Vox populi, vox Ari?

Dimanche soir sur le plateau de La voix, la... (PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION)

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Dimanche soir sur le plateau de La voix, la candidate Amélie Nault a été propulsée en demi-finale lorsque la coach Ariane Moffatt a renversé le vote populaire. Une décision qui est loin d'avoir plu aux téléspectateurs, nous explique notre chroniqueur.

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Un scandale électoral ébranle l'équipe d'Ariane Moffatt depuis dimanche soir, et la colère des partisans, qui déplorent que la coach ait complètement neutralisé leur influence, ne s'amenuise pas, au contraire.

Sans blague, les courriels de plainte s'empilent dans ma boîte depuis trois jours déjà. La chanteuse a également été inondée de réprimandes violentes de la part d'internautes fâchés. Tout ça parce que la mama de La voix a renversé le vote populaire en propulsant en demi-finale la popstar Amélie Nault, qui avait pourtant récolté le moins d'appuis chez les téléspectateurs.

Mais avec les 60 points que lui a accordés son entraîneuse, combinés aux maigres 23 points récoltés chez les électeurs, ce fut suffisant pour qu'Amélie, 34 ans, se faufile devant son grand rival, Tim Brink, 40 ans.

Le hic, c'est que le rockeur anglophone Tim, avec ses 49 points obtenus au scrutin électronique, était le chouchou des gens à la maison. Sa relecture électrique de Marie-Stone, avec quelques paroles incompréhensibles, il faut l'admettre, n'a cependant pas convaincu Ariane Moffatt, qui ne lui a décerné que 25 points. Score final: 83 pour Amélie et 74 pour Tim.

C'est très rare qu'un coach à La voix soit autant déconnecté des goûts des admirateurs de son équipe. Honnêtement, les deux prestations s'équivalaient. Sur Lean On de Major Lazer, Amélie Nault a présenté un des numéros les plus cool de la soirée, et Tim Brink a mis le feu à la scène avec son énergie brute.

Reste qu'avec le système de pointage en vigueur la saison dernière, où les coachs votaient en tranches de 50, 30 et 20 points, c'est Tim Brink qui aurait progressé à l'étape suivante, d'où l'émergence de cette frustration collective. Les règles modifiées, où le capitaine a le contrôle discrétionnaire des 100 points à allouer, comme pendant la première année de La voix, ont favorisé Amélie.

N'oublions pas ceci: lors de la grande finale, les coachs n'influencent plus du tout les décisions. Si son candidat ne figure pas dans le dernier carré d'as, pourquoi le public prendrait-il du temps - et surtout de l'argent - pour l'appuyer?

Ariane Moffatt aurait dû appuyer moins fort sur le crayon en rédigeant son bulletin. Car les 60 points attribués à Amélie, qui l'assuraient de gagner, ont envoyé le message aux fans que leur opinion (facturée à 1 $) ne comptait pas.

Vive Anne-Élisabeth!

J'adore Anne-Élisabeth Bossé, autant dans Les pays d'en haut, Série noire que Les appendices. Cette comédienne caméléon a décroché le rôle principal de la comédie dramatique Les Simone, qui racontera crûment les aventures montréalaises de trois jeunes femmes de la génération Y. Une sorte de C.A. au féminin, une série de filles pas girly du tout.

Anne-Élisabeth Bossé y campera Maxim, une éternelle étudiante de Québec qui larguera son copain et fuira sa maison de banlieue pour s'établir dans le 514, où réside déjà sa meilleure amie Laurence (Rachel Gratton). Cette dernière a grandi dans un milieu bourgeois, mène une grosse carrière dans les médias, mais sort avec un musicien narcissique (David Giguère).

La dernière membre du trio, Nikki (Marie-Ève Perron), une artiste-barmaid, sera la plus aventurière, la plus flyée.

L'humoriste Kim Lizotte, épaulée à l'écriture par Louis Morissette, signe ici sa première série télé. Les Simone réfère à l'écrivaine Simone de Beauvoir, que le personnage principal adore. Ricardo Trogi (Le mirage, 1987) s'installe derrière la caméra pour les 13 épisodes de 30 minutes.

«C'est une série réaliste sur les femmes de ma génération. Sur leur quête du bonheur et leur parcours moins glamour, parsemé d'humiliation et de ridicule», explique Kim Lizotte, qui a été marquée par le livre Le deuxième sexe.

Selon le producteur et coscénariste Louis Morissette, Les Simone sonnera «comme des gens qui se parlent pour vrai dans un Starbucks ou dans un souper d'amis».

À ajouter à votre liste pour la saison 2016-2017. Radio-Canada n'a spécifié aucune date de lancement.

Du nouveau pour les d'Astous-Boyer

Ils fermeront lundi soir le chapitre de Yamaska à TVA après sept ans à Granby. Et ils en ouvriront un nouveau intitulé L'heure bleue, que la chaîne de Québecor Média relaiera dès janvier 2017.

Anne Boyer et Michel d'Astous ne tombent jamais en panne d'idées. Leur drame psychologique suivra un couple à l'aise de Cowansville, qui gère un magasin de meubles haut de gamme. Lui s'appelle Bernard (Benoit Gouin) et elle, Anne-Sophie (Céline Bonnier). Ils ont deux enfants: une ado de 15 ans et un garçon de 6 ans souffrant d'un grave trouble de l'attention. Un drame lié à leur fils, que nous découvrirons au premier épisode, fera éclater leur vie rangée.

«Anne-Sophie craque et décampe. Elle abandonne tout: sa maison, sa famille, son cellulaire, sa carte de crédit, son ordinateur et part se réfugier à Montréal», détaille Michel d'Astous.

Dans la métropole, Anne-Sophie atterrira dans un appartement du Mile-End où cohabitent des étudiants de 25 ans. Bernard, lui, demeurera ancré à Cowansville. Leur couple survivra-t-il à tous ces chambardements?

L'heure bleue, qui fait référence à cet instant où le jour cède sa place à la nuit, comptera 24 épisodes par année. Les d'Astous-Boyer prévoient cependant boucler leur série après trois cycles complets.

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