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Demander la permission d'être Québécois

Les personnages anglo-montréalais à se trouver au coeur... (Photo: fournie par Radio-Canada)

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Les personnages anglo-montréalais à se trouver au coeur de l'intrigue d'une fiction à la télévision québécoise sont rares. Il y a bien sûr eu le New-Yorkais Malik (notre photo) de la série Les hauts et des bas de Sophie Paquin.

Photo: fournie par Radio-Canada

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Le personnage s'appelait Monsieur Cohen. Il était incarné par l'acteur Harry Standjofski. C'était au milieu des années 90 à Radio-Canada. Un téléroman campé au palais de justice de Montréal, avec Linda Roy, Marie Charlebois et Raymond Legault.

Cela fait presque 20 ans. Et pourtant, je me souviens très bien de ce Monsieur Cohen, qu'un acteur hispanophone prononçait «Messieu Cohène». Pas parce que le téléroman (À nous deux!) était particulièrement réussi, mais parce que ce Monsieur Cohen était l'un des rares personnages anglo-montréalais à se trouver au coeur de l'intrigue d'une fiction à la télévision québécoise.

Depuis, il y a bien sûr eu le New-Yorkais Malik de Sophie Paquin, les Italo-Montréalais d'Omertà ou l'amant torontois de Kim dans Mauvais karma. Mais des personnages anglo-québécois assez présents et importants, dans une télésérie ou un téléroman, pour marquer les esprits à long terme?

On pense spontanément à David, le dentiste de Sophie Paquin, à Thomas Edison, interprété par Jon Lajoie dans L'auberge du chien noir, aux personnages de Lance et compte (Mac Templeton et Mike Ludano, notamment). À celui, dont on a oublié le nom, joué par William Hurt dans Rivière-des-Jérémie. Et à quelques autres.

Un «sondage» absolument pas scientifique auprès de quelque 40 000 lecteurs potentiels sur Twitter m'a permis de constater que les mêmes noms de personnages revenaient constamment. Ce qui en dit long, à mon sens, sur leur nombre restreint.

«Le fait est que si vous regardez la télévision québécoise, nous n'existons pas. Ou nous avons des rôles de bouffons de temps en temps», a déclaré le producteur du film Bon Cop, Bad Cop Kevin Tierney, jeudi, à l'occasion d'une discussion sur la présence des anglophones au Québec animée par les journalistes de la CBC Mike Finnerty et Debra Arbec.

Une discussion à laquelle participait aussi le ministre péquiste Jean-François Lisée, l'avocate Anne-France Goldwater, la blogueuse Tamy Emma Pepin, le caricaturiste de la Gazette Terry Mosher (Aislin) et l'homme d'affaires John Stokes, au Crowley Arts Center de Notre-Dame-de-Grâce.

C'est en réponse à Jean-François Lisée, qui avait suggéré aux anglophones de «cesser de demander la permission d'être Québécois», que Kevin Tierney a lancé ce cri du coeur d'Anglo-Montréalais. «On a bien des choses à donner [à la société québécoise], dit-il. Je veux en faire partie. Je ne veux pas être à l'extérieur, à regarder par la fenêtre. On peut faire notre part. C'est pour ça qu'on est toujours là.»

La population de Montréal, où se déroulent la plupart de nos séries, est à environ 10% anglophone, selon le dernier recensement (2011). À quelques points de pourcentage près, selon qu'il s'agisse de la langue maternelle ou de la langue parlée à la maison. C'est sans compter la proportion d'«allophones» qui s'expriment davantage dans la langue de William Shatner que dans celle d'Albert Millaire.

Y a-t-il 10% de personnages anglophones dans les fictions de la télévision québécoise? Certainement pas. Je suis loin d'être en faveur de quotas, qu'on me comprenne bien, mais il me semble qu'on est loin d'une représentation réaliste de la diversité linguistique de notre société à la télé.

Pourquoi donc? Parce que les scénaristes québécois fréquentent peu de milieux où l'on trouve des anglophones? Parce que leurs producteurs ou leurs diffuseurs craignent de rebuter certains téléspectateurs avec des personnages aux accents anglophones trop marqués?

Sauf erreur, je ne crois pas avoir aperçu de personnage anglo digne de mention dans les grandes séries de l'heure (en faisant abstraction d'un Albertain dans Mémoires vives): Toute la vérité, Unité 9, 19-2... Pourtant, ce ne sont pas les avocats (tel M. Cohen), les criminels ou les policiers anglophones qui manquent au Québec, non?

Lorsque Kevin Tierney prétend que les anglophones sont absents de la télévision québécoise, il exagère (et oublie que son propre fils Jacob a déjà eu un rôle dans Watatatow!). Mais sur le fond, il n'a pas tort. S'il y a eu une réelle évolution de l'«anglais» dans la télévision québécoise depuis l'image de l'oppresseur des Histoires des pays d'en haut ou de Terre humaine, les personnages anglo-québécois modernes et importants restent rares.

Cela témoigne d'une réelle réticence - d'un malaise? - à faire une place à la communauté anglo-québécoise dans notre paysage télévisuel, comme du reste dans notre cinématographie. Le fils de Tierney, Jacob, avait d'ailleurs suscité toute une controverse, il y a trois ans, en déclarant que les immigrants et les anglophones étaient non seulement marginalisés, mais invisibles dans le cinéma québécois. Lui non plus n'avait pas tort.

