| Commenter Commentaires (26)

Jusqu'où ira la téléréalité?

Koh-Lanta: Caramoan... (Photo: fournie par Évasion)

Agrandir

Koh-Lanta: Caramoan

Photo: fournie par Évasion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il y a eu mort d'homme. Deux fois plutôt qu'une. En moins de deux semaines, Koh-Lanta, l'adaptation française de la téléréalité Survivor et une des émissions-phares de la chaîne privée TF1 (l'équivalent en France de TVA), a été endeuillée par les morts successives d'un de ses concurrents et de son médecin.

Gérald Babin, 25 ans, est décédé d'une crise cardiaque le 22 mars au Cambodge, pendant un banal souque à la corde, lors du premier jour de tournage de la 16e saison de l'émission. Lundi, Thierry Costa, 38 ans, médecin de Koh-Lanta depuis quatre saisons, s'est suicidé, déclarant dans une lettre rendue publique s'être senti «sali» par les médias.

La semaine dernière, un courriel anonyme envoyé à plusieurs journalistes français accusait l'équipe de production de l'émission d'aventures de négligence dans le décès de Gérald Babin, lui reprochant son manque de célérité à soigner le candidat après un premier malaise cardiaque. La presse et les médias sociaux se sont rapidement emparés de l'affaire; Koh-Lanta, avec ses quelque 30 % de parts de marché, étant un très grand succès populaire de la télévision française depuis sa première diffusion en 2001.

Certains médias ont laissé entendre que des considérations budgétaires avaient pu inciter l'équipe de production à entreprendre trop rapidement son tournage, dès l'arrivée des candidats au Cambodge. Et que des soucis d'économies expliquaient que le médecin-urgentiste, seul à soigner une équipe de 150 personnes, avait été dépêché en bateau plutôt qu'en hélicoptère sur les lieux de l'incident.

Les doutes sur la responsabilité de l'équipe de production ont été davantage nourris par les résultats de l'autopsie, qui ont révélé que Gérald Babin ne souffrait d'aucune anomalie cardiaque ou vasculaire. Les autorités cambodgiennes ont conclu à une «mort naturelle», mais une enquête préliminaire pour homicide involontaire a été ouverte en France afin d'établir les causes précises du décès du concurrent d'origine martiniquaise.

TF1 a évidemment décidé d'interrompre le tournage de la 16e saison, mais refuse pour l'instant d'évoquer la fin définitive de Koh-Lanta, dont les revenus publicitaires s'élèvent à 3,5 millions d'euros par épisode. On se demande ce qu'il faudra pour que la chaîne prenne cette décision. Car on ne peut parler d'incident isolé.

À l'été 2009, deux candidats des versions bulgare et pakistanaise de Survivor ont aussi péri (après une crise cardiaque et une noyade). En tombant par hasard mardi soir sur la finale de Koh-Lanta Vietnam (diffusée en 2010), en reprise à l'antenne d'Évasion, je me suis dit que cette catastrophe française était annoncée depuis un moment. Au moment précis où j'ai ouvert la télé, une candidate, en équilibre depuis deux heures sur un poteau en mer, déclarait: «Je vais tomber dans les pommes!»

Elle a effectivement perdu connaissance avant de tomber à l'eau. «Venez l'aider!» criaient les autres concurrents jusqu'à ce qu'un technicien arrive enfin à la rescousse. «Victime d'un malaise, la faim, la fatigue et la chaleur ont eu raison de sa détermination», a dit l'animateur en voix hors champ. Un peu plus et elles avaient raison de sa vie, oui.

Ce n'est pas la première fois que Koh-Lanta soulève la polémique en France. L'an dernier, la maigreur de certains candidats, incapables de remporter assez d'épreuves pour se nourrir convenablement, avait fait dire à plusieurs que l'on sacrifiait la santé des candidats au profit de cotes d'écoute.

«Ils sont maigres!» a chuchoté une candidate avec effroi, mardi soir, pendant la finale vietnamienne, en découvrant les visages émaciés et les silhouettes rachitiques des deux finalistes, Claude et Philippe (ou «Filip», comme l'a écrit une candidate moins douée pour les lettres).

Koh-Lanta, comme toute «bonne» téléréalité du genre, n'invite pas seulement ses candidats à participer à des aventures au péril de leur santé. Elle les encourage aussi à médire sur les uns et les autres, en dévoilant le pire de la nature humaine devant la caméra, en échange de la possibilité de remporter 100 000 euros.

Comme dans Occupation double chez nous, les candidats finissent par déballer leur baluchon plein de rancune au moment de s'éliminer entre eux. L'urne du vote final est scellée après qu'on se soit dit ses quatre vérités. Untel m'a planté un coup de couteau dans le dos, tel autre est malhonnête. Ça, c'est quand personne ne meurt en direct.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), l'équivalent français de notre CRTC, a décidé de se pencher sur les émissions de téléréalité, évoquant la possibilité que certaines d'entre elles soient déconseillées aux moins de 12 ans (et donc interdites de diffusion avant 22h).

