Ça devient bon plus tard!

La quatrième saison d'Orange Is the New Black... (photo JoJo Whilden, fournie par netflix)

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La quatrième saison d'Orange Is the New Black ne démarre qu'après une dizaine d'épisodes, déplore notre chroniqueur.

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Après combien d'épisodes d'une télésérie peu emballante êtes-vous capables de trancher: O.K., c'est vraiment plate, sayonara, émission soporifique, je préfère me retaper des reprises de Catherine (oui!) que d'endurer une autre heure de (insérez ici le nom d'une production au départ supra lent) où il ne se passe strictement rien?

Un épisode? Trois épisodes? Peut-être cinq, si vous êtes un Jedi de la patience? Rendus là, après cinq heures de visionnement, notre idée est pas mal faite, je pense.

Mais peu importe le moment où l'on décide de «tirer la plogue», il se trouvera toujours quelqu'un dans notre entourage pour dire: «Ouin, t'aurais pas dû arrêter maintenant, parce que ça devient vraiment bon à partir du sixième - septième ou huitième - épisode.»

Cette remontrance à peine voilée, que j'ai déjà écrite quelques fois dans cette chronique, mes excuses, je ne suis plus capable de l'entendre.

Ça devient bon plus tard! Une idée, comme ça: pourquoi ça ne commence pas à être bon au premier épisode?

À la limite, après trois émissions, on devrait avoir bu assez de jus pour être accro. Mais non. Plusieurs séries, qui auraient été savoureuses en six tranches d'une heure, s'étirent inutilement sur 13 épisodes.

Netflix souffre atrocement du syndrome «ça devient bon plus tard». Bloodline nous joue ce mauvais tour à répétition. Même chose pour Daredevil, qui décolle systématiquement avec plusieurs heures de retard.

Le pire du pire, c'est la quatrième saison d'Orange Is the New Black, qui déploie ses ailes autour de la dixième heure. Sérieusement. Dix heures de remplissage avant que les intrigues nous attrapent dans leurs filets. Qui dispose de dix heures de sa vie à gaspiller sur du matériel inintéressant?

Je vous le concède: ce qui ébranle la prison de Litchfield dans les trois derniers épisodes catapulte Orange Is the New Black dans des zones peu explorées jusqu'ici. Et on oublie presque le surplace de dix heures qu'on a dû se farcir. En même temps, on aurait pu regarder les trois premiers et les trois derniers sans rien manquer de majeur.

Le modèle économique de Netflix, qui mise tout sur l'écoute en rafale, favorise la dilution des téléséries.

Comme la clientèle est captive, elle bouffera les épisodes jusqu'au trop-plein. Netflix mise sur la quantité - pour gaver les téléphages - au détriment de la qualité, malheureusement.

Si des consommateurs abandonnent des trucs pointus comme Lady Dynamite ou Unbreakable Kimmy Schmidt, l'algorithme de Netflix les redirigera vers des produits plus appropriés. Tant que ça reste dans la famille Netflix, pas de stress à se faire.

La télé traditionnelle ne peut pas se permettre de jouer ainsi avec la patience de ses téléspectateurs. Les premiers épisodes d'une nouvelle série, comme L'imposteur à TVA ou Les Simone à Radio-Canada, sont donc cruciaux. On le voit dans l'analyse des cotes d'écoute. Après deux épisodes, si ça ne lève pas, ça ne lèvera jamais. Aussi rapide et cruel que ça.

Toujours à propos de Netflix, vous avez été quelques-uns à me signaler que les versions françaises de séries telles Marcella ou Stranger Things n'existaient pas sur votre Netflix. Oui, elles sont là.

Par défaut, Netflix offre la version anglaise de ses émissions. Pour obtenir la piste audio en français, il faut simplement modifier les réglages, au même endroit où vous activez les sous-titres.

Côté technique, c'est correct pour tout le monde?

Combat épicé

Émission costaude du Combat des villes, la semaine dernière, sans chasse aux ingrédients inutile, qui a permis à deux équipes au bas du classement de revenir dans la course.

De la cuisine et juste de la cuisine, voilà ce qu'on aime. Avec juste la bonne dose de stress. On croyait que Daniel de Sherbrooke, qui tremblait devant les caméras, avait raté les pâtes fraîches. C'est plutôt son coéquipier Jonathan (le grand) qui a coulé le duo en sabotant les calmars.

Résultat: les gars du 819 n'ont pas bien paru et les attachants candidats de Sainte-Adèle, malgré du sable dans leur assiette, ont progressé en demi-finale.

L'humilité sied bien à Jean-Claude de Chelsea, qui a été moins baveux qu'à sa première apparition. Une bonne chose. Les concurrents de Longueuil, Rock et Dany, en servant des pâtes mal cuites, ont offert peu de résistance, ce qui a provoqué leur renvoi du quartier général.

Bien aimé cet épisode, probablement le meilleur de la saison jusqu'à présent. Faut que ça chauffe!

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