Cette sous-représentation des anglos à l'écran en dit davantage, à mon sens, sur la majorité francophone que sur la minorité anglophone du Québec. Comme si, à l'instar de Jean-François Lisée, on disait aux anglos de cesser de demander la permission d'être Québécois... à condition que ça ne paraisse pas trop.

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Commentaires (62)
    • OK, y'a combien de québécois dans les émissions albertaines? Y'a pas beaucoup d'anglophones dans nos émissions. So what? La province n'est pas constituée que de Montréal. Sortez un peu et vous verrez que y'a pas grand anglais en dehore du ghetto montréalais. Le Québec est une province, pas une ville monsieur.

    • N'oublions pas qu'on se fait servir ad nauseam de la musique anglaise dans de nombreuses productions (Trauma, 30 vies, etc.) Alors le contenu anglo est la, c'est juste qu'il n'est pas sous la forme d'acteurs. En ce sens je trouve cet article fortement biaisé et à la limite mièvre. L'offre suit la demande, tout simplement, et à mon sens, nos auteurs devraient puiser un peu plus dans les belles mélodies de nos artistes francophones.

    • Ah, la négation de la guerre linguistique au Québec, quelle plaisir... Cette guerre a toujours fait, et fera toujours des victimes. Elle est aussi active aujourd'hui que dans les années 50, mais il faut la nier, political correctness oblige.

    • Alors "nousnoune" et autres, le sur-place fait votre affaire, paraît-il. Dommage.
      Il y a une chanson de Bruce Cockburn dont le refrain constate que le statu-quo constitue toujours un recul: "the trouble with normal is it always gets worse".

    • Est-ce que 10% de l'auditoire de nos soaps est anglophones? (y'en a pas 1%)
      Est-ce qu'il y a 23% de personnages canadiens-français dans les émissions canadiennes-anglaises? (y'en a pas 1%)

    • Quels beaux discours. La moitié sont du genre "tac-au-tac" enfantin qui n'avance rien, tout en demeurant le principal point de repère des nationaleux vieux-jeu. On voit plein de "minorités visibles" à la télé: c'est tellement mis en évidence qu'il ne manque que les tambours et les trompettes d'accompagnement. Les anglophones par contre sont moins présents qu'ils l'ont jamais été. Je soupçonne les media, à l'instar des politiciens, de faire miroiter une vision"idéalisée" d'un Québec souverain sans jamais préciser en quoi cela consiste vraiment. Ainsi il y a une illusion différente d'un Québec idéal pour chacun des millions de québécois...et on en fait acte de foi tout comme on faisait anciennement sous l'église catholique. Quelle déception amère se prépare lorsqu'on tente de sortir de cette vision qui fait abstraction de la réalité. Ah oui, on voit beaucoup de québécois (non-lessivés à la parisienne) dans la télé et dans les films anglo-canadiens et américains, mais pour les voir il faut ouvrir les yeux et non révasser à un passé lointain et rétrograde.

    • Ridicule le titre de cet article..MAIS..pas un seul production de drama, ni emmission"variétées", ni "talk-show" se produise ici au Québec en englais..merci CTV, CBC, Bell Media, Rogers..Aussi, un Anglophone nest pas bienvenue sur les ondes en Francais si il ne vien pas de New York ou LA..meme dans ce cas ici, le drama qui est le sujet de cet discours..parce-que les producteures manque des 'stones'.
      Avec le montant des productions variétée en Francais sur le télé, toutes subventionnees au bout, il commencent a faire du ricyclage des les carrieres des artistes des annees '70, '80, '90, 2000, avant de presenter un artiste bilangue Anglo. Alor ont est bien dans un ghetto, et cest pour ca on est cool. Cest la faute de Toronto aussi que M. Peladeau et al.

    • Les francophones à la télé anglophone - oui il devrait en avoir plus, mais voici une réponse partielle: si vous passez une semaine dans l'ouest Canadien, oui, vous aller entendre un peu de français, et beaucoup d'autres langues aussi. Si vous débarquer au centre-ville de Montréal, vous aller toute de suite endendre beaucoup d'anglais, ainsi que le français, et d'autres langues. Mon point principal est que les médias ont un devoir d'au moins essayer représenter la réalité de leur société. C'est bien de promouvoir la culture québécoise, mais les francophones se sont construit tout un réalité alternative dans les médias, qu'ils semblent croire est 'la société québécoise comme il est supposé de l'être.' Quand ils voient la réalité, ça amène à la grogne, par ce que ça ne corréspond pas à la version iréelle qu'ils se sont construits.

    • Comme plusieurs l'ont mentionné: qu'elle est la proportion de francophones à la télévision canadienne-anglaise? J'aimerais qu'on me donne des exemples, parce que vite de même, je pense seulement à Albert Millaire dans ''Road to Avonlea'' et ça fait plus de dix ans!
      Dernièrement, je regardais par curiosité le ''cast'' de Big Brother Canada et devinez-quoi? Aucun Québécois, même pas un anglophone québécois. Dans un sens, je me suis dis: tant mieux! Au moins le Québec n'est pas représenté dans ce genre d'émission de bas niveau! Mais, il y a de quoi ce poser des questions.
      Je veux bien qu'il ait une plus grande représentation des anglophones à la télévision québécoise, mais pourquoi ne pas faire le même exercice avec la télévision canadienne-anglaise?
      Il semble vraiment y avoir un double standard!