L'an dernier, le CSA avait déjà émis des recommandations sur l'accompagnement psychologique des candidats de téléréalité, dans la foulée du suicide de deux ex-concurrents des émissions françaises Secret Story et Trompe-moi si tu peux. Assistera-t-on au même genre de réflexion chez nous? Car la question demeure: jusqu'où ira la téléréalité?

Probablement jusqu'aux limites du seuil de tolérance d'un public insatiable de sensations fortes et de concepts «extrêmes», qui pullulent sous différentes formes par les temps qui courent (les combats de la UFC en étant une illustration).

Deux jeunes hommes sont morts depuis deux semaines au nom d'un concours de survie bidon, créé de toutes pièces pour la télévision. Leurs morts absurdes ont contraint un réseau, pour des questions notamment d'image de marque, de mettre un terme à la production de son émission la plus populaire. Il n'est peut-être pas loin le jour où même la mort d'un homme ne pourra mettre un terme au spectacle.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

Commentaires (26)
    • Tu dis : «Deux jeunes hommes sont morts depuis deux semaines au nom d'un concours de survie bidon, créé de toutes pièces pour la télévision. Leu de marque, de mettre un terme à la production de son émission la plus populaire. Il n'est peut-être pas loin le jour où même la mort d'un homme ne pourra mettre un terme au spectacle».
      Là tu jases Cassivi ! La fiction rejoint la réalité, parce que des films qui ont voulu mettre en valeur l'absurdité que tu soulignes, il y en a eu. J'ai même lu qu'ils veulent faire un remake de Network, et ton commentaire ajoute de l'eau au moulin. On s'en fout du malheur des autres, on a un show qui marche, on est pas pour arrêter ça, on va perdre de l'argent, de l'argent exempt d'impôt qu'on va placer dans des paradis fiscaux. Au diable la mort d'un homme, ou deux ou trois même. Il y a un peu de ça dans Hunger Games ? Oui, mais on parle de vrai mort !
      Félicitations ! T'as mis le doigt sur le bobo Cassivi ! Espérons que ça leur fasse mal !

    • Réponse: jusqu'où va la réalité

    • CRETEIL, 05 avr 2013 (AFP) - Le décès du candidat de Koh-Lanta Gérald Babin est imputable à "une défaillance cardiaque sur cardiopathie dilatée", une pathologie du coeur, selon les conclusions d'un pré-rapport d'autopsie rendues publiques vendredi par le parquet de Créteil.
      Les examens médico-légaux n'ont pas conduit à la découverte de traces d'anabolisants ou de "substance médicamenteuse toxique ou stupéfiante" dans le corps de Gérald Babin, selon un communiqué transmis à l'AFP par le procureur de la République de Créteil, Nathalie Bécache.
      Ces examens ont seulement relevé la présence de "substances médicamenteuses à concentration thérapeutique", selon la même source.
      Tous ces éléments plaident en faveur d'une "défaillance cardiaque sur cardiopathie dilatée", a précisé le parquet qui a ouvert une enquête préliminaire pour homicide involontaire le 27 mars, cinq jours après le décès du candidat au Cambodge.
      La "cardiopathie dilatée" est une pathologie du coeur où les cavités sont "dilatées", à savoir trop grandes pour que le muscle cardiaque assure pleinement sa fonction de pompe. Cette déformation, d'origine congénitale ou "acquise" (à la suite d'une infection ou de la prise de produit toxique), provoque un risque accru de mort subite.
      "Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes dans lesquelles le malaise fatal de monsieur Babin et les conditions de sa prise en charge médicale", a indiqué le parquet
      Elles seront complétées par tout élément d'ordre médical concernant l'état de santé du jeune homme décédé à 25 ans et "son aptitude à participer aux épreuves du jeu télévisé", a ajouté la même source.
      Le parquet a rappelé que les premiers témoins des faits avaient été auditionnés par les policiers de la Police judiciaire en charge de l'enquête qui ont commencé à exploiter les enregistrements vidéo transmis par la société de production, Adventure Line Productions (ALP).
      Gérald Babin est décédé lors du premier jour de tournage de la 16e sa

    • Du pain et des jeux!Ça vous dit quelque chose...Rome il y a de ça plus de 2000 ans!!!
      La nature humaine ne bouge pas d'un poil, seul le décors change!
      A. U.

