The Crown, un joyau de télésérie

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Amateurs de films royaux comme The Queen ou The King's Speech, précipitez-vous sur la somptueuse télésérie d'époque The Crown, offerte depuis la semaine dernière, en anglais et en français, sur Netflix.

Il faut, bien sûr, aimer la monarchie et les coulisses du palais de Buckingham pour embarquer à fond dans cette série au rythme lent, qui raconte l'ascension vers le trône d'Élisabeth II, à la fin des années 40, au début des années 50.

Ne vous attendez cependant pas à des intrigues savonneuses à la Downton Abbey. À part les chaises recouvertes de velours, les planchers fraîchement vernis et la vaisselle précieuse, The Crown n'a pas énormément d'atomes crochus avec l'univers scandaleux de la famille Crawley. Mettons que la reine Élisabeth II n'est pas le personnage le plus flamboyant du Commonwealth. Elle est froide et psychorigide. C'est ce qu'elle dégage depuis plus de 60 ans.

Et sur papier, Élisabeth II ne possède aucun des traits (soif de pouvoir, folie ou jalousie) qui façonnent des reines fascinantes à la télévision. Elle est discrète, aime les animaux et n'a aucun vice connu. C'est sa soeur, la rebelle princesse Margaret, qui apporte le côté plus olé olé à la série.

Contre toute attente, The Crown rend cette reine effacée attachante et sympathique. Du moins, dans sa vingtaine. 

L'action de The Crown démarre en 1947. George VI, le père d'Élisabeth II, le roi bègue du film The King's Speech, règne sur le Royaume-Uni. Mais sa santé vacille. Il crachote du sang toutes les deux secondes et ses médecins ne lui prédisent pas un long avenir.

Le premier épisode d'une heure consacre une douzaine de minutes au mariage fastueux d'Élisabeth II et de Philip Mountbatten, et c'est visuellement magnifique. Au-delà des superbes costumes et des cortèges de belles voitures anciennes, ce sont la finesse des détails et l'intelligence du scénario qui rendent la série The Crown si captivante.

Avant d'épouser Élisabeth, le blond Philip, amiral dans la Royal Navy britannique, doit renoncer à ses titres de royauté danois et grecs. Déjà, il se sent émasculé, diminué. Quand Élisabeth s'embarque dans un voyage officiel en Afrique, Philip rouspète à l'idée de jouer les potiches dans les évènements officiels de «coupage de ruban».

Quant à Élisabeth, l'idée de son couronnement prochain la terrorise. Sera-t-elle à la hauteur des fonctions? La comédienne qui incarne Élisabeth II, la Britannique Claire Foy, est formidable. Tout se passe dans son regard. Elle ressemble à un croisement entre Alexis Bledel (Rory dans les Gilmore Girls) et Felicity Jones, qui incarnait la première femme de Stephen Hawking dans le film The Theory of Everything.

The Crown est une brillante étude sur le pouvoir. Comment l'exercer, comment l'assumer et comment en décoder les subtilités. 

En peu de temps, la jeune Élisabeth, 25 ans, passe de princesse fantôme à figure publique, et c'est sa grand-mère (Eileen Atkins) qui lui apprendra à contenir ses émotions et à ne jamais avoir d'expression faciale en public.

L'acteur qui se démarque le plus dans The Crown est l'Américain John Lithgow, qui campe un vieux Winston Churchill épatant. Ça sent les récompenses à plein nez pour lui.

The Crown, créée par Peter Morgan (The Queen, Frost/Nixon), aurait coûté environ 10 millions l'épisode, pour une facture totale de 100 millions. C'est un budget faramineux, qui se traduit par des scènes splendides. C'est aussi beau que bon. C'est du cinéma à la télévision.

Question du jour

Qu'est-ce qui était écrit sur le petit bout de papier à la fin de Feux lundi soir? C'est la question qui m'a le plus été posée mardi. Soit les caractères étaient imprimés beaucoup trop petits, soit la fonction «reculons» n'était pas offerte dans plusieurs chaumières québécoises, soit de nombreux lecteurs regardent cette série radio-canadienne sur un écran minuscule. Évidemment, l'alerte au divulgâcheur vient de sonner officiellement.

Alors, le message déposé sur le pare-brise de Maurice l'enquêteur disait: «Ce n'est pas le docteur Lemaire l'amant de Jean Forget. C'est votre ami, Lionel».

Bref, le jeune Jean Forget (Aliocha Schneider) couchait avec le père de Claudine (Maude Guérin), personnage aphasique campé par Michel Forget. Tout porte à croire que c'est Lionel - ou sa femme Gisèle (Louise Turcot) - qui aurait sauvagement battu Jean Forget, afin de protéger ce secret.

Cet avant-dernier épisode de Feux a été visionné lundi par 719 000 téléphiles. À TVA, L'imposteur a titillé 886 000 personnes. District 31 demeure l'émission la plus regardée du lundi à la SRC avec ses 995 000 fans. L'échappée (1 138 000) et Boomerang (1 161 000) de TVA demeurent au-dessus de la barre du million.

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