    • Pourquoi est-ce que les anglophones ne s'intéressent pas dans la télé québécoise? On apprend notre français dans une salle de classe en générale, et c'est une français international, pas du Québécois. Je peut bien comprendre un filme américain qui est doublé en français, mais quand je regarde la télé québécois, je comprends très peu. C'est très frustrant, parce que je veut faire un effort pour intégrer. Je suis tannée d'être un 'outsider'. Je ne veut pas être un snob qui dit que les québecois parle mal le français; je dirait que c'est juste une dialecte très différent de ce qui est enseigné à l'école. C'est comme si vous apprenez l'anglais à l'école et en suite vous allez à Londres. Bonne chance à leur comprendre. Même moi je ne comprends pas bien les Londoniens ? c'est une dialecte complètement différent de ce qu'on parle en Amérique du Nord.

    • Encore un débat de Montréalais, est-ce que les anglo ont leur quota à Radio-Canada? Un bien gros problème alors que la corruption règne dans le paradis de Zampino, que Montréal ressemble de plus en plus à Détroit que le reste du Québec commence a être fatigué de faire vivre les habitants de l'île (les G$ pour le CUSM, le CHUM, Turcot le pont Champlain le toit du stade, Alouette) on spéculent sur des balivernes, des faux problèmes

    • M. Cassivi,
      Vivez-vous à Montréal? Pour refléter la réalité il faudrait des séries bilingues avec sous-titres. Les francophones acceptent de se comporter en minorité à Montréal et de parler anglais aux anglophones et aux allophones. Ce serait bien de refléter cette réalité car elle provoquerait peut-être une prise de conscience et une réaction. Si n'est pas la fiction qui a besoin de changement, c'est la réalité. Une majorité qui se laisse tranquillement assimiler. Ce n'est pas normal.
      Finalement, pourquoi ne pas mentionner le personnage de Geena McCrae de la séries Les Rescapés? Ah oui! Un oubli, ou peut-être parce que c'est un cas très rare et plutôt irréaliste Une fille de descendance anglophone qui parle le français dans sa vie de tous les jours.

    • Je recommande à tout le monde l'Excellent réponse de Christian Rioux à Jacob Tierney, lorsque ce dernier avait jugé le cinéma québécois beaucoup trop "blanc" à son goût :
      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/292269/maudite-chaleur

    • C'est sûr, surtout que dans les émissions de TV à Toronto, Winnipeg, Calgary et St-John il y a plein de Québécois franco ! Les deux solitudes sont ignorantes de la culture de l'autre. C'est comme ça.

    • Un résultat de ce manque d'anglos (et ce n'est pas juste la télé, c'est tous les médias) est que les québécois francophones ne reçoivent pas une image réaliste de Québec, et surtout de Montréal. Voici une incident donc j'étais témoigne l'année passée qui me dérange toujours: J'étais à mon centre de conditionnement physique à Greenfield Park. Dans ce centre on entend l'anglais et le français parlés presque également. Ce jour il y avait deux nouveaux jeunes hommes (peut-être de vingt ans) qui visitaient le gym. Ils étaient choqués d'entendre l'anglais. Un a remarqué à l'autre, 'On est au Québec, là.....' Ce jeune homme pense qu'il n'y a pas d'anglophones au Québec. Il semble penser que tout devient français aux frontières, comme par magie. C'est en partie la faute de la télé et des autres médias québécois qui ne reflètent pas la réalité. Je ne suis pas contre la loi 101 elle-même, mais elle aussi a un effet sécondaire bizarre donc on ne parle jamais, et qu'on devrait parler: elle donne une fausse impression que le Québec est complètement français. C'est comme un genre de papier-peint français qui couvre une réalité plus bilingue.
      Autre résultat malheureux: les médias québécois éloignent les anglophones et allophones et causent un obstacle à l'intégration de ces groupes. Un autre exemple: récemment, j'ai téléchargé un livre québécois pour ma liseuse: 'Les Héros ne se Trompent Jamais' de Annie Potvin. Du 'chick-lit' légère qu'on peut lire en 45 minutes, selon la couverture, pour seulement $1.99, je pensais que c'était la chose idéale pour m'aider à améliorer mon français. Bon, c'est une histoire campé en plein coeur de Montréal, ou apparemment personne ne parle anglais. Il n'y a qu'une seule personnage anglophone, et il a une sale caractère (il triche sur sa femme et il est un menteur sans scruples). J'étais tellement dégoûté que franchement, je n'ai pas envie de lire un autre roman québécois.

    • Franchement, je préfère regarder le Big Bang Theory que les Bobos ou Corner gas.

    • Et que dire de l'absence des allophones et de minorités visibles dans lesdites téléséries... Et ne dites pas que c'est à cause de leur français, plusieurs jeunes de minorités visibles maîtrisent, très, très bien le français.

    • Hé ! moi je suis bas-laurentien... on en voit combien des bas-laurentiens à la télé made in Montreal ?
      Franchement, c'est un faux débat. Un cadeau aux anglophones alarmistes.

    • Est-ce que je me trompe, ou deux des personnages anglophones mentionnés soit l'albertain dans Mémoires Vives et le dentiste de Sophie Paquin sont interprétés par le même comédien David Rothstein?

    • Pour bien représenter Montréal,il faudrait tenir compte également de la communauté italienne(7%),et des irlandais(5%).Et que dire de la population noire,arabe,et asiatique?Et les chrétiens,dans tout ça?Les musulmans?
      Pourquoi ne prendre en compte que la communauté anglophone,dans le calcul?
      Et après tout,ce sont les réalisateurs,et les scénaristes qui créent les projets:pas de la faute à la majorité francophone,si les différentes communautés ne sont pas représentées.Jon Lajoie...j'ai jamais entendu que ce type dérangeait des gens!
      C'est le deuxième commentaire que j'écris,le premier n'ayant pas été publié,jusqu'à présent...
      Désolé si le premier est publié,car je répète l'essentiel ici...

