Retomber amoureux de Série noire

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Allons tout de suite au punch: j'ai a-do-ré les deux premiers épisodes de la suite de Série noire de Radio-Canada. Voilà, c'est écrit. Si vous avez été des fans finis des scénaristes «perdants» Denis Rondeau (François Létourneau) et Patrick Bouchard (Vincent-Guillaume Otis), vous les retrouverez plus paumés, plus rigolos et encore plus dans le pétrin qu'avant (oui, c'est possible).

Bref, la deuxième saison s'annonce meilleure que la première. Les temps morts ont raccourci, le nombre de répliques comiques a gonflé et les scènes d'action insufflent un rythme d'enfer à cette télésérie flyée. Et tout ça, sans dénaturer cette proposition très originale imaginée par ses créateurs Jean-François Rivard et François Létourneau.

Ça se regarde tout seul. Le joyeux délire des deux auteurs est moins hermétique, je trouve. Vous pouvez engouffrer dès maintenant les 10 épisodes de Série noire 2, qui ont été déposés en début de soirée hier dans l'Extra de Tou.TV Coût de l'abonnement mensuel: 7$, avec un mois d'essai gratuit. Ne faites pas le saut, car de la publicité a été récemment introduite sur cet étage payant de Tou.TV.

La rafale sied parfaitement à un produit atypique comme Série noire, bourré de clins d'oeil à des oeuvres populaires comme Carrie ou Piège de cristal. Pour les téléspectateurs moins pressés, sachez que la SRC relaiera les 10 épisodes de Série noire 2 dès janvier.

Et l'histoire? Elle redémarre à grands coups d'explosions et de filatures, là où le dernier épisode nous avait abandonnés. La prostituée Charlène (Anne-Élisabeth Bossé) s'est sauvée à Alma avec son «vrai» copain et avec une partie des REER du pauvre Patrick. Comme le dira le narrateur de Série noire, Bernard Derome, dans une autre réplique succulente: «Vous avez compris que Charlène a fourré Patrick big time. Big fucking time».

Voulant protéger Patrick et Denis des représailles de l'East Gay Gang (le fameux EGG), la police les relocalise à Alma, où Patrick reconnectera avec Charlène, qui y exerce un nouveau métier dangereux. Un emploi qui exige beaucoup de rodage, vous verrez.

Évidemment, le trouble rattrapera Patrick et Denis, même à Alma, en plein hiver. Encore une fois, la télésérie a été tournée dans la neige et le froid. Ça fait franchement du bien de voir au petit écran de vrais bancs de neige, des personnages en grosses bottes Sorel ou de réelles tempêtes qui vous gèlent le visage en deux secondes. Après tout, l'hiver, c'est quasiment six mois de notre vie.

Patrick et Denis poursuivent toujours l'écriture de leur série à succès La loi de la justice. Bien sûr, le détraqué Marc Arcand (Marc Beaupré) réapparaît dans le décor. Une de ses premières répliques sonne à peu près comme ceci: «Des nunchakus, ça ne fait pas juste donner des coups, ça rentre aussi dans un trou de cul».

Oui, le juge Boivin (Guy Nadon) revient. La productrice mal engueulée (Louise Bombardier) aussi. On les adore, ces deux-là. Une filiation de l'East Gay Gang avec le nouveau ministre de la Justice catapultera nos deux scénaristes favoris dans des intrigues plus abracadabrantes que jamais.

Faut-il avoir vu la première tranche de Série noire pour savourer pleinement la deuxième? Ça ne nuit pas, c'est certain. Le récapitulatif de 60 secondes, inséré au début du premier épisode de la deuxième saison, replace bien les personnages dans le récit, pour ceux qui en auraient oublié des bouts.

Comme ils n'ont plus à expliquer en détail l'univers si particulier de Série noire, Jean-François Rivard (qui réalise également les épisodes) et François Létourneau mettent la pédale au fond en partant et ne la relâchent plus. Les téléspectateurs connaissent déjà bien les codes de l'émission et le contour des personnages est parfaitement défini, ce qui permet une accélération du tempo.

Au gala des Gémeaux de 2014, Série noire a raflé 11 trophées, mais a échappé le prix le plus prestigieux de la soirée, celui de la meilleure série dramatique, qui est allé à Mensonges du Groupe TVA.

Si la qualité des épisodes se maintient jusqu'à la fin, Série noire 2 pourrait inscrire son nom aux côtés de 19-2, Apparences et Mensonges lors de la remise des prix Gémeaux de 2016. La nouvelle mouture est plus compacte, plus punchée et c'est toujours aussi bien joué que réalisé.

Je ne sais pas encore si je vais engloutir la série d'une traite ou si je préfère attendre à janvier pour déguster les épisodes un à un, question de pouvoir en jaser avec vous sans rien divulgâcher.

Chose certaine, comme le crient Denis et Patrick à la fin de la première heure: «Bring it on»! Amenez-en, nous sommes prêts.

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