«Entourage» et bling bling

Les critiques de cinéma ont rivalisé de formules assassines pour planter le... (Photo Rebecca Cabage, AP)

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Les critiques de cinéma ont rivalisé de formules assassines pour planter le film Entourage, qui dérive de la télésérie de HBO du même nom.

Écran plus grand, contenu encore plus petit, en excluant les seins surdimensionnés des figurantes, vous voyez le portrait dévastateur. Ce long métrage, sorti la semaine dernière, a été haché aussi finement qu'une ligne de cocaïne sur le miroir de poche de Lindsay Lohan.

En tant que fan indécrottable de cette émission de gars diffusée entre 2004 et 2011, j'interviens pour trompeter: stoppons le derby de démolition! Le film Entourage est un sympathique divertissement d'été, qui vaut son prix d'entrée au mégaplexe du coin. Allez, lancez-moi des tomates, maintenant.

Si vous avez suivi avec bonheur les péripéties hollywoodiennes de Vince, Turtle, Eric et Johnny ou si vous vous ennuyez terriblement du superagent mal engueulé Ari Gold (excellent Jeremy Piven), ce film vous offrira des retrouvailles fort amusantes avec cette bande d'adulescents riches à craquer. Bien malgré nous, on finit par s'attacher à tous ces personnages de fiction qui égaient notre quotidien pendant aussi longtemps.

Et après quatre ans de silence radio, cela procure un réel bonheur que de réentendre Ari Gold tourmenter son ancien assistant Lloyd ou vociférer dans l'un de ses deux téléphones portables. Quel personnage extraordinaire que cet Ari, un grand coeur enfoui sous plusieurs couches épaisses de rage.

La recette du film Entourage ne diffère pas de celle, tout aussi bling bling, des deux films tirés de la franchise télévisuelle de Sex and the City. Suffit de remplacer les escarpins griffés et les vêtements hors de prix par des yachts à Ibiza, des maisons d'architecte et de rutilantes bagnoles qui valent le prix d'un château à Outremont. Chacun ses joujoux coûteux.

On s'entend tous là-dessus: Entourage est loin d'être un grand film. Nostradumas prédit même qu'il ne raflera aucun prix important, à part peut-être un Razzie. Il s'agit plutôt d'un épisode gonflé à 144 minutes, dont le budget d'apparitions-surprises a explosé.

Le défilé de vedettes y est hallucinant: Jessica Alba, Pharrell Williams, Liam Neeson, le DJ Calvin Harris, le rappeur T.I., Warren Buffett et Tom Brady, pour ne nommer que ces stars, qui n'apparaissent que le temps d'une réplique.

Et l'histoire? Elle reprend peu de temps après la conclusion de la huitième saison. La star Vincent Chase (Adrian Grenier) vient de divorcer (tellement prévisible!) et nourrit des ambitions de réalisateur. Il convainc donc son ancien agent Ari, maintenant patron d'un grand studio, de l'installer aux commandes d'une superproduction à 100 millions. Uh-oh.

La personne qui n'a jamais visionné Entourage trouvera ce film bien ennuyeux et ne captera aucune des références glanées dans les 96 épisodes de la série.

Au box-office, Entourage a fait patate, si l'on compare ses recettes à celles du premier Sex and the City. Quand Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte ont quitté le petit écran, elles étaient au sommet et pas du tout redondantes. Après leur huitième saison en ondes, les «boys» d'Entourage avaient vidé pratiquement tous les bars des hôtels branchés de Hollywood. On dirait quasiment que ce film a été fabriqué uniquement à titre de cadeau pour les amateurs de cette comédie.

C'est très rare qu'une série télé fasse brillamment le saut au grand écran. Au Québec, Dans une galaxie près de chez vous a réussi ce passage peu évident. On ne peut pas en dire autant d'Omertà, de Lance et compte ou de Grande ourse. La pression est forte pour que le film Votez Bougon ne déçoive pas.

Confession de fan d'Entourage, en terminant. Lors de mon dernier voyage à Los Angeles, j'ai insisté pour obtenir la table que le quatuor d'amis réserve toujours au Urth Caffé, avenue Melrose, dans West Hollywood.

Je retournerai à Los Angeles cet été et devinez où j'engouffrerai ma salade de chou frisé à 25$? Eh oui, à la même place que Vinnie, Drama, Turtle et Eric. Fan un jour, fan toujours.

Ça bouge à TVA

Beaucoup de modifications dans la grille d'automne que TVA a acheminée à ses annonceurs cette semaine. D'abord, les lundis à 19h30, la comédie Boomerang avec Catherine-Anne Toupin et Antoine Bertrand affrontera directement Les Parent de la SRC. Les lundis à 21h, TVA dépose la série Pour Sarah, qui raconte le grave accident de voiture d'une adolescente de 17 ans.

La première saison de Mensonges atterrit les mercredis à 21h. Le docuréalité Alerte 5, qui suivra l'action dans une caserne de pompiers de Montréal, jouera les mardis à 19h30, tandis que le talk-show Ça finit bien la semaine se déplace les vendredis à 19h. Et J.E. dans tout ça? L'émission déménage les dimanches à 17h30 dans un format compact de 30 minutes. On aura le temps de s'en rejaser d'ici septembre, bien sûr.

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