    • Diable que Cassivi se prend pour le nombril du monde lui qui vient directement du Nouveau Brunswick.
      Est-ce que ca va pas finir un jour la prétendue chicane entre franco et anglo et les mauvais traitements donnés à l'un comme à l'autre? Ca devient ridicule, on se croirait dans les années 50.

    • Les mots me manquent pour décrire l'ampleur de la mauvaise foi, et l'insignifiance de Marc "think big" Cassivi.
      Quant à Lisée, gigantesque déception, pour ne pas dire pire.

    • anne.richard.923: vous avez parfaitement raison.
      Voilà un énième article vu seulement par le bout de la lorgnette de Montréal. Comme si tout le reste du Québec, à très forte majorité francophone de souche, n'existait pas ou vivait la même réalité disparate des Montréalais. Les auteurs de téléromans et de séries y pensent, eux.

    • Quel article insignifiant! Les anglos ne connaissent pas nos séries de télé. Ils/eux se sont guettoïsés. Leur culture est américaine pas canadienne-anglaise, américaine. Ils ne connaissent pas Marie-Mai, Arianne Moffatt, Claude Legault ou Réal Bossé et vous venez nous dire qu'ils sont exclus. Mon meilleur ami est un anglophone parfaitement bilingue que je connais depuis plus de 30 ans. Même s'il lit La Presse, il n 'écoute jamais, jamais la télé francophone sauf le hockey à RDS. À part ça, on ne peut pas se parler de culture québécoise, ça ne l'intéresse juste pas.
      Faque, arrêtez vos 'tits sermons du gars qui a été élevé dans l'ouest de l'Île pis qui ne comprend pas que l'on exclue ses copains anglophones de nos télé-séries. Ils ne veulent rien savoir de la culture franco-quécécoise. That's it that's all! Next question please...

    • Et le prix du colonisé du jour est donné à ... *roulement de tambours* ... Marc Cassivi

    • Faudrait demander aux auteurs, aux réalisateurs et aux diffuseurs. Aussi, les agents des artistes anglophones ne sont peut-être pas assez bien branchés sur ce qui se passe ici pour aiguiller leurs clients vers les auditions. Ceci dit, il manque de diversité (culturelle, religieuse -athée, sociale, etc.) à notre écran. Point.

    • Pas de doute que les Anglophones sont beaucoup plus présents dans notre univers culturel en général (musique, arts visuels, cinéma, télé et radio) que l'inverse dans les provinces anglophones.
      Les Anglo-Québécois "souche" sont en bas de 10% au Québec depuis longtemps mais on dirait que dans leur mémoire collective, ils sont encore les vainqueurs des Plaines d'Abraham et devraient occuper une place prépondérante sinon dominante. C'est le même discours de victime tenu par les autres minorités qui parfois représentent à peine quelques points de pourcentage... Si on prend la peine de lire The Gazette, de regarder leurs émissions ou autres, vous verrez que même très majoritaire, la culture francophone occupe très peu d'espace, on a l'impression de vivre tout à fait ailleurs!

    • @Blade791 : En passant, personne ne demande aux gens d'autres religion d'adopter les pratiques catholiques. Nous exigeons seulement que les gens qui viennent vivre au Québec respectent les mêmes règles de sociétés que les Québécois nés ici. Pas de 2 poids 2 mesures... Des principes auxquels ont collectivement adhéré les Québécois (francophones et anglophones) tels que l'égalité des sexes ne peuvent être ignorés par certains citoyens pour des questions religieuses et culturelles. Les mêmes règles pour tout le monde. Vos insultes aux Québécois francophones ne font que polariser les opinions. Pour le peu de rôles des anglophones au cinéma Québécois... des films en anglais il y en a des centaines par années... quelques films et séries sont faits en français au Québec et il faudrait qu'on y réserve des rôles pour des anglophones... ridicule! Laissez les créateurs libres de leurs choix.

    • Le corolaire est vrai. Il n'est pas indifférent de le mentionner, la télévision et le cinéma canadian donne-t-il ± 25% de ses rôles à des Québécois,es ou des canadien,es d'origine neufrancienne ? Non. Pourquoi donc ? Parce que c'est Ottawa qui finance la télévision et le cinéma notamment CBC et Radio-Canada, deux entités distinctes contrôlées par Ottawa. Et c'est Ottawa qui accorde les licences utiles aux autres stations. C'est Ottawa qui décide qui sera responsable de ce qui sera diffusé à la télé et au cinéma. C'est donc à Ottawa qu'il faut demander des comptes. Et pas seulement dans les séries télés, dans les émissions de variété, dans les salles de nouvelles, etc.
      Les anglo-québécois qui n'écoutent pas la télé francophone ont peu de chance de voir vivre des Québécois,es francophones dans leur univers canadian, qui de toutes façons ne représente qu'une infime partie de ce qu'il regarde à la télévision et au cinéma, l'essentiel vient des États-Unis... peu de chance de voir vivre la majorité des Québécois,es.
      Ça va dans les deux sens...
      ET pourquoi donc Ottawa ne s'est pas préoccupé de faire en sorte que la télé et le cinéma ne soit pas représentatif des populations du Québec et du Canada ? Parce que le clivage est linguistique, non pas territorial... La télé de Radio-Canada est linguistique, non pas territoriale... La télé de Radio-Canada n'est pas la télé du Québec... mais la télé des francophones du Canada, et CBC, celle du Canada anglais... Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas question de faire du Québec le foyer national des francophones du Canada. Parce qu'il n'est pas question de laisser entendre que les Québécois,es forment un peuple, une nation, composée comme il se doit d'une majorité d'origine neufrancienne et d'une minorité anglo.
      Voilà pourquoi les anglos ne se sentent pas Québécois,es. Ottawa fait tout pour que ce ne soit pas le cas. Ici, ce serait encore notre faute... alors que c'est celle des responsables nommé,es et certifié,es par Ottawa.

