La valise supplice, euh, surprise!

Julie Snyder  a utilisé le mot «supplice» pour... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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Julie Snyder  a utilisé le mot «supplice» pour qualifier sa journée de samedi dernier, pendant laquelle elle a conclu les enregistrements du Banquier, tout juste après avoir appris l'identité de celui qui a commandé sa filature.

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De peine et de misère, Julie Snyder a bouclé lundi les enregistrements de sa 12e - et peut-être dernière - saison du Banquier à TVA. Les valises argentées ont été remisées et le décor, démonté.

La démone a confié que ces tournages, dont celui avec l'ex-athlète Caitlyn Jenner, avaient été pénibles. L'animatrice, qui venait de découvrir l'identité de «John Doe», celui qui a financé sa filature, a même employé, de façon maladroite, le mot «supplice» pour qualifier l'ensemble de sa journée de samedi.

Le terme a enflammé les réseaux sociaux et Julie Snyder a encaissé plusieurs taloches virtuelles. Au gré des rebondissements, le Québec valse entre les deux camps qui s'opposent dans cette saga à multiples volets.

Début juillet, Julie récoltait une bonne partie de la sympathie populaire après avoir été traquée par un enquêteur privé à l'aéroport de Québec. Un geste «d'intimidation et de harcèlement» que les fans de l'ex-patronne de Productions J ont vivement dénoncé.

Selon mes informations, Julie a vraiment été traumatisée par cette intrusion dans sa vie privée. Elle n'arrive plus à conduire sa propre voiture, dort peu et mange très mal, elle qui a toujours prôné une saine alimentation. Elle est épuisée à un point où ses proches s'inquiètent pour sa santé.

C'est dans cet état psychologique fragile qu'elle baignait quand elle a fini son contrat au Banquier, d'où l'emploi du mot «supplice», qui la forçait à sourire devant les caméras alors que sa vie privée éclatait en morceaux et qu'elle souhaitait se rouler en petite boule dans un coin.

«Je ne me sentais pas très en forme. Mais quand je me suis assise à côté de cette femme plus grande et célèbre que nature, la magie a opéré. Je me suis allumée en même temps que la petite lumière rouge des caméras. J'ai plongé dans l'univers de Caitlyn comme je me suis jetée dans le fleuve à L'enfer c'est nous autres: sans retenue et sans bouée», raconte Julie Snyder, jointe vendredi en début de soirée.

Le feuilleton ne s'arrête toutefois pas là. Julie a refusé de tourner une promotion pour un commanditaire du Banquier (pour un détail contractuel), estimant avoir droit au même respect que des stars établies du réseau comme Gino Chouinard ou Charles Lafortune. Uh oh.

Dégoupillée par Julie, cette grenade mystérieuse donnait un indice sur la méfiance qui règne entre la direction de la chaîne de Québecor et sa vedette des 20 dernières années.

Depuis le fiasco de la vidéo Facebook où personne ne reconnaissait son visage, Julie demeure sur ses gardes. Avec raison.

Et pour vous montrer à quel point ce sujet est hautement explosif, TVA a demandé que je lui fournisse toutes mes questions concernant Julie Snyder par écrit, une exigence inhabituelle de la part de la chaîne. Voici les réponses officielles à propos du Banquier et du traitement réservé à sa trésorière en chef: «Les ententes liant TVA à ses artistes sont confidentielles, justes et équitables.»

Aussi peu éclairant que ça. Pour le reste, ça se résume à des formules préfabriquées de relations publiques comme «stratégie porteuse» et «mandat de gré à gré». Jamais le nom de Julie Snyder n'apparaît dans la missive que m'a transmise TVA. Le propos y demeure volontairement vague et générique.

Il y a tout de même de l'espoir. «Pour ce qui est de mon avenir à TVA, nous avons convenu de nous rencontrer d'ici la rentrée. Je ne sais pas si ce sera la dernière saison du Banquier, mais je sais que ce sera la meilleure des 12, car j'ai fouillé au fond de ma valise pour donner le meilleur de moi-même», poursuit Julie Snyder.

Ça joue dur entre Julie et le reste de l'Empire. Quand la filature de l'animatrice été révélée dans nos pages, le clan de Pierre Karl Péladeau a répliqué que l'actionnaire de contrôle de Québecor n'avait aucun intérêt à faire suivre son ex-conjointe, car il savait déjà qu'elle vivait une relation avec un autre homme, relation ayant débuté bien avant le passage de Julie à Tout le monde en parle, début mai.

Une autre bombe venait d'exploser dans le champ de mines qu'est une séparation publique entre deux personnalités hyper connues. Le clan Snyder n'a jamais répondu à ces allégations voulant que Julie ne soit pas célibataire.

D'un point de vue extérieur, nous visionnons depuis deux ans un film hollywoodien à revirements rapides: séparation, réunion, fiançailles, mariage princier, rupture acrimonieuse, médiation difficile, sortie fracassante chez Guy A. Lepage, démission surprise de PKP et mise à l'écart de Julie de l'entrevue de Céline Dion à TVA, ce n'est pas l'action qui manque.

Tout récemment, un volet espionnage a même été greffé à ce long métrage avec des personnages portant des noms tels homme à la casquette noire, détective de pacotille et employée vigilante du comptoir d'enregistrement.

Pour l'instant, la fin de cette superproduction ne s'annonce pas heureuse ni joyeuse. Il ne reste qu'à espérer que les acteurs du film, à commencer par les enfants, en ressortent le moins amochés possible.

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