Un bien bon Bye bye

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Anne Dorval et Marc Labrèche ont joué les rôles de Melania et Donald Trump dans le sketch Passe-Partrump, diffusé lors du Bye bye 2017.

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Anne Dorval et Marc Labrèche. Marc Labrèche et Anne Dorval. Anne Labrèche et Marc Dorval. Peu importe. Ces deux acteurs extraordinaires ont brillé de tous leurs feux dans le Bye bye 2017, qui a été piquant, punché et pertinent.

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Marc Labrèche en Céline Dion

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Patrice L'Ecuyer en Philippe Couillard

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On ne voyait que ces deux étoiles-là dans l'enfilade de courts sketches rythmés de la populaire revue de fin d'année de Radio-Canada. Anne Dorval a été géniale en Kim Jong-un (sa meilleure prestation), en Melania Trump (toujours aussi comique), en Giovanni Apollo (méconnaissable), en Anne-France Goldwater (aux intonations parfaites), en Valérie Plante (et son rire fou à la Joanie d'Occupation double) ou en Hélène Bourgeois Leclerc désabusée dans District 30 et 1. Cette comédienne est un trésor national. Rien de moins.

Le plus formidable, c'est qu'Anne Dorval excelle tout autant quand elle campe des « gens ordinaires », comme la cliente du Maxi, l'employée terrorisée d'Éric Salvail ou la caissière qui refuse de servir des voleurs encagoulés. Le clou de la soirée reste cependant le retour de son garçon édenté de la pub de voiture du Bye bye 2016, qui a fait un « caméo » dans le sketch de L'ameute. C'était génial. Quel beau flash.

Dans une forme splendide, Marc Labrèche a ressorti sa Céline Dion au regard démoniaque pour l'excellente parodie de la vidéo mode du magazine Vogue, où la diva finissait par lancer le moule de la main de René Angélil dans la Seine. Labrèche épate autant en Éric Salvail, en François Bellefeuille, en Mélanie Joly (et la saga de Mietflix), en Luc Picard et en Caroline Néron qu'en Donald Trump.

D'ailleurs, la vignette Passe-Partrump, qui a mélangé des comptines à des sujets brûlants d'actualité, a été l'un des temps forts de ce Bye bye 2017, qui a tiré autant sur TVA Nouvelles et Radio-Canada que sur les dirigeants de Bombardier et leurs primes scandaleuses.

Ce n'est pas évident de garder un ton assez léger pour traiter des nombreux sujets lourds qui ont ponctué 2017. 

Rigoler sans déprimer, l'équipe de Simon-Olivier Fecteau a su bien le doser, comme en a fait foi le moment de Salvail & Couilles, grinçant et divertissant en même temps.

Par contre, Gilbert Rozon (encore un excellent Marc Labrèche) aurait mérité une plus grosse taloche. Ceci dit, la réalisation du segment Rozit, identique à celle du film It, était superbe.

Évidemment, la présence magnétique d'Anne Dorval et Marc Labrèche a jeté un peu d'ombre sur Véronique Claveau, Patrice L'Ecuyer et Pierre Brassard, qui n'ont pas décroché de rôles aussi marquants.

Dans la peau de Gilbert Sicotte mitraillé par un reporter en quête de scandale, Pierre Brassard a cependant été impeccable. Même chose pour Véronique Claveau, qui a enfilé la perruque blonde de Jowanie d'Occupation doune, une téléréalité chauffée par Jai Du Temps (Marc Labrèche). Le Réal Béland de Patrice L'Ecuyer était quasi identique au vrai.

Parmi les bonnes idées de la soirée, celle du « méta sketch » sur la chanson Despacito, alias la « toune de mardo », pour en parler sans en parler. Jolie façon de contourner la prévisibilité d'un Bye bye. Les caprices de la météo ont été encapsulés de façon hyper efficace dans les mésaventures du petit couple malchanceux en Floride, sur l'autoroute 13 ou en Californie. Droit au but, sans étirer la sauce.

Cette édition 2017 a fait sien son côté plus pop, plus flamboyant, avec plus de perruques, de paillettes et de prothèses, ce qui manquait cruellement l'an dernier.

C'est ce qu'on aime d'un Bye bye : sa folie, sa démesure et ses acteurs qui ressemblent dangereusement à ceux qu'ils personnifient.

Toute la portion diffusée après le décompte, beaucoup moins forte, aurait pu être retranchée. La chambre froide de RDS m'a laissé de glace, sauf pour la très bonne imitation de Chantal Machabée par Véronique Claveau.

C'est un classique : le matériel relayé après minuit baisse souvent en qualité. Le Trois fois ta yeule de Marilou et Alexandre Champagne ne servait pas à grand-chose. On se serait aussi passé de Chassons avec Luc Lavoie, de même que de la séquence des jeux des migrants, qui a fait patate.

Au bout du compte, ce Bye bye a accompli sa mission qui était : a) de nous amuser ; b) de nous faire oublier la dernière année pourrie ; et c) de nous faire encore plus aimer les spectaculaires Anne Dorval et Marc Labrèche.




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