    • Je partage l'avis de Mathieu Bock-Côté.
      "Ah ! la rituelle chronique qui laisse comprendre «subtilement» que le Québec est discriminatoire et replié sur lui-même !"

    • Quelle perte de temps que la lecture de cet article... Je ne me sens pas du tout coupable de ne pas avoir 10% d'anglophones dans mes séries, tout comme je me fous que les anglophones mettent des francophones dans leur série... Il n'y a aucun drame là-dedans et honnêtement, votre analyse pleurnicharde fut une grande perte de temps.

    • J'écoute aucunes séries en français (québécoises) !! Et j'ai essayé très fort mais aucuns personnages me ressemblent ...est-ce normal ?? S'il y a un chinois, il est forcément adopté et s'il ne l'est pas on ne voit jamais ses parents, s'il est noir on connait pas trop son passé ou même son présent car il disparaît dans la série...s'il est anglophone, son rôle est hyper exagéré coloré, s'il est amérindien ??? euhhhhh j'ai dit amérindien !! Ben voyons !! Ça doit pas exister, y en a pas d'amérindiens !! S'il est hispanophone, (même catégorie que les amérindiens)...ouff ! Les séries canadiennes que j'écoute ont de la diversité "DEGRASSI" par le passé et plus récemment "ROOKIE BLUE" Au bout du compte la télé québécoise fait ce qui lui ressemble...j'ai compris et je vais voir ailleurs, c'est simple de même !

    • M. Cassivi, vous devriez nous donner l'envers de la médaille. Combien d'acteurs francophones populaires se retrouvent dans les productions anglo-québécoises? Combien de chansons françaises jouent dans les stations de radio anglo-québécoises? Zéro!

    • La plupart des comédiens anglophones de Montréal sont tout à fait bilingues.
      Ça c'est une réalité bien occultée qu'il ne faut surtout pas dévoiler...question de monopoles, de revenus et de préjugés auxquels il ne faut surtout pas toucher.
      C'est de connaissance commune que les comédiens italophones, lusophones, etc. ont beaucoup plus d'opportunités, car cela met en relief le grand esprit "d'ouverture" des pures laines.

    • Encore ce vieux couplet ridicule... Un peu d'honnêteté intellectuelle svp: combien y a-t-il de comédiens anglo-québécois et combien d'entre eux peuvent et, surtout, veulent jouer en français?
      La fermeture, elle est dans les deux sens, mais s'il fallait les comparer, je dirais que les Anglo-québécois le sont beaucoup plus envers notre culture que l'inverse. Amusez-vous, un jour que vous aurez vraiment envie d'être objectif, à demander à vos amis anglophones quelles émissions francophones ils connaissent et qu'ils écoutent surtout. Demandez-leur ce que c'est que « La ptite vie », véritable phénomène social au Québec, juste pour le fun...
      Pourquoi on voit très peu de comédiens anglophones dans nos séries? Parce qu'ils participent peu à la culture québécoise francophone et que presque tous n'envisagent pas de faire carrière dans le cinéma ou la télévision francophone parce qu'ils ont les yeux tournés vers le reste du Canada et, surtout, les États-Unis.
      Pourquoi voudriez-vous que les scénaristes francophones s'ingénient à créer des personnages anglophones? Pour respecter votre volonté de faire dans le politiquement correct, même si vous vous dites ne pas défendre les quotas? Ils écrivent à partir de ce qui les inspirent. Certains vont créer des rôles en pensant à un comédien, mais pourquoi penseraient-ils à des comédiens anglophones alors que ceux-ci ne sont pas présents sur la scène culturelle francophone? On en voit à LNI? On en voit qui auditionnent pour des rôles au cinéma ou dans une pièce de théâtre francophone?
      Vous ne me ferez pas pleurer sur leur sort, franchement. Lâchez-nous avec votre couplet sur la xénophobie des Québécois, ça n'a rien à voir ici. Un comédien anglophone qui voudrait faire carrière en français, croyez-vous, honnêtement, qu'on lui fermerait la porte au nez parce qu'il est anglophone?
      Allons donc, votre texte est franchement malhonnête.

    • Les québécois sont les oppresseurs pour les anglophones... Elle est bonne celle là !
      M. Cassivi, vous ne me ferez pas pleurer ce matin avec votre éditorial édifiant. Si une chanteuse québécoise a faite sa place dans le monde, c'est quelle possédait la langue anglaise parfaitement. Si François Arnaud a pu avoir un rôle important dans une série anglophone, c'est qu'il possédait cette langue parfaitement. Réveillez-vous! Ouvrez-vous les yeux!
      Il suffit de regarder les nouvelles en anglais pour constater que le fait français n'existe que lorsqu'il y a un drame francophone. Les anglophones sont plus près des américains que des québécois. C'est un fait. Même les chanteurs québécois chantent en anglais pour être reconnus. Arrêtez ces diffamations mensongères, ''For God Sake''!!!