    • @Raynault
      "Les producteurs vont probablement réaliser qu'il y a une limite à faire de l'argent sur le dos d'une bande d'amateurs dévorés par le désir de la notoriété et du succès instantané "
      Vous pensez vraiment que les producteurs ont une conscience sociale et vont cesser de faire ces émissions?????????
      Aux U.S.A. on retire de l'horaire après quelques semaines des fictions sur lesquelles des producteurs, acteurs et techniciens ont bûché des mois, pour la seule raison qu'ils font "seulement 23 millions de cote d'écoute" (comme Wonderfalls avec notre Caroline Dhavernas): la seule et unique raison d'être des décideurs de programmation est la commandite et ces gens ne connaissent rien en télé, mais sont là pour faire fructifier l'argent des investisseurs.
      Il est bien loin le temps où Walt dirigeait Disney en pensant aux enfants et à la famille. La télé est une INDUSTRIE et comme telle se doit de profiter coûte que coûte.

    • Je vous suggère de lire Acide Sulfurique de l,auteur Amélie Nothomb. C'est l'histoire d'une téléréalité reproduisant les condfitions de détention des camps de concentration. Assez troublant.

    • Unicef

      Environ 29 000 enfants de moins de cinq ans ? 21 toutes les minutes ? meurent chaque jour, principalement de causes qui auraient pu être évitées.
      On vit avec ça, est-ce qu'on s'en préocupe vraiment... Pourtant ça fait suite aux mêmes problèmes...
      Bon ok, parlons tv...

    • En lisant le texte de Marc Cassivi on ne peut faire autrement que réaliser que la "Téléréalité" tire probablement à sa fin. La nouveauté a fait son temps. Les producteurs vont probablement réaliser qu'il y a une limite à faire de l'argent sur le dos d'une bande d'amateurs dévorés par le désir de la notoriété et du succès instantané - parce qu'il faut être un peu sauté, comme adulte, pour s'aventurer à "jouer un jeu" dans des pays exotiques avec tous ces dangers pour la santé et la sécurité personnelle! Quand tous ces producteurs, diffuseurs et distributeurs vont se faire actionner pour des millions $, l'aventure de la téléréalité va devenir moins attrayante, j'en suis convaincu.

    • Une crise cardiaque mortelle chez un moins de 30 ans, c'est le genre de chose tragique qui arrive rarement, mais qui arrive quand même. Une personne qui n'a jamais eu de problème de toute sa vie, et voilà qu'à l'autopsie on se rend compte que son coeur ne fonctionnait pas correctement.
      Pour un médecin, c'est une maladie très difficile à diagnostiquer. Les médecins le savent.
      Ce médecin a décidé de se suicider. Étrange, car il est très probable que plus personne n'aurait parlé de cette histoire dans quelques mois. En fait, sans le suicide de l'intéressé, la nouvelle serait vite tombée dans l'oublir.
      Ça me rappelle l'histoire de la blague téléphonique en Angleterre, qui avait poussée une infirmière au suicide. Après avoir passé des mois à palabrer sur ce genre d'humour, on a finalement apprit que la femme avait fait deux tentatives de suicide dans la dernière années, des tentatives assez sérieuses pour l'envoyer à l'hôpital.

    • Ces émissions réalité me font penser au film de Sydney Pollack tourné en 1969 " On achève bien les chevaux " qui est une réflexion sur l'absurdité humaine et décrit le meilleur et le pire de la société américaine.

    • Ça me rappelle le roman Acide sulfurique d'Amélie Nothomb - un regard intéressant sur le télé-réalité.... comme quoi la réalité rejoint parfois la fiction

    • La société actuelle est malade de sensations fortes à cause de toutes ces émissions de ce genre. On dirait que les gens ont un vide dans leur vie et ces émissions se chargent de le combler au détriment de la santé mentale et physique.
      Ces émissions survivent grâce aux cotes d'écoute.Eh bien,on a tout simplement à changer de poste quand il y a ce genre d'émission. Je l'ai fait depuis longtemps. Quand quelqu'un nous parle des péripéties de ces émissions dans notre entourage,on a seulement qu'à ne pas y prêter attention et dire que le voyeurisme malsain ne nous intéresse pas et changer de sujet de conversation.

    • @walt68, maintenant dites-nous combien il y a de décès par 100 000 pour le souque à la corde

    • Il y a encore beaucoup à faire pour rejoindre les bas-fonds qu'a atteints l'Empire romain, niveau divertissement. Alors citoyens du 21e siècle, encore un effort, on peut y arriver!

    • Ben là,là! Faut quand même pas comparer une bande de secrétaires qui ont passé les dernières années assises devant leur téléphone, ou un ex-athlète vieillissant et une mannequin quasi-anorexique, tous ces amateurs que l'on affame (au moins on leur donne maintenant libre accès à l'eau potable) , comparer, dis-je, avec ces machines de combat multi-disciplinaire entourés d' une équipe de médecins, psychologues, nutritionnistes, masso-thérapeutes et autres. Sans compter les arbitres qui arrêtent le combat dès qu'un pugiliste ne peut plus se défendre.
      Vous n'êtes évidemment pas amateur d'Arts Martiaux Mixtes et n'y connaissez pas grand chose, alors s'il vous plaît abstenez-vous de faire des comparaisons boiteuses (allusion voulue). Mais je vous accorde que dans certains pays, on semble penser qu'une vie ne vaut pas le prix de précautions élémentaires de sécurité dans un environnement sauvage et isolé. Peut-être vaudrait-il mieux tourner cette émission sur les Champs Élysées!

