'habiller.
      Les analogies boiteuses devraient cesser, c'est comme si parce qu'un jour des femmes se sont (légitimement) affirmées pour porter le pantalon et pas juste des jupes, qu'on devrait interdire le port de la jupe longue, car avant les femmes n'avaient pas de choix.
      Voyons donc, le port du foulard, surtout ici dans notre pays, n'a rien à voir avec ce que Mme Lesbet ou Benhabib ont vécues en Algérie!

    • FFQ ce sot tout simplement un groupe de femmes politicailleuses qui s,en servent uniquement comme tremplin, donc dépendamment de leur orientation politique, bien il faut que leur message repréente bienplus cela que la défense des femmes.

    • A Basel: 2000% d'Accord.
      Et en plus j'ai a peu près la même famille que vous apparemment!

    • Il faut encourager toutes ces femmes comme Leila qui enfin peuvent s'exprimer ici et ne pas se laisser embrigader dans cette pseudo «ouverture» aux autres à laquelle nous prétendons. Soyons plus nombreuses (et nombreux) à nous exprimer sur le sujet. Défendons l'indépendance au féminin. Bravo Leila ! Merci Marie-Claude.

    • Ce que je sens derrière la décision de la FFQ, c'est le ras le pompon. Michèle Sirois a démissionné de Québec solidaire... Ça pue le militantisme dogmatisme : vous êtes avec moi ou contre moi. En rhétorique, le principe de base d'une discussion c'est qu'on puisse changer d'idée si on nous amène des faits qui contredisent notre point de vue; si vous n'être pas prêt à nuancer votre position, ça ne sert à rien de discuter avec vous. Pas sûr que ça doit être très jojo un atelier avec ces deux personnes.

    • Je sens qu'elle sera invitée à Tout le monde en parle.

    • Quand intégristes et tenants de la rectitude politique marchent main dans la main...

    • Le concept de laïcité ouverte est loufoque.
      Leila, ne vous taisez surtout pas. Ce que vous avez à dire est essentiel.

    • Encore une autre qui parle en nom des femmes musulmanes. Mais qui est-elle pour parler à leurs places? En tant que femme musulmane portant le voile et fière de le porter qu'elle vienne pas nous expliquer ce qui est islamique et pas. Toutes les femmes musulmanes ne viennent des pays arabes. Par contre, votre combat devrait se porter ma chère leila, pour le combat de la dignité des femmes (toutes les femmes) quel soit des femmes juives, chrétiennes, musulmanes, athés , agnostiques etc...
      Sur ce je vous souhaite une bonne journée.

    • Seuls les sottes et les sots ont peur de Leila ...
      En tant que musulman je ne suis pas étonné que le point de vue de Leila soit mal vu par la Fédération des Femmes du Québec.
      Il nous est arrivé d'en parler entre gars mais militant de l'ouverture, de la tolérance, de la liberté sous toutes ses appellations ... Leila comme beaucoup d'autres musulmanes et musulmans vivant au Canada et au Québec ont fui leur pays à cause de l'intolérance et de la violence mortifère des islamistes.
      Leila, hier en Algérie, aujourd'hui en Égypte ou en Tunisie, demain peut-être au Maroc, en Jordanie ... c'est la voix du ras-le-bol contre la connivence de femmes et d'hommes, soi-disant politiques de gauche, militants de l'inclusion écervelée et contre-nature ... véhiculée par le discours de Tariq Ramadhan et sa présence musulmane.
      Leila c'est le vrai discours non pas et seulement de la militante mais aussi de la femme arabe et musulmane qui s'érige contre la haine que lui vouent les ténors du salafisme.
      S?ur Leila, je te comprends.
      Je comprends ton engagement pour l'épanouissement e la femme musulmane mais pas sous contrainte.
      Je comprends ton verbe pour la poursuite de tes aînées que la militante Annie Steiner parlant des Djemila de la révolution algérienne a qualifiée de ''Belles et rebelles''. Et, bien OUI je te soutiens dans la poursuite de la lutte de tes aînées pour la conquête d'une place plus moderne de la femme musulmane même en Occident.
      Mon respect le plus fraternel.

    • Leila a raison. Bien sûr que le voile est un message, un message de soumission. Il est honteux que la FFQ pratique la censure et le bâillon.
      Le voile était utile dans le désert, l'environnement de Mahomet, où les hommes aussi se couvraient la tête d'ailleurs. Porter le voile aujourd'hui, c'est d'après les musulmans un acte de pudeur, les cheveux étant perçus comme étant trop « sexy » pour les montrer. À ce compte, il vaudrait mieux cacher les yeux, ceux des femmes et des hommes aussi. Finalement, la justification de la pudeur ne tient pas. Cacher quelque chose, c'est l'érotiser. Même les femmes portant burka se font violer.

    • Est-ce que moi ou la majorité des organisation politique ou à saveur politique ne semble plus vraiment en accord avec leur cause et les gens qui les représentent..
      Pour moi le voile est le signe de l'exclusion, de la soumission total de la femme. La charte des droits semble protéger le droit de le porter quand pourtant il doit aussi protéger la liberté des femmes...
      J'enrage à toute les fois que je voie un voile, car je me dit encore une femme qui ne pense pas par elle même.
      Peut être que c'est moi qui est en tord. Une choses est sur le voile est une invention de l'homme et non de la religion...ces problablement pourquoi il me répulse tant.

    • Peut-etre que ce que l'on reproche à cette femme n'est pas sa position à la base mais autre chose? Peut-être est elle intolérante de la position des autres?
      Le voile, c'est pas binaire. C'est une question complexe avec des sens différents selon les milieu, l'éducation, la société, la culture ambiante, etc. Je suis farouchement contre le port du voile; Je crois qu'il nuit au développement des sociétés musulmanes et arabes. Mais ça ne m'empêche pas de concevoir que toutes les femmes le portant ne sont pas nécessairement des faire-valoir soumises.
      Je suis d'origine syrienne et ma mère a 5 soeurs, toutes nées dans les années 60. Lorsqu'elles étaient adolescentes, il était commun de voir des jeunes femmes en camisoles et en mini-jupes, comme c'était courant à l'époque en occident. J'ai des photos de mes tantes qui sont inconcevables dans le Damas du 21e siecle.
      Aujourd'hui, des 6, 4 sont voilées, une porte un foulard de façon relâchée (on peut voir les cheveux, surtout le toupet) et une, ma mère, n'est pas voilée. Leurs filles, mes cousines, sont divisées 50-50. Mes soeurs ne sont pas voilées ,mais bon, nous sommes Québecois ;-)
      Toutes mes tantes sont devenues voilées après la trentaine. Leurs raisons sont très différentes les unes des autres. L'une d'entre elle a été attiré par la religion par une organisation fondamentaliste saoudienne qui propage la doctrine salafiste à travers les femmes au foyer. Celle-là c'est la véritable casse-couille de la famille. Une autre de mes tantes s'est voilée parce que sa belle mère l'a exigé. Les autres ont fait un choix personnel selon ce qu'une femme mature, ayant des enfants, devrait être à leur yeux.

      Ce que j'essaie de dire, c'est que oui, le voile PEUT ÊTRE un symbole politique, ou un signe de soumission. Mais il ne l'est pas pour toutes celles qui le portent. Une famille, une vingtaine de femmes et une vingtaine de relations différentes face au voile. Imaginez pour 750 Millions de femmes dans 180 pays
      Basel

    • Carrément outrageant pour la liberté d'expression. Ce n'est certainement pas de cette manière que la FFQ fera avancer la cause des femmes, voilées ou non.
      Pour qu'on débat ait lieu, il faut que des opinions diverses puissent être exprimées. Autrement on appelle ça une causerie.
      Peur, oui, je pense que le mot est juste.
      C.Tassé

    • En tant que féministe athée, je n'ai pas peur de Leila. Je n'ai pas de position tranchée en ce qui concerne le port du voile dans la fonction publique (contrairement au port du niquab, où on ne voit pas le visage, duquel je suis contre). Par contre, j'aime bien entendre tous les points de vue et celui de Leila, femme musulmane, est très important. Je suis très déçue de l'attitude de la FFQ. Continuez votre engagement ma chère Leila, on a besoin de vous!

    • Il en faudrait beaucoup des Leila pour que les choses bougent! Je trouve que les musulmans modérés sont bien silencieux. Je prends en exemple le procès Shafia. Peu de musulmans se sont levés pour dire haut et fort que c'était inacceptable qu'on en vienne à une telle extrémité dans une société civilisé. Dommage que la majorité silencieuse soit justement... silencieuse!

    • Ensuite on se plaind que les musulmants non-intégriste, ne prennent jamais la parole.

    • Si la femme musulmane veut se tenir derrière son maître, discrète et atone, le front courbé, cachant ce qu'il est inconvenant de montrer, grand bien lui fasse.

    • Enfin! Heureuse de lire une musulmane décrier la position de la fédération des femmes du Québec concernant le port du voile et autres accommodements! Vivement que d'autres élèvent leurs voix et affirment la discrimination qu'elles ont vécu dans leurs pays. Comme on est naïf ici, mais surtout naïves!
      Merci et bravo de faire de la place à ces femmes évoluées!

    • Il y a belle lurette que la FFQ ne me représente plus. Je trouve innacceptable ce rejet pur et simple. Si quelqu'un peut nous aider dans ce dossier, ce sont bien les femmes musulmanes.
      Je suis choquée en vous lisant! Leila, ne vous taisez pas!!

    • La question n'est peut-être pas dans le message, mais plutôt dans la forme que les gens livrent leur message.

    • Bonjour Madame Lortie. Je ne sais si vous lisez nos commentaires mais j'aimerais, si vous me le permettez, faire un petit reproche à l'ensemble des journaliste: lorsque vous tenez un dossier comme celui-ci vous avez tendance à écrire un article et ne plus en parler; à ne pas suivre le dossier.
      J'aimerais vous citer en exemple une situation que Madame Elkouri, si j'ai bonne souvenance, où l'actuel maire de Montréal était sensé s'occuper ; i.e les logements insolubles dans son cartier. Deux ans après le problème n'était pas encore réglé. Ce que j'aurais aimé que celle-ci fasse, et moi si j'étais journaliste, je ne l'aurais pas laché jusqu'à ce qu'il le régle.
      La décision de la FFQ, à nos yeux nous apparait inacceptable. Nous ne connaissons point la ou les raisons d'un tel agissement mais j'espère que la FFQ s'expliquera avec diligence et que vous veillerez à ce qu'elle le fasse.
      Veuillez aceptez, Madame Lortie, l'expression de ma plus sincère admiration.
      Alain Dallaire

    • Bravo à cette femme intelligente et courageuse.
      Bien sur que le port du voile est politique... Qui en doute encore aujourd'hui ?
      C'est aussi le symbole de la soumission et de l'exclusion sociale des femmes qui, dans d'autres pays, sont obligées de le porter.
      La Fédération des femmes a comme un « comportement problématique» quand il s'agit du voile.

    • En Scandinavie, ils pensent quoi du voile?

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