    • Il s'agit de création artistiques... les artisans de ces téléséries (qui sont adressées à un public francophone) peuvent bien créer les personnages qu'ils veulent, il ne s'agit pas de documentaires sur la démographie du Québec. Il s'agit d'histoires racontées avec des personnages auxquels les téléspectateurs peuvent s'identifier. Un faux débat à mon avis.

    • Ils ont le reste de l'Amérique pour se produire alors c'est pas moi qui vais brailler sur leur sort...

    • Vous me faites penser à ceux qui disent qu'on est dans un pays bilingue et que de ce fait, nous devons parler anglais aux anglophones. Vraiment. Je considèrerai votre écrit quand vous me démontrerez que la télé canadienne anglophone donne une place respectable aux francophones. Plus ça va, plus on agit en colonisé en se jetant un »auto-blâme» sur notre choix de parler en français et de nous mettre en premier plan.

    • Ha les méchants francophones que nous sommes ! Vas falloir leurs écrire des rôles...en français.

    • M. Cassivi continue sa croisade contre les incroyables torts infligés par à la communauté anglophone par un Québec ethnocentrique et anti-anglophone, en faisant reprenant presque mot pour mot le diatribe de Tierney sur le cinéma québécois il y a quelques années. Il avait d'ailleurs été très justement rabroué, même par des anglophones. C'est sûr que traiter le cinéma québécois de raciste c'est un peu gênant, surtout quand on constate son incroyable internationalisme («Rebelle»,«Incendies»,«Inch'Allah», etc.). Mais nous ne pouvons tout de même pas compter sur un grand penseur comme Cassivi pour faire les nuances nécessaires.
      Évidemment, une série comme 19-2 présentant deux noirs, plusieurs européens de l'est et une lesbienne dans des rôles principaux ne fait sans doute pas sa part pour réparer l'injustice historique envers des anglophones déracinés. Peut-être nos gentils agents pourraient aller faire un tour à Westmount pour aller patrouiller le coin des "Stop" et autres dinosaures unilingues sous-représentés dans une culture québécoise qui y est pourtant tant appréciée.
      Pensons-y un instant, tant qu'à tirer des roches, pensons un peu au grand apport de M. Tierney à la culture québécoise, incluant l'atroce French Immersion, un amas de clichés sur les anglophones et francophones. Évidemment s'il passait autant de temps à critiquer l'absence totale de culture francophone dans le ROC, on le crucifierait sur la place publique à Toronto et on lui retirerait sans doute le généreux financement Canadian lui permettant de pondre un navet par année.

    • Sans vouloir mettre tout le blâme d'un côté, je trouve les francos beaucoup plus ouverts aux anglos et à leur culture que l'inverse. Et ça joue ici, je crois. Je refuse donc le constat que les francos sont fermés aux anglos : ce sont plutôt eux qui tendent le plus souvent à s'auto-ségréguer et à demeurer des "étrangers", culturellement et socialement parlant...
      Depuis les 20 et quelques dernières années, soit depuis le début de ma vie adulte, j'ai toujours eu un pied dans les communautés anglo-québécoise et anglo-canadienne. Si j'additionne tout ce que j'ai pu avoir d'amis, de colocs, de collègues, de partenaires musicaux, etc., à vue d'oeil j'y retrouve kif-kif autant de francos que d'anglos.
      Parmi ces derniers, plusieurs parlent français, mais pas vraiment assez bien pour soutenir une bonne conversation, ce qui démontre qu'ils ne pratiquent pas vraiment au quotidien. Plusieurs parlent beaucoup mieux. Mais tant les uns que les autres, sauf exception notable, tous demeurent très ignorants de la culture francophone. Encore aujourd'hui, en 2013, je me retrouve beaucoup trop souvent à devoir expliquer des références culturelles pourtant omniprésentes à de jeunes anglo-québécois, qui ne savent par exemple pas du tout qui sont les Denis Drolet ou encore Ariane Moffat... (À l'inverse, les francos savent généralement beaucoup plus qui sont Leonard Cohen et GSYBE.)
      Dur dur de devenir copains dans ces circonstances. On a toujours l'impression de parler à des touristes... Il me semble que ça doit jouer et que c'est aussi ce qui explique que les auteurs ne pensent pas plus souvent à inclure des anglos dans des scènes de la vie quotidienne.

    • J'aimerais bien qu'il y ait plus d'anglophones dans nos séries.
      Mais j'aimerais bien un retour d'ascenseur aussi.
      Des séries canadiennes anglaises se déroulant à Montréal sans francophones? Oui monsieur.
      Sophie Parker: pas d'accent français si tu veux auditionner.
      Rumors: pas d'accent français si tu veux auditionner.
      19-2 (pilote): pas d'accent français si tu veux auditionner.
      Still Life: roman policier se déroulant dans les Cantons de l'est, la moitié des personnages sont francophones, dont l'inspecteur Gamache, le rôle principal. Aucun acteur francophone de Montréal engagé, les francophones sont joués par des anglos.
      Le problème est l'éternelle deux solitudes.