    • "Certains médias ont laissé entendre ...". Lesquels, la presse people ?
      Come on Marc, pourquoi jouer leur jeu ? On doute du sérieux de la maison de production mais pas de l'autopsie cambodgienne ?
      Ça me prendrait des faits pour juger, pas des insinuations de médias en mal de vendre de la copie.

    • La télé-réalité est déjà rendue là!!!!
      Marc, il te faudrait visionner combien d'épisodes consécutivement de "Occupation Double / Star Academie / La Voix" et autres Jersey Shore de la planète avant d'avoir des idées suicidaires?? 2? 3? 4?

    • Bullseye Loulou!!

    • Le prénom Philippe s'écrit Filip dans plusieurs pays (d'Europe de l'Est, entre autres). Même si le Philippe en question est français, l'autre version du nom existe tout de même ;-)

    • "Gérald Babin, 25 ans, est décédé d'une crise cardiaque le 22 mars au Cambodge, pendant un banal souque à la corde, lors du premier jour de tournage de la 16e saison de l'émission."
      Souque à la corde, premier jour de tournage. Vous allez vraiment dire sans rire que c'est à cause de l'émission qu'il est mort?
      Toute activité comporte son lot de danger.

    • @adpi,
      Veuillez comparer des pommes avec des pommes. Selon l'article, «Décès au Marathon de Montréal : l'homme était un athlète» Ariane Lacoursère rapporte qu'il y a un décès de marathoniens par 100 000.
      Ariane Lacoursière, La Presse, 27 sept 2011.

    • @Adpi Ouch, je pense que votre réponse vient de marquer beaucoup de points ;) Mais je suppose que le marathon, c'est pas pareil hein M. Cassivi?

    • Thierry Costa n'a pas été tué par Koh Lanta, il est mort parce que des journalistes propagent des rumeurs diffamatoires et nauséabondes sans les vérifier.

    • La UFC n'a aucun lien avec l'objet de cet article. La UFC est un sport au même titre que la boxe, le football, le hockey. Ce sont des professionnels, des athlètes qui pratiquent ce sport. Rien à voir avec la téléréalité.

    • "Probablement jusqu'aux limites du seuil de tolérance d'un public insatiable de sensations fortes et de concepts «extrêmes», qui pullulent sous différentes formes par les temps qui courent (les combats de la UFC en étant une illustration)."
      Ah bon...parce que la popularité d'un sport de combat, c'est l'ascension des concepts "extrêmes"...Juger un livre par sa couverture. Bravo. Comme si l'opium des Québécois, le hockey du CH, n'offrait pas 10 fois pire en blessures, en potinage indiscret, en pelletage de nuage spéculatif et en célébrité inconditionnelle et systématique.
      De toute façon, là n'est pas le point. La téléréalité ira aussi loin qu'il le faut pour obtenir des cotes d'écoute tant et aussi longtemps que de nouveaux concepts recyclables, basés sur le voyeurisme et aussi artificiels que pathétiques se verront décerner une émission. Et ce voyeurisme, cette obsession à observer le quotidien de gens comme soi, ce n'est pas l'ascension des concepts "extrêmes" comme le UFC qui alimente cette machine...c'est ce savant mélange de voyeurisme mâtiné de narcissisme. Parce qu'en voyant ces gens, on se dit que nous aussi, on pourrait être une "star". Et parce qu'au quotidien, c'est ce qu'on essaie d'être en se photographiant à chaque souper entre amis, chaque sortie au resto, en déposant une main sur sa hanche et en prenant la même pose et le même sourire chaque fois qu'on se fait prendre en photo et qu'on poste ça sur Facebook, pour obtenir le plus de "likes" ou de commentaires positifs possible. C'est ce qu'on fait en s'imaginant que notre petit quotidien, nos états d'âme, les tags qui montrent à quel resto on a mangé, valent la peine d'être exposés sur les réseaux sociaux et puissent susciter l'intérêt de qui que ce soit.
      Et cet "intérêt" des gens, ça s'appelle de l'envie et, sincèrement, ÇA, ça alimente le grand engrenage de la téléréalité et de la stupidité humaine. La célébrité instantanée et leur maquette au quotidien : les médias sociaux.

    • Quelqu'un est mort pendant le marathon, bannissons les courses à pied

Commenter cet article

Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.

Veuilez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box
la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer