Quasiment un cas de recomptage!

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Travis Cormier, 22 ans, de Moncton, a interprété Bed of Roses de Bon Jovi, dimanche, à La voix.

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La rockstar Travis Cormier filait sur l'autoroute de la victoire de La voix sans l'ombre d'un obstacle jusqu'à ce qu'elle croise, dimanche soir, la candidate qui a failli tout faire dérailler, l'impressionnante Geneviève Leclerc, de l'équipe de Marc Dupré.

Le résultat hyper serré du vote du public a quasiment été digne du référendum de 1995: 51 % pour Travis, contre 49 % pour Geneviève. C'est dommage. Car Geneviève Leclerc a de toute évidence dominé son adversaire avec une intense relecture de Je suis malade de Serge Lama, dans une mise en scène dépouillée fort efficace.

Pas de marquise de théâtre ou de cheminées qui crachent de la fumée. La Gatinoise de 32 ans a chanté plusieurs couplets sans aucun accompagnement. Prestation poignante, pour une pièce pourtant interprétée des milliers de fois, notamment par Lara Fabian.

À l'opposé, Travis Cormier, 22 ans, de Moncton, en a arraché sur Bed of Roses, ratant plusieurs notes importantes de ce tube de Bon Jovi. Debout sur un piano recouvert de roses (pour l'originalité, on repassera), Travis a probablement participé à son numéro le plus faible de la compétition. Et son plus quétaine aussi.

Mais à La voix, le sort des concurrents repose entre les mains des gens à la maison. La Travismania a été juste assez puissante pour pousser son chouchou jusqu'à la dernière étape. On sent toutefois un essoufflement de l'appui populaire à Travis, contrairement à la Kevinmanie, qui ne cessait de gonfler l'an passé. Chapeau à Geneviève, dont le discours de défaite a été rempli de classe.

Autre bataille très serrée: celle qui a opposé Markos Gonzalez Clemente, 15 ans, à Stéphanie St-Jean, 25 ans. Élégant dans son smoking blanc, Markos a renfilé ses habits (musicaux) de crooner sur For me formidable de Charles Aznavour. Honnêtement, ça sentait le réchauffé, tout ça. Il n'y avait plus rien de surprenant à voir Markos se prendre pour un des membres du Rat Pack. Si ça continue, Garou, Corneille et Roch Voisine risquent de l'inviter dans la tournée de Forever Gentlemen.

Avec 60 % d'appuis, Stéphanie St-Jean a été propulsée en finale avec sa version en puissance du classique Quand les hommes vivront d'amour de Raymond Lévesque.

Marie Mai a offert Je reviens en ouverture de La... (PHOTO FOURNIE PAR TVA) - image 2.0

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Marie Mai a offert Je reviens en ouverture de La voix, dimanche.

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C'est rare qu'une candidate volée franchisse autant d'étapes à La voix. Stéphanie la battante monte en grade dans le concours. Faudra la surveiller.

La portion la moins palpitante de ces demi-finales croisées a mis en vedette Béatrice Keeler, 23 ans, et Noémie Lorzema, 18 ans. La rockeuse tatouée a opté pour Creep de Radiohead, un choix intéressant et original, qui n'a pas résonné auprès des téléspectateurs.

La relecture du succès Hello d'Adele a permis à Noémie Lorzema d'accumuler 73 % des votes. Beaucoup trop de crémage vocal dans ce tour de chant. Parfois, la retenue, c'est encore plus payant.

Pour le premier combat de la soirée, Amélie Nault, 34 ans, a sélectionné Repartir à zéro de Joe Bocan. Probablement la pire idée de l'émission. Cette chanson ne mettait nullement en valeur l'énergie et la fougue de cette artiste.

En retournant à ce qu'il maîtrise le mieux, soit le répertoire de Queen, Yvan Pedneault, 35 ans, a écrasé sa rivale avec un score de 83 %. Refaire Somebody to Love, on se comprend ici, ce n'était pas un gros défi pour Yvan, qui a fait partie de la distribution de Queen Extravaganza.

En excluant Hello d'Adele, tous les morceaux entendus dimanche à La voix dataient d'au moins 20 ans. Comme quoi le cliché voulant que les jeunes fredonnent toujours des tounes de vieux à La voix, c'est parfois vrai.

Finalement, chacun des quatre coachs aura réussi à transporter un de ses joueurs en finale. L'honneur est sauf.

En ouverture de gala, la coach de la première saison - et future entraîneuse à La voix junior - Marie Mai a brassé la cage sur Je reviens, pièce collant parfaitement à son retour sur le plateau des studios Mels. Quelle bête de scène, cette Marie Mai. Sa confiance béton, sa façon de planter son regard dans la caméra et ses mouvements assurés, elle a donné, en cinq minutes, une classe de maître en showbiz aux huit semi-finalistes.

Elle leur a aussi montré qu'ils avaient encore des croûtes à manger pour la détrôner. Elle aurait même pu leur chanter que la reine de la pop au Québec, «c'est moi ah-ah, ah-ah-ah».

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