    • Très heureux de voir que cette question soit soulevée. Inutile de demander ce qui se passe ailleurs - ce qui importe est ce que nous décidons de faire, comme société. Sommes-nous une société inclusive ou exclusive? Voulons-nous tirer avantage de notre diversité ou morceler nos efforts? Présence anglophone ou représentation de la diversité culturelle issue de l'immigration, nous perdons beaucoup selon moi en ne reflétant pas ce que nous sommes réellement dans la totalité de nos outils culturels.
      Société ouverte, riche de ses différences, voilà l'image que je souhaiterais voir reflétée de mon Québec, d'abord chez lui et ensuite sur toutes les scènes internationales. De quoi avons-nous peur? Je n'ai jamais compris...

    • Les Québécois francophones ont toujours préféré des téléséries et téléromans qui leur ressemblent, qui sont à leur image (alors que les Américains, par exemple, préfèrent des personnages qui correspondent à ce qu'ils aimeraient être). Or la réalité est qu'il existe bien deux solitudes linguististiques. Il n'y a pas de complot là-dedans. J'ai fréquenté des anglophones à l'époque où j'ai eu un copain anglophone, mais autrement, j'évolue dans des sphères qui sont largement francophones. Cela fait-il de moi quelqu'un de xénophobe? Je ne pense pas. La télé québécoise n'est que le reflet de cette réalité. Les Polley et Cronenberg mettent-ils en vedettes des francophones, malgré le million de francophones en Ontario?

    • Et si cette sous-représentation des Anglos à l'écran n'était ni de la xénophobie, ni une peur des producteurs ou des diffuseurs de rebuter certains téléspectateurs avec des personnages aux accents trop marqués ? Mais qu'on leur donnait tout simplement la même place dans notre paysage télévisuel que dans nos vies ? Quel est le pourcentage des francophones qui comptent des anglo-montréalais dans leur cercle d'amis ? En couple depuis près de 20 ans avec un Américain, je suis toujours surprise de constater que je suis souvent la seule francophone qui se retrouve dans les soupers de ses amis anglophones, et que mon Anglo est toujours le seul anglophone qui se retrouve chez mes amis... À part quelques exceptions, les francophones et les anglophones ne se côtoient pas. Et c'est cette réalité-là qui est dépeinte au petit et au grand écran. C'est là la triste réalité.

    • @Blade791 : quand on parle de "multiculturalisme" au Québec on parle du modèle multiculturel en vigueur au canada et instauré par trudeau. C'est à dire que c'est un terme qui désigne un modèle spécifique d'intégration des immigrants et des différentes cultures à l'intérieur d'une société.
      Par exemple sur Wikipedia, allez voir la page sur "interculturalisme" pour voir la nuance avec le "multiculturalisme", les deux n'étant que des modèles de société où il y a plusieurs cultures qui s'entrecroisent.
      Bref, critiquer le "multiculturalisme" dans ce contexte c'est simplement critiquer un modèle spécifique d'intégration des différentes cultures et de l'immigration, et non pas critiquer le fait qu'il y a des immigrants. Ce n'est pas de la xénophobie.
      Je peux concevoir cependant que pour quelqu'un qui n'est pas très à l'affût de ce genre de débat puisse comprendre quelqu'un qui s'oppose au multiculturalisme comme quelqu'un qui s'oppose à la différence et l'immigration, mais c'est quand même une erreur.

    • Il y a bel et bien deux solitudes à Montréal : les anglos et francos ne croisent pas beaucoup leur quotidien. On voudrait donc que la télé francophone travaille à les réconcilier, agisse comme un vecteur de rapprochement? Vous prétendez que la télé reflète mal la réalité, puisqu'on n'y voit guère apparaître 10% d'anglos, comme dans la vraie vie. Je réponds : détrompez-vous, il y a 10% d'anglos dans le monde de nos télé-séries, mais cependant ils croisent rarement la caméra, qui suit un protagoniste francophone. N'est-ce pas un plus juste reflet de la réalité?

    • C'est une drôle de question.... Et comme d'habitude, elle sous-entend une forme de fermeture d'esprit, de xéhophobie et de racisme des québécois.
      Mais, dites-moi, c'est quoi les cotes d'écoute d'Unité 9, TLMEP, 19-2, La Voix ou n'importe quel succès télé dans le ghetto McGill, dans le West Island (on n'appelle même pas ça l'ouest de l'Île de Montréal)!, dans Cote St-Luc, dans Notre-Dame-de-Grâce?
      Parlez-nous des salles de cinéma qui accueillent des films québécois sur le boulevard des Sources? Ou des films en langue française dans Cote des Neiges? Des spectacles à guichets fermés de Jean Leloup ou Daniel Bélanger ou les Cowboys fringants à Dollard des Ormeaux?
      Ou encore dites-nous le nombre d 'autographes que doivent signer les Guylaine Tremblay, Claude Legault, Michel Barrette ou autres quand ils vont magasiner au Centre Rockland ou au Fairvew Center? N'y vont-ils pas plutôt pour profiter d'un tranquille anonymat?
      Parlez-nous de l'ouverture des anglos à la culture franco. Peut-être devraient-ils commencer par comprendre qu'apprendre le français n'est pas la fin du monde? Mais juste normal! Peut-être que tenir un rôle au cinéma ou à la télé serait plus facile s'ils parlaient français? À ce que je sache, si les personnes noire qui jouent dans 19-2 sont d'origine haitienne, elles ne jouent pas leur rôle en parlant créole. Se sentent-elles rabaissées pour autant? Est-ce que leur identité en est brimée?
      Enfin, votre collègue Marissal en a glissé un mot dans l'une de ses chroniques. Dans le film traitant de la vie de Jack Layton, l'un de ses assistants québécois dans la réalité, de qui Layton insistait pour qu'il lui parle en français, a été remplacé par un unilingue anglo. Dites-moi, faut-il demander la permission pour être Québécois? Et s'il est normal au Canada de revisiter l'histoire en omettant l'origine ethnique des protagonistes, Rachel Lefebvre n'aurait-elle pas fait un boulot formidable pour incarner Mme Chow?

    • Qu'il y ait des personnages anglophones ou non, qu'est-ce que ça change? Les anglophones ne regardent pas plus nos séries/films que nous regardons les leurs...

    • Puis-je simplement vous rappeler que Montréal n'est pas à lui seul le Québec en entier! J'aimerais connaître la proportion d'anglophone à l'échelle provinciale, après cela nous pourrons parler de représentativité!
      Et qu'on ne me serve pas encore le supposé repli sur soi des Québecois comme argumentaire. La fierté d'être ce que l'on est n'a rien à voir avec le rejet de l'autre....bien au contraire!

    • C'est une question de réalisme. Pensez-y: dès qu'il y a un anglophone dans une pièce, tout le monde se met à parler anglais. Ça obligerait les scénaristes à écrire leurs dialogues en anglais.

    • Surtout que nos amis anglophones ont toujours fait une grande place aux francophones dans leurs oeuvres de fictions... c,est plein de francophone dans l'oeuvre de Mordecai Richler.. il y en a quelques uns dans Two Solitudes. Sans doute que nos anglophones à cause de la langue ont oeuvré dans les productions Torontoises là où ils ont très justement illustré la réalité canadienne on ne compte plus les personnages francophones dans leurs oeuvres de fiction. Je ne pourrais donner des exemples toutefois. Reste leurs galas où nos (québec francophone) oeuvres prennent souvent la grande part du gâteau, mais cela s'impose puisque nous en faisons plus... votre chronique m'étonne monsieur Cassivi. Dans l'auberge du chien noir il y avait plusieurs anglophones le père du jeune homme, la journaliste ... Moi je crois qu'ils sont bienvenues, mais encore faut-il qu'ils puissent jouer dans la langue d'Albert Milaire comme vous dites... Maybe that is the problem.

    • L'auberge du chien noir a eu Jon Lajoie.... et a aussi le personnage de Maureen, la journaliste.

    • Les séries s'addressent à un public francophone. Un public qui parfois ne comprends pas l'anglais. À quoi bon se compliquer la vie à ajouter des personnages avec des accents si l'on n'ira pas approfondir le personnage dans sa langue première? Que l'on fasse le décompte du pourcentage de téléspectateurs anglophones de 19-2 et je crois qu'on obtiendra, grosso modo, le même ratio qu'au niveau des personnages : 0%.

    • C'est (malheureusement) vrai de toutes les télévisions. Combien de québécois dans les séries canadiennes? De mexicains dans les production américaines? (mêmes les afro-américains sont encore rares par rapport à la démographie)
      La télé veut des personnages auquels la majorité de leur spectateurs s'associent et ne veulent pas non plus camper les "minorités" dans les rôles de méchants. (quoi que...)

    • Quand voyez-vous des francophones invités sur toutes des émissions de tous les canaux anglos ? Ils coupent même des prestatons de Québécois sur certaines émissions canadéennes faites à Toronto !
      On a pas de leçon à recevoir des anglos.

    • Vous avez entièrement raison.
      Pourtant de ce temps-ci, les artistes se tournent de plus en plus vers le Mile End. Il y a des coins fabuleux à Montréal du côté anglophone, des gens merveilleux, des artistes merveilleux.
      Mais on les boude. Sans être raciste, un haïtien aura une job à Radio-Canada avant un anglophone...
      Seul Normand Brathwaite fait des efforts pour inviter des anglophones à son émission. Qu'on veuille l'admettre ou pas, on est un peu nombriliste (je dis un mot poli..)

    • C'est le triste reflet de la realite: les Quebecois francophones sont xenophobes. N'est-ce pas d'ailleurs une depute PQiste qui a dit "Le multiculturalisme n'est pas une valeur Quebecoise?". Ca en dit long et les politiques culturelle n'en sont qu'un exemple:
      - Peu de subvention pour la musique anglaise comparativement a la francaise
      - Peu de role anglophone dans le cinema
      - Possibilite pour une personne ne parlant pas anglais de representer des anglais, mais des lois pour s'assurer que l'inverse soit impossible
      - Acceptation des autres religions tant et aussi longtemps qu'ils suivent les regles de NOTRE religion
      - etc.
      C'est ca le Quebec d'aujourd'hui: on est passe d'opprime a oppresseur.

    • Moi je veux bien. Mais quels rôles justement les anglophones jouent-ils dans la société québécoise, autres que ceux qu'ils occupent tradionnellement? Ah, on les entend bien se plaindre des irritants de la loi 101, de notre xénophobie et nous menacer de leur prochain départ pour les vertes prairies de l'Ontario. Présence positive? Apport catif à la société québécoise? Je demande à voir, et je suis bien ouvert. En passant, avez-vous fait l'exercice en sens inverse, quelle est la présence francophone dans le cinéma et la télévision canadienne anglaise? Je serais curieux de voir.

    • Analyse intéressante... savez-vous si un exercice semblable a été fait pour les téléséries Canadiennes anglophones? Comportent-elles plus de personnages francophones d'importance que nos téléséries? Bien sûr, les télés anglophones jouent plus de séries américaines, alors la comparaison n'est peut-être pas juste...

    • Il y avait le grand patron de la police, M. Griffin, dans la série Fortier!

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